XV de France : Des choses intéressantes, mais peut et doit encore progresser

Le XV de France vient de perdre face à la Nouvelle-Zélande à l’Eden Park d’Auckland où les hommes en noir n’ont pas perdu de match depuis 1994, lors d’un certains Nouvelle-Zélande… – France.

 Une mêlée défaillante

Alors que les All Blacks craignaient énormément la mêlée des Bleus réputée redoutable, c’est justement dans ce secteur de jeu qu’ils auront le plus convaincu. Le jeune pack néo-zélandais a fait plus que résister : notre huit de devant a éprouvé de nombreuses difficultés face à leurs adversaires du jour, se faisant sifflé plusieurs fois par l’arbitre. Ces fautes à répétition ont permis aux All Blacks de revenir dans le match d’abord, puis de tenir les Bleus à distance ensuite. C’est incontestablement le secteur à travailler les semaines qui viennent si on ne veut pas revenir fanny.

Petites erreurs, grosses conséquences

Sur ce match, les Français n’auront pas démérité. Cependant, cette équipe doit apprendre que sur ce genre de rencontre à concrétiser ses temps forts. Si les Bleus auront plutôt bien réussi en première mi-temps, ils auront cependant manqué de lucidité en fin de de partie. Lors du deuxième acte, les Bleus ont dominé une trentaine de minutes ces All Blacks sans pouvoir inscrire le moindre point. Louis Picamoles a encore permis au XV de France de jouer en avançant. Seulement, il a commis à deux ou trois reprises des petits péchés d’orgueil : lorsque suite à un placage il se chamaille avec un Black alors que le jeu avait besoin de son soutien dans un ruck, par exemple. Il est allé, à deux ou trois reprises, un peu trop loin dans ces charges prenant le risque de s’isoler. Sa partition est tout de fois convaincante, mais il doit encore corriger quelques détails pour devenir le meilleur troisième ligne centre du monde.

De nombreuses satisfactions tant au niveau des joueurs que du jeu

Avec certains joueurs cadres absents (Morgan Parra, Pascal Papé, Nicolas Mas, Mathieu Bastareaud) on pouvait s’attendre au pire. Les premières capes de Camille Lopez en 10 et d’Adrien Planté à l’aile ont été concluantes. Le premier a été l’auteur d’une prometteuse composition, accélérant le jeu avec ses longues passes, attaquant crânement la ligne d’avantage à une ou deux reprises et surtout en jouant parfaitement au pied, chose qui faisait jusqu’à présent défaut aux Bleus. L’entrée de Fred Michalak, qui manque encore de repaires à ce poste, n’aura pas comblé la sortie de l’ouvreur bordelais. Toutefois, Camille Lopez devra être plus agressif en défense (il s’est fait raffûté un peu facilement par Nonu) et réussir dans les tentatives de drops qui sont abordables.

Adrien Planté a été solide à son poste et a percé une fois le rideau black remettant ainsi les tricolores dans le sens de la marche. D’autres joueurs comme Maestri, Vahaamahina, Nyanga, Fofana, Fritz ou bien Huget ont rendu des copies plus que satisfaisantes.

 

Concernant, le jeu la défense française a été à la hauteur de l’événement malgré les deux essais encaissés. Le premier essai néo-zélandais est d’ailleurs entaché d’en en-avant puisque le dernier passeur lâche sa balle avant la ligne des 22 mètres et le récepteur la récupère au delà des 22. Satisfaction aussi sur le premier essai de Fofana idéalement servi par Florian Fritz : Les Bleus ont montré à la meilleure équipe du monde que, eux aussi, savaient marquer des essais de grandes classes. Dommage que d’autres belles actions sont, à deux ou trois reprises, mortes sur la ligne d’essai. Le score aurait pu être différent.

 

Une première rencontre riches en enseignements

Le XV de France doit continuer, en étant plus appliqué encore, un peu plus méchant sur certaines actions tout en préservant cette lucidité. Cette tournée de trois matchs face à ce qui se fait de mieux sur la planète rugby est exceptionnelle en enseignements qu’elle doit nous apporter. Il sera aussi très intéressant de voir comment les entraîneurs vont désormais gérer la concurrence entre Talès, Michalak et Lopez ou celle entre Fritz et Bastareaud. Affaire à suivre donc…

Mister Rugby

Un Castres olympique !

Que ce Top 14 se porte bien ! Toulon, champion d’Europe s’incline face à Castres, Champion de France. Clermont est vice champion d’Europe et le Stade français finaliste du Challenge européen ! Cela montre à la fois l’homogénéité et la qualité de ce championnat, avec pour cerise sur le gâteau la magnifique victoire surprise de Castres.

