Bayonne et Perpignan veulent leur grand Stade


La Red Bull Arena, un stade 25 000 place auquel pourraient ressembler les futurs stades de Perpignan et de Bayonne

Après les clubs franciliens les clubs de provinces semblent à leur tour vouloir disposer d’infrastructures dignes du rugby professionnel du XXIème siècle. A quelques semaines d’intervalles deux clubs de part et d’autre des Pyrénées ont fait connaître leur volonté de construire un stade de 25 000 places. Il s’agit de l’Aviron Bayonnais et de l’USAP. Dans les deux cas, il s’agit d’agglomérations moyennes (250 000 habitants pour celle de Perpignan et plus de 100 000 pour celle de Bayonne) qui savent qu’elles peuvent compter sur un public nombreux et fidèle et qui ont pour ambition de pouvoir rivaliser avec les clubs des grandes métropoles. Toutes deux savent que cette compétitivité recherchée passe par des infrastructures modernes et adaptées au sport professionnel.

Bernard Laporte nouvel administrateur de l'Aviron

Sur la côte basque, le projet s’articule autour d’un homme : Bernard Laporte ancien entraîneur des Bleus, passé entre temps par le poste de Secrétaire d’Etat chargé de la Jeunesse et des Sports. Le nouvel administrateur du club a été choisi par le président Salagoïty pour faire du club ciel et blanc un grand d’Europe. Le Gaillacois a accepté cette mission à la condition sine qua none que le club construise un « grand » stade.  « J’ai accepté de rejoindre cette ville pour apporter mon expérience au travers notamment de la réflexion que j’ai menée, quand j’étais secrétaire d’Etat, sur l’avenir des stades » explique Bernard Laporte. Pour l’instant le projet du club basque reste très vague : Il n’a pas par exemple été décidé s’il s’agirait d’une nouvelle enceinte ou si ce nouveau stade se ferait in situ, sur l’emplacement du stade Jean Dauger. On ne connaît pas non plus les détails du financement de ce petit bijou : privé, public ou mixte ?

Jean Marc Pujol, Maire de Perpignan

Coté catalan, il y a déjà quelques certitudes. Le maire de la ville, Jean-Marc Pujol n’a pas souhaité se lancer dans un énième agrandissement du stade Aimé Giral dont le coût était estimé à 32 millions d’euros pour un petit gain de 4 000 places et qui n’aurait en rien résolu les problèmes de stationnement autour de l’enceinte. De ce côté des Pyrénées ont préfère donc l’option d’un nouveau stade de 25 000 places ex situ dont le coût est estimé à 70 millions d’euros et qui pourrait voir le jour dès 2015. Les banlieues nord et sud de Perpignan tiennent la corde pour la construction du stade. On opterait volontiers pour un financement public-privé comme le permet aujourd’hui la loi Rama Yade. Rappelons qu’il s’agit là d’un dossier urgent pour l’USAP qui est obligé depuis plusieurs années de refuser des abonnements pour respecter un règlement de la LNR qui oblige les clubs a réserver quelques places pour les clubs visiteurs ; d’où un manque à gagner important pour le club catalan. Perpignan possède un avantage de taille par rapport à Bayonne : Elle dispose également d’un club joutant dans la Superligue de rugby à XIII, de quoi assurer un minimum de 26 matches à l’année pour rentabiliser le nouveau site (contre 13 pour Bayonne).

La seule certitude est que les deux stades seront équipés de tout le confort dont peut disposer un stade moderne : loges nombreuses et luxueuses pour recevoir les partenaires, places toutes recouvertes par un toit, écrans géants multiples, restaurants, bars, boutiques, locaux administratifs du club incorporés, salles de conférence de presse pour recevoir les journalistes, crèches, etc.

Biens sûr la question du coût fait déjà débat à Bayonne comme à Perpignan. On regarde des deux côtés sur le cas du club de football allemand Alemanya d’Aix-la-Chapelle qui a réussi à construire un stade low cost de 27 000 places pour un coût de 50 millions d’euros seulement ! Un véritable petit exploit dans un pays où la main d’œuvre est particulièrement chère.

