Vidéo : Les plus meilleurs moments de la Coupe d’Europe

Voici une petite vidéo très sympa des meilleurs moments de la Coupe Heineken 2013 proposée par le site internet RugbyVids qui s’est spécialisé dans le montage des moments forts des grandes compétitions internationales et nationales de rugby à XV. Je vous laisse apprécier ces magnifiques images.

H Cup : Clermont tombe le champion

S’il fallait un match pour prouver à l’Europe que Clermont est bien un candidat au titre européen, il est tout trouvé. Clermont est allé battre le Leinster, champion en titre, sur ses terres irlandaises (21-28). C’est d’abord un immense match défensif que Clermont a joué. De découpages chirurgicaux en tampon bien physique, les Clermontois n’ont laissé que des miettes aux Irlandais. Ils ont aussi réussi un superbe essai collectif avec à la conclusion Wesley Fofana (6-16, 35e). Dans la conquête aussi, les Auvergnats ont croqué des Irlandais loin de leur niveau habituel. Morgan Parra a ajouté, lui, sa précision au pied, et voilà Clermont qui fait la course en tête.

  Mais Jennings finissait par trouver la bonne perceuse pour venir à bout du coffre fort clermontois (16-25, 66e). A Clermont, c’était l’heure de se serrer les coudes pour tenir le tableau d’affichage. Les Irlandais vont à l’essai une nouvelle fois par McFadden (21-28, 80e). Mais la sirène est passée et Clermont peu commencer à fêter sa victoire. Et sans doute sa qualification puisque les Auvergnats caracolent en tête de la poule 5.

Source : metrofrance.com

Leinster, la passe de trois

Le Leinster remporte sa troisième couronne d’Europe et s’impose désormais comme un géant d’Europe. (Photo : Espnscrum.com)

Les Irlandais du Leinster ont conservés leur H Cup en battant leurs compatriotes de l’Ulster (42-14) lors d’une finale outrageusement dominée par les joueurs de Dublin.

La vague bleue a déferlé sur Twickenham. Les Irlandais du Leinster se sont largement imposés en finale de la H Cup face aux Nord Irlandais de l’Ulster (42-14). Déjà tenante du titre, le Leinster a encore une fois prouvée qu’elle est bien la meilleure équipe d’Europe actuellement. Jamais la province de l’Ulster n’a su, ou n’a pu, contrecarrer les plans des coéquipiers de Brian O’Driscoll. C’est son comparse O’Brien qui ouvrait le score avec toute la famille des gros de Dublin qui poussait derrière lui, il fallait attendre la confirmation vidéo mais le Leinster menait bien (7-3). O’Brien qui profitait d’un vol de ballon d’O’Driscoll pour se promener dans la défense de Belfast ? Rattrapé, il voyait Healy relevé le cuir et l’aplatir.

A la mi-temps, personne ne voyait Ulster avoir la capacité de revenir au score. Cela se confirmait cinq minutes plus tard, un maul perforant emmenait le ballon droit dans l’en but, les défenseurs de l’Ulster se jetaient dans les pieds des gros du Leinster. L’arbitre offrait un essai de pénalité (21-6). Des gros qui permettaient ensuite à Wallace de s’échapper, feinter et servir Tuohy qui visitait une nouvelle fois l’arrière pays de Belfast (24-14). Dès lors la messe était dite. Mais le Leinster prenait un malin plaisir à infliger une fessée à leurs voisins en ajoutant deux nouveaux essais. Le Sud-Africain Van der Merwe   concluait un mouvement mené par les avants du Leinster façon Panzer (35-14). Même le talonneur Cronin prenait de vitesse la défense de l’Ulster, bien lancé par une nouvelle passe laser d’O’Driscoll (42-14). Le Leinster, invaincu depuis décembre 2010 en coupe d’Europe et une défaite à Clermont, a réalisé une véritable démonstration de force. Et laisse l’impression qu’une dynastie vient de victoire vient de naître.

Résumé de la finale de la Coupe Heineken 2012

Clermont privé de finale

Le Leinster se qualifie pour la première finale 100% irlandaise de l'histoire.

Un essai de Fofana refusé avec justesse à deux minutes du terme du match, voilà à quoi a tenu la demi-finale de Coupe d’Europe entre Clermont et le Leinster. Et malheureusement, les Auvergnats ne disputeront pas la première finale de leur histoire en H Cup, battus (19-15) par le Leinster, tenant du titre. Les Irlandais s’offrent, eux, la première finale 100% irlandaise de l’histoire puisqu’ils affronteront l’Ulster.