Karena Wihongi, Christophe Samson, Rodrigo Capo-Ortega, Ibrahim Diarra, Anthony Claassen, Rory Kockott, Rémy Talès, Brice Dulin, Joe Tekori pour n’en citer que quelques uns, cette équipe avait fière allure certes, mais de là à prétendre qu’elle allait dominer leurs adversaires du jour, Toulon et sa pléiade de stars…

Un essai signé Kockott

Pourtant les Castrais ont vraiment dominé cette finale. Les leaders de jeu, Rory Kockott ou Rémy Talès ont marqué cette rencontre de leur empreinte. Le moteur de la Ferrari toulonnaise s’est quant à lui enrayé. L’essai, plein de vice, de Kockott qui feinte une passe vers Talès en position de drop avant d’aller aplatir le ballon entre les poteaux dans les arrêts de jeu fut une merveille ! Le numéro 9 peut remercier Anthony Claassen qui fait l’effort de rester plusieurs secondes durant sous les placages de la troisième ligne adverse rendant ainsi possible l’essai.

Cet essai castrais planté dans les arrêts de jeu de la première mi-temps obligeait donc le RCT à envoyer du jeu en deuxième période. Ce qui n’est pas vraiment dans l’ADN du club qui préfère se reposer sur une grosse défense et le pied de son numéro 10. Castres réputé pour sa défense intraitable s’est alors fait un plaisir d’aller agresser des Toulonnais pris à leur propre jeu !

Malgré les deux ou trois erreurs de Brice Dulin sur des coups de pied en touche suite à des pénalités, Toulon ne reviendra pas dans le match. De plus, la mêlée castraise qui avait subi en début de match s’est petit à petit ressaisie pour inverser progressivement la tendance. Wihongi puis Tekori imposèrent leur puissance dans le petit périmètre.

Rémy Talès, à la Wilkinson !

Alors qu’aux alentours de la 60ème minutes tout le stade attendait les drops assassins de sa majesté, Sir Jonny Wilkinson, ce fut Rémy Talès qui planta deux drops coups sur coups pour le Castres Olympique, anéantissant les derniers espoirs de titre Toulonnais. Le 10 toulonnais aura été Champion du Monde, Champion d’Europe mais devra encore attendre avant d’obtenir le titre de Champion de France !

Les modèle castrais !

L’ancien All Black, Gary Whetton, champion de France avec Castres en 1993 disait lors d’une interview accordée au journal Midi Olympique que le modèle castrais qui consistait en un savant mélange de joueurs locaux et d’internationaux étrangers s’opposait à la logique galactique du RCT. Alors que certains clubs, comme le Stade Toulousain, sont en train de repenser leur stratégie de recrutement pour s’inspirer modèle toulonnais, la belle victoire du Castres Olympique, neuvième budget du Top 14 arrive à point nommé. Pour tous les clubs qui ne disposeront jamais des budgets des Toulouse, Clermont ou Toulon le nouvel exemple à suivre est peut-être celui de Castres.

Mister Rugby

Tournoi des 6 Nations : A qui perd gagne !

Le Tournoi

Les spécialistes du monde de l’ovale qui avaient prédit l’enfer aux Gallois et le Grand Chelem au Français doivent-ils démissionner ? Moribond cet été et cet automne, les Gallois ont su se reconstruire un moral de champion et revenir au plus haut niveau au moment importun. L’exemple Gallois doit constituer pour le XV de France, un exemple à suivre. Les Gallois n’ont remis en cause ni leur jeu, ni leur joueurs (en avaient-ils vraiment les moyens?). Le salut de cette équipe passait par le jeu, comme elle le fait si bien depuis bientôt une décennie. Si le supporteur des Bleus est triste de voir la France bonne dernière, l’amateur de rugby s’est réjoui de voir un Tournoi dont le niveau n’a jamais été aussi haut. Ceux qui ont vu Galles-Angleterre ce week-end, comme ceux qui ont vu le XV de France cet automne, doivent eux aussi constater que l’hémisphère nord tend à refaire son retard sur le jeu pratiqué dans le sud. Force est de constater que le niveau du Tournoi n’a jamais été aussi homogène.

Le XV de France

Si la France termine dernière, c’est tout simplement qu’elle aura été la moins bonne formation de ce Tournoi. Cependant, l’exemple Gallois doit nous rappeler qu’il ne faut pas tirer de conclusions trop hâtives ni dans un sens, ni dans l’autre. Comme l’a si bien écrit Rudyard Kipling dans son poème « if », « Triomphe et Défaites » sont deux « menteurs »  qu’il faut savoir « recevoir d’un même front ». Avec une once de réalisme supplémentaire, le XV de France aurait été encensé par les journalistes et serait présenté comme un futur champion du monde en puissance, Philippe Saint-André serait une sorte de grand manitou de l’ovale invité sur les plateaux télé. Certains ont voulu nous faire croire que cette équipe de France était nulle parce qu’elle avait perdu contre les Italiens. Seulement, la Squadra Azzura a rééditer son exploit face à l’Irlande et a bien failli réussir l’authentique exploit de faire plier les Anglais dans l’antre de Twickenham. Bien sûr, ceux qui n’ont jamais affronter la première ligne italienne, ceux qui n’ont jamais reculé en mêlée ne pourront pas comprendre.