A moins qu’on préfère à ce stade low cost le concept d’une Arena. C’est-à-dire d’un stade multifonctionnel (Stade+Zénith). Cette option est bien sûr beaucoup plus chère mais dont le principal avantage est que la rentabilisation de l’Arena ne dépend pas uniquement des résultats du club.

On n’exclut pas la possibilité de recourir au nommage (le fait de donner au stade un nom d’une grande marque) pour financer ces biens. Cependant la plupart des supporteurs basques et catalans acceptent difficilement l’idée qu’on puisse abandonner les noms d’Aimé Giral, de Gilbert Brutus ou de Jean Dauger, héros des I et IIème Guerres Mondiales pour quelques sous. Pour Jean-Marc Pujol et Bernard Laporte, issus tous deux d’un parti politique d’inspiration gaulliste, les temps sont vraiment durs !

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La FFR veut son grand stade !


Le Cowboys Stadium de Dallas, l'un des 11 stades visités par Serge Blanco et qui pourrait inspiter le futur Grand Stade de la FFR

RUGBY – La fédération souhaiterait pouvoir disposer de son propre stade à l’horizon 2017.

Samedi soir, les Bleus vont recevoir l’Australie au Stade de France pour leur troisième et dernier test-match de l’automne. Depuis 1998, et mises à part quelques rencontres disputées en province, l’enceinte dyonisienne est le théâtre privilégiée des exploits et des échecs des Bleus. Mais cela pourrait rapidement ne plus être le cas. La fédération française de rugby (FFR) a en effet officiellement lancé jeudi l’étude de faisabilité de son propre stade, qui pourrait voir le jour à l’horizon 2017. Il s’agit du résultat de sept mois d’études préalables, mené par l’ancien président de la Ligue nationale de rugby (LNR), Serge Blanco, actuel membre du comité directeur de la FFR.

Un stade à l’horizon 2017

La FFR a déjà manifesté son intention de ne pas renouveler la convention qui la lie jusqu’en 2013 avec le consortium du Stade de France. Pourquoi une telle désaffection ? La fédé juge cette convention trop contraignante et estime que celle-ci a déjà entraîné un manque à gagner de 160 millions d’euros depuis 1998. « Je crois que la Fédération de rugby est une entreprise. Je crois qu’une entreprise, pour grandir, doit avoir son outil de travail », a insisté le président de la FFR, Pierre Camou. « A la fin de l’année prochaine, nous prendrons la décision ferme et définitive. Le Comité directeur prendra la décision de savoir si la Fédération se lance dans la grande aventure, pour avoir un stade en 2017. »

80.000 places avec toit et pelouse rétractables

Le projet prévoit la construction d’un stade de 80.000 places avec toit et pelouse rétractables munis d' »espaces conviviaux et diversifiés ». « Ce ne sera pas qu’un stade de rugby mais une agora ou une enceinte artistique, sportive et culturelle. Il fera partie d’un élément structurant pour le sport français car il pourra accueillir différents sports dans des capacités importantes », a précisé Pierre Camou. Serge Blanco a estimé le seuil de rentabilité du projet à une vingtaine de manifestations par an. Plusieurs municipalités d’Île-de-France ont déjà manifesté leur intérêt pour ce projet qui dépasse le cadre d’un simple « Twickenham à la française » : Massy, Senart, Bondoufle et Marne-la-Vallée.

Vidéo de présentation du projet

Au Stade de la Controverse

Gauche-droite, Droite-gauche, la bataille fait rage. Avec à l’horizon, un possible Euro 2016 en France, la course aux infrastructures est en train de faire un flop, à cause de querelles vraisemblablement plus politiciennes que politiques. De ces querelles, il y aura deux grands perdants, la France, incapable d’avancer, et le sport français. Hélas, le rugby n’y échappera pas. Démonstration faite avec un petit tour dans trois grandes villes de l’Hexagone.

