Coupe d’Europe : Estampillée Top 14 !

Cette quatrième finale de Coupe d’Europe 100% française entre les deux nouveaux géants du championnat avait des allures de matchs de Top 14 : Malgré les trois essais inscrits les défenses et les buteurs ont pris le pas sur l’attaque. Même si la victoire toulonnaise s’est dessinée dans les vingt dernières minutes, les rouges et noirs de la rade ont vraisemblablement construit leur victoire en première mi-temps durant laquelle la défense toulonnaise fut intraitable. Je suis surpris d’entendre un commentaire d’une personne aussi avisée que ne devrait l’être Pierre Villepreux qui prétendait que l’ASM Clermont-Auvergne aurait dû jouer d’avantage en première mi-temps ! Comme si les jaunards n’avaient pas essayé ! Ils se sont heurté à une redoutable défense varoise qui n’était pas sans me rappeler celle du XV de France sous l’ère Laporte.

Cette finale s’est apparentée à une joute du championnat domestique aussi parce que les score entre les deux équipes était très serré et que comme en Top 14, tout s’est joué dans le money time. Sur l’action de la dernière seconde j’ai même vu dans ma tête les Clermontois filer à l’essai, les supporteurs clermontois exploser de joie  et Aurélien Rougerie soulever cette Coupe d’Europe. Avant de me rendre compte que la passe de Sivivatu était mal ajustée et que finalement ce sont les Toulonnais qui peuvent exulter !

On ne peut qu’applaudir ces toulonnais qui ont réalisé une très belle prestation dans la compétition continentale et qui ont su déjouer les pronostiques. Il s’agit du premier titre des Varois qui avaient échoué à maintes reprises. Certains pourront décrier la victoire d’un rugby commercial, d’une vision friquée de notre sport au dépend de notre XV national. Je ne partage pas ce point de vue. Le rugby est devenu un sport professionnel. Je puis vous assurer en écoutant les commentaires des speakers des télévisions britanniques qu’on nous envie ces effectifs pléthoriques des clubs français. En foot, le Barça, le Real Madrid, Manchester United et le Milan AC n’auraient pas un tel palmarès sans avoir eu recours à la main d’œuvre étrangère. Même les franchises NBA qui ont très longtemps fonctionné avec des effectifs essentiellement composés de joueurs américains font désormais appel à des joueurs venus des quatre coin du monde (avec notamment une belle colonie de joueurs tricolores). Le rugby vit avec son temps et le XXIème siècle est celui de la mondialisation. Cela sera-t-il défavorable au XV de France ? Pas forcément ! Pour continuer le parallèle avec les autres sports, je soulignerai que les États-Unis continuent de dominer la planète de la grosse balle orange et les Espagnols sont rois au pays des manchots ! Certains me disent qu’il y a peu de joueurs français sur la feuille de match mais avec Toulon, Clermont et Montpellier qui ont disputé les phases finales de la Coupe d’Europe un grand nombre d’hexagonaux ont connu le très haut niveau. Cependant, la Ligue doit continuer son travail en renforçant les quotas de JIFF, je pense qu’on arrivera ainsi à un bel équilibre !

Je ne pourrai pas terminer ce post en ayant une pensée particulière pour les Clermontois qui doivent être aussi déçus que les Toulonnais sont heureux. Ils ont réalisé de très belles choses et auront l’occasion de rebondir, car l’ASM Clermont-Auvergne n’est pas seulement une pléiade d’internationaux, c’est aussi un grand club qui ne cesse de se structurer depuis bientôt 20 ans et dont la démarche n’est pas sans me rappeler celle du Stade Toulousain quadruple champion d’Europe.

Mister Rugby

Une publicité néo-zélandaise chambre les joueurs du XV de France

Je vous ai déjà présenté une série de publicités sur le rugby venant d’Argentine ou du Brésil. Cette fois-ci je vous présente une pub néo-zélandaise pour une marque de déodorant qui a été diffusée après le sacre des All Blacks en finale de la Coupe du Monde face aux joueurs du XV de France, sur un petit air d’accordéon et avec un entraîneur qui ressemble étrangement à Marc Lièvremont.

Toute ressemblance avec des joueurs de rugby existant ou ayant existé ne serait purement pas fortuite du tout !

 

Super Reds !

Will Genia homme du match de cette magnifique finale !