Le match France-Ecosse

L’exemple même d’une équipe qui doute. Le XV de France a dominé de la tête et des épaules cette équipe d’Écosse sans être toutefois capable d’enfoncer le clou. La domination du pack, notamment en mêlée, a complètement été stérile, alors qu’il aurait probablement fallu accepter l’idée que jouer comporte un risque. Chose qui a été intégrée, par la force des choses, en deuxième mi-temps. Le coaching a été gagnant, l’arrivée de Maxime Machenaud a métamorphosé l’équipe : idéalement servi, Fred Michalak a subitement retrouvé  de sa superbe. Comme une réaction en chaîne, Bastareaud, qui s’était fait retourné à plusieurs reprises comme un poids plume, a retrouvé la marche avant créant ainsi des espaces autour de lui. Le moment fort en émotion fut la standing ovation du Stade de France pour Fred Michalak sorti sur blessure. Même si je continue de douter qu’il est l’ouvreur idéal pour ce genre de match, joué sous la pluie, il a un talent qui lui est propre et dont les Bleus auraient bien tort de se passer. (Notre fidèle lecteur Joa 33 a eu raison de dire que le problème était davantage à la mêlée qu’à l’ouverture) Même si certains cadres comme Parra ou Dusautoir semblent fatigués, le talent est toujours là. Et d’autres joueurs ont su prendre le relais sur ce tournoi : Fofana, Picamoles, Nyanga, Machenaud, Huget, Guirado, Vahaamahina réalisent malgré ce que l’on écrira sur eux un très bon Tournoi. En attendant l’arrivée des frères Taofifenua, de Fickou, de Tolofua et de Lopez que j’appelle de tous mes voeux. Ce XV de France a un énorme potentiel, quand il aura en aura pris conscience il renversera tout sur son passage.

 Le futur

Néanmoins cette dernière place ne doit pas éviter aux dirigeants, ceux de la Ligue comme ceux de la Fédération, de prendre les bonnes décisions. Il faut repenser notre championnat, d’une manière ou d’une autre ont doit permettre aux clubs de lancer les jeunes dans le grand bain. La politique des JIFF constitue un premier élément de réponse, si on se refuse de créer un système de franchises (regarder comme cela a réussi aux Celtes et comment cela a métamorphosé les transalpins), résignons nous au moins à limiter à une descente notre championnat afin que les clubs puissent penser davantage au moyen terme et lancer plus de jeunes.

XV de France : Ce n’est pas (encore) la fin du monde

J’ai pris le temps nécessaire pour analyser sereinement la deuxième défaite consécutive dans le tournoi des 6 Nations, ce qui permet de relativiser ce qui nous arrive. Peut-être s’est-on vu un peu trop vite champions du monde après les victoires face à une Australie peu habituée à ses longues saisons (le Super 15 puis le Championnat de l’hémisphère sud prennent désormais plus de dates) ou face à une réserve de l’ équipe d’Argentine.

Premier constat, cette défaite face au Pays-de-Galles ressemble énormément à celle subie une semaine plus tôt à Rome : Une première mi-temps très moyenne et une baisse de régime inquiétante en seconde période. Mon explication ? c’est que nos joueurs sont déjà fatigués par les nombreuses joutes du championnat. Pensez, par exemple, que Fred Michalak enchaîne sa deuxième saison non-stop, sans avoir bénéficié de trêve estivale. Je pense que l’idée de nos entraîneurs était de jouer sur la continuité suite aux performances de cet automne, puis de faire entrer du sang neuf, des jeunes et des hommes en formes, pour la tournée d’été en Nouvelle-Zélande, finalement Philippe Saint-André va devoir, malgré lui, lancer dans le grand bain un peu plus vite que prévu ces joueurs.

Toutefois, j’ai pu observer une nette amélioration sur l’organisation défensive par rapport au match de Rome, amélioration certes entachée par une défaite à domicile.

Les joueurs ont joué leur dernier joker et certains vont devoir repasser par la case départ. Il faut monter un groupe commando pour affronter l’Angleterre dans son antre. Je ne pense pas que les joueurs qui sortent du groupe Maxime Mermoz, Yannick Forrestier, Damien Chouly, Romain Taofifenua et Fulgence Ouedraogo soient bannis à jamais du XV de France. La route qui mène à la prochaine Coupe du Monde est longue et le groupe des 33 joueurs se désignera dans les derniers jours. Dans le cas de Romain Taofifenua, il s’agira même d’emmagasiner un peu plus d’expérience en Top 14 (sont club étant en manque de seconde ligne suite à une série de blessure, il risque de jouer un peu plus qu’avant) et mon petit doigt me dit qu’il risque bien de faire parti du voyage pour la Nouvelle-Zélande.

Enfin, les Bleus doivent retrouver leur jeu offensif qui fait défaut. Le problème, c’est que le jeu n’a pas eu le temps de se mettre en place qu’il avait déjà été décodé par les autres équipes, d’où l’intérêt aussi de faire rentrer de nouveaux joueurs face à l’Angleterre.

La France vient de manquer ses deux matchs présentés comme les plus faciles. Reste à jouer les deux matches les plus difficiles avant de recevoir l’Écosse. Ne dit-on pas que le XV de France n’est jamais aussi redoutable que lorsqu’on n’attend plus rien de lui ?

