Tournoi des 6 Nations : A qui perd gagne !

Le Tournoi

Les spécialistes du monde de l’ovale qui avaient prédit l’enfer aux Gallois et le Grand Chelem au Français doivent-ils démissionner ? Moribond cet été et cet automne, les Gallois ont su se reconstruire un moral de champion et revenir au plus haut niveau au moment importun. L’exemple Gallois doit constituer pour le XV de France, un exemple à suivre. Les Gallois n’ont remis en cause ni leur jeu, ni leur joueurs (en avaient-ils vraiment les moyens?). Le salut de cette équipe passait par le jeu, comme elle le fait si bien depuis bientôt une décennie. Si le supporteur des Bleus est triste de voir la France bonne dernière, l’amateur de rugby s’est réjoui de voir un Tournoi dont le niveau n’a jamais été aussi haut. Ceux qui ont vu Galles-Angleterre ce week-end, comme ceux qui ont vu le XV de France cet automne, doivent eux aussi constater que l’hémisphère nord tend à refaire son retard sur le jeu pratiqué dans le sud. Force est de constater que le niveau du Tournoi n’a jamais été aussi homogène.

Le XV de France

Si la France termine dernière, c’est tout simplement qu’elle aura été la moins bonne formation de ce Tournoi. Cependant, l’exemple Gallois doit nous rappeler qu’il ne faut pas tirer de conclusions trop hâtives ni dans un sens, ni dans l’autre. Comme l’a si bien écrit Rudyard Kipling dans son poème « if », « Triomphe et Défaites » sont deux « menteurs »  qu’il faut savoir « recevoir d’un même front ». Avec une once de réalisme supplémentaire, le XV de France aurait été encensé par les journalistes et serait présenté comme un futur champion du monde en puissance, Philippe Saint-André serait une sorte de grand manitou de l’ovale invité sur les plateaux télé. Certains ont voulu nous faire croire que cette équipe de France était nulle parce qu’elle avait perdu contre les Italiens. Seulement, la Squadra Azzura a rééditer son exploit face à l’Irlande et a bien failli réussir l’authentique exploit de faire plier les Anglais dans l’antre de Twickenham. Bien sûr, ceux qui n’ont jamais affronter la première ligne italienne, ceux qui n’ont jamais reculé en mêlée ne pourront pas comprendre.

Le match France-Ecosse

L’exemple même d’une équipe qui doute. Le XV de France a dominé de la tête et des épaules cette équipe d’Écosse sans être toutefois capable d’enfoncer le clou. La domination du pack, notamment en mêlée, a complètement été stérile, alors qu’il aurait probablement fallu accepter l’idée que jouer comporte un risque. Chose qui a été intégrée, par la force des choses, en deuxième mi-temps. Le coaching a été gagnant, l’arrivée de Maxime Machenaud a métamorphosé l’équipe : idéalement servi, Fred Michalak a subitement retrouvé  de sa superbe. Comme une réaction en chaîne, Bastareaud, qui s’était fait retourné à plusieurs reprises comme un poids plume, a retrouvé la marche avant créant ainsi des espaces autour de lui. Le moment fort en émotion fut la standing ovation du Stade de France pour Fred Michalak sorti sur blessure. Même si je continue de douter qu’il est l’ouvreur idéal pour ce genre de match, joué sous la pluie, il a un talent qui lui est propre et dont les Bleus auraient bien tort de se passer. (Notre fidèle lecteur Joa 33 a eu raison de dire que le problème était davantage à la mêlée qu’à l’ouverture) Même si certains cadres comme Parra ou Dusautoir semblent fatigués, le talent est toujours là. Et d’autres joueurs ont su prendre le relais sur ce tournoi : Fofana, Picamoles, Nyanga, Machenaud, Huget, Guirado, Vahaamahina réalisent malgré ce que l’on écrira sur eux un très bon Tournoi. En attendant l’arrivée des frères Taofifenua, de Fickou, de Tolofua et de Lopez que j’appelle de tous mes voeux. Ce XV de France a un énorme potentiel, quand il aura en aura pris conscience il renversera tout sur son passage.

