Grand Stade : Trois groupements de maîtrise d’oeuvre retenus

Le Dallas Cowboys créé par le cabinet d'architecture américain HKS

Trois groupements de maîtrise d’oeuvre ont été sélectionnés par la FFR pour construire son futur Grand Stade : HKS-Arte Charpentier, Foster and Partners-Constantini Regembal Architecture et Populous-Atelier 234

Le projet du Grand Stade de la Fédération Française de Rugby continue d’avancer. Après avoir réduit la liste des villes candidates à deux en décembre (Thiais-Orly et Ris-Orangis), la FFR a sélectionné trois groupements de maîtrise d’œuvre sur les 21 dossiers de candidature reçus. Le groupement formé par HKS, qui a construit le stade de football américain des Dallas Cowboys, et associé au Français Arte Charpentier a été retenu. Il sera en concurrence avec Foster and Partners, qui a rénové Wembley, et qui sera accompagné de l’agence française Constantini Regembal Architecture. Le troisième groupement sélectionné est composé de Populous, qui a notamment réalisé le Millennium Stadium de Cardiff, et de l’entreprise française Atelier 234. La désignation du groupement de maîtrise sera officialisée au cours du dernier trimestre 2012.

Source : Rugby365.fr

Dallas Cowboys Stadium, vue extérieure !

Le grand stade de rugby est-il vraiment indispensable ?

Maquette du Stade d'Evry, le projet le plus champêtre

Evry et Thiais-Orly sont les deux derniers candidats retenus pour la construction du Grand Stade de rugby d’environ 80.000 places prévu en 2017 en région parisienne. Mais au-delà de ce match entre deux villes du sud de l’agglomération parisienne, d’où provient le choix de la Fédération Française de Rugby de lancer ce projet de stade ? Le Stade de France est-il obsolète, et vraiment trop peu rentable ?

Il semble assez probable que le projet de grand stade se concrétise. La sélection par la FFR de deux sites, à Thiais-Orly (Val-de-Marne) et Ris-Orangis (Essonne), susceptibles d’accueillir la nouvelle enceinte, entre clairement dans cette logique d’autonomie. Sauf revirement, ces deux candidatures seront départagées d’ici fin juin 2012. Ce choix politique se concrétisera avec le choix final de l’implantation dans le premier semestre 2012, puis la désignation du constructeur dans le dernier trimestre. D’un montant total de 600 millions d’euros, ce stade moderne, équipé d’un toit rétractable et d’une pelouse amovible, sera financé par la FFR à hauteur de 250 Millions d’euros) appuyée par des investisseurs privés.

Des raisons objectives pour construire le stade

Le projet de Thiais Orly, plus urbain

Grâce à ce projet, lancé en avril 2011, la FFR veut s’émanciper du Stade de France, où le XV de France dispute ses matches internationaux à domicile depuis 1998, et certains tests-matches en novembre, dans le cadre d’une convention, jugée trop coûteuse, qui s’achève en 2013. Sans parler de manque à gagner, « on estime que 178 millions d’euros qui ne sont pas allés au développement du rugby français entre 1998 et 2008 », confie le responsable du projet, l’ancien arrière du XV de France Serge Blanco. La FFR loue pour 400.000 euros par rencontre l’enceinte au consortium du Stade de France, qui a aussi la quasi-exclusivité de l’exploitation des panneaux publicitaires. La FFR souhaite donc imiter son homologue anglaise avec Twickenham. Les ressources dégagées par le stade permettent notamment de dédommager financièrement les clubs pour disposer des internationaux durant de longues périodes. En outre, certains partenaires de la FFR (Société Générale, GMF) achètent donc leurs propres espaces. La FFR propose à d’autres (Nike, Orange), à prix coûtant, des espaces qu’elle a achetés pour eux.

Avec ces économies substantielles et les nouveaux revenus générés par l’exploitation d’un nouveau stade, la FFR disposerait de ses propres moyens pour mener sa politique de développement du rugby, en pleine croissance depuis le milieu des années 2000. Le ministère des Sports, qui communique avec parcimonie sur le sujet, voit d’un oeil peu favorable un désengagement de la FFR du Stade de France. David Douillet a eu l’occasion de le dire à plusieurs reprises. Le Consortium du SDF, qui a longtemps cru que la Fédération n’oserait pas aller jusqu’au bout, tente aujourd’hui de discréditer ce projet, sans réussite. Si la location de l’enceinte dionysienne avait coûté moins chère, surtout sur les dernières années du contrat qui court jusqu’en 2013, la FFR aurait probablement fait un effort et tout le monde aurait pu être gagnant. Ce n’est pas le cas, mais la pertinence du projet porté par Serge Blanco est avérée. Et le Consortium n’a pas trop à se plaindre: du fait de l’absence de club résident, l’Etat français –donc le contribuable- reverse chaque année une indemnité compensatrice évaluée à 35% des recettes globales…