Le futur grand stade de Lille

En matière d’infrastructures pour le sport de haut-niveau la France, malgré les mondiaux de football (1998) et de rugby (2007) a pris un énorme retard. Des pays tels que l’Espagne, le Portugal, l’Italie ou les Pays-Bas, disposent tous d’enceintes ultramodernes notés 5 étoiles par l’UEFA. Quant à la Grande-Bretagne et l’Allemagne, elles appartiennent à une autre planète. Une planète, où l’on ne craint pas le modernisme et où l’on se donne les moyens de ses ambitions.

MMArena, au Mans, un exemple de stade moderne

Le cas parisien

Pourtant avec le football et le rugby, la France est l’un des très rares pays d’Europe à aimer  deux sports capables de remplir les plus grandes enceintes. C’est le cas à Paris où l’équipe du Stade français a obtenu d’excellents résultats au plus haut niveau entrainant derrière le club un public toujours plus nombreux. Seulement, la ville ne dispose pas d’infrastructures modernes dignes d’un grand club de Top 14. Devant, ce constat la Mairie de Paris a voté la construction d’un nouveau Jean Bouin qui répondrait parfaitement aux attentes du sport professionnel. Seulement, un collectif emmené par des élus, issus de l’UMP, du XVIème arrondissement de Paris s’oppose fermement au projet, prétextant que l’actuel Jean Bouin est un stade omnisport servant avant tout à la pratique du sport amateur et scolaire dans le seizième. On prétend aussi que ce stade qui serait construit par l’architecte Rudy Ricciotti et qui coûterait 110 millions d’euros, serait un cadeau du Maire de Paris, Bertrand Delanoë au Président du Stade français, Max Guazzini. Et comme en France, la protestation unie plus que la réforme, les élus UMP ont trouvé l’improbable soutient des Verts pour renforcer leur collectif anti-nouveau Jean Bouin ! Les travaux qui devaient voir le jour début 2010 ne sont pas prêts de débuter. Les solutions alternatives sont rares : Le PSG, refuse la cohabitation avec un voisin rugbyman qui lui fait de plus en plus d’ombre (le maillot du Stade français se vend mieux que celui du club de football). Quant au stade Charléty, il est aussi vétuste que ne l’est l’actuel Jean Bouin. De leurs côtés les Racingmen des Hauts-de-Seine connaissent également des difficultés pour leur projet d’Arena 92 qui n’a pas été retenu comme site pour la candidature française à l’Euro 2016. L’enceinte devrait en effet être à cheval sur deux communes, l’une d’elle, Nanterre est une enclave gauchiste dans un département qui est l’un des bastions de la droite. Regrettons que Paris soit la seule capitale du monde ne disposant pas d’administration pour son agglomération. Heureusement côté Racingmen, le bon sens des uns et des autres fait qu’on peut espérer voir cette Arena 92 du côté de la Défense.

Et si FFR, Stade français et le Racing se mettait autour d’une même table ? En effet, les trois entités désirent créer leur stade. Le seul ‘hic’ c’est que chacun porte un projet différent : Le Stade français souhaite une enceinte de 20 000 places, et continuerait vraisemblablement de délocaliser ces matchs de gala au Stade de France. Le Racing, veut une Arena polyvalente, avec toit rétractable pour le tennis, les concerts, le basket ou le handball, sur le département des Hauts-de-Seine, elle pourrait accueillir 35 000 personnes environ pour les matchs du Racing. La FFR souhaiterait disposer d’une cathédrale afin de ne plus avoir à traiter avec le consortium du Stade de France et de sa clause abusive.  Il s’agirait, on imagine d’un stade bien plus grand (environ 80 000 places) et qui pourrait être situé sur le département de l’Essonne qui entretient des relations privilégié avec la FFR depuis la construction du centre de Marcoussis. Mais les nouvelles arènes polyvalentes modulables pourraient convenir au trois.