 Le futur

Néanmoins cette dernière place ne doit pas éviter aux dirigeants, ceux de la Ligue comme ceux de la Fédération, de prendre les bonnes décisions. Il faut repenser notre championnat, d’une manière ou d’une autre ont doit permettre aux clubs de lancer les jeunes dans le grand bain. La politique des JIFF constitue un premier élément de réponse, si on se refuse de créer un système de franchises (regarder comme cela a réussi aux Celtes et comment cela a métamorphosé les transalpins), résignons nous au moins à limiter à une descente notre championnat afin que les clubs puissent penser davantage au moyen terme et lancer plus de jeunes.

Vidéo : Résumé des matchs entre nations Britanniques

Enfin, pour ceux qui voulait voir des beaux matches ce weekend il fallait aller de l’autre côté de la Manche avec un Pays-de-Galles vs. Irlande de haute volée et une victoire anglaise pleine de promesse lors de la Calcuta Cup face à leurs éternels rivaux écossais.

Les All Blacks punissent l’Ecosse

La Nouvelle-Zélande a entamé sa tournée d’automne par une promenade de santé en infligeant une correction 51 à 22 (mi-temps: 34-17) à l’Ecosse sur sa pelouse de Murrayfield, se permettant au passage une tranquille revue d’effectif.

L’Ecosse aura en tout et pour tout mené pendant 5 minutes, de la 14e à la 19e minute, après le premier essai de Tim Visser, son « Hollandais volant », à la conclusion d’une perte de balle de Dan Carter. Mais la machine néo-zélandaise s’est ensuite mise en route et les essais noirs, six au total, ont défilé, avec notamment un doublé de l’ailier Julian Savea. Avec 21 points au pied de Carter, la barre des 50 points était dépassée et les Ecossais devront encore attendre pour fêter leur première victoire, avec désormais un compteur indiquant 27 défaites pour deux matchs nuls, le dernier en 1983. Face aux vainqueurs du dernier Four Nations, qui étrennaient dimanche en Europe leur titre de champions du monde 2011, les Ecossais n’ont jamais semblé en mesure de l’emporter, malgré la vitesse de leur ailier néerlandais Tim Visser, auteur d’un doublé, soit quatre essais au total pour lui en trois matches sous le maillot au chardon.

Si elle n’osait rêver tout haut à la victoire, l’équipe entraînée par Andy Robinson espérait au moins terminer la rencontre sur un score honorable. Après sa très belle tournée de juin dans l’hémisphère sud, avec trois victoires, dont une en Australie (9-6), le réveil a été difficile. Pour les Blacks, cette tournée d’automne a par contre démarré idéalement, avec deux nouveaux capés entrés en cours de jeu dimanche, Tawera Kerr-Barlow à la mêlée et Dane Coles au talonnage, et une nouvelle paire de centres Tamati Ellison – Ben Smith qui a passé avec succès l’épreuve du feu. Seule ombre au tableau peut-être: le mauvais geste d’Adam Thompson, le troisième-ligne aile, sorti sur carton jaune à la 45e minute pour avoir marché sur la tête d’un joueur écossais, et qui pourrait être cité et exclu pour le reste du voyage. Attendus désormais en Italie puis au pays de Galles et enfin en Angleterre, les All Blacks n’ont plus connu la défaite depuis dix ans lors d’une tournée en Europe. Il y a bien eu une défaite en 2007, à Cardiff, contre la France, mais c’était lors de la Coupe du monde.

Tournée d’été : Nivellement par le haut !