Le groupe France :
Avants : Vincent Debaty (Clermont), Thomas Domingo (Clermont), Benjamin Kayser (Clermont), Dimitri Szarzewski (Racing-Métro), Luc Ducalcon (Racing-Métro), Nicolas Mas (Perpignan), Yoann Maestri (Toulouse), Christophe Samson (Castres), Jocelino Suta (Toulon), Antonie Claassen (Castres), Thierry Dusautoir (c, Toulouse), Yannick Nyanga (Toulouse), Louis Picamoles (Toulouse).

Arrières : Maxime Machenaud (Racing-Métro), Morgan Parra (Clermont), Frédéric Michalak (Toulon), François Trinh-Duc (Montpellier), Mathieu Bastareaud (Toulon), Benjamin Fall (Racing-Métro), Wesley Fofana (Clermont), Florian Fritz (Toulouse), Vincent Clerc (Toulouse), Yoann Huget (Toulouse).

Et vos belles promesses ?

Je suis un blogueur ! Pas un journaliste ! Je n’ai nullement l’envie d’être objectif, ce sport reste ma passion : J’aime viscéralement mon pays, j’aime profondément ce sport et par la force des choses ce XV de France je l’ai dans la peau. Alors comme pour vous, La mauvaise performance de ce XV de France a été vécue comme une cruelle désillusion, pire après les belles promesses du deuxième test-match argentin et de la tournée d’automne cette défaite s’apparente à un abominable coup de poignard dans le dos à tous ceux qui, comme moi, supportent les Bleus. 

Je vais néanmoins tenter d’analyser cette défaite avec la tête froide.

 Les joueurs

J’étais le premier à voir, cette équipe de France comme une dream-team, une équipe composée d’étoiles du championnat, de joueurs talentueux, de virtuoses de l’ovale. Pourtant certains joueurs auront énormément déçu : Je commencerai par la paire de centres : Maxime Mermoz et Florian Fritz qui furent complètement invisibles 80 minutes durant. La charnière qui avait su alterner avec brio en novembre a été sans solution et n’a pas su donner le « la » à son équipe. Fred Michalak, brillant cet automne, n’a pas été aujourd’hui le métronome espéré. Puisque l’ouvreur des Bleus sortait d’une magnifique saison dans l’hémisphère sud avec les Sharks la question ne se posait pas en novembre, mais aujourd’hui elle semble s’imposer comme une évidence :

« Fred Michalak, sensé être le maître à jouer de cette équipe, dispose-t-il de suffisamment de temps de jeu en club ? » Poser cette question est évidemment y répondre.

Pour moi, il est clair que l’une des clés de « notre » défaite se trouve dans le dysfonctionnement de ce secteur 9-10-12-13. Toutefois, je suis suffisamment convaincu que le rugby est composé d’un tout pour ne pas jeter la pierre à ces joueurs. Souvent le dysfonctionnement dans un secteur du jeu, vient d’une série de grains de sables situées dans d’autres secteurs :

L’erreur du sélectionneur

 Suite à une série de blessures, Philippe Saint-André a probablement commis l’erreur de sélectionner des joueurs à des postes auxquels ils n’ont pas l’habitude de jouer en club : Huget à l’arrière, Fofana à l’aile, Michalak à l’ouverture. Je suis d’accord avec Raphaël Ibanez lorsqu’il dit à ses joueurs bordelais que « le propre du haut niveau est la capacité à intégrer très vite des systèmes de jeu différents et la capacité à s’adapter en permanence ». Cependant, cela faisait peut-être beaucoup de changements pour la seule équipe du tournoi qui ne disposait que d’une seule semaine de préparation.

La question est évidemment la suivante « Faut-il réaménager ce XV de France avant la réception des Gallois à Saint-Denis ? ». J’aurais tendance à répondre que non :

D’abord parce que cela serait apporter du changement au changement à une équipe qui a cruellement manqué de repaires ce dimanche. Ensuite parce que les joueurs nommés ont déjà apporté des satisfactions à ces postes (Michalak en 10 et Fofana à l’aile, c’est un peu moins vrai pour Huget en 15). Enfin, les joueur -partons du principes qu’ils sont intelligents- auront samedi prochain deux semaines de préparation et auront probablement rectifié les choses qui ne vont pas.

Des mauvais choix

Cette sélection composée d’éléments comme Forrestier, Ouedraogo, Machenaud, Michalak, Fofana était vraiment faite pour courir et porter le ballon d’un côté à l’autre du terrain. Or, il semblerait que les joueurs se sont obstinés à se débarrasser rapidement du ballon au pied et à vouloir jouer un jeu d’occupation. On peut dire que la charnière n’aura pas joué le rôle qu’on attendait d’elle, on pardonnera l’inexpérience de Maxime Machenaud, on en attendait forcément plus de la part de Fred Michalak. Probablement que ces mauvais choix ont été motivés par un manque de solutions offensives dues à une organisation défaillante.