Le futur vélodrome de Marseille, devrait toujours servir pour les matchs du XV de France

Le cas bordelais

Alain Juppé va devoir rehausser ses manches pour obtenir son grand stade

La capitale girondine disposait depuis des années du magnifique stade Chaban-Delmas, une œuvre Art-Déco, construit pour la Coupe du Monde de football 1938, il est le premier stade être complètement couvert par un toit qui est suspendu sans l’aide de piliers. Seulement voilà, le Stade, qui accueillit des matchs des Coupes du Monde de football 1938 et 1998, de rugby 1999 et 2007, la finale de Heineken Cup 1997 est aujourd’hui vieux de 72 ans. Son statut de monument inscrit au Patrimoine du XXème siècle empêche une rénovation en profondeur, et son entretien est devenu un gouffre pour la Municipalité. Le club de foot pensionnaire, les Girondins de Bordeaux –créé d’ailleurs afin que l’enceinte bordelaise puisse disposer d’une équipe- est devenu le meilleur club de France. Afin de redevenir compétitif au plus haut niveau européen, le club souhaite disposer d’un outil très haut de gamme de 45 000 places dans le quartier du Lac. Par ailleurs, la Ligne Nationale de Rugby a indiqué que le stade Chaban-Delmas ne répondait plus à ses exigences et qu’il ne serait plus possible d’y organiser les demi-finales du Top 14 Orange comme s’était souvent le cas. Là aussi, l’Euro 2016 viendrait à point nommé. La construction d’un tel stade viendrait dans la continuité d’un vaste et ambitieux programme de réaménagement de la ville, entrepris par le maire Alain Juppé depuis une dizaine d’années, qui a vu la rénovation complète du Port de la Lune nouvellement inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, la dotation pour l’agglomération de lignes de tramways ultramodernes, la création d’un quartier d’affaires, Bordeaux-Euratlantique dont le centre sera la gare reliée par TGV à Paris et Madrid. Ce quartier, disposera d’ailleurs de sa nouvelle Arena Montecristo, qui sera l’une des plus grandes salles polyvalentes de France. Seulement, avec tous ses projets pharaoniques certains ont de plus en plus de mal à mettre la main à la poche : Pourtant le budget est « presque » bouclé, l’état apporterait 20 millions d’euros, M6, actionnaire majoritaire du club marine-et-blanc mettrait 100 millions sur la table, la municipalité de Bordeaux, la Communauté urbaine, et la région 15 millions chacune, le naming devrait pouvoir apporter 10 millions, il manquerait encore 10 ou 15 millions que le Conseil Général de la Gironde, majoritairement socialiste, refuse de combler. Inutile de dire que l’Euro 2016, attirerait des millions de touristes, qui consommeraient, rempliraient nos hôtels, nos restaurants, nos bars, laisseraient des pourboires et qui seraient susceptibles de revenir en France pour peu, qu’on se soit montrés à la hauteur. Un grand stade pour la Gironde permettrait au département de retrouver les équipes de France de football et de rugby qui boudent la région depuis des décennies, d’avoir une salle de concert pouvant accueillir les U2, Madonna et autres Johny Hallyday. Alors qu’il faut s’imaginer ce que sera la France de l’après-crise, certains élus refusent de voir plus loin que les Régionales de 2010 et craignent la réussite de leurs opposants. Quant au rugby, Alain Juppé aimerait que l’Union Bordeaux-Bègles, capable de mobiliser 20 000 spectateurs pour un match de ProD2, récupère le stade Chaban-Delmas. Ce n’est évidemment pas du goût du maire de Bègles, vert, Noël Mamère qui aimerait voir l’UBB rester sur sa municipalité et envisage une rénovation du stade André Moga, en le dotant d’une capacité 15 000 places.

 

Une demi-finale de Top 14 sur la Côte d'Azur, ça vous dit ?