Bataille dans les airs entre Gallois et Australiens

L’époque où les trois géants du sud dominaient outrageusement les rencontres internationales et où seuls Français et Anglais arrivaient sporadiquement à contester cette suprématie est révolue. Nous avions eu des premiers signes avant coureurs lors de la Coupe du Monde avec la victoire de l’Irlande sur l’Australie ou bien le bon résultat des Gallois face aux Sud-Africains, les Tonga, eux, avaient fait chuté les Français qui, eux-mêmes, ne s’étaient incliner que d’un petit point en finale. On pensait que la préparation physique et rugbystique qui eut lieu durant les trois mois qui précédèrent la compétition phare avaient eu pour effet d’atténuer les différences de niveau entre les formations. Seulement, les résultats de cette tournée d’été nous prouvent que ce nivellement par le haut est bien réel : l’Afrique du Sud a du s’employer pour remporter son match face à l’Angleterre, les Gallois échouent de deux petits points face aux Australiens et l’Irlande s’incline sur le fil de trois points face aux mythiques All Blacks. Il faut se souvenir que l’Ecosse, qui passe pour la nation médiocre du tournoi, vient de faire tomber les Wallabies. Il faut dire que les Celtes qui ont pris l’habitude de dominer les meilleurs clubs professionnels français et anglais ne font plus aucun complexe. Le système de franchises à complètement relancé des nations qu’on disait moribondes ! Qui s’en plaindrait ? Reconnaissons que cela devient beaucoup plus intéressant ! Ce ne sont que les prémices d’une nouvelle tendance : le Championnat du Monde junior nous a réservé son lot de surprises comme cette victoire des Pumitas sur les Baby Wallabies, ou encore cette double victoire des Bleuets sur ces mêmes jeunes australiens.

Deux tests supplémentaires par années pour le XV de France

Sean O’Brien n’a pas peur de s’accrocher à Ali Williams : les Irlandais ne nourrissent plus aucun complexe !

Les conséquences pour le XV de France ? Si la FFR et la LNR arrivent à se mettre d’accord, elles ne peuvent qu’être positives. Il fut un temps où les Français accusaient un certain retard face aux géants du sud, ils n’avaient que peu d’oppositions de qualité à se mettre sous la dent. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Irlandais, Anglais, Gallois et même Ecossais et Italiens gagnent, sortie après sortie, des gallons. Il faut comprendre que gagner une Coupe du Monde ne sera plus chose aussi aisée qu’avant (si tant est qu’il eût été facile de gagner les précédentes éditions), la compétition ne se jouera plus sur deux matchs en demi et finale. Il faudra désormais batailler en match de poule pour se qualifier, puis gagner trois matchs face à de grosses équipes, il est primordial que les Français s’y préparent en organisant trois tests-matchs en France face à des nations majeures, mais aussi partir pour des tournées un peu plus longues dans l’hémisphère sud en y ajoutant également un troisième test à se mettre sous la dent. Une autre idée consisterait à jouer le Tournoi des 6 Nations sur 5 semaines, histoire que les nations du nord concrétisent les beaux résultats entrevus depuis quelques temps par un titre mondial. Il s’agit pour la FFR de ne pas rater le coche.

Les meilleurs moments de la tournée d’été

Voici un petit résumé des actions les plus spectaculaire ayant eu lieu lors de cette tournée d’été : Avec des images de Nouvelle-Zélande-Irlande, Afrique du Sud-Angleterre ou bien encore Australie-Galles, la deuxième vidéo propose un résumé de la 15ème journée de Super Rugby et des images de la victoire historique des Ecossais en terre australienne. Ces images sont proposés par l’émission The Rugby Club de la chaîne australienne Fox Sport.

L’Italie change de dimension

L'ailier italien Venditi va marquer l'essai transalpin entre les poteaux. Grande fête populaire au Stade Olympique de Rome. L'Italie change de dimension

Plus opportunistes et ambitieux, les Italiens de Jacques Brunel ont conclu leur Tournoi des VI Nations par une victoire contre l’Ecosse (13-6). L’Italie évite la cuillère de bois.

L’enjeu était important samedi entre l’Italie et l’Ecosse pour cette cinquième et dernière rencontre du Tournoi. Alors que les deux équipes n’avaient gagné aucune rencontre, l’objectif était clair pour chacune d’elle. Il fallait éviter de terminer avec la cuillère de bois significative d’une sixième et très triste dernière place au classement.

Paralysées par l’enjeu, les deux nations ont fait preuve de fébrilité durant cette première mi-temps. Entre confusion dans le jeu et pertes de balles trop nombreuses, le match perdait rapidement de son intérêt. Il fallait s’en remettre aux pénalités pour voir quelques points. Suite à une faute des visiteurs, Bergamasco enfilait les trois premiers points de son équipe (3-0, 10e). Le même Bergamasco se ratait ensuite à deux reprises (23e et 41e). Il manquait le cadre, ne permettant pas à son équipe de prendre le large. De son côté, le XV du chardon était trop rarement sorti de son camp pour mettre en difficulté la défense transalpine. Les Ecossais devaient compter sur une pénalité pour revenir à égalité à quelques minutes de la mi-temps (3-3, 36e).