Une enceinte moderne, modulable, multifonctionnelle

Cette enceinte d’une capacité de 82.000 places veut « réunir le meilleur de tous les stades existants », pour un coût total estimé à 600 millions d’euros. Elle sera dotée d’un toit rétractable et d’une pelouse amovible afin de pouvoir accueillir d’autres manifestations que les cinq à six rencontres internationales du XV de France (concerts, spectacles, salons…) et amortir plus facilement l’investissement, qui sera partagé entre la Fédération et des partenaires privés. Ce stade pourrait porter le nom d’un de ces partenaires (le fameux « naming »). A terme, les collectivités doivent également faciliter l’aménagement des espaces alentours pour en faire un « lieu de vie » propice aux avants et après-match. Cela fera trois nouveaux stades de rugby en Ile-de-France en très peu de temps puisque le Stade Français et le Racing-Métro disposeront également chacun de leur enceinte (le Stade Jean-Bouin de 20 000 places pour Paris, l’Arena 92 près de La Défense pour les Ciel et Blanc).

Source : France télévision

René Bouscatel veut (aussi) son grand stade… dans le Sud-Ouest !

René Bouscatel ne manque pas d'ambition pour sa ville

Alors que les médias n’en ont que pour le Grand Stade de la FFR, l’actuel président du Stade Toulousain rêve lui aussi de projet pharaonique… à Toulouse. Son idée ? Il l’a fait connaître lors de la Matinale d’Objectif News : Un grand stade de 60 000 places dans l’agglomération toulousaine, 4ème ville et 5ème agglomération de France. Pharaonique ? Son idée, conquérir un nouveau public avec une politique tarifaire proposant des « bas prix ».

L’idée de voir l’agglomération toulousaine disposer d’un tel outil n’est pas complètement incongrue : L’aire urbaine de Toulouse compte près d’un millions d’habitants, avec l’arrivée de la LGV à Toulouse, Bordeaux (autre aire urbaine d’un million d’habitants) ne sera qu’à une petite heure de la ville rose. Par ailleurs, la cité connaît une croissance exponentielle, près de 1000 nouveaux arrivants chaque mois, et peut compter sur un des tissus industriels les plus riches et dynamique d’Europe. Si on regarde ce qui se fait dans les autres pays, l’idée que Toulouse puisse bénéficier d’un tel écrin est loin d’être farfelue.

En revanche, il aurait été préférable de lancer cette idée avant l’Eurofoot 2016 afin que ce stade puisse être dans la liste des lieux accueillant l’événement. De plus, si on en croit les dires de l’avocat toulousain ce stade serait avant tout conçu pour le rugby et avec ce projet de Grand Stade rugby dans la banlieue parisienne, on peut facilement imaginer que la FFR ait l’intention d’y jouer tous les matchs du XV de France, test-matchs de novembre inclus. On voit mal ce Grand Stade Toulousain accueillir uniquement les demi-finales du Top 14 Orange ou un France-Fidji.

Peut-être que l’idée arrive un peu trop tard… ou trop tôt Après le succès connu en 2007, la France songe déjà a organiser un autre mondial dans les années 2020 (en 2023 ou 2027). On aura peut-être l’occasion de reparler d’un Airbus Stadium dans la ville rose.

L’interview de René Bouscatel lors de la Matinale d’Objectif News

Evry Centre-Essonne et Thiais-Orly : les deux finalistes pour accueillir le Grand Stade de la FFR

Le projet d'Evry Centre-Essonne

La FFR a décidé de pré-sélectionner deux villes pouvant accueillir le futur stade qu’elle veut construire. Les deux villes choisies sont donc Thiais-Orly et Evry Centre-Essone, deux localités proches du centre national de Marcoussis. Achères, Sevran, le Val-d’Orge et Massy ont donc été recalés. L’annonce de l’implantation de ce stade qui accueillera notamment le XV de France à l’horizon 2017 sera faite au cours du premier semestre 2012.

« Je suis très heureux du résultat auquel nous aboutissons aujourd’hui avec deux formidables projets potentiels pour la FFR. » Voilà les premiers mots de Serge Blanco, en charge du projet à la Fédération française de rugby. depuis des mois, il travaille. Et la FFR n’a jamais été aussi proche de rendre palpable son ambition de posséder son propre stade. Ils étaient neuf à être retenus lors de l’appel à candidature, plus que six depuis le 8 septembre, et ils ne sont plus que deux désormais. « Je voudrais surtout souligner l’exceptionnel investissement des six candidats en lice pour cette deuxième phase. C’est le lot de ce type de processus que de choisir et je tiens à remercier très sincèrement les élus et les équipes des six sites, qui ont tous fourni d’importants efforts pour développer de très beaux projets », a ajouté Serge Blanco. Thiais Orly d’un côté, Evry Centre Essonne de l’autre, voilà le duel proposé.

