Racing-Métro inaugure un « mini Marcoussis » pour aller plus haut

Le Racing-Métro a inauguré lundi son nouveau centre d’entraînement, un des plus modernes de France, qui rappelle le Centre national du rugby (CNR) de Marcoussis et doit faire franchir au club francilien un pas supplémentaire dans ses ambitions.

« Quand on a reçu le staff de l’équipe de France (mi-septembre), je leur ai dit: +Vous allez voir, c’est un mini Marcoussis », sourit l’entraîneur Gonzalo Quesada, qui a régulièrement travaillé au CNR ces dernières années au sein de l’encadrement du XV de France.

Salle de musculation dotée de caméras pour observer et corriger ses mouvements, espace « cardio » avec des vélos d’entraînements surplombés par un écran affichant en direct les données physiologiques des joueurs, salle de soins avec matériel dernier cri et piscines de rééducation et récupération, vestiaire de 44 places, deux terrains exclusivement pour les joueurs professionnels dont un en pelouse synthétique à base de coco, liège et palme… Tout a été installé, au Plessis-Robinson, pour un travail optimal des joueurs.

Mais on trouve aussi à côté une vaste salle de vie avec canapés et fauteuils, deux écrans plats qui encadrent une cheminée, un bar self-service.

« Nous avons visité beaucoup de centres d’entraînement, notamment des clubs de football anglais, et je dois dire que nous nous sommes pas mal inspirés de celui d’Arsenal. Nous avons voulu reconstruire un lieu familial où les joueurs peuvent travailler, passer du temps, échanger, se soigner… », explique le président Jacky Lorenzetti.

Parmi les installations sportives des clubs du Top 14, celles du Racing – qui regroupent également le centre de formation du club – font figure de must, avec peut-être celles de Clermont.

Centre du Plessis-Robinson, le petit Marcoussis du Racing

« En termes fonctionnels, c’est vraiment le top », estime le centre international Fabrice Estebanez.

« Cet outil doit être un moyen, pas une finalité. Si on sait bien l’utiliser, cet outil doit nous permettre d’aller encore plus haut », confirme le manager Pierre Berbizier.

Depuis son retour dans l’élite en 2009, le Racing « version Lorenzetti » n’a eu de cesse d’afficher son ambition. Il a recruté des joueurs prestigieux (Chabal, Nallet, Steyn, aujourd’hui partis, Hernandez, Szarzewski, Fall…) et atteint à chaque fois la phase finale du Top 14.

Avec le centre du Plessis-Robinson, Jacky Lorenzetti voit se concrétiser un de ses projets-phare, dont il ne veut pas révéler le coût « conséquent ».

« Quand j’ai repris le club il y a six ans, mon projet était de le pérenniser en m’appuyant sur trois piliers: l’avenir et la formation, le professionnalisme pour s’installer durablement dans l’élite, et une enceinte. Les deux premiers piliers sont ici réalisés », se réjouit le fondateur du groupe Foncia.

« On se donne les moyens sportifs, maintenant il faut qu’on se donne les moyens économiques avec l’Arena », le futur stade multimodal à toit rétractable avec boutiques et restaurants prévu à Nanterre (Hauts-de-Seine) mais bloqué par des recours à répétition d’associations de riverains et des renégociations de prix avec le constructeur Vinci.

« Rien n’est fait. Les discussions sont toujours en cours. Ce n’est pas simple et j’avoue une certaine lassitude depuis cinq ans », soupire le dirigeant.

« Si on veut pouvoir livrer comme on l’espère fin 2015, il faut commencer (les travaux) avant la fin de l’année, estime-t-il, avant d’affirmer sa détermination: « Si on n’y arrive pas, ce que je n’espère pas, (…) je continuerai et on trouvera un autre endroit pour accueillir nos matches. »

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Le Racing construit pour durer

Le futur centre d'entrainement du Racing devrait ouvrir ses portes en 2012

Si Dan Carter aurait pu porter les couleurs ciel et blanc la saison prochaine, le Racing-Métro 92 a finalement préféré rester sage sur le marché des transferts. L’ambition des Ciel et blanc ne se dément pas pour autant, à l’image de son futur centre de formation au Plessis-Robinson, qui en attendant l’Arena 92, continue de structurer un peu plus le club francilien.