L’indiscipline écossaise coûtait chère en début de seconde mi-temps. Les Italiens punissaient leurs adversaires d’un jour. A 14 après l’exclusion pour dix minutes de de Luca, les Ecossais, craquaient sur un temps fort italien. Giovanbattista Venditti aplatissait dans l’en-but. Derrière, Bergamasco retrouvait des couleurs en transformant l’essai (10-3, 43e). Par la suite, ce n’était qu’une succession de fautes et d’imprécisions. Notamment sur une touche écossaise, lorsqu’un Italien venait prendre le bras adverse. Sur une pénalité, Laidlaw permettait à son équipe de revenir à quatre points des locaux (10-6, 61e). Le Squadra Azzura retrouvait un peu d’allant en fin de match. Après un bonne période balle en main, Burton concluait d’un drop le travail de son pack (13-6, 76e). Les Ecossais ne sont jamais donnés les moyens de remporter cette rencontre. L’Italie finit logiquement à la 5e place du tournoi. Jacques Brunel s’offre sa première victoire à la tête de la sélection transalpine.

Résumé : Italie vs. Ecosse

Le coup de show des Gallois

A l'image de Rory Lamont les Ecossais n'auront démérité dans ce match mais se sont souvent heurtés à la défense galloise

Malgré une première période en demi-teinte, le pays de Galles a facilement écarté l’Ecosse sur sa pelouse de Cardiff (27-13) au terme d’un joli spectacle. Les hommes de Warren Gatland prennent seuls la tête du classement des VI Nations.

Ne vous y trompez pas, le pays de Galles est bien au rendez-vous dans ce Tournoi. Après la démonstration en Irlande dimanche dernier (21-23), les hommes de Warren Gatland ont une nouvelle fois fait parler leur talent et leur puissance pour dominer des Ecossais valeureux mais bien trop limités pour créer la surprise (27-13). Avec ce deuxième succès en autant de rencontres, le XV du Poireau s’offre le luxe de débarquer en terre anglaise le 25 février prochain avec le costume de taulier dans ce Tournoi des VI Nations. Tout sauf anecdotique.

Un premier acte décevant
Pourtant, rien ne laissait présager un tel scénario au regard d’un premier acte tristounet et sans saveur de la part des Diables Rouges. Mis sous pression par des Ecossais remontés après leur défaite inaugurale contre l’Angleterre (6-13) une semaine plus tôt, les Gallois avaient toutes les peines du monde à se montrer fringants. Et se faisaient logiquement accrocher à la pause (3-3, 40e). Mais voilà, sans doute remobilisés par Warren Gatland dans les vestiaires, les partenaires de Jamie Roberts revenaient sur la pelouse avec d’autres intentions. Au plus grand désarroi du XV du Chardon, balayés par une vraie marée rouge.

Un festival et une tornade rouge
Un poil suffisant lors du premier acte, les Gallois remettaient les gaz au retour des vestiaires. Servi par Hook à hauteur, Cuthbert filait dans l’en-but inscrire le premier essai de la rencontre (10-3, 42e). Dans la foulée, coupable d’un plaquage sans ballon sur Davies, De Luca récoltait un carton jaune et laissait les siens se battre en infériorité numérique (45e). Le tournant du match. Face à une vraie tornade, les Ecossais s’effondraient et encaissaient deux essais par Halfpenny (52e, 56e). Avec un large avantage au score (27-6, 56e), les Gallois laissaient encore quelques espoirs aux Ecossais, qui sortaient un peu la tête de l’eau par Laidlaw (27-11, 64e). En vain. Malgré des difficultés en mêlée et en conquête, les Gallois géraient leur fin de partie. Et prenaient seuls la tête du Tournoi des VI Nations.