Perdre deux joueurs majeurs dans la première demi-heure de jeu, c’est dur. Surtout en demi-finale de Coupe d’Europe, face au tenant du titre, dans un match qui se présente comme une finale avant l’heure. C’est pourtant avec ce handicap que Clermont a entamé la première demi-finale de H Cup de son histoire face au Leinster. Perdre coup sur coup Julien Malzieu (13e) puis Lee Byrne (23e), c’est être privé de deux contre-attaquants de premier ordre, solides sur les ballons aériens qui plus est. A Bordeaux, les Clermontois n’avaient pas le choix, tout comme le fait de subir l’arbitrage étonnant de l’Anglais Wayne Barnes, qui les a pénalisés à tours de bras en 1ère période. Mais le mythique arbitre de France-Nouvelle-Zélande de Coupe du monde 2007 se contentait juste d’avertissements verbaux lorsque Cullen se rendait coupable d’un coup de poing très visible et vu par l’arbitre de touche en 1ère période, ou que Gordon D’Arcy se rendait coupable d’une faute d’anti-jeu flagrante en 2e, alors que le carton jaune s’imposait.

Pour revenir au jeu, deux des équipes les plus joueuses d’Europe ont présenté une belle copie au stade Chaban-Delmas, arbitrée par les deux buteurs de haut niveau, Brock James d’un côté, Jonathan Sexton de l’autre. L’ouvreur australien de l’ASM offrait un net avantage juste avant la pause en passant une 4e pénalité (12-6). Mais au retour des vestiaires, les hommes de Vern Cotter étaient cueillis à froid. Kearney transperçait la défense aux 40m avant de servir Healy qui n’avait plus qu’à s’affaler dans l’en-but pour le premier essai du match (44e, 13-12). Ce début de 2e période était le tournant du match, car après une pénalité ratée par James, le même Kearney prenait sa chance des 40m pour placer son drop entre les perches, et assommer un peu plus l’équipe française (47e, 16-12).

Fofana aplatit mais ne contrôle pas

Contrairement à la 1ère période, les Irlandais étaient cette fois beaucoup plus pénalisés que leurs adversaires. James ramenait les siens avec une nouvelle pénalité des 40m (53e, 16-15), mais la tendance s’inversait ensuite, permettant à Sexton de lui répondre après un beau mouvement arrêté illicitement à 5m de la ligne (63e, 19-15). Sous pression et dans l’obligation de combler ce retard, Clermont accumulait les temps de jeu, mais ne parvenait pas à déstabiliser les Irlandais, bien en place défensivement et qui n’avaient qu’à les attendre. Les approximations de passe, les mauvaix choix, les maladresses, tout y passait pour empêcher l’ASM d’inscrire l’essai victorieux. Expert dans la maîtrise du jeu, dans le jeu au près comme dans les espaces, le Leinster faisait admirer sa capacité à gérer la fin de match, comme le champion d’Europe en titre qu’il est. Et qu’il pourrait bien rester, puisqu’il affrontera en finale son voisin de l’Ulster, pour la première finale 100% irlandaise de l’histoire de la H Cup.

Avec courage, avec envie, les Auvergnats ont tenté d’arracher cette finale dans les dernières minutes, venant pilonner la ligne irlandaise, Fofana passant même derrière mais il ne parvenait pas à conserver le contrôle du ballon en aplatissant, ce que confirmait la vidéo (78e). Après avoir été le héros du XV de France dans le Tournoi des VI Nations, en marquant à chaque match, le centre international ne rééditait pas sa performance sous le maillot blanc. Et malgré de nouveaux temps de jeu à quelques centimètres de la ligne, les « Jaunards » finissaient frustrés, avec une dernière pénalité sifflée contre eux pour réduire à néant leurs derniers petits espoirs. Une finale, cela se joue à pas grand-chose, une demie aussi, et les Clermontois l’ont amèrement constaté en Gironde.

Le Leinster est en finale, pas Clermont. Et le Leinster pourrait devenir, pour la troisième fois, champion d’Europe après ses titres en 2009 et 2011. Pour les retrouvailles entre Vern Cotter et John Schmidt, son ancien adjoint en Auvergne, c’est l’ancien « élève » qui a pris le dessus.

Source : France télévision Photo Espnscrum.com

«L’Effet boule de neige» du Leinster

O'Driscol trouve la brèche dans la défense des Saints

A l’issue d’une finale de H Cup renversante où le Leinster a vaincu Northampton (33-22) au prix d’une seconde période héroïque, les Irlandais tentaient d’expliquer leur incroyable retour.