Pour le premier, c’est le site du Senia qui a été proposé par les communes d’Orly, de Thiais, de Rungis, de Chevilly-Larue et le Conseil général du Val de Marne. Un « site urbain à proximité immédiate de Paris, de l’aéroport d’Orly et sa future garde TGV », insiste la FFR. Le site de 15 hectares, situé à 6km de Paris, mise sur l’engagement d’un éco-quartier de 11 hectares vers Chevilly-Larue, la proximité du marché de Rungis et d’une future Cité de la gastronomie. Pour le deuxième, c’est la communauté d’agglomération Evry Centre Essonne qui a présenté le site de l’hippodrome de Ris-Orangis, avec un « site naturel en bordure de forêt, à 25 km de Paris, avec un potentiel de développement significatif autour du stade », souligne la FFR. Au total, 133 hectares, dont 80 sur le site de l’hippodrome aujourd’hui inutilisé. Les collectivités engagées sur ce dernier projet pourraient s’associer aux deux autres candidatures du département de l’Essonne qui n’ont pas été retenues du Val d’Orge (communes de Brétigny-sur-Orge et du Plessis-Pâté) et de Massy.

Les réflexions vont donc se poursuivre et s’affiner dans les mois à venir, la décision de la FFR devant tomber au cours du premier semestre 2012. L’instance fédérale souhaite construire à l’horizon 2017 un stade d’une capacité de 82 000 places, doté d’un toit rétractable et d’une pelouse amovible, capable bien entendu d’accueillir les matches du XV de France, ceux de la finale du championnat de France, ainsi que d’autres manifestations (concerts, spectacles…).

Source : France Télévision

Grand stade de rugby: « très peu de chances de revenir en arrière », selon Blanco

Serge Blanco, en charge du projet de grand stade à la Fédération française de rugby (FFR), affirme que la FFR n’entend pas revenir en arrière sur son coûteux projet, qui mettrait fin à quinze ans de partenariat avec le consortium Stade de France

Serge Blanco, en charge du projet de grand stade à la Fédération française de rugby (FFR), affirme que la FFR n’entend pas « revenir en arrière » sur son coûteux projet, qui mettrait fin à quinze ans de partenariat avec le consortium Stade de France

Serge Blanco, en charge du projet de grand stade à la Fédération française de rugby (FFR), affirme que la FFR n’entend pas « revenir en arrière » sur son coûteux projet, qui mettrait fin à quinze ans de partenariat avec le consortium Stade de France.

La Fédération française de rugby (FFR) rend publique samedi une « short list » de deux ou trois sites candidats pour accueillir son futur grand stade.

Q: Quels sont les critères qui président à votre choix de sites ?

R: « Il y a d’abord l’accessibilité du site en termes de transports: en train, en voiture, en transports en commun… Il y aussi la proximité, si on est loin ou non de Paris, la superficie du terrain pour laquelle nous avons fixé un minimum de 15 hectares… La valeur du site et les espaces à proximité comptent aussi avec la possibilité de le faire évoluer en un lieu de vie. »

Q: Ce stade représente un investissement évalué à 600 millions d’euros, de financement totalement privé. Etes-vous confiant sur le fait de trouver une telle somme dans le contexte actuel de crise ?

R: « La Fédération aura un apport de l’ordre d’au moins 250 millions d’euros. Derrière, il y aura des investisseurs et des banques. Cette estimation est le fruit de voyages et d’études vérifiées et a été validée dans un +business plan+. C’est une somme qu’on ne veut pas dépasser. Si on peut faire moins, on le fera. Ce stade pourra accueillir d’autres événements qui ne le feront pas vivre seulement du rugby mais l’amortiront par d’autres moyens. Il y a aussi d’autres leviers possibles, comme le +naming+ ou la vente de places sur le modèle des +debentures+ comme à Twickenham (achat de places pour une période de dix ans ou plus, ndlr). Je suis optimiste. La livraison du stade est prévue pour 2017 mais, s’il le faut, on peut en toute sérénité prendre un an de plus. »

Q: Il se dit que la FFR lance ce projet simplement pour faire pression sur le consortium du Stade de France en vue d’une possible renégociation de la convention qui s’achève en 2013…

R: « Ca me fait légèrement sourire parce que la Fédération ne dépense pas autant d’argent pour monter ce projet dans le simple but de faire un coup de bluff. Ou alors ce serait cher payé… La Fédération est montée dans un train et ce train prend de la vitesse. Il me semble compliqué de descendre en gare, alors qu’on ne sait même pas de quoi est faite cette gare, ses modalités, ni son avenir… Il y a très peu de chances pour que la Fédération revienne en arrière. »

Propos recueillis par Simon VALMARY (AFP)

Source : TV5 Monde

La FFR déterminée pour avoir son grand stade !