 

Des doutes sur la réelle motivation des joueurs

 Bien sûr cette Squadra Azzura était composée de quelques beaux et bons joueurs de rugby. Mais les Français ont été apathiques, ils n’ont pas marqué un seul petit point en deuxième période. Il y a des signes qui ne trompent pas : Lorsque les joueurs du triangles offensifs récupéraient des ballons hauts, leurs équipiers ne se repliaient pas (chose qu’ils avaient très bien fait lors des matchs contre l’Australie par exemple), l’arrière attend que ces joueurs se replient tandis que les soutiens attendent que Huget remonte les ballons, ce petit jeu est bien symptomatique d’une équipe qui n’a pas envie de jouer. Il faut vraiment que les entraîneurs fassent comprendre que les Bleus n’ont pas le temps pour être démotivés maintenant. La saison est loin d’être finie et se profile à l’horizon des étapes de hautes montagnes avec notamment une épouvantable tournée de 3 test-matches au pays du long nuage blanc. Les Bleus doivent se remettre au travail immédiatement s’ils ne veulent pas récupérer la cuillère de bois du tournoi ( des six équipes engagées ce week-end il s’agit incontestablement de l’équipe qui a proposé le rugby le plus lymphatique) et s’ils ne veulent pas se prendre 200 points en trois matchs cet été.

Cette formidable équipe des Manu Samoa

 

C’est dans une coquille vide que le XV de France vient de remporter son quatrième match consécutif, face à des nations de l’hémisphère sud (pas un mince exploit). Le Stade de France a en effet enregistré hier la plus petite 36 000 spectateurs, le précédent « record » était un France-Canada en 2002 qui avait tout de même attiré 48 000 spectateurs. Les organisateurs pointent du doigt la crise ? Peut-être aussi que le rugby qui a surfé pendant 10 ans sur une vague de popularité n’a plus la côte. Peut-être qu’il s’agissait d’un effet de mode et qu’il est passé. A moins que l’offre rugby sur la région parisienne soit trop importante entre les matchs du Racing, ceux du Stade français et ceux du XV de France. Il sera intéressant de regarder les audiences télévisées des trois matchs pour se faire une idée précise…

Quoiqu’il en soit ce sont deux belles équipes de rugby qui s’affrontaient hier, même si le match ne nous offrit guère de belles envolées (sauf sur le magnifique premier essai des Samoans) auxquelles on aurait pu s’attendre à voir la composition des deux équipes. Le match fut âpre, rugueux, difficile et les Français ont eu le mérite de relever le défi physique face à des adversaires plus gaillards qu’eux. Les Bleus rendirent une copie sérieuse à défaut d’être géniale.

 

Une fois n’est pas coutume, j’ai envie de rendre hommage à cette équipe des Manu Samoa. Les joueurs du Pacifique n’ont pas battu par hasard les Wallabies à Sydney l’année dernière puis le Pays-de-Galles à Cardiff cette saison. Sans oublier, bien sûr, la spectaculaire prestation en match de poule lors de la dernière Coupe du Monde face aux Springboks bien qu’elle ce soit soldée par une défaite.

Ces Samoans sont des chevaliers des temps modernes, avec leurs prières en début et fin de match, un sens de la fraternité hors du commun, leur Siva tau -chant de guerre- en début de match. Je pense que la prestation des Samoa face au XV de France n’aura surpris personne, premièrement car le XV de France éprouve historiquement des difficultés face aux nations du Pacifique, deuxièmement car il suffisait de regarder les noms qui était alignés sur leur feuille de match pour comprendre que les Français allaient passer un sale quart d’heure. Johnston, Paulo, Tekori, Ole Avei, tous ces joueurs du Top 14 qui font chaque semaine le bonheur de leur club.

Finalement, la France n’aura fait la différence que dans les 15-20 dernières minutes, au moment de faire rentrer les remplaçants. Le talent ne fait pas tout, et même si sur un terrain on est 15 contre 15, n’oublions pas que les Samoa est un pays de moins de 200 000 habitants et que la profondeur de banc ne peut être la même que celle d’un pays qui est 325 fois plus grand ! Les Bleus qui auront subi les impacts et en mêlée 65 minutes durant commencèrent à dominer dans le rapport physique et surtout à être plus lucides que les Samoa qui cumulèrent les fautes dans les dernières minutes. Quoiqu’il en soit cette formidable équipe -magique sur leur premier essai- des Manu Samoa est tombée les armes à la main.

XV de France : Ils ont croqué le Puma !

Le Blogue de Mister Rugby fait le point sur le dernier match victorieux du XV de France au Grand Stade de Lille Métropole.

Ce groupe France a confirmé tout le bien qu’on pensait de lui depuis la victoire en Argentine, puis après son succès parisien face aux Wallabies. En l’espace d’une semaine, le XV de France vient de battre les deux équipes qu’elle a eu le plus de mal à dominer dans les années 2000. Pourtant lors des 10 premières minutes et suite à l’essai du Biarrot Marcelo Bosch, on a cru revivre les nombreuses déroutes infligées par ces Pumas accrocheurs, qui réussissent à nous faire douter. Mais cette fois-ci, les Bleus auront joué dans le bon sens. Les erreurs défensives auront vite été corrigées. Les Bleus, à l’image de ce qu’ils avaient été capables de produire face à l’Australie, ont produit énormément de jeu, jusqu’à l’asphyxie des Pumas : inscrivant au passage trois essais – avec un peu de réussite- dès la première mi-temps (Vincent Clerc 18ème et 22ème, Yannick Nyanga, 34ème). Cette mi-temps fut tellement exceptionnelle qu’il y eut très peu d’arrêts de jeu, on dut même attendre la 38ème minute pour jouer la première mêlée ! Un record mondial ?