Source : Sport24.com 

Résumé Galles vs. Ecosse

Face à l’Ecosse, l’Angleterre s’est fait peur mais a préservé l’essentiel

Bon début pour ce XV de la Rose nouvelle version

Dominé durant une bonne partie de la rencontre, le XV de la Rose a finalement décroché une importante victoire face aux Écossais, à Murrayfield (13-6). Mais malgré un match globalement enjoué, les Anglais n’ont pas convaincu.

AFP – L’Ecosse, par une accumulation de maladresses, a offert un départ victorieux à l’Angleterre du nouveau sélectionneur Stuart Lancaster, 13 à 6, samedi à Murrayfield lors de la première journée du Tournoi des six nations.

Le XV de la Rose ne boudera certes pas son plaisir d’avoir gagné pour la première fois depuis huit ans à Edimbourg, avec une équipe profondément renouvelée par rapport à celle qui avait échoué en quarts de finale de la Coupe du monde, face à la France. Mais il devra montrer autre chose s’il veut conserver son titre.

Volontaires en défense, les jeunes Anglais ont été copieusement dominés territorialement pendant l’essentiel d’une rencontre fort médiocre et ont dû leur succès aux erreurs de l’adversaire.

Ainsi le seul essai du match a été marqué après 29 secondes en deuxième période sur un dégagement de l’ouvreur écossais Parks contré par son homologue Hodgson, tout heureux de pouvoir aller aplatir dans la foulée.

Le reste des points est venu de coups de pied du jeune Farrell (22, 75), l’un des huit joueurs non capés sélectionnés par Lancaster, et de l’expérimenté Parks pour le XV du Chardon (26, 33).

La première mi-temps, insipide, a été rythmée seulement par les bourdes commises dans les deux camps, en particulier par les Anglais: coup de pied direct en touche du demi de mêlée Youngs, réception de chandelle manquée par Hodgson, balle perdue sur son propre lancer en touche…

Gâchis écossais

Mais la domination des Ecossais, plus agressifs dans les regroupements à l’image du N.8 Denton, le meilleur homme du match pour sa première titularisation dans le Tournoi, n’a débouché sur aucune occasion sérieuse.

Les débats se sont animés après la pause. Menés 6 à 3, les Anglais ont repris l’avantage immédiatement après le retour des vestiaires grâce à l’essai d’Hodgson et ont été près de se détacher quand l’ailier Strettle, servi au pied par le même Hodgson, a été plaqué à quelques mètres de la ligne par Denton.

Les Ecossais ont rapidement repris le contrôle du territoire adverse et on eu presque toutes les munitions dans la dernière demi-heure.

Laidlaw a failli marquer en plongeant dans l’en-but en même temps que Youngs (62), mais le reste du temps, ses coéquipiers se sont montrés beaucoup trop balourds pour espérer franchir la ligne.

C’est ainsi qu’une percée tout en puissance du deuxième ligne Gray a été gâchée par une mauvaise passe et un en-avant (56), puis que le flanker Rennie a été incapable de trouver son partenaire démarqué à quelques mètres de lui après avoir lui aussi pris le trou.

L’Ecosse perd son match d’ouverture du Tournoi pour la douzième fois en treize ans. Au vu du jeu proposé samedi, elle aura une nouvelle fois du mal à viser autre chose que l’avant-dernière place devant l’Italie.

Source : France24.com

Résumé : Ecosse vs. Angleterre 2012

Coupe du Monde : Les matchs du jour

Lucas Amorosino, le sauveur côté argentin

Argentine 13- Ecosse 12 

Grâce à son succès sur le fil face à l’Ecosse (13-12), l’Argentine a fait un pas de géant vers la qualification pour les quarts de finale de la Coupe du monde de rugby. Les Pumas, auteurs d’une fin de match renversante grâce à un essai de Lucas Gonzalez Amorosino, rencontreront la Géorgie le 2 octobre pour assurer leur place. La situation se complique grandement pour l’Écosse, dans le devoir de battre l’Angleterre le 1er octobre pour continuer la compétition.