Le projet de Thiais-Orly

Le projet se précise. Des six encore en lice pour accueillir son futur grand stade (82.000 places), la Fédération française de rugby (FFR) désignera , à l’issue de son comité directeur, les deux villes finalistes. Aujourd’hui sont toujours en course Thiais-Orly (Val-de-Marne), Sevran (Seine-Saint-Denis), Achères (Yvelines) et trois candidats situés en Essonne : Massy, Val-d’Orge (Brétigny-sur-Orge) et Évry. Les deux premiers projets font figure de favoris. Concernant le stade en lui-même, vingt et un dossiers d’architecte ont été reçus, il n’en restera que deux ou trois à la fin de l’année.

L’idée de créer une infrastructure dédiée à la FFR est perçue par beaucoup comme un moyen de mettre la pression sur le Consortium du Stade de France, dont la convention pénalisante pour la fédération (lire encadré ci-dessous) arrive à échéance en 2013. Ce que dément Pierre Camou, qui a mandaté Serge Blanco, l’ancien président de la Ligue, pour mener à bien ce dossier. L’investissement s’élèverait à 600 M€ pour ce qui deviendrait la plus grosse enceinte sportive de France, dotée d’un toit et d’une pelouse rétractables. Elle accueillerait, à partir de 2017, six à sept matchs de rugby par an, plus d’autres manifestations culturelles et sportives. Ce qui implique que le XV de France, à l’avenir, ne se produirait plus en province.

Les projets de chaque ville

Opération de «naming» 

Derrière ce projet, un modèle économique clair: créer une «machine à cash» identique à celle que les Anglais ont mis en place avec Twickenham. Le dernier bilan de nos voisins d’outre-Manche fait envie. La RFU (fédération anglaise) présente un chiffre d’affaires annuel de 158 M€ et un bénéfice d’exploitation de 47 M€. Et dire que, l’an prochain, la RFU aura terminé de rembourser l’emprunt contracté pour le dernier agrandissement du temple du rugby, lancé en 2005. Aujourd’hui, un match à Twickenham rapporte 9 M€ à la RFU, contre seulement 3 M€ à la FFR, qui loue le Stade de France 400.000 € par rencontre. En dix ans à Saint-Denis, Pierre Camou estime ainsi le manque à gagner à 160 M€ ! Deux questions restent cependant en suspens. La FFR parviendra-t-elle, en ces temps de récession, à lever les fonds nécessaires à son projet ? En plus d’une lucrative opération de «naming», Pierre Camou songe à conjuguer plusieurs mécanismes d’investissement. Autre problème, la région Île-de-France, longtemps à la traîne en termes d’enceintes sportives, risque d’être saturée à l’avenir. En plus du Parc des Princes (50.000 places) et du Stade de France (80.000) vont sortir de terre le nouveau Jean-Bouin du Stade Français (22.000) en mars 2013 et l’Arena 92 du Racing-Métro (32.000) au troisième semestre 2014. La FFR n’arrive-t-elle pas trop tard ? Il est prévu que les travaux débutent en 2014 pour une livraison en 2017. Et l’investissement serait amorti dès 2024. Aujourd’hui, la FFR bâtit sur le long terme…

Source : Lefigaro.fr

PSA : Le fait du Prince !

Philippe Saint-André troquera-t-il sont blazer du RCT pour celui du XV de France ? C'est très vraisemblable.

Si le président dela FFR avait choisi de saboter les 4 prochaines années du XV de France, il ne s’en serait pas pris autrement. J’appuie à 100% Pierre Camou quand il décide de faire rentrer la fédé dans une nouvelle ère à l’aide du futur grand stade de la FFR, en revanche il faut bien reconnaître que cette méthode de désignation unilatérale de l’entraineur national est complètement en contradiction avec sa volonté de moderniser le rugby français. Je ne critique pas le choix de Philippe Saint-André, encore qu’il n’ait jamais rien gagné en France, il est reconnu par de nombreux spécialistes comme une référence nationale, à défaut d’être une référence mondiale. Avouez tout de même que là Pierre Camou s’est compliqué la tâche et qu’en termes de communication et de transparence il y avait mieux à faire.

Une communication chaotique car les médias ont éventé et largement commenté une info alors quela FFR n’a toujours pas officialisé la nomination de l’entraîneur toulonnais. Même le Mourad Boudjellal s’est dit content et a félicité son entraîneur pour son nouveau poste devant les médias. Silence total du côté de Marcoussis en revanche !

Un manque complet de transparence car on ne sait toujours pas qui, comment et selon quel critère l’entraîneur est désigné. Ne serait-il pas mieux de faire un appel à candidature. Ce qui permettrait aux clubs dont les entraîneurs sont candidats de préparer leurs arrières ? De confronter les projets des uns aux projets des autres et d’impliquer un panel de spécialistes parmi lesquels le DTN, l’ancien sélectionneur, et pourquoi pas les entraineurs du Top 14 d’émettre son opinion. Le Président aurait bien sûr le dernier mot, mais le procédé serait tout autre.

