Vidéo : Résumé des matchs entre nations Britanniques

Enfin, pour ceux qui voulait voir des beaux matches ce weekend il fallait aller de l’autre côté de la Manche avec un Pays-de-Galles vs. Irlande de haute volée et une victoire anglaise pleine de promesse lors de la Calcuta Cup face à leurs éternels rivaux écossais.

Tournée d’été : Nivellement par le haut !

Bataille dans les airs entre Gallois et Australiens

L’époque où les trois géants du sud dominaient outrageusement les rencontres internationales et où seuls Français et Anglais arrivaient sporadiquement à contester cette suprématie est révolue. Nous avions eu des premiers signes avant coureurs lors de la Coupe du Monde avec la victoire de l’Irlande sur l’Australie ou bien le bon résultat des Gallois face aux Sud-Africains, les Tonga, eux, avaient fait chuté les Français qui, eux-mêmes, ne s’étaient incliner que d’un petit point en finale. On pensait que la préparation physique et rugbystique qui eut lieu durant les trois mois qui précédèrent la compétition phare avaient eu pour effet d’atténuer les différences de niveau entre les formations. Seulement, les résultats de cette tournée d’été nous prouvent que ce nivellement par le haut est bien réel : l’Afrique du Sud a du s’employer pour remporter son match face à l’Angleterre, les Gallois échouent de deux petits points face aux Australiens et l’Irlande s’incline sur le fil de trois points face aux mythiques All Blacks. Il faut se souvenir que l’Ecosse, qui passe pour la nation médiocre du tournoi, vient de faire tomber les Wallabies. Il faut dire que les Celtes qui ont pris l’habitude de dominer les meilleurs clubs professionnels français et anglais ne font plus aucun complexe. Le système de franchises à complètement relancé des nations qu’on disait moribondes ! Qui s’en plaindrait ? Reconnaissons que cela devient beaucoup plus intéressant ! Ce ne sont que les prémices d’une nouvelle tendance : le Championnat du Monde junior nous a réservé son lot de surprises comme cette victoire des Pumitas sur les Baby Wallabies, ou encore cette double victoire des Bleuets sur ces mêmes jeunes australiens.

Deux tests supplémentaires par années pour le XV de France

Sean O’Brien n’a pas peur de s’accrocher à Ali Williams : les Irlandais ne nourrissent plus aucun complexe !

Les conséquences pour le XV de France ? Si la FFR et la LNR arrivent à se mettre d’accord, elles ne peuvent qu’être positives. Il fut un temps où les Français accusaient un certain retard face aux géants du sud, ils n’avaient que peu d’oppositions de qualité à se mettre sous la dent. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Irlandais, Anglais, Gallois et même Ecossais et Italiens gagnent, sortie après sortie, des gallons. Il faut comprendre que gagner une Coupe du Monde ne sera plus chose aussi aisée qu’avant (si tant est qu’il eût été facile de gagner les précédentes éditions), la compétition ne se jouera plus sur deux matchs en demi et finale. Il faudra désormais batailler en match de poule pour se qualifier, puis gagner trois matchs face à de grosses équipes, il est primordial que les Français s’y préparent en organisant trois tests-matchs en France face à des nations majeures, mais aussi partir pour des tournées un peu plus longues dans l’hémisphère sud en y ajoutant également un troisième test à se mettre sous la dent. Une autre idée consisterait à jouer le Tournoi des 6 Nations sur 5 semaines, histoire que les nations du nord concrétisent les beaux résultats entrevus depuis quelques temps par un titre mondial. Il s’agit pour la FFR de ne pas rater le coche.

l’Angleterre prend la deuxième place en écrasant l’Irlande

L'Anglais Lee Dickson fait "gicler" la balle pour une victoire sans appel du XV de la Rose sur son homologue du Trèfle.

LONDRES (AFP) – L’Angleterre a pris la deuxième place du Tournoi des six nations en écrasant l’Irlande 30 à 9, samedi à Twickenham.

Le XV de la Rose termine avec quatre victoires et une seule défaite contre le Pays de Galles, auteur du Grand Chelem, soit un excellent bilan pour une équipe profondément renouvelée après l’échec de la Coupe du monde.

