L’Italie change de dimension

L'ailier italien Venditi va marquer l'essai transalpin entre les poteaux. Grande fête populaire au Stade Olympique de Rome. L'Italie change de dimension

Plus opportunistes et ambitieux, les Italiens de Jacques Brunel ont conclu leur Tournoi des VI Nations par une victoire contre l’Ecosse (13-6). L’Italie évite la cuillère de bois.

L’enjeu était important samedi entre l’Italie et l’Ecosse pour cette cinquième et dernière rencontre du Tournoi. Alors que les deux équipes n’avaient gagné aucune rencontre, l’objectif était clair pour chacune d’elle. Il fallait éviter de terminer avec la cuillère de bois significative d’une sixième et très triste dernière place au classement.

Paralysées par l’enjeu, les deux nations ont fait preuve de fébrilité durant cette première mi-temps. Entre confusion dans le jeu et pertes de balles trop nombreuses, le match perdait rapidement de son intérêt. Il fallait s’en remettre aux pénalités pour voir quelques points. Suite à une faute des visiteurs, Bergamasco enfilait les trois premiers points de son équipe (3-0, 10e). Le même Bergamasco se ratait ensuite à deux reprises (23e et 41e). Il manquait le cadre, ne permettant pas à son équipe de prendre le large. De son côté, le XV du chardon était trop rarement sorti de son camp pour mettre en difficulté la défense transalpine. Les Ecossais devaient compter sur une pénalité pour revenir à égalité à quelques minutes de la mi-temps (3-3, 36e).

L’indiscipline écossaise coûtait chère en début de seconde mi-temps. Les Italiens punissaient leurs adversaires d’un jour. A 14 après l’exclusion pour dix minutes de de Luca, les Ecossais, craquaient sur un temps fort italien. Giovanbattista Venditti aplatissait dans l’en-but. Derrière, Bergamasco retrouvait des couleurs en transformant l’essai (10-3, 43e). Par la suite, ce n’était qu’une succession de fautes et d’imprécisions. Notamment sur une touche écossaise, lorsqu’un Italien venait prendre le bras adverse. Sur une pénalité, Laidlaw permettait à son équipe de revenir à quatre points des locaux (10-6, 61e). Le Squadra Azzura retrouvait un peu d’allant en fin de match. Après un bonne période balle en main, Burton concluait d’un drop le travail de son pack (13-6, 76e). Les Ecossais ne sont jamais donnés les moyens de remporter cette rencontre. L’Italie finit logiquement à la 5e place du tournoi. Jacques Brunel s’offre sa première victoire à la tête de la sélection transalpine.

Résumé : Italie vs. Ecosse

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Tournoi des 6 Nations : L’Angleterre enchaîne

Le centre italien Tomasso Benvenuti inscrit un essai en toute fin de première mi-temps insuffisant pour faire tomber les Anglais

L’Italie pensait pouvoir accrocher le scalp du XV de la Rose pour sa grande première au Stadio Olimpico de Rome. Malgré une belle fin de première mi-temps et deux essais inscrits, la victoire lui a à nouveau échappé…

Riwan Demay

Après l’Ecosse, le Pays de Galles et la France l’année dernière,  le XV Italien espérait pouvoir ajouter l’Angleterre à son tableau de chasse dans le Tournoi des VI Nations.  Les conditions étaient idéales, avec un XV de la Rose new look largement inexpérimenté, et les spectateurs du Stadio Olimpico pour pousser derrière la Squadra. Presque idéales en fait, puisque le match s’est déroulé sur un terrain à moitié enneigé et sous une température glaciale…

Dans ces conditions là, une bonne partie de la première mi-temps s’est résumée à un échange de coups de pied tactiques entre les deux charnières.  A ce petit jeu, Hodgson est apparu plus expérimenté que Burton, auteur de quelques coups de pied malheureux et de touches non trouvées.  Il aura fallu attendre 27 minutes de jeu pour que l’Angleterre, pourtant dominée en mêlée et en touche, parvienne à ouvrir le score sur une pénalité de Farrell. Le jeune trois quart centre des Saracens doublera même la mise juste avant la pause (37e). Sans vraiment dominer, le XV de la Rose pouvait virer tranquillement en tête à la pause. Mais c’est à ce moment que l’Italie va se rebeller, avec pas mal de réussite : suite à un jeu au pied rasant cafouillé par Foden et Dowson, le jeune ailier Venditti inscrit le premier essai du match (38e). Dans la foulée et alors que l’Angleterre, toujours devant au score, n’avait plus qu’à laisser tourner le chrono et taper en touche, Foden va tenter une relance et une passe après contact approximative…  Benvenuti intercepte et n’a plus qu’à traverser le terrain pour aplatir (40e). Cette fois, Burton transforme et la Squadra rentre au vestiaire avec 6 points d’avance (12-6).

Le cadeau de Masi, et un banc déterminant
En seconde mi-temps, les Anglais, déjà très passifs contre l’Ecosse la semaine passée, sont obligés de prendre le jeu en main. D’abord stériles et même pénalisés (Burton rajoute 3 points à la 46e minute) ils vont profiter d’une erreur d’Andrea Masi qui va complètement relancer le match. Contré sur un dégagement, l’arrière italien offre un essai cadeau à Charlie Hodgson, déjà auteur d’un contre similaire contre le XV du Chardon (48e, 15-13). Le mal aimé du XV de la Rose, pour son intérim raté de Johnny Wilkison après 2003, réussit donc décidément un retour surprenant en sélection.  La tendance du match s’inverse alors : Lee Dickson apporte du dynamisme à la mêlée, Ben Morgan, le phénomène des Scarlets de Llanelli, de la puissance. Les Italiens reculent à l’impact et commencent à rater des plaquages. Une nouvelle pénalité de Farrell  (50e) donne pour la première fois l’avantage au XV de la Rose, qui ne le perdra plus. Privée de Castrogiovanni, sorti sur blessure en première mi-temps, la mêlée italienne recule et se fait pénaliser. Farrell, auteur d’un 100% porte le coup fatal à la 67e minute, alors que Botes lui rate deux tirs aux buts dans les 15 dernières minutes. Malgré la bonne volonté de leur capitaine Sergio Parisse, encore héroïque, les Italiens viennent donc mourir à 4 points des Anglais. Comme en 2008…

Source : Sport24.com

Résumé : Italie vs. Angleterre