En échange de quoi, le futur coach du XV de France va devoir faire sans entraîneur des avants les deux premières années et à certains de proposer des options de bricolages et un poste d’intermittent du spectacle à Yannick Bru. Où et comment mettre des battons dans les roues aux futurs Bleus et renforcer encore un peu plus le sentiment de cacophonie déjà omniprésent autour de cette équipe…

Bayonne et Perpignan veulent leur grand Stade


La Red Bull Arena, un stade 25 000 place auquel pourraient ressembler les futurs stades de Perpignan et de Bayonne

Après les clubs franciliens les clubs de provinces semblent à leur tour vouloir disposer d’infrastructures dignes du rugby professionnel du XXIème siècle. A quelques semaines d’intervalles deux clubs de part et d’autre des Pyrénées ont fait connaître leur volonté de construire un stade de 25 000 places. Il s’agit de l’Aviron Bayonnais et de l’USAP. Dans les deux cas, il s’agit d’agglomérations moyennes (250 000 habitants pour celle de Perpignan et plus de 100 000 pour celle de Bayonne) qui savent qu’elles peuvent compter sur un public nombreux et fidèle et qui ont pour ambition de pouvoir rivaliser avec les clubs des grandes métropoles. Toutes deux savent que cette compétitivité recherchée passe par des infrastructures modernes et adaptées au sport professionnel.

Bernard Laporte nouvel administrateur de l'Aviron

Sur la côte basque, le projet s’articule autour d’un homme : Bernard Laporte ancien entraîneur des Bleus, passé entre temps par le poste de Secrétaire d’Etat chargé de la Jeunesse et des Sports. Le nouvel administrateur du club a été choisi par le président Salagoïty pour faire du club ciel et blanc un grand d’Europe. Le Gaillacois a accepté cette mission à la condition sine qua none que le club construise un « grand » stade.  « J’ai accepté de rejoindre cette ville pour apporter mon expérience au travers notamment de la réflexion que j’ai menée, quand j’étais secrétaire d’Etat, sur l’avenir des stades » explique Bernard Laporte. Pour l’instant le projet du club basque reste très vague : Il n’a pas par exemple été décidé s’il s’agirait d’une nouvelle enceinte ou si ce nouveau stade se ferait in situ, sur l’emplacement du stade Jean Dauger. On ne connaît pas non plus les détails du financement de ce petit bijou : privé, public ou mixte ?

Jean Marc Pujol, Maire de Perpignan

Coté catalan, il y a déjà quelques certitudes. Le maire de la ville, Jean-Marc Pujol n’a pas souhaité se lancer dans un énième agrandissement du stade Aimé Giral dont le coût était estimé à 32 millions d’euros pour un petit gain de 4 000 places et qui n’aurait en rien résolu les problèmes de stationnement autour de l’enceinte. De ce côté des Pyrénées ont préfère donc l’option d’un nouveau stade de 25 000 places ex situ dont le coût est estimé à 70 millions d’euros et qui pourrait voir le jour dès 2015. Les banlieues nord et sud de Perpignan tiennent la corde pour la construction du stade. On opterait volontiers pour un financement public-privé comme le permet aujourd’hui la loi Rama Yade. Rappelons qu’il s’agit là d’un dossier urgent pour l’USAP qui est obligé depuis plusieurs années de refuser des abonnements pour respecter un règlement de la LNR qui oblige les clubs a réserver quelques places pour les clubs visiteurs ; d’où un manque à gagner important pour le club catalan. Perpignan possède un avantage de taille par rapport à Bayonne : Elle dispose également d’un club joutant dans la Superligue de rugby à XIII, de quoi assurer un minimum de 26 matches à l’année pour rentabiliser le nouveau site (contre 13 pour Bayonne).

La seule certitude est que les deux stades seront équipés de tout le confort dont peut disposer un stade moderne : loges nombreuses et luxueuses pour recevoir les partenaires, places toutes recouvertes par un toit, écrans géants multiples, restaurants, bars, boutiques, locaux administratifs du club incorporés, salles de conférence de presse pour recevoir les journalistes, crèches, etc.

Biens sûr la question du coût fait déjà débat à Bayonne comme à Perpignan. On regarde des deux côtés sur le cas du club de football allemand Alemanya d’Aix-la-Chapelle qui a réussi à construire un stade low cost de 27 000 places pour un coût de 50 millions d’euros seulement ! Un véritable petit exploit dans un pays où la main d’œuvre est particulièrement chère.

A moins qu’on préfère à ce stade low cost le concept d’une Arena. C’est-à-dire d’un stade multifonctionnel (Stade+Zénith). Cette option est bien sûr beaucoup plus chère mais dont le principal avantage est que la rentabilisation de l’Arena ne dépend pas uniquement des résultats du club.

