Tournoi des 6 Nations : Les Anglais ont mérité leur victoire

Tuilagi et les Anglais trop rapides, trop puissants et trop propres pour les Français

Disons le franchement, les Français ont été arrogants durant toute la période précédent ce crunch. Je parle d’avantage de la presse et de certains commentateurs sportifs comme Raphaël Ibanez et ses statistiques ou bien encore l’analyse de Guy Novès dans Midol que des joueurs. Les Anglais ont joué, bien joué. Les jeunes anglais auraient sans doute pu affixé complètement ces vieux français s’ils avaient joué la deuxième mi-temps sur le même rythme effréné que la première. Alors bien sûr les Français auraient très bien pu remporter ce match à la dernière minute : Un drop de François Trinh-Duc qui passe juste sous la barre transversale. On aurait alors vanté le cœur énorme de cette équipe de France qui n’abdique jamais. Mais finalement, cela aurait été l’arbre qui cache la forêt. Cette jeune équipe anglaise a péché par excès à plusieurs reprises, cela aurait pu lui coûter le match, ces Anglais-là avaient les moyens de faire exploser cette équipe de France. Certains joueurs n’ont pas démérité : Harinordoquy, Mas, Servat, Dusautoir, Poitrenaud, Fofana ou encore Malzieu ont été les auteurs d’actions de grande classe. Mais derrière ? On a le sentiment que cette équipe de France qui bat difficilement l’Ecosse et l’Italie a besoin de se rénover. Il y aura un dernier match au Millenium Stadium qui ressemblera à grandement à un jubilé de toute une génération. Le temps de Philippe Saint-André est déjà compté, il devra trouver les perles rares qui manquent de temps de jeu avec leur club  et qui pourraient être sur le toit du monde en 2015. Le chantier est énorme et malheureusement PSA n’a pas toutes les clés en main.

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On va cruncher !

Dimanche 11 mars, à 16 heures, sous les yeux de Nicolas Sarkozy, François Hollande, David Cameron, le Premier ministre du Royaume-Uni, et 80 000 spectateurs, le XV de France défie son meilleur ennemi, le XV d’Angleterre. On approche de la centième confrontation, avec une France qui joue mal et une Angleterre est en pleine crise identitaire. Cependant, l’affiche n’a rien perdu de son charme. Si vous tombez dessus, voici un abécédaire des anecdotes à caser pour briller en société pendant les 80 minutes.

Bleus

Jusqu’en 1907, les rugbymen français jouaient en blanc avant de passer au bleu car leurs couleurs étaient trop proches de l’équipe d’Angleterre, précise le blog Rugby-Pioneers.

Coq

Pour qualifier l’équipe d’Angleterre, on parle du XV de la Rose car les Anglais ont effectivement une rose sur le maillot. Mais personne ne dit le XV du coq en France. Pourquoi ? Peut-être parce que les maillots des Bleus ont arboré jusqu’en 1911 des anneaux enlacés en lieu et place du roi de la basse-cour…

Courge

D’habitude, on évoque le rayon légumes lors d’un match contre le Pays de Galles, le XV du Poireau. Mais là, c’est Philippe Saint-André, le sélectionneur français, qui a donné dans la métaphore potagère dans l’hebdomadaire Midi Olympique : « Il y a beaucoup de personnes qui ne regardent qu’un seul match de rugby dans l’année, parce que c’est des Français qui se mettent sur la courge avec des Anglais. »

Crunch

Il convient de faire la différence entre UN Crunch, la barre chocolatée, et LE crunch, autre nom du match France-Angleterre. En anglais, « crunch » veut dire « moment crucial » et « le crunch » (en anglais dans le texte) un moment crucial contre les Français. La date d’emploi de ce terme n’est pas précisément définie mais c’est comme un derby puissance 3. Quelque part, n’en déplaise aux Gallois, Italiens, Ecossais et Irlandais, la suprématie européenne est en jeu.

Clichés

Lors de l’affrontement avec l’Angleterre, les phrases commençant par « L’Anglais est… »font florès chaque année.