Accrochés en première période (9-6), les Anglais se sont envolés après la pause en marquant deux essais, le premier de pénalité (58) et l’autre par le demi de mêlée Ben Youngs (75).

Le jeune ouvreur Owen Farrell a marqué le reste des points anglais au pied. L’Irlande a dû se contenter de trois pénalités de Jonathan Sexton.

A cause de la pluie qui s’abattait sur Londres, le match a d’abord été peu spectaculaire et marqué par de nombreuses fautes de main, surtout du côté irlandais.

Au retour des vestiaires, l’Angleterre a peu à peu imposé sa supériorité athlétique.

Une belle percée de Tom Croft a failli aboutir à la 46e minute mais le ballon glissant a échappé des mains du troisième ligne au moment de faire la passe décisive.

La domination du pack anglais a finalement été récompensée une douzaine de minutes plus tard par un essai de pénalité à la suite d’une série de mêlées fermées à cinq mètres effondrées par les Irlandais.

Alors que l’issue ne faisait déjà plus de doute, Ben Young, entré en cours de match, a donné de l’ampleur au score en surprenant la défense verte grâce à une pénalité rapidement jouée pour lui-même.

L’Angleterre a pris une belle revanche sur l’équipe qui l’avait privée du Grand Chelem au dernier match l’an passé à Dublin et qui l’avait battue sept fois lors de leurs huit derniers duels dans le Tournoi.

Cette victoire, et les belles performances de ses joueurs en général, devraient aider la candidature du sélectionneur Stuart Lancaster, qui voudrait voir son intérim transformé en contrat permanent dans les prochaines semaines.

L’ancien directeur du rugby de Leeds, qui avait été appelé pour la durée du Tournoi à la suite de la démission de Martin Johnson en attendant la nomination d’un successeur, serait en balance avec le Sud-Africain Nick Mallett, l’ancien entraîneur des Springboks et du Stade Français.

Lancaster, 42 ans, a eu l’audace de lancer de nombreux nouveaux, comme le flanker et capitaine Chris Robshaw, l’autre troisième ligne Ben Morgan ou l’ouvreur Owen Farrell, qui ont rapidement fait leurs preuves.

L’Irlande finit troisième du Tournoi, à égalité de points avec la France, avec deux victoires, deux défaites et un match nul.

Toute cette attente pour un match nul !

La mêlé petite satisfaction du côté des Bleus

A l’issue d’un match de rugby de très haut niveau, face à une excellente équipe d’Irlande, le XV de France ne parvient pas à l’emporter dans son jardin, et doit concéder l’égalité, 17-17. Voici le résumé.

Et c’est donc une grande déception pour le XV de France qui affrontait l’Irlande ce soir. A l’issue d’une rencontre éprouvante, extrêmement dense physiquement, le score est de parité, 17-17. Malgré une entame de match plutôt réussie, l’équipe de France se fait sonner dès la 13e minute, où sur une relance un peu audacieuse des Bleus dans leurs 22m, l’ailier Irlandais Tommy Bowe intercepte la passed’Aurélien Rougerie et aplatit entre les perches, essai transformé par Jonathan Sexton (0-7). Cependant la France domine dans les secteurs de la mêlée et de la touche, mais ils ne parviennent à franchir une défense Irlandaise extrêmement agressive. Des fautes surviennent dans les deux camps, ce qui permet aux Bleus de coller au score, avec deux pénalités passées par Morgan Parra (23e et 30e minute)et une de Jonathan Sexton (28e minute). Le score est alors de 6-10 pour l’équipe frappée du trèfle. Dans les dix dernières minutes de la première période, le XV de France se comporte mieux. Malgré de sérieux problèmes face aux diables verts dans les regroupements, les joueurs en bleu sème le danger dans le camp Irlandais, grâce à une mêlée et à une touche impeccable sans toutefois parvenir à passer la défense duTrèfle. Et la foudre tombe à nouveau sur le XV de France, via le même Tonny Bowe qui profite d’une énième balle perdue par les avants pour effectuer une superbe relance qui finit dans l’en-but français essai transformé à la 38e minute (6-17).