Leaders de la saison régulière, les Queensland Reds ont confirmé leurs excellentes dispositions de l’année 2011 en remportant samedi à Brisbane leur premier titre en Super Rugby après avoir pris le meilleur sur les Canterbury Crusaders (18-13) en finale. Devant leur public du Suncorp Stadium, les Australiens ont pu compter sur le talent de Ione et Genia pour faire chuter Carter et les siens.

La finale de rêve a tenu toutes ses promesses. Le choc des Titans entre les Queensland Reds et les Canterbury Crusaders a donné lieu samedi à une orgie de rugby conclue par le premier titre de la province australienne en Super Rugby. Devant leur public du Suncorp Stadium de Brisbane, Quade Cooper et les siens ont remporté (18-13) un sommet d’ovalie qui vient confirmer le changement de statut d’une formation passée eu deux ans de la treizième place du défunt Super 14 aux sommets du Super 15. Leaders tout au long de la saison régulière, les Reds placent là une cerise de choix au sommet de l’alléchant gâteau élaboré en 2011.

Pour un coup d’essai, les Australiens ont donc réalisé un coup de maître. Novices à ce niveau de la compétition, les Maroons ont su imposer leur loi face aux expérimentés Crusaders, recordmen de victoires en Super Rugby avec sept sacres. Avec un mérite évident puisque les Néo-Zélandais s’illustrent dans un premier acte qu’ils dominent stérilement. Jusqu’à ce que Dan Carter justifie son statut de star mondiale du rugby. Le All-Black tape pour lui-même et récupère un ballon qu’il s’en va aplatir entre les perches avant de transformer (7-3, 34e). Le duel stratosphérique des 10 a bel et bien commencé, Quade Cooper se chargeant, grâce à deux pénalités (32e, 38e), de maintenir les Reds au contact à la pause (7-6).

Les bijoux de Ione et Genia

Si le premier acte est animé mais pauvre en points, le second est d’un tout autre acabit. Alors que les Crusaders semblent sûrs de leur force et creusent un peu plus l’écart grâce à une pénalité de l’inévitable Carter (10-6, 49e), les Reds prennent une première fois les devants. Et de quelle manière. Digby Ione donne l’impression de franchir le mur du son pour transpercer la défense néo-zélandaise et signer le premier essai des siens (13-10, 51e). Carter profite d’un hors-jeu adverse pour égaliser (13-13, 56e). Le sort de la rencontre est incertain et aucune des deux équipes ne semble disposée à abdiquer.

Entre alors en ligne de compte la fraîcheur physique et sur ce plan, les Reds semblent mieux armés et le prouvent au cours d’une fin de partie qui tourne à leur avantage. Après un essai refusé à Rob Simmons pour un en-avant (59e), le salut des Reds vient finalement de Will Genia. Le demi de mêlée brille de mille feux lorsqu’il feinte la passe de ses 40 mètres, crochète Carter avant de sortir les canes et d’aplatir au terme d’une course folle de 60 mètres (18-13, 68e). Les coups de pied ratés par Cooper dans les dernières minutes n’empêchent pas Ewen McKenzie, deux ans après son éviction du Stade Français et après deux finales perdues avec les Waratahs, de remporter son premier titre en Super Rugby. Et les Crusaders, désireux de l’emporter en hommage aux disparus du tremblement de terre de Christchurch en février dernier, de verser quelques larmes…

Source : Sports.fr


Toulouse : la victoire… et la fin d’un cycle ?

Un 18ème bouclier pour les Toulousains !

Le rêve

Bien sûr j’ai eu comme vous tous un petit pincement au cœur au moment du coup de sifflet finale. Je voyais déjà Fufu, le bras bandé, groggy levant le bouclier, comme dans un final à la Rocky Balboa, j’imaginais Montpellier en feu. Le Royaume d’Ovalie aurait conquis un nouveau territoire à l’Empire des Manchots. Mais les Toulousains en ont décidé autrement…

 Le champion : Super Toulouse !

Cette saison 2010/2011 du Top 14 Orange, probablement la plus relevée de toutes depuis l’avènement du rugby pro, avec pas moins de dix formations candidate au titre suprême sur la ligne de départ, aura vu la victoire du Stade toulousain. Quoi de plus normal, si on se réfère à la saison régulière et au comportement des clubs français en Coupe d’Europe. Le Stade toulousain a arraché hier son 18ème titre de champion !