Le cas lyonnais

Du côté lyonnais, là aussi le projet de construction d’un grand stade, qui porte le nom provisoire d’OL Land, n’est pas un long fleuve tranquille. Ici, les opposants au stade appartiennent à des milieux très variés : on y retrouve des élus de l’UMP, des socialistes, naturellement des Verts (opposés pour des raisons idéologiques à tous les projets), mais aussi quelques supporters de l’Olympique Lyonnais, nostalgiques du foot « à la papa » et préférant l’actuel stade Gerland.  D’une manière général, ici, c’est plus l’emplacement du Stade à Décines, loin du cœur historique de Lyon qui fait l’objet d’une contestation que le grand stade, lui-même. En effet, les transports en commun ne desservent absolument pas cet endroit. Ainsi, le contribuable lyonnais devra payer de sa poche un projet porté par un club de football professionnel côté en bourse. Le problème du foot et aussi celui du rugby. Car Lyon, compte l’un des tous meilleurs clubs de seconde division, susceptible à un moment où l’autre de monter en Top 14 Orange, le LOU. Comme cela a déjà été dit sur ce blogue, on sait que le millionnaire Jean-Michel Aulas, PD-G de l’OL garde un œil attentif sur la progression des rugbymen et espère recycler le Stade Gerland en stade dédié à l’ovale. En effet, si le LOU venait à monter en Top 14 Orange en fin de saison, Lyon, la deuxième agglomération française, ne dispose pas de stade pouvant accueillir des matchs d’élite. La solution pour les rugbymen lyonnais passerait probablement par une équipe « SDF », qui jouerait ses gros matchs à Gerland, et jonglerait entre le stade des Alpes de Grenoble, Bourgoin-Jallieu et au stade de La Duchère pour les autres matchs en attendant de disposer d’un stade. Quant à l’OL Land, on peut imaginer qu’il pourrait être loué à la FFR ou à la ligue pour recevoir des matchs du XV  de France et des demi-finales du Top 14. Ce qui serait un argument de plus dans la valise de monsieur Aulas et de ses partisans.

Conclusion

Le très controversé OL Land

Les stades sont devenus, qu’on le veuille ou non, le reflet du dynamisme d’une ville. Certains auraient sans doute préféré, à tort ou à raison, que ce soit les musées plus que les stades qui servent d’indicateur. Mais le sport étant à la masse ce que la culture est à l’élite, il n’en est pas ainsi. Les villes françaises ont donc pris un retard significatif. La grandeur de notre pays vient aussi de l’audace de nos ancêtres en matière d’architecture. Le monument qui représente la France partout dans le monde était lui aussi à son époque l’objet d’une très grande controverse. Aux yeux de certains l’expo universelle de Paris ne valait pas plus que ce que peut valoir aujourd’hui l’Euro2016 pour d’autres. C’est grâce à la ténacité de certains que la France a pu impressionner le monde grâce à son audace, à son dynamisme. Il y a toujours mille (bonnes) raisons pour ne pas faire, pour rester sur place, pour ne pas avancer. Mais si la France est le pays des milles-châteaux, des milles cathédrales, c’est parce que certains ont écouté leur rêve, plus que ces milles raisons.  Les villes françaises ont besoin de retrouver leur prestige, leur compétitivité sur le plan européen. Gageons que la France puisse un jour devenir aussi le pays des milles stades !

Que faire du pactole des 35 millions d’euros ?

Que faire du pactole ?

 

En lisant le Midi Olympique de lundi dernier, j’ai pu voir que la France du rugby se pose la question suivante :

 

Que faire des 35 millions d’euros bruts gagné par la FFR  grâce à la Coupe du Monde de rugby.

 

Voilà ce que je propose :

 

Comme le fait très justement remarquer le « grand jaune » 35 millions brut c’est à la fois énorme et très peu, surtout quand on voit les sommes astronomiques qui circulent dans le sport professionnels aujourd’hui, y compris dans le rugby. C’est 35 millions brut devraient correspondre à 20 millions net.