Revenir semble alors une tâche compliquée dans la seconde période. Mais comme lors dela victoire du XV deFrance contre l’Ecosse, les Bleus vont rattraper tous leurs points perdus, et faire trembler les diables verts, en mettant une énorme pression dans le camp des Irlandais. Ceux-ci finissent par se mettre à la faute, pour contenir les assauts français et Morgan Parra passe une pénalité à la 47e minute (9-17). Et comme lors du match précédent, Philippe Saint-André fait donner la garde : William Servat, Vincent Debaty et Lionel Nallet rentrent sur le terrain et viennent apporter un supplément de puissance. Et, après une bonne relance de Clément Poitrenaud, qui a remplacé Maxime Médard touché pour plusieurs mois, Morgan Parra extrait la balle du regroupement, et manque sa passe pour François Trinh-Duc qui la récupère tant bien que mal, et la donne à Wesley Fofana qui résiste à Kearney et qui marque (51e)son troisième essai en trois matchs. Cependant, Parra ne parvient pas à le transformer (14-17), mais il passe une pénalité à la 57e minute, qui ramène les Français à égalité (17-17). Cependant, les Irlandais se reprennent, et pendant dix minutes, ils sèment le danger dans les 22m du XV de France, qui résiste tant bien que mal, et qui revient dans les dernières minutes dans le camp du Trèfle. Malheureusement, et malgré une nette domination,Lionel Beauxis manque deux tentatives de drop, et le match se finit sur ce score de parité. LeToulousain Yoann Maestri, 23 ans, est élu homme du match pour sa combativité face à ce qui est considérée comme la meilleur paire de seconde ligne au monde. Les rêves de grand chelem s’effondrent donc pour la France, même si elle peut encore gagner le tournoi en battant l’Angleterre dimanche prochain au Stade de France. Internautes de melty.fr, qu’avez-vous pensé du match?

Bonnaire et Poitrenaud pour jouer contre l’Irlande

 

Annonce des 23 par Philippe Saint-André

Le sélectionneur a encore opté pour la stabilité pour affronter l’Irlande…

Philippe Saint-André ne change pas trop une équipe tant bien que mal lors de ce Tournoi des VI Nations. Pour défier l’Irlande  dimanche au Stade de France, le sélectionneur a reconduit 13 des 15 vainqueurs de l’Ecosse. Clément Poitrenaud profite du forfait de son partenaire à Toulouse, Maxime Médard, pour retrouver le poste d’arrière. Le seul changement tactique est en troisième ligne où Julien Bonnaire retrouve une place de titulaire. Imanol Harinordoquy glisse lui du poste de flanker à celui de troisième ligne centre au détriment de Louis Picamoles. Le retour de Bonnaire doit permettre à la touche française de retrouver de sa superbe. «On a eu des difficultés dans ce secteur contre les Ecossais, reconnait PSA.  Il y a eu une discussion entre Imanol et Louis en huit. On a choisi Imanol pour avoir plus de sécurité en touche en début de match.»

Szarzewski doit moins penser à Servat

Malgré une prestation décevante à Edimbourg dimanche, Dimitri Szarzewski est préféré à William Servat comme talonneur.«Dimitri est quelqu’un qui a besoin plus que d’autres qu’on lui montre de la confiance, justifie le sélectionneur. Contre l’Ecosse, il a eu beaucoup d’activité mais a manqué de lucidité. Il ne faut pas qu’il veuille passer à tout prix devant William.»

A l’arrière rien ne bouge. Si on fait abstraction de la sortie de Médard sur blessure, Saint-André joue la stabilité depuis le début du Tournoi. Intéressant lors de sa rentrée face à l’Ecosse, Lionel Beauxis reste dans l’ombre de François Trinh-Duc. «Lionel a été très important en Écosse avec son drop goal et son jeu au pied long, reconnait l’ancien ailier. Mais j’ai envie de continuer avec Morgan et François pour le jeu et la conservation du ballon.»