 Le jeu : les limites du système défensif du MHRC

Nombreux spécialistes nous avaient annoncé que le beau jeu serait roi dans une finale disputée entre deux équipes amantes de l’animation offensive. Les habitués n’auront sans doute pas été surpris qu’une fois encore la finale s’est joué sur les phases statiques, mêlées, touches ou sur les zones de rucks, la défense, le jeu au pied et la… discipline. Vaillants, les Montpelliérains l’ont été.  Le système de défense, mis en place par le tandem Béchu-Galthié, avec une montée super agressive des défenseurs pour couper les offensives toulousaines a fonctionné 70 minutes durant. Ce système impliquait de flirter avec la ligne jaune et que les défenseurs soient constamment à la limite du hors-jeu, mais dans les dernières minutes les joueurs inexpérimentés, pris par la fatigue franchirent allègrement cette ligne jaune et se mirent à la faute.

 Novès vers le XV de France ?

La surprise fut le comportement étrange de Guy Novès boudant la conférence de presse. Il se dit depuis plusieurs mois déjà que Guy Novès serait partant et n’entrainerait plus Toulouse la saison prochaine. Des petites phrases ici et là laissent à penser que l’entraineur aurait « bouclé la boucle », par exemple « J’ai joué numéro 11, nous sommes en 2011 et c’est ma onzième finale en tant qu’entraineur. » Vous l’aurez remarquer son départ du Stade coïnciderait avec le celui de Marc Lièvremont à la tête du XV de France, de quoi alimenter de nombreuses rumeurs.

Mister Rugby

Le bouclier à Vern (Cotter)

L'image à laquelle on ne croyait plus !

Astérix le Gaulois, La serpe d’or, Astérix et les Goths, Astérix gladiateur, Le tour de Gaule, Astérix et Cléopâtre, Le combat des chefs, Astérix chez les Bretons, Astérix et les Normands, Astérix légionnaire… et Le bouclier arverne. Cela n’aura pas échappé à certains, le onzième album des célébrissimes Aventures d’Astérix le Gaulois s’intitule « Le bouclier arverne ». En nommant ainsi cet album René Goscinny a probablement eu une vision prémonitoire car il n’aura pas fallu moins de onze finales pour que l’ASM Clermont ramène le bouclier de Brennus en pays arverne. Le bouclier arverne, mais aussi le bouclier à Vern, tant l’entraineur néo-zélandais est celui qui a réussi mettre les joueurs auvergnats sur le terrain de l’excellence. Après avoir durement bataillé en quart et en demi-finale cette finale face à une USAP méconnaissable a semblé une simple formalité tant l’ASM a dominé le débat. En effet, même si le score fut longtemps très serré entre les deux formations, jamais le club catalan n’a paru pouvoir inquiéter  les « jaunards ». Si la maîtrise était du côté clermontois la fébrilité fut incontestablement du côté perpignanais. On peut donc se poser la question de savoir si cette formule du Top 14 qui obligea le club premier de la phase régulière à ne disputer que deux matchs en l’espace d’un mois ne remet en cause la légitimité sportive d’une telle formule ? L’élan populaire autour de ce championnat de France, devenu en l’espace de trois petites années LA référence mondiale, ont incité les dirigeants, Pierre-Yves Revol en tête, à opter pour reconduire le format pour les prochaines années. Il est incontestable que l’USAP a semblé avoir manqué de rythme dans cette finale, offrant un visage qu’on ne lui connaissait plus. Mais cela ne doit pas servir de prétexte à des dauphins qui même s’ils ont terminé premier de la phase régulière ne doivent pas oublier qu’ils ont eu des trous d’air inquiétants tout au long de la saison comme ce fut le cas à Trévise ou à Montauban, par exemple. Les catalans offrirent trop de ballons aux Auvergnats, il y eut trop de fautes directes. Les Usapistes ont manqué d’ambition se débarrassant à chaque fois trop rapidement des ballons au pied. Les « Arvernes » plus que jamais prêt, dominant le jeu au pied, n’en demandaient pas tant ! Les tentatives manquées de Jérôme Porical ne furent que le reflet de la pauvreté du jeu de l’USAP ce soir là. Maxime Mermoz, capable de coup de géni a été complètement transparent et à même fait une erreur défensive énorme en première mi-temps qui conduisît à l’essai clermontois. Le centre catalan, a déjà prouvé qu’il était capable de faire des matchs énormes, il doit maintenant apprendre à gagner en régularité. L’USAP et le XV de France ont besoin de son talent.  En revanche, ceux qui prétendaient que les catalans auraient du mal à digérer leur titre de champions de France peuvent rentrer chez eux, l’USAP à bien montré qu’elle était l’une des deux plus grosses équipes du championnat.