Ainsi Bernard Laporte, ancien sélectionneur de la France, au Midi Olympique :« L’Anglais est arrogant. Et il fait peur. Quand tu joues l’Ecosse et le Pays de Galles, tu sais que tu peux perdre mais que tu ne risques pas ton intégrité physique. Or, face au XV de la Rose, (…) tu dois te préparer à t’engager presque au-delà de la limite pour pouvoir rivaliser. »

Quelques années plus tôt, Jean Gachassin, ancien rugbyman devenu président de la Fédération française de tennis, au Figaro en 2007 : « Les Anglais sont hypocritesCe sont des donneurs de leçons, des gens qui ont, soi-disant, inventé le rugby. »

Jeu

« Je suis étonné que les Français jouent si bien à un jeu si compliqué », s’est extasié le président de la fédération anglaise en 1893 quand, pour la première fois, une équipe tricolore a défié une équipe anglaise. Un compliment qui s’explique peut-être par le fait que les Français avaient perdu.

Les échanges gardent la même tonalité quelques décennies plus tard. Les Anglais ont exclu les Français du Tournoi des V Nations pendant 16 ans, à partir de 1931. Deux versions cohabitent : pour les Anglais, les joueurs tricolores cachaient des couteaux dans leurs chaussures (en anglais) pour intimider l’adversaire. Mais l’autre explication met en avant l’opposition des dirigeants anglais au professionnalisme, à peine déguisé en France.

« Mission accomplie »

C’est le contenu du télégramme envoyé par le capitaine de l’équipe de France de 1967 après une victoire en terre anglaise. Le destinataire ? Le général de Gaulle.

« No scrum, no win »

C’est LA phrase anglaise que ressortent systématiquement les commentateurs à chaque confrontation. Le « wait and see » du rugby. Littéralement, ça veut dire « pas de mêlée, pas de victoire ». Traditionnellement, le jeu anglais s’appuie sur une grosse domination dans ce secteur, mais ces dernières années, les Français ont eu le dessus. Qui aura l’avantage dimanche ? Wait and see…

« Sorry, good game »

Epitaphe cruelle d’une défaite française par le capitaine de l’équipe d’Angleterre dans les années 80, Will Carling.

Toutefois, n’allez pas croire que tous les joueurs français auront une pensée émue pour Jeanne d’Arc avant le coup d’envoi dimanche. Certains, de leur propre aveu, sont totalement insensibles à cette mythologie, à l’instar de l’ailier Julien Malzieu : « Je m’en fous complètement de tout ce folklore ! »

Analyse d’une victoire

Pris à la gorge par les Français, les Anglais n’accéderont pas cette fois-ci en demi.

J’avais dit la semaine dernière que, déçu, je ne regarderai pas le quart-de-finale face à l’Angleterre. Finalement à 9h00 du matin je me trouvais volontairement devant mon téléviseur en espérant un retour inespéré du XV de France, je n’ai pas regretté et mon choix et j’ai pris du plaisir devant mon poste. Dans le même ordre d’idée que l’article posté la semaine dernière, je vous propose mon analyse de la victoire française face à l’Angleterre.

1/ Un mental retrouvé.

J’ai écrit la semaine dernière que cette équipe de France a un mental faible, j’assume complètement. Cette première victoire face à une équipe du Super 5 mondial (Angleterre, Australie, Afrique du Sud, France et Nouvelle-Zélande) depuis un an et demi change la donne. Les Bleus commencent à me faire mentir. D’ailleurs, leur victoire tient essentiellement à cette agressivité retrouvée. Il suffisait de lire le visage déterminé du Capitaine Dusautoir dans le couloir du stade menant à la pelouse pour comprendre que les Anglais allaient passer un sale quart d’heure.

Morgan Parra n'a pas souffert de son inexpérience face à Wilkinson

2/ Des leaders qui prennent leurs responsabilités.

Je trouvais incroyable que les plus expérimentés du groupe fussent si discrets. Samedi matin, des joueurs comme Imanol Harinordoquy ou Aurélien Rougerie, qui en sont à leur troisième Coupe du Monde, prirent les devants et montrèrent l’exemple. Comme par magie, la jeune garde, les trouva ses marques, Trinh-Duc joua justement au pied et Maxime Mermoz qui s’était limité à des prises d’intervalles plus spectaculaires qu’efficaces su dégager admirablement son camp et nous rappeler qu’il possède aussi un sacré coup de savate capable d’épauler Morgan Parra dans cet exercice.

3/ Des avant dominants

La grande victoire de ce XV de France a été la domination des avants français sur leurs homologues britanniques. Avec une excellente tenue en mêlée, une bonne prestation en touche, une présence de tous les instants dans les zones de rucks. Sachant que les matchs de phase finale se jouent constamment dans ce secteur voilà qui est de bon augure.

Les Français sont-ils vraiment capables de battre ces Gallois ?