Le XV de départ: Poitrenaud – Clerc, Rougerie, Fofana, Malzieu – Trinh-Duc (o), Parra (m) – Bonnaire, Harinordoquy, Dusautoir (Cap.) – Nallet, Maestri – Mas, Szarzewski, Poux

Remplaçants: Debaty, Servat, Nallet, Picamoles, Dupuy, Beauxis, Mermoz. 23e homme : Attoub

De fringants irlandais

Après deux bons matchs face à la France puis l'Angleterre, les Italiens n'auront cette fois pas fait le poids face aux Irlandais de D'Arcy

Battu d’entrée à Dublin par les Gallois, le XV du Trèfle avait l’occasion de se rassurer à domicile face à l’Italie, à une semaine du match contre la France. C’est chose faite avec une victoire nette et cinq essais marqués (42-10).

Les années se suivent et se ressemblent pour la Squadra Azzura. Les hommes de Jacques Brunel, qui sont passés tout proches d’une victoire historique contre l’Angleterre il y a deux semaines à Rome, joueront encore la cuillère de bois cette année. Une victoire à l’Aviva Stadium leur aurait sans doute permis d’éviter cette distinction peu honorifique. Pas évident contre des Irlandais qu’ils n’ont jamais battu, et qui devaient se relancer après une défaite inaugurale contre le pays de Galles il y a trois semaines à Dublin.

Agressifs en début de partie, les Italiens récupéraient les premières pénalités du match, et après un premier échec (3e), Botes ouvrait le score à la 8ème minute. Fidèles à leur style de jeu hérité de celui de la province du Leinster, les Irlandais ne paniquaient pas pour autant et tentaient d’imposer du rythme en enchaînant les séquences au près et au large. Après une première pénalité de Sexton (12e) c’est Keith Earls qui allait concrétiser la domination irlandaise en s’infiltrant entre deux joueurs (10-3, 18e). Valeureux comme à leur habitude, les Italiens réagissaient tout de suite et allaient monopoliser le ballon pendant un bon quart d’heure. Mais comme à leur habitude, ils manquaient de réalisme : la charnière ne faisait pas toujours les bons choix et les trois quarts peinaient à combiner efficacement. Titularisé à l’ouverture à la place de Burton pour son profil plus joueur, Botes se montrait également maladroit face aux perches (au total, 3 pénalités et un drop ratés). Malgré cela, leurs bonnes intentions finissaient tout de même finir par payer : suite à un ballon volé en touche par Zanni, le capitaine Parisse réussissait enfin à franchir l’en-but (10-10, 37e). Mais les Irlandais, réalistes, n’auront même pas le temps de douter : dans la foulée, ils remettaient la main sur le ballon et Tommy Bowe inscrivait un essai sur l’aile juste avant la mi-temps (17-10).

Sexton fait taire les critiques
Le refrain de la seconde mi-temps est connu pour une Squadra Azzura stérile, qui va s’épuiser et finir par exploser autour de l’heure de jeu. Suite à une belle passe sautée de Jonathan Sexton (en forme à l’ouverture après sa prestation critiquée contre les Gallois, et auteur d’un 7/8 au pied) Tommy Bowe inscrivait son second essai de la partie (30-10, 61e). Le rythme du match tombait alors avec de nombreuses fautes des deux côtés. Les Irlandais n’avaient plus qu’à faire parler la puissance de leur banc pour conclure l’affaire : le pilier Tom Court inscrivait le 4ème essai du Trèfle (37-10, 76e). Enfin sur une pénalité jouée vite, Andrew Trimble s’offrait une course solitaire pour porter le score à 42 -10. Sans impressionner, les Irlandais se sont donc montrés efficaces, un peu à l’image de la performance des Bleus contre cette même Squadra Azzura il y a trois semaines. On peut donc s’attendre à un match équilibré et un vrai test pour le XV de France dimanche prochain…

Circulez, il n’y a rien à voir !

Le match France Irlande est reporté !

Hier soir sur les panneaux géants du Stade de France on pouvait lire « Le comité des 6 nations sur décision de l’arbitre reporte le match conservez vos billets ». Les spectateurs conserveront en effet leur billet. Qui remboursera les billets d’avion, de train, l’essence, les nuits à l’hôtel, les jours de congé pris longtemps à l’avance pour aller voir ce match ? Comme toujours chacun reporte la responsabilité sur l’autre, une manière de se déresponsabiliser justement.