Ruaridh Jackson tente le drop

Un match fermé, crispant. Puis une fin de rencontre renversante. Le face-à-face entre l’Ecosse et l’Argentine avait des faux airs de huitièmes de finale dans cette avant-dernière journée de poules dans le groupe B. Malheur aux vaincus pouvait-on presque entendre depuis le Wellington stadium. Pendant 70 minutes, sous le poids de la pression, les deux formations ont offert un spectacle sans beaucoup de relief. C’est au pied que la majeure partie de la rencontre entre Paterson côté écossais et Contepomi côté argentin. Mais à la 74e min, Lucas Gonzalez Amorosino, auteur d’un slalom dans la défense du XV du Chardona offert la libération aux Pumas, troisièmes de l’édition 2007 de la compétition.

L’Ecosse qui a joué de manière plus ambitieuse, essayant de prendre  les Pumas par les extérieurs, a été trop maladroit dans les derniers gestes,  manquant plusieurs occasions de prendre le large au cours de la partie. La suite s’annonce difficile pour les hommes entraînés par l’Anglais Andy  Robinson: ils doivent à tout prix s’imposer face au XV de la Rose le 1er  octobre, à Auckland, pour avoir une chance de se qualifier pour la suite de la  compétition. Depuis la première édition en 1987, les Ecossais sont toujours parvenus à  se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe du monde. Les Pumas affronteront la Géorgie pour leur dernier match, le 2 octobre à  Palmerson North (île du nord) et devraient se qualifier pour les quarts.

La Russie célèbre un de ces deux essais

Irlande 62 – Russie 12 

L’Irlande s’est imposée facilement dimanche face à une équipe de Russie combative mais limitée 62-12 (36-0 à la mi-temps) dans la poule C de la Coupe du monde de rugby en Nouvelle-Zélande.

Heaslip, O’Brien et les Irlandais en grande forme

Affublée de son nouveau statut de leader de poule après sa belle victoire contre l’Australie 15-6 le week-end dernier, l’Irlande  s’avançait sur le pré avec l’idée de développer du jeu, chose qu’elle n’avait pas encore entreprise dans cette Coupe du Monde. En une mi-temps face à un adversaire limité et en plein apprentissage du haut niveau, le XV du Trèfle a rempli sa mission. Deux premiers essais de Fergus McFadden et Sean O’Brien avec des passes après contact et du soutien dans l’axe laissaient augurer un score fleuve. Les Irlandais ne tombaient pas dans la facilité et prenaient le point de bonus offensif avec trois nouveaux essais avant la mi-temps. A 36-0, l’Irlande  gérait mais les Russes s’enhardissaient. L’arrière Vasily Artemyev échappait à la défense verte sur un côté fermé bien lancé par le demi de mêlée, Alexander Yanyushkin.

L’Irlande  repartait de l’avant et voulait continuer à se rassurer dans son jeu. Keith Earls, positionné au centre,  inscrivait un doublé dans cette rencontre qui ressemblait fort à un galop d’essai pour les joueur du Trèfle avant la rencontre décisive contre l’Italie dimanche prochain à Dunedin. Un succès permettrait à l’Irlande  de préserver sa première place dans cette poule C et d’être dans une moitié de tableau a priori favorable lors des phases finales avec sans doute la présence d’équipes de l’hémisphère nord comme la France ou l’Angleterre.

Lovobalavu plaque vainement Tuilagi

Samoa 27 – Fidji 7

Les Samoa ont pratiquement enterré les espoirs de qualification des Fidji pour les quarts de finale de la Coupe du monde de rugby après leur victoire (27-7), dimanche dans la poule D.

Les Samoa devront s’imposer dans leur dernier match face aux champions du  monde sud-africains, vendredi 30 septembre, pour éventuellement espérer  atteindre les quarts. Les Fidjiens devront, eux, s’imposer avec le bonus et  priver les Gallois d’un point de bonus lors de leur dernier match dimanche 2  octobre à Hamilton. Les Fidjiens pourront regretter une première période qu’ils n’ont pas su  négocier face à des Samoans dominateurs en mêlée et dans le jeu au sol qui leur  ont imposé leur jeu et les ont acculés dans leur camp. Les Samoans ont capitalisé sur leurs nombreuses fautes par l’ouvreur Tusi  Pisi (4, 9, 26, 44), également auteur d’un drop (13). Au bout de 26 minutes, le « Manu Samoa » menait 12 à 0 après avoir également  vu deux essais refusés à la vidéo aux ailiers Sailosi Tagicakibau (8) et  Alesana Tuilagi (17).