Que les Auvergnats profitent pleinement de ce titre, au vu du jeu qu’ils proposent depuis 4 années ce titre est amplement mérité. Ils font de magnifiques champions, qui pourraient affirmer le contraire ? Il me semble que l’ASM Clermont Auvergne dispose de tous les atouts pour pérenniser leur succès. Ils sont capables d’être sur le toit du championnat comme le fut Toulouse à une autre époque.  Mais nous n’en sommes pas encore là.

Pour conclure, je dirais que cette magnifique saison 2009/2010 ne pouvait accoucher d’un plus beau champion.

Je proposerais prochainement un petit article sur cette édition du Top 14 2009/10 sous forme de bilan.

Un si beau champion !

Les deux clubs qui se retrouvent demain en finale du championnat de France de rugby fondent leur performance sur une cohérence et une stabilité remarquables

À quoi peut tenir un match quand on prend quasiment les mêmes et qu’on recommence ? Bien malin qui pourrait écrire à l’avance le scénario de la finale du championnat de France de rugby de samedi 29 mai au Stade de France.

Car, davantage que leurs différences, n’est-ce pas les points communs entre les clubs de Perpignan et de Clermont-Ferrand qui frappent plus que tout ? Auvergnats et Catalans sont devenus deux ogres du rugby hexagonal, dotés d’une formidable capacité de digestion.

Reconnaissons qu’en la matière, les « Jaunards » de Clermont sont passés maîtres dans l’art de remettre l’ouvrage sur le métier, sans hauts le cœur, et sans barguigner. Dix finales perdues, un héritage qui pèse des tonnes. D’autant que les trois dernières furent à avaler consécutivement. N’empêche. Les Clermontois ont un estomac en béton, aiguisent encore et toujours leur appétit, et les revoilà présents au rendez-vous. Incroyable constance, invraisemblable volonté de rebondir après l’échec.

Pas de grands chambardements, pas d’emballements enflammés

Pour Perpignan, le défi de revenir à la charge paraît certes moins rude. La reconquête du titre l’an dernier, le premier depuis 1955 après les désillusions de 1977, 1998 et 2004, parachevait le superbe travail d’un club au budget moyen (12 millions d’euros), deux fois moins gonflé que les portefeuilles des monstres stadistes, qu’ils soient toulousain ou parisien. La récompense suprême d’une politique mesurée mais au service d’une belle ambition.

C’était bon, et peut-être suffisant. Mais que nenni ! « Nous avons un titre, il nous reste à construire un palmarès », résume l’entraîneur Jacques Brunel. Bien dit, et surtout bien fait.

Enchaîner cette année comme la précédente n’était pas gagné d’avance. Clermont et Perpignan ont donc traversé cette saison comme deux paquebots à la stabilité quasiment sans faille. Fondée d’abord sur la stabilité des troupes. Pas de grands chambardements, pas d’emballements enflammés comme ceux auxquels s’abonnent les clubs de football.

Perpignan s’imagine volontiers en équivalent rugbystique de Barcelone

Perpignan, surtout, s’est distingué dans la stabilité de son effectif : deux recrutements seulement contre sept pour Clermont. On ne change pas une équipe qui gagne. Et les adaptations, par petites touches, se sont révélées d’une grande intelligence. L’arrivée en Auvergne du demi de mêlée international Morgan Parra, en provenance de Bourgoin-Jallieu (Isère), est sans aucun doute un des « plus » des Jaunards cette année. Par ses orientations de jeu souvent inspirées et par sa précision sur les coups de pieds de pénalités, ce jeune (21 ans) meneur d’hommes apporte une sérénité nouvelle aux Auvergnats.