Essayons d’y voir un peu plus clair :

M. Pearson, arbitre du match. Il a pris la bonne décision, le terrain était impraticable a plusieurs endroits notamment près d’un des deux en-but et au niveau de la touche près d’une ligne des22 mètres. Morgan Parra confirmera que les joueurs n’auraient de toute façon pas pu jouer sur ce terrain. On peut toutefois être surpris que l’arbitre ait jugé par deux fois le terrain praticable la veille au soir et 2 heures avant le coup d’envoi et qu’à 10 minutes le terrain se soit subitement gelé.

La FFR, c’est bien sûr celle que tout le monde tient aujourd’hui comme première responsable, pourtant ce n’est peut être pas le cas. Pierre Camou se défend « Nous avons pris la décision d’annuler toutes les compétitions fédérales parce que c’était de notre ressort ». La FFR souligne même qu’elle avait spécialement embauché un météorologiste pour anticiper ce genre de déconvenue.

Le consortium du Stade de France. Ce consortium comme certains d’entre vous le savent déjà loue à la fédération le stade pour des événements ponctuels. Nous pouvons même avancer que cette location est particulièrement onéreuse pour la FFR. Le consortium a forcément une part importante de responsabilité dans cette histoire. Les mesures prises pour protéger la pelouse n’étaient visiblement pas suffisantes et semble quelque peu archaïques. On affirme que ce sont les séchoirs géants utilisés pour réchauffer la pelouse qui l’aurait humidifiée et qui aurait provoqué cette catastrophe. Un fan sur la page Facebook du Blogue de Mister Rugby vivant aux Etats-Unis m’affirmait qu’il était surpris par la vétusté du matériel et des mesures prises pour protéger la pelouse, précisant qu’aux Etats-Unis certains matchs de NFL se jouent sous des températures bien pires que ça et que les matchs se jouent toujours en temps et en heures. A partir du moment où se froid polaire n’est pas arrivé par surprise pourquoi ne pas avoir pris toutes les dispositions pour protéger la pelouse ? Cette affaire devrait conforter la FFR dans son idée de posséder son propre grand stade avec un toit couvert.

Le Comité des 6 Nations. Ce dernier est forcément responsable puisqu’il n’est ni plus ni moins que l’organisateur de l’événement. France2 afait savoir que la chaîne avait proposé d’avancer le match à 15 heures et que le comité a refusé. Si tel est le cas, c’est que de sérieux doutes existaient déjà sur l’état de la pelouse. Pierre Camou a pris la défense du Comité affirmant, il est vrai qu’on ne pouvait jouait le match sans que tous les spectateurs ayant acheté leur billet soient présents.

Le système de bâches est-il suffisant ?

Le match est donc reporté d’une semaine ou deux. Mais les problèmes sont nombreux. Les clubs dont certains prêteurs d’internationaux sont dans des situations délicates vont devoir se passer de leurs meilleurs joueurs une journée supplémentaire et cela ne se fera pas sans difficultés. Philippe Saint-André a fait connaître son intention de jouer le match la semaine prochaine, seulement le Stade de France est loué pour le match Stade Français – RC Toulon.

A qui profite le crime ? Hier le député socialiste Emmanuel Valls lançait sur son compte Twitter : Vivement 2017 et le grand stade couvert dans l’Essonne !

Si le responsable est difficile à identifier le grand perdant est tout trouvé : le rugby français. Le match était diffusé dans le monde entier. J’ai des amis, par exemple, qui venaient d’Andalousie exclusivement pour voir ce match. Hier sur Twitter on railler la compétence des Français dans toutes les langues : Anglais, Espagnols, Portugais. Triste histoire !

Tournoi des VI Nations : L’Irlande vous présente… la meilleure troisième ligne du monde

Excellent article trouvé sur 20minutes.fr  , avec de nombreuses vidéo pour illustrer les commentaires. 