Aux vues des matchs de préparation, de poule et du quart face à l’Angleterre, on peut raisonnablement affirmer que le Pays-de-Galles est un très gros client, capable –pourquoi pas- de remporter le titre (au grand bonheur de ce qui ont parié sur lui), un client bien plus impressionnant que cette Angleterre qui s’est montrée décevante sur ce mondial. Si les Français veulent remporter cette demi-finale il faudra réaliser 80 minutes au niveau de cette première mi-temps contre les Anglais.

Soyons lucides, si les Français ont retrouvé juste à temps leurs vertus guerrières, il n’en demeure pas moins que tous les problèmes n’ont pas  pour autant été réglés. Il faut maintenant qu’elle se concentre sur des lancements de jeu simple. Les leaders évoqués plus hauts, dont certains ont déjà perdu deux demi-finales de Coupe du Monde ont acquis une expérience qui pèsera lourd face à des Gallois talentueux et bien en place, mais qui n’ont pas l’habitude de ce genre de match.

Compte tenu du passé récent du XV de France, il serait impensable de parler de victoire finale. Disons plutôt qu’il reste –quoi qu’il en soit- deux matchs et qu’il s’agit simplement de gagner ces deux matchs. En commençant pas celui contre le Pays-de-Galles.

Angleterre : Wilkinson et Flood ensemble

Les Français ont une revanche à prendre face aux Anglais et doivent se rappeler qu'ils sont capables de les battre

Martin Johnson a dévoilé la composition du XV d’Angleterre pour le quart de finale de Coupe du monde contre la France. Jonny Wilkinson et Toby Flood sont alignés ensemble !

Wilkinson à l’ouverture, Flood au centre
Un temps incertain en raison d’une blessure au bras, Jonny Wilkinson sera bien présent pour affronter le XV de France samedi à l’Eden Park d’Auckland. Mieux même puisque le Toulonnais, critiqué pour ses récentes performances, hérite du poste de titulaire à l’ouverture au détriment de Toby Flood, pourtant encensé par les médias britanniques et par certains de ses coéquipiers. Mais le joueur des Leicester Tigers ne regardera pas pour autant le match depuis les tribunes, Martin Johnson ayant en effet décidé de le titulariser au centre. «Ça fait bizarre de jouer avec lui quand je me rappelle que j’étais son entraîneur au lycée quand il avait 17 ans… Plus sérieusement, nous avons déjà joué ensemble à Newcastle et en équipe d’Angleterre. Il va m’être d’une aide précieuse. Nous sommes sur la même longueur d’onde, nous avons la même approche pour se sortir des mauvaises situations. Et puis c’est rassurant de me dire que si je suis coincé dans un ruck, quelqu’un est là, capable de prendre des décisions et de penser comme un 10», nous a confié Wilkinson.

C’est donc Mike Tindall qui fait les frais de ce chamboulement. Le membre de la famille royale ne paie pas là totalement ses écarts de conduite préjudiciables depuis le début de la Coupe du monde mais une vilaine béquille reçue lors du match contre l’Ecosse. «Il n’a pas vraiment pu s’entraîner de la semaine avec le reste de l’équipe. C’est vraiment dommage parce que Mike et Manu (Tuilagi) avaient réalisé de belles choses ensemble sur le terrain. Mais cela nous donne finalement une option différente», a précisé Johnson. Sur l’aile, Delon Armitage étant suspendu suite à son plaquage dangereux sur l’arrière écossais Chris Paterson, c’est Mark Cueto qui prend logiquement place dans une ligne d’attaque qui sent la poudre (Foden – Ashton, Tuilagi, Flood, Cueto), autant à la main qu’au pied.

Devant aussi, Martin Johnson a décidé quelques réajustements. James Haskell perd ainsi sa place en numéro 8, au profit de Nick Easter. En deuxième ligne, le Parisien Tom Palmer remplace le fougueux Courtney Lawes, qui prendra place sur le banc où le sélectionneur anglais a décidé de placer 5 avants : Laws donc, Shaw, Haskell, Corbisiero et Hartley, pour seulement deux arrières : Wigglesworth et Banahan.

Le XV de départ de l’Angleterre :
Foden – Ashton, Tuilagi, Flood, Cueto – Wilkinson, Youngs – Croft, Easter, Moody – Palmer, Deacon – Cole, Thompson, Stevens.