Les Fidjiens n’ont pas su renverser la pression et se sont montrés  incapables de développer le jeu de trois-quarts qui fait leur réputation. Approximatifs, jamais lancés et avec un temps pluvieux qui n’a rien  arrangé, ils se sont très rarement créé des occasions de marquer. Seremaia Bai  a manqué une pénalité de40 mètresface aux poteaux (30), puis ils ont ensuite  échoué à concrétiser au retour des vestiaires une séquence devant la ligne qui  les aurait remis dans le match (48). Pleins de réalisme, les Samoa ont pris le large avec un essai de Kahn  Fotuali’i (62) puis de Geroge Stowers (70), rendant vain celui du troisième  ligne fidjien Netani Edward Talei (67).

Sources : Texte France télévision, Photos : Espnscrum.com 

Ecossais et Samoans remportent leur match

Nathan Hines d'une aide précieuse à de fébriles écossais

Sous une pluie battante, les Écossais se sont imposés de justesse (15-6) face à une équipe géorgienne très défensive. Pour la première fois depuis le début de la Coupe du monde, aucune équipe sur le terrain n’a marqué d’essais.

REUTERS – L’Ecosse a disposé difficilement mercredi de la Géorgie 15-6 (mi-temps: 9-3) dans la poule B de la Coupe du monde de rugby. Sur l’île sud de la Nouvelle-Zélande, les conditions climatiques sont rarement clémentes. A Invercargill, la rencontre s’est déroulée sous une pluie battante, ce qui a véritablement altéré le niveau de jeu proposé par les deux équipes. Les Écossais s’en sont remis au pied de leur ouvreur Dan Parks, auteur des 15 points de son équipe. Les Géorgiens ont énormément défendu mais se sont montrés trop timorés dans le secteur offensif pour pouvoir bousculer l’Ecosse. C’est le premier match de la Coupe du monde sans essai et le deuxième succès écossais dans cette compétition. La prochaine rencontre de la poule B opposera samedi l’Argentine à la Roumanie (03h30 GMT).

Ecosse vs. Géorgie

Les Samoa ont survolé leur première rencontre du Mondial face à la Namibie (49-12), décrochant au passage le bonus offensif. Une belle victoire entachée par les blessures du demi d’ouverture Tusi Pisi et du troisième ligne Taiasina Tuifua.

AFP – Les Samoa ont décroché un large succès, assorti d’un point de bonus, face à la Namibie (49-12) mercredi à Rotorua, mais terni par les sorties prématurées sur blessures de deux joueurs dont l’éventuelle absence pourrait être préjudiciable dans la course aux quarts de finale du Mondial-2011. Que retenir ? Les six essais inscrits ou bien les sorties du demi d’ouverture Tusi Pisi (cuisse) et du troisième ligne Taiasina Tuifua (côtes) ? Les Samoans balançaient entre deux sentiments après leur facile victoire. « On a regardé la Coupe du monde pendant une semaine, il nous tardait d’y rentrer, a souligné le capitaine Mahonri Schwalger. Nous sommes contents de la victoire, mais il y a ces deux blessures, j’espère que ce n’est pas trop sérieux ».Les éventuelles absences de Pisi et Tuifua pourraient se révéler préjudiciables, notamment pour les deux prochains matches, face au pays de Galles dimanche puis aux Fidji, le 25 septembre, décisifs pour accéder aux quarts de finale. Car les Samoans, victorieux en Australie en test-match (32-23) en juin, ont des arguments pour atteindre les quarts de finale, comme en 1991 et 1995. D’abord un pack solide. Et surtout, des individualités, comme l’ailier Alesana Tuilagi, auteur de trois essais, le pilier Census Johnston, ou le N.8 George Stowers. Supérieurs sur le plan physique, ils n’ont laissé que des miettes aux Namibiens qui, quatre jours après leur défaite face aux Fidji (49-25) sont parvenus à inscrire deux essais pleins de fierté en fin de match. « On a joué avec beaucoup de coeur et je suis très satisfait de mon équipe », a glissé le capitaine Jacques Burger, la pommette sanguinolente.