Les Irlandais O'Brien et Ferris plaquent Quade Cooper pendant la Coupe du monde 2011, le 17 septembre

Menée par l’incroyable Sean O’Brien, la troisième ligne irlandaise fait presque à elle seule la force du XV du Trèfle…

Le bon, la brute et le truand. Avec, dans les rôles de Clint Eastwood, Lee Van Cleef et Eli Wallach: Sean O’Brien, Jamie Heaslip et Stephen Ferris. Façon western spaghetti, la troisième ligne irlandaise devrait proposer un sacré duel à son homologue française samedi soir (21h) au Stade de France. Et pour cause, avec ces trois éléments terriblement complémentaires, la triplette du trèfle peut être considérée comme la meilleure du monde avec… celle de la France. Thierry Dusautoir : «Evidemment, on ne peut pas passer à côté de ces trois troisièmes lignes qui sont costauds. Ils perturbent énormément les sorties de balle des adversaires. Ils font subir leur puissance. Il y aura un dur combat au niveau de la troisième ligne». Présentation.

Le vicieux  (oui, au rugby, c’est une qualité)

C’est Stephen Ferris, Mozart du plaquage crasse et de la torgnole furtive, aussi actif sur un terrain qu’il peut être provocateur et truqueur. Demandez plutôt à Julien Dupuy et David Attoub, suspendu tous les deux de longs mois pour fourchettes supposées sur le joueur de l’Ulster. «Je n’y pense pas trop car cela fait quelques années maintenant, explique le demi-de-mêlée du Stade Français, rappelé chez les Bleus après le forfait de Dimitri Yachvili. Lui a oublié, mais moi un peu moins. Mais si je suis amené à rentrer samedi contre l’Irlande, je vais rester plutôt « soft » avec lui.» Ferris, lui, ne le sera pas. Celui qui est considéré comme l’un des meilleurs chasseurs de 10 (et de 9, n’est-ce pas Will Genia) d’Europe a même failli être suspendu pour le match face à la France à la suite d’un plaquage dangereux sur Ian Evans qui a couté le victoire à son pays face au Pays de Galles.

Will Genia rencontre Stephen Ferris

Ferris découpe Ian Evans

Le bourrin

Ok, c’est un peu dommage de réduire Jamie Heaslip à un joueur uniquement capable de rentrer dans le lard balle en main. Après tout, il avait bien collé un essai digne d’un trois-quart à la France, lors du Grand Chelem irlandais en 2009. Mais quand il charge, il pourrait renverser un bus. Sur chaque impact, le n°8 du Leinster avance d’au moins 5 mètres. Perforateur génial, apte à casser les plaquages autant qu’à les éviter, il trouve toujours le moyen de faire avancer son équipe. En fait, en 2009, il était le meilleur troisième ligne d’Europe. Mais ça, c’était avant… Sean O’Brien.

Heaslip marche sur O’Gara

VIDEO Heaslip marche sur la France

Le génie

Sean O’Brien, donc. L’homme que l’Europe a découvert en 2011, quand il a offert la Hcup à sa province du Leinster, à peu près à lui tout seul. En martyrisant Toulouse puis Northampton (dans un match qui restera légendaire), le troisième aile de Carlow s’est fait un nom et a gagné le titre de meilleur joueur d’Europe. Comparable à un Thierry Dusautoir – avec qui il tient largement la comparaison – O’Brien est l’archétype même du rugbyman moderne: infatigable, excellent défenseur, délicieusement bagarreur dans les rucks et doué balle en main. Bref, il sait tout faire et en plus, dans la vraie vie, il est fermier. L’Irlande en raffole.

Comment gagner tout seul une Coupe d’Europe :

Article original

Fabuleux ces Gallois!

George North charge dans la défense irlandaise

Après un match de haute intensité, le pays de Galles a réussi l’exploit de s’imposer à l’Aviva Stadium face à l’Irlande (21-23). Une victoire qui lance parfaitement les Gallois dans le Tournoi.