Remplaçants : Hartley, Corbisiero, Lawes, Shaw, Haskell, Wigglesworth, Banahan

Source : 

Un XV de France en trompe-oeil selon France Soir

Un XV de France très loin du compte selon le journal France Soir

« Je suis satisfait de la réaction de l’équipe. » Après le rude combat de Twickenham, Thierry Dusautoir n’a pas élevé la voix. Le capitaine des Bleus, déçu de la défaite, préférait retenir les points positifs de ce sommet du Tournoi. Mais où en sont réellement les Bleus à six mois du Mondial ?

Le style de jeu reste à affirmer

Avant le début du Tournoi des six nations Marc Lièvremont voulait revenir au « rugby total » prôné lors de sa prise de fonction, en 2007. Dans les faits pourtant les Bleus sont bien loin du compte. Sur le terrain les joueurs se font des passes, tentent de déséquilibrer les défenses mais souvent en vain. Samedi face à l’Angleterre le ballon est passé de main en main plus de 130 fois mais sans jamais mettre la défense adverse en danger. Les Bleus n’ont jamais vraiment franchi le premier rideau.

Un mental encore friable

Les trois larges défaites de 2010 face à l’Afrique du Sud, l’Argentine puis l’Australie ont mis en lumière le manque d’esprit de révolte des Français. Lorsqu’ils se retrouvent menés, les coéquipiers de Thierry Dusautoir perdent souvent pied. Samedi encore, sans un en-avant discutable sifflé, ils auraient pu encaisser deux essais en moins de cinq minutes. Ils ont finalement su resserrer les rangs pour ne pas subir la déferlante anglaise mais n’ont jamais vraiment inquiété leur adversaire qui a géré le second acte à sa main.

Des joueurs en question

Avant le coup d’envoi du Tournoi, Marc Lièvremont avait expliqué que le groupe de trente retenu serait à peu de chose près celui qui s’envolerait pour la Nouvelle-Zélande en septembre prochain. Le sélectionneur devra revoir ses plans après les trois semaines de compétition disputées. Sébastien Chabal manque certes de condition mais cela ne suffit pas à excuser ses nombreuses fautes de main et sa prestation indigente face aux Anglais. Yoann Huget n’a pas vraiment convaincu, pas plus que Clément Poitrenaud.

Source : Jean-Sébatien Hevin – France Soir

Du pain sur la planche


Distribution de marrons entre la France et l'Angleterre

Bien sûr la France a perdu et au final c’est ce qu’on retiendra. Il n’empêche qu’après la déroute australienne (décidément cette débâcle continue de faire mal) cette défaite laisse entrevoir des lendemains meilleurs pour peu qu’on sache analyser les raisons de cet échec londonien. Je vais refaire à chaud le « j’aime » / « j’aime pas » que j’avais fait pour France -Ecosse.

🙂 J’ai aimé

L’attitude des joueurs français qui ont réussi à être concentrés et combatifs 80 minutes durant. C’était la condition sine qua none pour ne pas en prendre plus de 40 à Twickenham et de ce côté là, les Français ont répondu présent.

– La défense que j’ai trouvé nettement meilleure que contre l’Irlande et l’Ecosse. Si Ashton tenta une passe improbable plutôt que de négocier un « un contre un » c’est tout simplement qu’il n’a jamais pris le dessus sur son vis-à-vis (Vincent Clerc) tout au long du match.

– La mêlé, je ne l’ai pas trouvée si mauvaise que ça. Et je ne suis pas forcément d’accord avec toutes les décisions de l’arbitre. Si les deux packs ont fait jeu égal en début de match, les Bleus ont pris le dessus dès le départ de Sheridan à la 24ème minute.

– La première mi-temps, ou les tricolore ont su marquer les Anglais et leur faire comprendre qu’il n’aurait pas la partie facile : notamment suite à la première mêlé perdu, les Anglais ont compris qu’il ne nous marcheraient pas librement dessus.

– La prestation de François Trinh-Duc qui a alterné à merveille, je suis de plus en plus persuadé qu’il peut devenir un très grand.

– L’attitude offensive de l’équipe. Même si cela n’a pas été fructueux.

 

😦 Je n’ai pas aimé

– Les fautes de mains à répétitions et un défaut dans les finitions qui à mon humble avis est essentiellement dû à un manque de repaires. Ce manque de qualité dans les finitions nous coûte au moins un essai en début de deuxième mi-temps qui aurait pu changer la physionomie du match.