Avec 16 points de retard (6-22) à la mi-temps, et onze d’avance à l’arrivée (33-22), le Leinster a réalisé un étonnant come-back en finale de la H Cup ce samedi. Que s’est-il donc passé à la mi-temps pour susciter une telle réaction ? Joe Schmidt, entraîneur du Leinster évoque d’abord une prise de conscience. «On a réalisé qu’on travaillait depuis neuf mois et qu’on laissait filer tout ça. On a parlé de confiance en nous et de construire notre jeu. On a aussi réglé quelques détails en mêlée. On a continué à croire en nous, les joueurs ont senti le renversement de dynamique, et avec le public incroyable…»

Pour Jonny Sexton, ouvreur du Leinster et grand bonhomme de cette rencontre (28 points : 2 essais, 3 transformations, 4 pénalités), la situation des Irlandais était plus facile à gérer psychologiquement en seconde période. «Quand on a une large avance, on ne sait pas toujours quoi faire avec le ballon, ce n’est pas évident d’être en tête. Nous, on s’est dit qu’il fallait garder le ballon et se reprendre les phases statiques. C’est un effet boule de neige.» Leo Cullen, capitaine du Leinster, soutient aussi que l’évolution de la rencontre est liée à un renversement psychologique. «On n’avait pas d’autre options que de jouer, explique-t-il. Quand on est 16 points derrière, c’est facile. Ca a été beaucoup une question de dynamique, essentiellement psychologique.»

«Douloureux de perdre une finale comme ça»
Du côté de Northampton, la physionomie de la rencontre semble alourdir le poids de la défaite. «C’est douloureux de perdre une finale comme ça, mais il faudra repenser à notre belle saison, relativise Jim Mallinder, l’entraîneur de Northampton. Ca a été dur, on avait joué une demi-finale dure (en Championnat d’Angleterre) la semaine dernière. On a dû faire de gros efforts et on était évidemment fatigués en deuxième période.» Pour Ben Foden, l’arrière de Northampton, ce match servira de leçon à ses jeunes coéquipiers. «Aucune finale ne se gagne en 40 minutes. On est une équipe jeune, il faut que l’on n’oublie pas ça et on reviendra plus fort. Le rugby est un jeu bizarre.» Spectaculaire aussi.

Source : boursorama.com

 

 

 

Coupe d’Europe : Toulouse in Dublin

Les Toulousains ont tenté de mettre du mouvement face au Leinster, en vain

Certains présentait ce match comme une finale avant la lettre opposant les deux derniers vainqueurs de l’édition : Les Irlandais du Leinster face au Stade Toulousain. Le résultat du match fut indécis jusqu’à la dernière minute de match comme le score de 32-23 ne le laisse pas forcément deviner . Les deux équipes nous ont offert un spectacle de grande qualité digne d’une demi-finale de Coupe d’Europe dans un Aviva Stadium comble. Le club haut-garonnais nous proposa même quelques belles offensives et quelques mouvements de hautes volées, mais la maîtrise et surtout fut essentiellement irlandaise. Chacune des équipes marqua deux essais Heaslip et O’Drisoll pour le Leinster et Fritz et Picamoles pour les Toulousains. Que le Northampton ou l’USAP gagne cet après-midi, le Leinster sera forcément favori avant de jouer la finale à Cardiff. Le soleil, le jeu, le public, tout y était. On se dit que cette Coupe d’Europe ressemble de plus en plus à la Ligue des Champions de football en terme de notoriété, c’est en tout cas vrai pour ce qui est de la France, du Royaume Uni et de l’Irlande. A quand une finale de Coupe d’Europe à Milan, Barcelone ou Amsterdam ?

Ça passe pour Toulon, ça casse pour le Clermont Auvergne

Les hommes de Joe Van Niekerk prennent la tête de la poule et conserve toute leur chance de se qualifier pour les quarts de finale

Comment dominer un match, mener de 17 points à la mi-temps en bénéficiant après quatre minutes en deuxième période d’un carton rouge infligé à un joueur adverse, et se faire peur ? Philippe Saint-André et ses joueurs doivent se poser la question sans trouver la réponse, comme ils ont été longtemps incapables d’endiguer la marée des London Irish, réduite à 14 durant 35 minutes et qui n’aura joué à égalité numérique à Mayol que durant 35 minutes. Tout aurait pu être plus simple, mais comme dans les meilleurs contes de Noël, tout se finit bien.