Depuis le Mondial, toute l’Irlande attendait une revanche… qui n’a pas finalement eu lieu. La faute à des Gallois impressionnants et virevoltants sur la pelouse de l’Aviva Stadium. Comme en 2008, les hommes de Warren Gatland ont réussi à s’imposer en terre dublinoise (21-23) au terme d’un match de très grande qualité qui aura permis de se faire une idée du potentiel des Diables Rouges. Bousculés en conquête, les partenaires de Sam Warburton ont compensé par une énergie de tous les instants et des individualités à leur zénith telles que George North ou Jonathan Davies. Le message est passé. Messieurs les Anglais et Français, il faudra compter avec les Gallois pour la victoire finale dans cette édition 2012 du Tournoi.

Une incessante vague rouge
Et dire que les demi-finalistes du dernier Mondial ont dominé les débats n’apprendra rien à personne. En dehors des cinq premières minutes à l’avantage des Irlandais, le reste de la rencontre aura été marquée par une vague rouge qui n’a cessé d’asphyxier les joueurs du Trèfle. Mais voilà, pragmatique et réaliste, l’Irlande virait en tête à la pause grâce à un essai de Rory Best (10-5, 38e), qui répondait à Jonathan Davies (15e). Une déception pour la génération dorée galloise et notamment une ligne de trois-quarts impressionnante, jamais la dernière pour relancer les ballons de ses 22 mètres.

Une fin de match héroïque
Bis repetita après la pause. Malgré la botte de Sexton (13-5, 44e), le pays de Galles franchissait à nouveau la ligne grâce à une action magnifique conclue par North, servi par une superbe chistera de Jonathan Davies (13-15, 57e). En face, l’Irlande ne pouvait que constater les dégâts, mais restait en vie grâce à son ouvreur (16-15, 60e). Et profitait surtout de l’indiscipline de Bradley Davies, coupable d’un plaquage cathédrale, pour marquer un essai en bout de ligne par Bowe (21-15, 71e). Les hommes de Declan Kidney, pensaientt lors avoir fait le plus dur… C’était sans compter sur le mental hors-norme des Gallois, à l’image de North, auteur d’un essai en coin (21-20, 78e) et du sang-froid d’Halfpenny (21-23, 79e) qui offrait une victoire méritée juste avant la sirène. Qu’on se le dise, le pays de Galles sera difficile à contrarier dans ce Tournoi.

Source : Sport24.com

Résumé : Irlande vs. Ecosse 2012

Coupe du Monde : Les matchs du jour

Lucas Amorosino, le sauveur côté argentin

Argentine 13- Ecosse 12 

Grâce à son succès sur le fil face à l’Ecosse (13-12), l’Argentine a fait un pas de géant vers la qualification pour les quarts de finale de la Coupe du monde de rugby. Les Pumas, auteurs d’une fin de match renversante grâce à un essai de Lucas Gonzalez Amorosino, rencontreront la Géorgie le 2 octobre pour assurer leur place. La situation se complique grandement pour l’Écosse, dans le devoir de battre l’Angleterre le 1er octobre pour continuer la compétition.

Ruaridh Jackson tente le drop

Un match fermé, crispant. Puis une fin de rencontre renversante. Le face-à-face entre l’Ecosse et l’Argentine avait des faux airs de huitièmes de finale dans cette avant-dernière journée de poules dans le groupe B. Malheur aux vaincus pouvait-on presque entendre depuis le Wellington stadium. Pendant 70 minutes, sous le poids de la pression, les deux formations ont offert un spectacle sans beaucoup de relief. C’est au pied que la majeure partie de la rencontre entre Paterson côté écossais et Contepomi côté argentin. Mais à la 74e min, Lucas Gonzalez Amorosino, auteur d’un slalom dans la défense du XV du Chardona offert la libération aux Pumas, troisièmes de l’édition 2007 de la compétition.

L’Ecosse qui a joué de manière plus ambitieuse, essayant de prendre  les Pumas par les extérieurs, a été trop maladroit dans les derniers gestes,  manquant plusieurs occasions de prendre le large au cours de la partie. La suite s’annonce difficile pour les hommes entraînés par l’Anglais Andy  Robinson: ils doivent à tout prix s’imposer face au XV de la Rose le 1er  octobre, à Auckland, pour avoir une chance de se qualifier pour la suite de la  compétition. Depuis la première édition en 1987, les Ecossais sont toujours parvenus à  se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe du monde. Les Pumas affronteront la Géorgie pour leur dernier match, le 2 octobre à  Palmerson North (île du nord) et devraient se qualifier pour les quarts.