Mais cette stabilité, les deux clubs peuvent aussi la construire grâce à leur investissement sur la formation. Tous ne seront pas samedi sur la feuille de match, mais Clermont compte dans son effectif neuf joueurs issus de son centre de formation, comme les emblématiques et fidèles Aurélien Rougerie et Julien Malzieu. Un vivier qui n’est pas prêt de se tarir, les Espoirs et les Crabos (moins de 19 ans) du club venant d’être sacrés champion de France.

Côté Perpignan, pas moins de onze joueurs sont passés par les structures de formation locales, dont le centre David Marty (arrivé en junior) et l’arrière buteur Jérome Porical. Un effort sur les jeunes que les dirigeants du club entendent poursuivre, en privilégiant encore plus la dimension identitaire d’un recrutement élargi à la Catalogne du côté espagnol. En pays catalan, Perpignan s’imagine volontiers en équivalent rugbystique du cousin du ballon rond de Barcelone. Cela en dit long sur les projets à long terme du club.

Le bouclier de Brennus tombera dans les bras d’un beau champion

Au petit jeu des similitudes, et pour revenir au terrain, on peut également noter le travail des deux équipes sur la mêlée, phase clé du rugby d’aujourd’hui. Les avants de Perpignan, déterminants l’an dernier, ont été les piliers de la victoire en demi-finale contre Toulouse, dont les gros bras, pourtant, ne se bougent pas facilement.

Même rôle déterminant pour les gaillards clermontois, dont la besogne fut essentielle face au pack toulonnais dans l’autre demi-finale. Enfin, dans un ultime duel où la régularité des buteurs s’avère de plus en plus incontournable, les forces en présence, là encore, n’offrent guère d’avantage décisif à l’une ou à l’autre des deux équipes.

Morgan Parra pour Clermont et Jérôme Porical jouent ces derniers temps les métronomes du coup de pied. À la veille du coup d’envoi, les deux équipes sont d’ailleurs d’accord sur un dernier point : aucune ne veut assumer le statut de favori.

L’affaire s’annonce « équilibrée », jurent tous les protagonistes. Alors pour ne pas rompre cette unanimité, assurons-le : samedi soir, le bouclier de Brennus tombera dans les bras d’un beau champion.

Jean-Luc FERRÉ
Source : La Croix

Le XV clermontois : Floch – Nalaga, Rougerie (cap), Joubert, Malzieu – (o) James, (m) Parra – Lapandry, Vermeulen, Bonnaire – Privat, Cudmore – Scelzo, Ledesma, Domingo

Remplaçants : Cabello, Zirakashvili, Pierre, Audebert, Senio, Lavea, Canale, Debaty

Le XV perpignanais : Porical – Planté, Marty, Mermoz, Manas – (o) Hume ou Laharrague, (m) Durand – Tuilagi, Perez, Tonita – Tchale-Watchou, Olibeau – Mas (cap), Guirado, Freshwater

Remplaçants : Tincu, Schuster, Vilacéca, Le Corvec, Mélé, Laharrague ou Burger, Mélé, Pulu

USAP !

L'USAP, Champions 2009

 

Cinquante-quatre ans après, l’USAP et le peuple catalan récupère son graal. Bravo, donc à l’USAP, loin d’être favorite au début de l’exercice. Mais finalement, il s’agit d’une victoire amplement méritée, rappelons que l’USAP a terminé première de la saison régulière et que cela n’est que justice. Espérons que cette finale remettra à leur place, les journaleux qui présentaient la demi-finale de Bordeaux comme une finale avant l’heure, c’était oublier que ces deux géants avaient tous deux perdu leur dernier match face aux Perpignanais. On ne l’a pas assez souligné à mon goût, mais rappelons que l’USAP n’est que le sixième ou septième budget du Top 14 Orange. Mais, c’est surtout un club exemplaire qui n’a pas hésité, avec les Porical, Guirado, Melé,  à lancer plusieurs jeunes du cru dans le grand bain, un club qui en recrutant Dan Carter, Farid Sid et Maxime Mermoz a eu le nez fin. S’il y a une leçon à tirer de cette victoire, je retiendrai celle-là ! Pour le reste, la toute récente décision de la Ligue d’autoriser les clubs à jouer certaines rencontres du Top 14 à l’étranger devrait inciter l’USAP à délocaliser un ou deux de ses matchs à Barcelone, ce qui lui permettrait de passer à la vitesse supérieure. Sempre Endavant, n’est-ce pas là la devise de ce club ?