Le deuxième acte ne sera pas du même niveau, les deux équipes complètement asphyxiées rentrèrent dans un duel de buteurs. Les Bleus se sont contentés de gérer la deuxième mi-temps, un peu trop parfois même, laissant quelques espaces aux Pumas, et se faisant surprendre à plusieurs reprises sur des ballons hauts (une première faiblesse laissée entrevoir par les Français qui n’a pas dû passer inaperçue à la vidéo de nos futurs adversaires, Dulin a eu énormément de mal à rivaliser sur les ballons hauts). Il est évident que c’était aux Argentins, dominés au score, d’envoyer du jeu. La défense française un peu pris de vitesse en début de première mi-temps retrouva toute son agressivité et les Argentins, agonisant, ne firent jamais vraiment en mesure d’inquiéter les Français qui maintenaient les Pumas à distance grâce au pied de Frédéric Michalak.

Finalement, les Bleus l’emporteront 33 à 29. Une très belle copie rendue par nos Bleus à confirmer la semaine prochaine face aux Samoa, dont ils faut se méfier, car les îliens viennent de remporter une très probante victoire en terre Galloise. Il y eut un peu de déchet défensivement, mais les lancements de jeu furent plus nombreux que lors du match du Stade de France. Il faudra à l’avenir soigner les ballons hauts, surtout au moment d’affronter les équipes britanniques (Galles, Angleterre et -à un degré moindre- l’Ecosse) qui sont royales dans ce secteur. Soulignons les performances de Fred Michalak, Florian Fritz (qui est en train de s’imposer au centre), Vincent Clerc mais surtout de la troisième ligne qui aura réussi l’invraisemblable exploit de nous faire oublier sporadiquement l’absence de Thierry Dusautoir. Pas une mince affaire !

Bonne note aussi au public nordiste, qui fut au rendez-vous et qui mit une incroyable ambiance dans leur nouvel écrin. Regrettons toutefois l’état lamentable de la pelouse : Passons encore sur les lignes du terrain de football encore présentes (bien que j’ai déjà joué sur des terrains de rugby que l’on partageait avec un club de foot sur lequel on repeignait en vert les lignes de foot ; si on peut le faire à petit niveau, on devrait pouvoir le faire pour les test-matchs). Le terrain ressemblait à un véritable champ de patates ! Ça ne sert à rien d’investir des centaines de millions d’euros dans un stade à toit fermé pour finalement jouer sur un terrain de la sorte ! Cependant, après le refus du Paris Saint-Germain de louer son Parc des Princes au rugby pour les demies finales du Top 14, le public nordiste devrait gagner le droit à accueillir de nouveau un grand événement du ballon ovale.

Mister Rugby

Le message de la France à la planète ovale

Nous savions les Français capables de battre les Wallabies, certains observateurs faisaient même remarquer qu’il s’agissait-là d’une des plus talentueuses équipe de France que nous ayons alignée ces dix dernières années. Mais nous étions loin d’imaginer que la France était capable d’une telle performance face à une nation du sud. Ceux qui ont pu voir le deuxième test-match en Argentine seront probablement confortés après ce France-Australie.

Une victoire estampillée Top 14

Les Français auront dessiné leur victoire dans les phases de conquête et notamment en mêlée fermée, on nous avait dit que les Australiens avaient progressé dans ce secteur, ce ne fut pas flagrant ce samedi. Archi-dominants dans ce secteur les Bleus profitèrent pour marquer leurs vis-à-vis australiens au fer rouge, inscrivant au passage deux de leur trois essais sur des mêlées fermées. L’autre grande satisfaction fut la défense bleue qui ne s’est pas pris un seul essai, même si à plusieurs reprises les Wallabies sont passés tout prêt franchissant même la ligne une fois sans que l’essai ait pu être accordé par l’arbitrage vidéo. Troisième grande satisfaction, les joueurs français qu’on savait talentueux ont gagné la plupart de leurs duels face à leurs adversaires directs. Peut-être que ces fameux livrets individualisés, remis par Philippe Saint-André, où figurent toutes les informations (points forts/points faibles) concernant les vis-à-vis directs de chaque joueur aura apporté des renseignements clés. Il n’y avait pas besoin d’être un grand spécialiste en rugby pour comprendre que les joueurs de l’hémisphère sud étaient en train de passer un très sale quart d’heure, il suffisait de lire la détresse dans leurs yeux pour savoir que rien n’allait plus.