On n’exclut pas la possibilité de recourir au nommage (le fait de donner au stade un nom d’une grande marque) pour financer ces biens. Cependant la plupart des supporteurs basques et catalans acceptent difficilement l’idée qu’on puisse abandonner les noms d’Aimé Giral, de Gilbert Brutus ou de Jean Dauger, héros des I et IIème Guerres Mondiales pour quelques sous. Pour Jean-Marc Pujol et Bernard Laporte, issus tous deux d’un parti politique d’inspiration gaulliste, les temps sont vraiment durs !

La FFR veut son grand stade !


Le Cowboys Stadium de Dallas, l'un des 11 stades visités par Serge Blanco et qui pourrait inspiter le futur Grand Stade de la FFR

RUGBY – La fédération souhaiterait pouvoir disposer de son propre stade à l’horizon 2017.

Samedi soir, les Bleus vont recevoir l’Australie au Stade de France pour leur troisième et dernier test-match de l’automne. Depuis 1998, et mises à part quelques rencontres disputées en province, l’enceinte dyonisienne est le théâtre privilégiée des exploits et des échecs des Bleus. Mais cela pourrait rapidement ne plus être le cas. La fédération française de rugby (FFR) a en effet officiellement lancé jeudi l’étude de faisabilité de son propre stade, qui pourrait voir le jour à l’horizon 2017. Il s’agit du résultat de sept mois d’études préalables, mené par l’ancien président de la Ligue nationale de rugby (LNR), Serge Blanco, actuel membre du comité directeur de la FFR.

Un stade à l’horizon 2017

La FFR a déjà manifesté son intention de ne pas renouveler la convention qui la lie jusqu’en 2013 avec le consortium du Stade de France. Pourquoi une telle désaffection ? La fédé juge cette convention trop contraignante et estime que celle-ci a déjà entraîné un manque à gagner de 160 millions d’euros depuis 1998. « Je crois que la Fédération de rugby est une entreprise. Je crois qu’une entreprise, pour grandir, doit avoir son outil de travail », a insisté le président de la FFR, Pierre Camou. « A la fin de l’année prochaine, nous prendrons la décision ferme et définitive. Le Comité directeur prendra la décision de savoir si la Fédération se lance dans la grande aventure, pour avoir un stade en 2017. »

80.000 places avec toit et pelouse rétractables

Le projet prévoit la construction d’un stade de 80.000 places avec toit et pelouse rétractables munis d' »espaces conviviaux et diversifiés ». « Ce ne sera pas qu’un stade de rugby mais une agora ou une enceinte artistique, sportive et culturelle. Il fera partie d’un élément structurant pour le sport français car il pourra accueillir différents sports dans des capacités importantes », a précisé Pierre Camou. Serge Blanco a estimé le seuil de rentabilité du projet à une vingtaine de manifestations par an. Plusieurs municipalités d’Île-de-France ont déjà manifesté leur intérêt pour ce projet qui dépasse le cadre d’un simple « Twickenham à la française » : Massy, Senart, Bondoufle et Marne-la-Vallée.

Vidéo de présentation du projet

Au Stade de la Controverse

Gauche-droite, Droite-gauche, la bataille fait rage. Avec à l’horizon, un possible Euro 2016 en France, la course aux infrastructures est en train de faire un flop, à cause de querelles vraisemblablement plus politiciennes que politiques. De ces querelles, il y aura deux grands perdants, la France, incapable d’avancer, et le sport français. Hélas, le rugby n’y échappera pas. Démonstration faite avec un petit tour dans trois grandes villes de l’Hexagone.

Le futur grand stade de Lille

En matière d’infrastructures pour le sport de haut-niveau la France, malgré les mondiaux de football (1998) et de rugby (2007) a pris un énorme retard. Des pays tels que l’Espagne, le Portugal, l’Italie ou les Pays-Bas, disposent tous d’enceintes ultramodernes notés 5 étoiles par l’UEFA. Quant à la Grande-Bretagne et l’Allemagne, elles appartiennent à une autre planète. Une planète, où l’on ne craint pas le modernisme et où l’on se donne les moyens de ses ambitions.