Les différentes personnes interrogés issus de clubs de Fédérale et de Serge Blanco, représentant le rugby professionnels ouvrent plusieurs pistes intéressantes : Terrains synthétiques dans le nord de la France, développement du rugby dans les régions où ce sport est peu encore peu populaire : Bretagne, Nord Pas-de-Calais, Alsace, etc…

 

Premièrement je propose que ces 15 millions qui doivent partir en impôts diverses soient investis pour l’essentiel dans la Fondation Albert Ferrasse. En effet selon la loi française 66% du dons est déductible des impôts. Fondation Albert Ferrasse qui a pour lourde mission d’aider les grands blessés du rugby. Autant que cet argent parte directement à la cause de la grande famille du rugby que nous sommes. Non ?

 

Il nous reste donc 20 millions, je vous propose une piste qui risque d’en faire bondir plus d’un !

 

Construisons un Grand Stade du rugby en banlieue parisienne ! S’il-vous-plaît ne partez pas avant d’avoir écouter mon argumentation.

 

Ce stade pourrait accueillir les matchs du tournoi des 6 nations, des test-matchs contre les grosses nations de l’hémisphère sud (ou les matchs des nouvelles Séries Mondiales de Rugby que l’Interntional Rugby Board est en train de dessiner), la finale du championnat de France de rugby. Et aussi certaines oppositions du Top 14, celles du Stade Français Paris, ou bien du futur Racing Metro. Et pourquoi pas le futur grand « classicó » parisien entre les deux clubs ? Un vrai stade de rugby avec des tribunes qui ne seraient pas séparées de la pelouse par une piste d’Athlétisme à la façon du Millenium Stadium de Cardiff, de l’Ellis Park, de Twickenham, bref de tous les Stade de rugby qui ne soient pas le Stade de France qui lui est seulementy joli vu d’hélicoptère ! Le Millenium Stadium de Cardiff lors de l'entrée des Diables Rouges sur le terrain !

 

Comme nous l’avons dit précédemment, vingt millions c’est à la fois beaucoup est très peu. Je suis profondément attaché au rugby amateur et à son développement et c’est justement pour cela que je tiens à proposer une solution viable sur le long terme ! Parce que c’est bien cela le problème en combien de temps va se volatiser ces vingt millions si on commence à investir des terrains synthétiques à droite à gauche ? Comme vous le savez peut-être la FFR dispose d’un contrat avec le consortium du Stade de France dont elle a été la grande perdante, sachez qu’à chaque fois qu’on remplis le Stade de France pour un match du Tournoi la Fédération perd de l’argent ! Tandis que la Rugby Football Union anglaise elle s’en met plein les poches. C’est un comble. Cette solution n’est pas viable. Je crois que si les Français ont plein de défauts, n’en doutons pas,  ils ont en revanche la qualité de voir les grands projets, non pas comme une dépense mais comme un investissement facteur de croissance. Si la FFR disposait d’un tel stade, elle pourrait redistribuer cet argent aux clubs amateurs de façon pérenne. Voilà la logique de ma démarche.

 

Effectivement, pour construire un grand stade, je parle d’un stade d’environs 90 000 places, les vingt millions du mondial ne suffiraient pas puisqu’il faudrait compter deux cent millions d’euros. Pour le reste on peut imaginer que les collectivités territoriales participent aussi au projet  peuvent participer car le département et la ville qui accueillerait le stade en profiterait très largement.

Sur le fameux  « naming » (désolé je n’ai pas trouvé d’équivalent français). Une marque pourrait donner son nom au stade en contre partie de son financement. Attention, si certains trouve le concept très anglosaxon, imaginez que le nom du stade porte le nom d’une grande banque française, ou pourquoi pas de la région ou du département sur lequel il se trouve. Enfin, je pense que la tunique XV de France pourrait, elle, aussi porter le nom d’un parrain. L’Équipe de France on l’a vu est capable d’attirer des dizaines de millions de téléspectateurs, ce qui est plus que n’importe quel grand club de foot en France, régulièrement lors des joutes du Tournoi des 6 Nations, environ 6 millions de téléspectateurs regardent l’Équipe de France jouer. Soit plus d’un français sur dix.

 

Je pense qu’aujourd’hui le XV de France plus que le rugby  a atteint une notoriété nouvelle. Elle doit tout faire pour que le rugby d’en-bas puisse en profiter.