– Encore quelques fautes de cadets : Je pense à Clément Poitrenaud qui veut jouer le ballon avant de le réceptionner, au coup de pied direct de Palisson à 5 minutes de la fin du match ( c’était une mauvaise option et de plus elle a mal été exécutée), à l’erreur de Sébastien Chabal sur une réception près de la ligne de touche qui aurait pu nous coûter bien plus cher.

– La prestation de Yoann Huget sur les phases offensives, il va falloir lui acheter une montre car visiblement depuis quelques matchs le Bayonnais connaît quelques problèmes de timing depuis qu’il porte le maillot bleu : toujours trop en avance ou trop en retrait. Cela peut être gommé avec un peu plus de repaires. Je ne veux pas lui lancer la pierre, je pense que c’est une question d’organisation avec ses centres et l’arrière. Mais désormais il faut faire vite car le temps est compté.

– Une certaine lenteur d’exécution, surtout au moment d’inverser l’attaque. Là aussi, je pense que c’est un manque de repaires, mais aussi une certaine fébrilité dans les rucks.

– Une certaine difficulté à  franchir la ligne d’avantage, à mon avis les « fantastiques » Maxime Medard ou Maxime Mermoz, ou le « l’autobus » Mathieu Bastareaud font  cruellement défaut.

– Le manque de condition physique dans le dernier quart d’heure qui nous empêche de changer le cour du match. Il faudra que François Trinh-Duc apprenne à jouer ce genre de match sur 80 minutes car visiblement il s’est fait bouffé dans le combat par les anglais et fut HS dès la 60ème. C’est LA condition pour qu’il devienne un très grand joueur.

Une question ? Il faudrait que je revoie le match mais il me semble qu’on a changé de système de défense entre les deux mi-temps où on a moins cherché à couper les extérieurs de façon systématique. Je trouve ça étrange car cette défense était efficace en première mi-temps, de plus avec leur paires de centres relativement lente les risques sont vraiment limités.

A côté du match j’ai apprécié l’attitude des supporteurs français, sans doute en réponse aux propos de Sébastien Chabal « les Français plus spectateurs que supporteurs ».

Ils ont brûlé Jeanne D’Arc !

Angleterre - France : les rivaux

On oubliera l’espace de 80 minutes l’Entente cordiale. Depuis une semaine les petites phrases assassines se sont multipliées, notamment côté français où on a visiblement du mal à digérer la double élimination lors des deux dernières Coupe du Monde face à nos meilleurs ennemis. De l’autre côté de la Manche, on essaie de nous faire croire que ce match sera un match comme les autres, que finalement, toutes les nations entretiennent une rivalité avec l’Angleterre : L’Ecosse, le Pays-de-Galles, l’Australie… Et que finalement la démarche française de « détester les rosbifs » n’a rien d’originale. N’ayez jamais confiance à ce que peut vous dire un Anglais, ils ont dû faire une croix blanche sur le calendrier en début de saison. Eux mêmes, ont baptisé ce match « Le Crunch » (Avec l’article en Français dans le texte, l’instant cruciale). Ils ont bien du remarquer que depuis 20 ans, ce petit jeu a tourné en faveur des froggies. Côté continental, on ne peut qu’envier la Webb Ellis rapportée en 2003 par les hommes de Clive Wooward. Ce match sera d’autant plus intéressant que sur le papier les équipes se ressembles comme deux goûtes d’eau. Un énorme paquet d’avants, monstrueux en mêlé. Un numéro 10 joueur et qui aime attaquer la ligne, deux costauds au niveau des centres et un triangle offensif rapide et talentueux. La seule différence c’est que la méthode Martin Johnson a fait ses preuves et semble de mieux en mieux huilés. Les hommes de Lièvremont s’ils ont obtenu des résultats intéressants à de rares occasions (le titre de champion l’année dernière, la tournée victorieuse en Nouvelle-Zélande, et la victoire face aux Champions du Monde Sud-Africains) ont aussi connu de sévères défaites qui fait de la France tout sauf une référence dans le monde de l’ovale. Ce n’est pas plus mal comme ça. Les Français n’ont jamais été aussi mauvais face aux Anglais que lorsque la situation leur semble favorables. Une équipe d’Angleterre moribonde a toujours su se refaire une santé face aux Français. J’attends énormément de ce match, parce que ça reste pour moi, LE match, à mes yeux le plus beau match tous sports confondus, et qu’à quelques mois de la Coupe du monde, ce match arrive à point nommé pour relancer la machine bleue.