Une marge de progression

Cette victoire s’est donc construite sur les phases statiques, une grosse défense agressive et qui montait très haut coupant les intentions de jeu australiennes et sur de nombreux duels gagnés par les Bleus. Néanmoins tout ne fut pas parfait. Il n’y eut qu’à de rares occasions des mouvements de grandes envergures. On aurait pu penser que cet alignement Michalak, Mermoz, Fritz, Clerc, Fofana, Dulin allait trouver des brèches dans la défense adverse. Il n’en fut rien. A part un éclair de Fofana (bien servi par Michalak) sur le deuxième essai, les trois-quarts français n’ont pas brillé par leurs grandes envolées mais plutôt par leur défense agressive et leur pragmatisme. Ce qui est complètement normal, compte-tenu du temps extrêmement court dont ont disposé les Français pour préparer ce test-match. Il existe donc une marge de progression importante, ce qui peut paraître invraisemblable quand on sait que les Bleus ont gagné avec un écart de 30 points, c’est pourtant vrai. Le jeu au pied fut peu utilisé et à mon avis aurait pu contribué à trouver par la suite des solutions offensives, mais il s’agissait-là probablement de consignes strictes de ne pas rendre de ballons à un adversaire qui peut être redoutable sur les ballons de relances.

Mention spéciale à notre troisième ligne

La victoire s’est indéniablement construite à 15, on pourrait même dire à 23 (bien que les 20 dernières minutes furent plus en faveur des australiens). Je voudrais tout de même souligner la performance extraordinaire de la troisième ligne à l’image de Louis Picamoles qui, avec ses charges aussi dévastatrices que nombreuses, compensa à lui tout seul le déficit de puissance du pack français. Fulgence Ouedraogo et Yannick Nyanga, dont on se souviendra longtemps de ses larmes lors de la Marseillaise, eurent du cœur. La domination française dans les rucks fut totale.

J’espère donc que les Bleus fourniront le même type de prestation à Lille face à des Pumas qui viennent de s’imposer assez aisément face au Pays-de-Galles au Millenium Stadium de Cardiff. Je regrette seulement que le Stade de France n’ait pas été plein à craquer hier. Il y a un vrai problème que la FFR (et les clubs) vont devoir très vite régler. Le commentateur de France 2 a annoncé 77 000 spectateurs, je pense qu’on était plus proche des 70 000 car il semblerait que certaines places n’aient pas trouvé preneur. Peut-être faudra-t-il revoir le tarif de certaines places avant de songer à réellement construire un grand stade, car vraiment ça valait le coup d’être hier soir au Stade de France.

Mister Rugby

XV de France : Sur un air d’Argentine

Pour affronter l’Australie, samedi au Stade de France, Philippe Saint-André a décidé de confier les rênes du jeu à la charnière Machenaud-Michalak. Les deux joueurs avaient déjà fait la paire en Argentine, lors de la dernière tournée d’été. Avec brio.

Morgan Parra et François Trinh-Duc commenceront sur le banc, le test-match programmé samedi face à l’Australie. Le staff tricolore a opté pour une solution plus innovante en associant le jeune Maxime Machenaud à la mêlée (23 ans, 1 sélection) et Frédéric Michalak à l’ouverture (30 ans, 56 sélections). Comme à Tucuman où la France s’est imposée face aux Pumas 49 à 10.

Samedi, l’opposition face aux Wallabies sera d’un autre calibre. Mais ce choix reste dicté par « la logique du dernier test en Argentine où on a été content de Maxime et Frédéric Michalak .En plus, avec le fait que Morgan n’a pas pu s’entraîner pendant trois jours, le choix a été plus simple », a déclaré le manageur du XV de France, Philippe Saint-André.

Brice Dulin lui aussi sur le pré

Mais la béquille reçue à la cuisse droite, qui l’a privé du début du stage de préparation, n’explique pas tout. Le Clermontois, 24 ans dans une semaine, fait surtout les frais de la forme étincelante de Machenaud.

Le Racingman qui a honoré sa toute première sélection lors du second test-match contre les Pumas et marqué un des six essais français est sur la bonne dynamique, y compris avec son club. A l’instar de Brice Dulin, également titulaire en Argentine et qui sera réaligné à l’arrière ( Huget débutant sur le banc, où il couvrira les postes d’ailier et d’arrière).

Marqué par la râclée historique infligée par les Wallabies en 2010 au Stade de France (16-59), Philippe Saint-André garde dans sa manche un atout : une charnière opérationnelle Parra-Trinh-Duc, bien au chaud sur le banc, au cas où.

Le 15 titulaire face à l’Australie : Dulin (Castres) – Fofana (Clermont), Fritz (Stade Toulousain), Mermoz (Toulon), Clerc (Stade Toulousain) – (o) Michalak (Toulon), (m) Machenaud (Racing-Métro) – Ouedraogo (Montpellier), Picamoles (Stade Toulousain), Nyanga (Stade Toulousain) – Maestri (Stade Toulousain), Papé (Stade Français, cap.) – Mas (Perpignan), Szarzewski (Racing-Métro), Forestier (Castres)

Remplaçants: Kayser (Clermont), Domingo (Clermont), Debaty (Clermont), Suta (Toulon), Chouly (Clermont), Parra (Clermont), Trinh-Duc (Montpellier), Huget (Stade Toulousain).