Tout avait parfaitement débuté pour les Toulonnais. Une pénalité de Contepomi (5e), une maîtrise globale face à des London Irish volontaires, puis un carton jaune infligé à l’ailier Tagicakibau (22e) pour avoir fait un en-avant volontaire afin d’éviter un essai, le RCT était à sa main. D’autant plus que la pénalité était tapée en touche, et sur cette dernière, Missoup partait au ras pour inscrire le premier essai de la rencontre (24e, 10-0). Et dans les arrêts de jeu, sur une pénalité rapidement jouée au pied par Mignoni, Hodgson était poussé en touche. Cette phase de conquête permettait encore une fois au pack varois d’avancer, et cette fois c’est le talonneur Ivaldi, pour sa première titularisation, qui s’affalait sur la ligne pour le deuxième essai (17-0, 40e+1). Les Londoniens semblaient couler totalement avec un deuxième carton jaune, synonyme d’expulsion, pour Tagicakibau pour avoir de nouveau empêcher un essai en restant volontairement dans un regroupement (45e). Désormais à 15 contre 14, Toulon avait les cartes en mains pour terminer le travail, mais des surnombres mal négociés, ou de mauvais choix comme celui fait par Contepomi qui oubliait les siens au large (51e) finissaient pas peser lourd. Du coup, servi par Armitage, Malone réduisait le score (53e, 17-7). Incapable de remettre la main sur cette rencontre, les Varois voyaient même les Anglais égaliser, sur un essai en force de Corbisiero après un enchaînement collectif (64e, 17-17). Vexés, les hommes de Philippe Saint-André réagissaient par Contepomi, cette fois bien inspiré de réaliser deux crochets intérieurs avant de marqueur le troisième essai de son équipe et lui redonner l’avantage (68e, 24-17). A force d’évoluer en infériorité numérique, les London Irish finissaient par craquer sur une récupération de Taumoepeau dans sa moitié de terrain, Missoup donnant à Mignoni qui alertait May dont le sprint et la résistance aux défenseurs l’envoyait à l’essai du bonus soixante mètres plus loin (72e, 31-17). La différence devenait un gouffre dans lequel s’enfonçait Loamanu, qui prenait lui-aussi l’intérieur pour inscrire le cinquième essai (75e, 38-17) qui donnait à cette victoire une importance bien supérieure à la maîtrise locale. Surtout, ce succès vient s’ajouter à la défaite du leader, le Munster, chez les Ospreys (19-15), ce qui laisse le trône de leader de cette poule 3 au RCT, au meilleur moment puisque la province irlandaise viendra défier les Toulonnais lors de la prochaine journée, le 15 janvier.

Le Leinster trop fort pour l’ASM

Quand le rythme est trop fort, quand les occasions passent sans marquer, quand le public pousse comme un seul homme, quand l’adversaire est simplement trop fort, Clermont a bien compris que rien n’est possible. Au Leinster, une semaine après être parvenu à s’imposer à Marcel-Michelin au terme d’un match très intense, l’ASM a dû s’avouer vaincu. Encore une fois, le rythme de la rencontre a été proprement endiablé. Pas de temps mort, des attaques sur chaque ballon, une pression défensive permanente, des rucks agressifs, et du talent, voilà ce que la province irlandaise a mis dans sa hotte pour recevoir avec les honneurs l’équipe française.

La marée bleue n’a pas perdu de temps à se déverser dans la défense auvergnate pour ce premier match de Coupe d’Europe disputé dans l’Aviva Stadium, héritier du mythique Lansdowne Road. Et dès la 8e minute, à la suite de nombreux enchaînements, le pilier gauche Healy se jetait dans l’en-but (7-0). Clermont réagissait, se montrait dangereux, mais à chaque fois, un petit grain de sable venait perturber la machine blanche. C’était ainsi le cas à la 13e minute quand, campant sur la ligne d’en-but, ils étaient pénalisés pour un plongeon dans le regroupement alors qu’ils attendaient le bon moment pour relever le ballon et inscrire l’essai qui aurait pu tout relancer. La pénalité de Parra (17e, 7-3) n’était qu’une maigre consolation, d’autant que le demi de mêlée ratait la suivante (29e), ce que ne faisait pas Sexton (38e, 10-3). La pause ne gelait pas les ambitions irlandaises, qui infligeaient une nouvelle marée victorieuse, malgré un essai visiblement valide mais refusé par l’arbitre avant que ce dernier ne valide, après vidéo, une deuxième tentative collective conclue encore une fois par Healy (42e, 17-3). Incapable de placer durablement le Leinster en position délicate, Clermont encaissait un nouvel essai sur une erreur de Baby, très bon jusque-là, qui envoyait une longue passe sautée dans ses 22m directement en touche. Les Irlandais jouaient rapidement et c’est O’Brien qui finissait le travail (51e, 24-3). Très loin du bonus défensif, et donc très loin de conserver la moindre chance de qualification, l’ASM jetait ses dernières forces dans la bataille, et au terme d’un maul conquérant sur plusieurs dizaines de mètres, Nalaga aplatissait le premier essai de son équipe, non-transformé par James (69e, 24-8). Et si Nathan Hines parvenait à trouver en Julien Pierre un adversaire répondant enfin favorablement à ses provocations, le Leinster ne perdait pas le fil de la rencontre. En s’imposant (24-8), les Irlandais ont presque un pied en quarts de finale, alors que les hommes de Vern Cotter voient leurs schances de finir meilleur deuxième s’éloigner dangereusement, en rentrant sans point de ce déplacement.

Source : sport.francetv.fr (Photo : espnscrum.com), Vidéo : rugbymania.com.br/France télévision