Jacky Lorenzetti peut bien porter une attelle et en être quitte pour trois semaines d’immobilisation suite à une mauvaise chute et à une opération de l’épaule, son Racing, c’est du solide ! Là où ses rivaux et concurrents ont pour la plupart fait feu de tout bois pour attirer de nouvelles stars dans le Top 14 la saison prochaine, le club francilien se démarque en composant un recrutement très sage, très jeune et très porté sur la Pro D2 pour retoucher l’effectif du Racing à la veille de la prochaine saison (voir Lorenzetti : Pas de Galactiques !).

Même si Dan Carter fut un temps approché, le président du Racing, sur les conseils de son entraîneur, qui l’aura dissuadé de l’opportunité de s’attacher les services de l’ouvreur all black, a misé sur la stabilité d’un effectif censé arriver à maturité lors de cette troisième saison de Top 14 depuis le retour du club dans l’élite. Et choisi dans le même temps de poursuivre le colossal travail entrepris pour structurer le club. Car si le Racing brûle les étapes sur le terrain, il s’emploie à redevenir l’égal des meilleurs, sinon le meilleur, également en dehors. « On est dans une phase ascensionnel au niveau économique et on se rapproche de l’équilibre financier« , se félicite Lorenzetti, qui voit grand, très grand pour son club.

De La Défense au Plessis-Robinson…

Il y avait l’Arena 92, le futur stade du Racing d‘une capacité de 32 000 places assises, espace multimodal ultramoderne avec un terrain de rugby, doté d’une pelouse synthétique dernière génération et d’un toit amovible, convertible en salle de spectacle et des bureaux professionnels sur 30 000m², financé essentiellement par des fonds privés et appelé à sortir de terre derrière la Grande Arche de La Défense, sur le territoire de Nanterre à l’horizon du troisième trimestre 2014. Un écrin inédit dans le rugby français, digne des ambitions de l’équipe de Pierre Berbizier.

Il y aura aussi l’écrin du Plessis-Robinson et son centre d’entraînement lui aussi ultra-moderne. »Le troupeau a apprécié l’herbage. » C’est par ces mots que Berbizier avait consacré le mois dernier le premier entraînement du Racing-Métro 92 au Plessis-Robinson. Une première qui en appelle d’autres puisque Jacky Lorenzetti signait à cette occasion avec le maire de la ville des Hauts-de-Seine le partenariat qui permettra d’ici le 30 juin 2012 l’érection d’un nouveau centre d’entraînement (1 terrain naturel, 3 terrains synthétiques, 1 000 mètres carrés de bureaux, salle de musculation, club-house, piscine de rééducation et de soins, programme de 40 logements, salles de classe,…). « Quelque chose d’esthétique et de pratique, tout en conservant l’intimité et la convivialité de la Croix-de-Berny au Plessis-Robinson« , annonce le président Lorenzetti.

Après l’Arena 92, c’est un autre outil flambant neuf, couplé au centre de formation et au siège social, dont va se doter le club francilien pour une valeur d’environ 10 millions d’euros, là encore à la charge du Racing pour l’essentiel.
La marque du souci apporté à la formation au sein du club. Un secteur pour lequel l’encadrement a souhaité la création d’un poste spécifique. Ancien joueur (1980-1987), ancien entraîneur (1987-1988) et ancien manager (1996-1998) du Racing, Christophe Mombet endossera la fonction de Directeur du rugby au sein du club. Jusqu’alors en poste en tant que Directeur technique national adjoint, en charge de l’équipe de France des -19 ans, Mombet, heureux comme il le dit « de participer au projet d’avenir du rugby français« , aura la responsabilité de la formation à travers les écoles de rugby de Nanterre, Colombes et du Plessis-Robinson, mais aussi de ce nouveau centre de formation du Plessis-Robinson, sous l’autorité sportive de Pierre Berbizier. Pour ce dernier, « c’est le choix de la compétence au travers de l’expérience et du parcours de Christophe, c’est également le choix du retour d’un vrai Racingman dans notre structure. Avec cette compétence qui va nous permettre de renforcer notre formation. » Un projet d’ensemble, structuré et construit pour durer : ce Racing pense décidément à tout.

Source : rugbynews.fr