MMArena, au Mans, un exemple de stade moderne

Le cas parisien

Pourtant avec le football et le rugby, la France est l’un des très rares pays d’Europe à aimer  deux sports capables de remplir les plus grandes enceintes. C’est le cas à Paris où l’équipe du Stade français a obtenu d’excellents résultats au plus haut niveau entrainant derrière le club un public toujours plus nombreux. Seulement, la ville ne dispose pas d’infrastructures modernes dignes d’un grand club de Top 14. Devant, ce constat la Mairie de Paris a voté la construction d’un nouveau Jean Bouin qui répondrait parfaitement aux attentes du sport professionnel. Seulement, un collectif emmené par des élus, issus de l’UMP, du XVIème arrondissement de Paris s’oppose fermement au projet, prétextant que l’actuel Jean Bouin est un stade omnisport servant avant tout à la pratique du sport amateur et scolaire dans le seizième. On prétend aussi que ce stade qui serait construit par l’architecte Rudy Ricciotti et qui coûterait 110 millions d’euros, serait un cadeau du Maire de Paris, Bertrand Delanoë au Président du Stade français, Max Guazzini. Et comme en France, la protestation unie plus que la réforme, les élus UMP ont trouvé l’improbable soutient des Verts pour renforcer leur collectif anti-nouveau Jean Bouin ! Les travaux qui devaient voir le jour début 2010 ne sont pas prêts de débuter. Les solutions alternatives sont rares : Le PSG, refuse la cohabitation avec un voisin rugbyman qui lui fait de plus en plus d’ombre (le maillot du Stade français se vend mieux que celui du club de football). Quant au stade Charléty, il est aussi vétuste que ne l’est l’actuel Jean Bouin. De leurs côtés les Racingmen des Hauts-de-Seine connaissent également des difficultés pour leur projet d’Arena 92 qui n’a pas été retenu comme site pour la candidature française à l’Euro 2016. L’enceinte devrait en effet être à cheval sur deux communes, l’une d’elle, Nanterre est une enclave gauchiste dans un département qui est l’un des bastions de la droite. Regrettons que Paris soit la seule capitale du monde ne disposant pas d’administration pour son agglomération. Heureusement côté Racingmen, le bon sens des uns et des autres fait qu’on peut espérer voir cette Arena 92 du côté de la Défense.

Et si FFR, Stade français et le Racing se mettait autour d’une même table ? En effet, les trois entités désirent créer leur stade. Le seul ‘hic’ c’est que chacun porte un projet différent : Le Stade français souhaite une enceinte de 20 000 places, et continuerait vraisemblablement de délocaliser ces matchs de gala au Stade de France. Le Racing, veut une Arena polyvalente, avec toit rétractable pour le tennis, les concerts, le basket ou le handball, sur le département des Hauts-de-Seine, elle pourrait accueillir 35 000 personnes environ pour les matchs du Racing. La FFR souhaiterait disposer d’une cathédrale afin de ne plus avoir à traiter avec le consortium du Stade de France et de sa clause abusive.  Il s’agirait, on imagine d’un stade bien plus grand (environ 80 000 places) et qui pourrait être situé sur le département de l’Essonne qui entretient des relations privilégié avec la FFR depuis la construction du centre de Marcoussis. Mais les nouvelles arènes polyvalentes modulables pourraient convenir au trois.

Le futur vélodrome de Marseille, devrait toujours servir pour les matchs du XV de France

Le cas bordelais

Alain Juppé va devoir rehausser ses manches pour obtenir son grand stade

La capitale girondine disposait depuis des années du magnifique stade Chaban-Delmas, une œuvre Art-Déco, construit pour la Coupe du Monde de football 1938, il est le premier stade être complètement couvert par un toit qui est suspendu sans l’aide de piliers. Seulement voilà, le Stade, qui accueillit des matchs des Coupes du Monde de football 1938 et 1998, de rugby 1999 et 2007, la finale de Heineken Cup 1997 est aujourd’hui vieux de 72 ans. Son statut de monument inscrit au Patrimoine du XXème siècle empêche une rénovation en profondeur, et son entretien est devenu un gouffre pour la Municipalité. Le club de foot pensionnaire, les Girondins de Bordeaux –créé d’ailleurs afin que l’enceinte bordelaise puisse disposer d’une équipe- est devenu le meilleur club de France. Afin de redevenir compétitif au plus haut niveau européen, le club souhaite disposer d’un outil très haut de gamme de 45 000 places dans le quartier du Lac. Par ailleurs, la Ligne Nationale de Rugby a indiqué que le stade Chaban-Delmas ne répondait plus à ses exigences et qu’il ne serait plus possible d’y organiser les demi-finales du Top 14 Orange comme s’était souvent le cas. Là aussi, l’Euro 2016 viendrait à point nommé. La construction d’un tel stade viendrait dans la continuité d’un vaste et ambitieux programme de réaménagement de la ville, entrepris par le maire Alain Juppé depuis une dizaine d’années, qui a vu la rénovation complète du Port de la Lune nouvellement inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, la dotation pour l’agglomération de lignes de tramways ultramodernes, la création d’un quartier d’affaires, Bordeaux-Euratlantique dont le centre sera la gare reliée par TGV à Paris et Madrid. Ce quartier, disposera d’ailleurs de sa nouvelle Arena Montecristo, qui sera l’une des plus grandes salles polyvalentes de France. Seulement, avec tous ses projets pharaoniques certains ont de plus en plus de mal à mettre la main à la poche : Pourtant le budget est « presque » bouclé, l’état apporterait 20 millions d’euros, M6, actionnaire majoritaire du club marine-et-blanc mettrait 100 millions sur la table, la municipalité de Bordeaux, la Communauté urbaine, et la région 15 millions chacune, le naming devrait pouvoir apporter 10 millions, il manquerait encore 10 ou 15 millions que le Conseil Général de la Gironde, majoritairement socialiste, refuse de combler. Inutile de dire que l’Euro 2016, attirerait des millions de touristes, qui consommeraient, rempliraient nos hôtels, nos restaurants, nos bars, laisseraient des pourboires et qui seraient susceptibles de revenir en France pour peu, qu’on se soit montrés à la hauteur. Un grand stade pour la Gironde permettrait au département de retrouver les équipes de France de football et de rugby qui boudent la région depuis des décennies, d’avoir une salle de concert pouvant accueillir les U2, Madonna et autres Johny Hallyday. Alors qu’il faut s’imaginer ce que sera la France de l’après-crise, certains élus refusent de voir plus loin que les Régionales de 2010 et craignent la réussite de leurs opposants. Quant au rugby, Alain Juppé aimerait que l’Union Bordeaux-Bègles, capable de mobiliser 20 000 spectateurs pour un match de ProD2, récupère le stade Chaban-Delmas. Ce n’est évidemment pas du goût du maire de Bègles, vert, Noël Mamère qui aimerait voir l’UBB rester sur sa municipalité et envisage une rénovation du stade André Moga, en le dotant d’une capacité 15 000 places.