La Russie célèbre un de ces deux essais

Irlande 62 – Russie 12 

L’Irlande s’est imposée facilement dimanche face à une équipe de Russie combative mais limitée 62-12 (36-0 à la mi-temps) dans la poule C de la Coupe du monde de rugby en Nouvelle-Zélande.

Heaslip, O’Brien et les Irlandais en grande forme

Affublée de son nouveau statut de leader de poule après sa belle victoire contre l’Australie 15-6 le week-end dernier, l’Irlande  s’avançait sur le pré avec l’idée de développer du jeu, chose qu’elle n’avait pas encore entreprise dans cette Coupe du Monde. En une mi-temps face à un adversaire limité et en plein apprentissage du haut niveau, le XV du Trèfle a rempli sa mission. Deux premiers essais de Fergus McFadden et Sean O’Brien avec des passes après contact et du soutien dans l’axe laissaient augurer un score fleuve. Les Irlandais ne tombaient pas dans la facilité et prenaient le point de bonus offensif avec trois nouveaux essais avant la mi-temps. A 36-0, l’Irlande  gérait mais les Russes s’enhardissaient. L’arrière Vasily Artemyev échappait à la défense verte sur un côté fermé bien lancé par le demi de mêlée, Alexander Yanyushkin.

L’Irlande  repartait de l’avant et voulait continuer à se rassurer dans son jeu. Keith Earls, positionné au centre,  inscrivait un doublé dans cette rencontre qui ressemblait fort à un galop d’essai pour les joueur du Trèfle avant la rencontre décisive contre l’Italie dimanche prochain à Dunedin. Un succès permettrait à l’Irlande  de préserver sa première place dans cette poule C et d’être dans une moitié de tableau a priori favorable lors des phases finales avec sans doute la présence d’équipes de l’hémisphère nord comme la France ou l’Angleterre.

Lovobalavu plaque vainement Tuilagi

Samoa 27 – Fidji 7

Les Samoa ont pratiquement enterré les espoirs de qualification des Fidji pour les quarts de finale de la Coupe du monde de rugby après leur victoire (27-7), dimanche dans la poule D.

Les Samoa devront s’imposer dans leur dernier match face aux champions du  monde sud-africains, vendredi 30 septembre, pour éventuellement espérer  atteindre les quarts. Les Fidjiens devront, eux, s’imposer avec le bonus et  priver les Gallois d’un point de bonus lors de leur dernier match dimanche 2  octobre à Hamilton. Les Fidjiens pourront regretter une première période qu’ils n’ont pas su  négocier face à des Samoans dominateurs en mêlée et dans le jeu au sol qui leur  ont imposé leur jeu et les ont acculés dans leur camp. Les Samoans ont capitalisé sur leurs nombreuses fautes par l’ouvreur Tusi  Pisi (4, 9, 26, 44), également auteur d’un drop (13). Au bout de 26 minutes, le « Manu Samoa » menait 12 à 0 après avoir également  vu deux essais refusés à la vidéo aux ailiers Sailosi Tagicakibau (8) et  Alesana Tuilagi (17).

Les Fidjiens n’ont pas su renverser la pression et se sont montrés  incapables de développer le jeu de trois-quarts qui fait leur réputation. Approximatifs, jamais lancés et avec un temps pluvieux qui n’a rien  arrangé, ils se sont très rarement créé des occasions de marquer. Seremaia Bai  a manqué une pénalité de40 mètresface aux poteaux (30), puis ils ont ensuite  échoué à concrétiser au retour des vestiaires une séquence devant la ligne qui  les aurait remis dans le match (48). Pleins de réalisme, les Samoa ont pris le large avec un essai de Kahn  Fotuali’i (62) puis de Geroge Stowers (70), rendant vain celui du troisième  ligne fidjien Netani Edward Talei (67).

Sources : Texte France télévision, Photos : Espnscrum.com