XV de France : Un vent de jeunesse pour la tournée d’automne

Philippe Saint-André a choisi d’ouvrir la sélection du XV de France à huit novices pour la tournée automnale contre l’Australie (10 novembre au Stade de France), l’Argentine (17 novembre à Lille), et les Samoa (24 novembre au SDF). Eddy Ben Arous (22 ans), Sébastien Vahaamahina (20 ans), Pierrick Gunther (23 ans), Jules Plisson (21 ans), Gaël Fickou (18 ans), Vincent Martin (20 ans), mais aussi Yannick Forestier (30 ans) et Jocelino Suta (29 ans) sont appelés.

« Ces tests-matches sont plus importants que jamais. » Philippe Saint-André, le manageur du XV de France, a rapidement planté le décors de sa première liste de la saison 2012-2013. L’Australie, l’Argentine puis les Samoa, voilà le programme proposé à son équipe, avec en toile de fond, le tirage au sort de la Coupe du monde 2015. « Nous sommes 5e au classement IRB, et si on peut gagner une place, on deviendrait tête de série pour le tirage au sort des poules. C’est rarement arrivé à la France. »

Les 33 joueurs appelés pour le premier regroupement savent ce qui les attend. Et si le groupe atteint le chiffre de 33, il descendra à 23 après trois jours, les dix partants rejoignant leur club pour faire face aux échéances domestiques du Top 14. Mais ils auront eu droit à une vraie séance d’opposition le dimanche, veille de leur départ. « Si un jeune traverse le terrain trois fois dans la journée, on ne se gênera pas pour le prendre », sourit le manageur de l’équipe.

Rougerie absent

Comme il en a pris l’habitude lors de ces grands rassemblements, le staff de l’équipe de France a balayé au large. Eddy Ben Arous (Racing), Yannick Forestier (Castres), Jocelino Suta (Toulon), Sébastien Vahaamahina (USAP), Pierrick Gunther (Toulon), Jules Plisson (Stade Français), Gaël Fickou (Toulouse) et Vincent Martin (Toulon) vont découvrir Marcoussis avec les « grands ». A leurs côtés, les cadres que sont Szarzewski, Mas, Pape, Dusautoir, Ouedraogo, Parra, Trinh-Duc, Clerc… « Il y a encore des joueurs-cadres blessés comme Malzieu, Méédard, Palisson, Yachvili ou Harinordoquy », rappelle PSA, qui « continue à avoir un jeune joueur à gros potentiel par ligne ». Et si Aurélien Rougerie n’est pas présent, c’est que le staff a « été très content des trois-quarts en Argentine (Fofana, Fritz, Mermoz) », mais il ne « ferme pas la porte » au Clermontois, opéré à l’été de sa cheville.

Michalak plus ouvreur qu’à la mêlée

Dans les petites attraction de cette liste, Frédéric Michalak, « dans notre esprit il est plus demi d’ouverture même si sa polyvalence est toujours intéressante », Jocelino Suta qui « démontre à chaque match qu’il est devenu l’un des meilleurs 2e ligne de France », Vincent Martin, « qui est propre, qui ne fait pas d’erreur », Gaël Fickou que l’encadrement « ne veut pas griller mais il a été impressionnant contre Leicester » ou encore Jules Plisson qui « s’impose au Stade Français et devient N.1 devant Contepomi ».

Pour tous, anciens comme nouveaux, Philippe Saint-André a rappelé que « la dimension physique est primordiale au niveau international ». L’Australie et l’Argentine, qui ont disputé le Four Nations durant l’été et donc passé 4 mois ensemble, représenteront un test majeur : « On va passer au révélateur », a-t-il lancé, avant d’annoncer que la victoire contre les wallabies sera l’objectif.

Vidéo : Interview de Philippe Saint-André

Le groupe France:
Avants (19): Eddy Ben Arous (Racing-Métro), Thomas Domingo (Clermont), Yannick Forestier (Castres), Benjamin Kayser (Clermont), Christopher Tolofua (Stade Toulousain), Dimitri Szarzewski (Racing-Métro), David Attoub (Stade Français), Vincent Debaty (Clermont), Nicolas Mas (Perpignan), Yoann Maestri (Stade Toulousain), Pascal Papé (Stade Français), Jocelino Suta (Toulon), Sébastien Vahaamahina (Perpignan), Damien Chouly (Clermont), Thierry Dusautoir (Stade Toulousain, cap.), Pierrick Gunther (Toulon), Wenceslas Lauret (Biarritz), Fulgence Ouedraogo (Montpellier), Louis Picamoles (Stade Toulousain)
Arrières (14): Maxime Machenaud (Racing-Métro), Morgan Parra (Clermont), Frédéric Michalak (Toulon), Jules Plisson (Stade Français), François Trinh-Duc (Montpellier), Vincent Clerc (Stade Toulousain), Brice Dulin (Castres), Benjamin Fall (Racing-Métro), Gaël Fickou (Stade Toulousain), Wesley Fofana (Clermont), Florian Fritz (Stade Toulousain), Yoann Huget (Stade Toulousain), Vincent Martin (Toulon), Maxime Mermoz (Toulon)