 

Une demi-finale de Top 14 sur la Côte d'Azur, ça vous dit ?

Le cas lyonnais

Du côté lyonnais, là aussi le projet de construction d’un grand stade, qui porte le nom provisoire d’OL Land, n’est pas un long fleuve tranquille. Ici, les opposants au stade appartiennent à des milieux très variés : on y retrouve des élus de l’UMP, des socialistes, naturellement des Verts (opposés pour des raisons idéologiques à tous les projets), mais aussi quelques supporters de l’Olympique Lyonnais, nostalgiques du foot « à la papa » et préférant l’actuel stade Gerland.  D’une manière général, ici, c’est plus l’emplacement du Stade à Décines, loin du cœur historique de Lyon qui fait l’objet d’une contestation que le grand stade, lui-même. En effet, les transports en commun ne desservent absolument pas cet endroit. Ainsi, le contribuable lyonnais devra payer de sa poche un projet porté par un club de football professionnel côté en bourse. Le problème du foot et aussi celui du rugby. Car Lyon, compte l’un des tous meilleurs clubs de seconde division, susceptible à un moment où l’autre de monter en Top 14 Orange, le LOU. Comme cela a déjà été dit sur ce blogue, on sait que le millionnaire Jean-Michel Aulas, PD-G de l’OL garde un œil attentif sur la progression des rugbymen et espère recycler le Stade Gerland en stade dédié à l’ovale. En effet, si le LOU venait à monter en Top 14 Orange en fin de saison, Lyon, la deuxième agglomération française, ne dispose pas de stade pouvant accueillir des matchs d’élite. La solution pour les rugbymen lyonnais passerait probablement par une équipe « SDF », qui jouerait ses gros matchs à Gerland, et jonglerait entre le stade des Alpes de Grenoble, Bourgoin-Jallieu et au stade de La Duchère pour les autres matchs en attendant de disposer d’un stade. Quant à l’OL Land, on peut imaginer qu’il pourrait être loué à la FFR ou à la ligue pour recevoir des matchs du XV  de France et des demi-finales du Top 14. Ce qui serait un argument de plus dans la valise de monsieur Aulas et de ses partisans.

Conclusion

Le très controversé OL Land

Les stades sont devenus, qu’on le veuille ou non, le reflet du dynamisme d’une ville. Certains auraient sans doute préféré, à tort ou à raison, que ce soit les musées plus que les stades qui servent d’indicateur. Mais le sport étant à la masse ce que la culture est à l’élite, il n’en est pas ainsi. Les villes françaises ont donc pris un retard significatif. La grandeur de notre pays vient aussi de l’audace de nos ancêtres en matière d’architecture. Le monument qui représente la France partout dans le monde était lui aussi à son époque l’objet d’une très grande controverse. Aux yeux de certains l’expo universelle de Paris ne valait pas plus que ce que peut valoir aujourd’hui l’Euro2016 pour d’autres. C’est grâce à la ténacité de certains que la France a pu impressionner le monde grâce à son audace, à son dynamisme. Il y a toujours mille (bonnes) raisons pour ne pas faire, pour rester sur place, pour ne pas avancer. Mais si la France est le pays des milles-châteaux, des milles cathédrales, c’est parce que certains ont écouté leur rêve, plus que ces milles raisons.  Les villes françaises ont besoin de retrouver leur prestige, leur compétitivité sur le plan européen. Gageons que la France puisse un jour devenir aussi le pays des milles stades !