Les droits du Top 14 au centre de tous les regards

Canal+ détient les droits télé du Top 14 jusqu’en 2016. La LNR peut cependant dénoncer le contrat cette année.

Par Fabienne Schmitt et Christophe Palierse

Le Top 14, c’est terminé pour cette saison : la finale qui a consacré Castres champion de France a atteint, samedi, des records d’audience. Mais, en coulisse, c’est un tout autre match qui pourrait commencer. Car les propos tenus la semaine dernière dans nos colonnes par Paul Goze, président de la Ligue nationale de rugby (LNR), ne sont pas très rassurants pour Canal+, qui détient les droits TV du championnat de France de rugby jusqu’en 2016. « Notre contrat (…) comporte une option pour le dénoncer entre septembre et fin décembre », a-t-il rappelé. La Ligue nationale de rugby dispose, de fait, d’une porte de sortie au bout de deux ans, autrement dit cette année. Dénoncer le contrat signé avec Canal+ aboutirait à en renégocier les termes,et notamment le prix payé par la chaîne cryptée. Surtout, cela aurait pour conséquence le lancement d’un appel d’offres ouvert à tous pour trouver un partenaire télévisuel. A tous, donc à Canal+ naturellement, mais aussi à sa désormais grande rivale sur les droits TV : la chaîne Qatari BeIN Sport.
Pour l’heure, la LNR n’a « rien décidé » sur la dénonciation, ou pas, du contrat, confie Paul Goze. « Nous regardons », dit-il simplement. Mais c’est un regard particulièrement attentif que doit avoir la LNR sur ce dossier. D’abord, parce que tout le monde se souvient dans quelles conditions Canal+ a acquis les droits du championnat de France de rugby en 2011. Seule candidate, la chaîne cryptée avait osé limiter sa proposition à 18 millions d’euros par an pour deux matchs par journée, s’attirant les foudres de la LNR qui avait aussitôt estimé Canal+ « hors-jeu ». Finalement, la chaîne avait obtenu l’exclusivité des droits, y compris mobile et vidéo à la demande, pour 31,7 millions par an, dont 4,5 millions de part variable en fonction des audiences et de l’évolution du nombre de ses abonnés. Un montant inférieur aux 33 millions consentis par Canal+ et Orange lors du précédent appel d’offres.

BeIn Sport en embuscade

La pilule a dû laisser un goût amer à la LNR, dont on imagine mal qu’elle ne cherche pas, le moment venu, à renégocier le contrat. D’autant que les audiences des matchs de rugby sont très bonnes… et que les comptes du rugby français sont dans le rouge. Sur la saison 2011-2012, la perte nette du Top 14 atteint 13 millions d’euros (+ 3 millions d’euros sur un an). Toute rentrée d’argent serait donc la bienvenue
Reste à savoir si BeIN Sport serait intéressée. La chaîne Qatari a-t-elle contacté la LNR ? « Je ne répo ndrai pas à cette question », affirme Paul Goze, qui a tout intérêt à laisser planer l’incertitude. Pour sa part, BeIN Sport reste discrète, mais ses dirigeants disent depuis des mois qu’ils veulent diversifier les sports sur leurs chaînes, qui font aujourd’hui la part belle au football. BeIN, qui a déjà les droits de la Super League et de la NRL dans le rugby à treize, pourrait ainsi être intéressée par une compétition aussi prestigieuse que le Top 14. Pour la chaîne cryptée, l’éventuelle perte du championnat de France de rugby serait un coup très dur. Canal+ ambitionne en effet de faire du rugby le deuxième sport de la chaîne, après le football. Voilà qui promet encore un combat musclé.

Ligue : comment Paul Goze a battu Max Guazzini

Le président de Perpignan est devenu le troisième président de la Ligue nationale en devançant l’ancien président du Stade Français.

PERPIGNAN, centre du monde. Paul Goze (61 ans), le président de l’Usap, est devenu vendredi le troisième président de la Ligue nationale de rugby (LNR), après le Biarrot Serge Blanco (1998-2008) et le Castrais Pierre-Yves Revol (2008-2012). L’élection, qui s’est tenue hier près de l’Arc de Triomphe, a tourné à l’avantage du Catalan, le nouveau comité directeur lui accordant 11 voix contre 5 pour Max Guazzini, l’ancien président du Stade Français (plus une voix nulle).

Mais l’élection s’était jouée dès jeudi soir, au restaurant parisien Cristo. A l’initiative du toujours très influent Serge Blanco, il avait été décidé que les 29 présidents du Top 14 et de Pro D2 (manquait celui de Béziers) désigneraient entre eux le futur vainqueur. Le président de Biarritz espérait ainsi barrer la route à Max Guazzini (et Patrick Wolff) pour assurer l’élection de «son» candidat, Paul Goze. Sauf que, surprise: au 2e tour, Goze et Guazzini obtinrent 14 voix chacun (plus un vote nul)! Inattendu. Mais la chance de l’ex-président du Stade Français était passée puisque la composition du comité directeur, appelé dès lors à trancher, ne faisait aucun doute sur l’issue du vote.

Visiblement ému, Paul Goze a tenu à s’inscrire dans la continuité de ses prédécesseurs, afin que «notre Ligue, qui est un modèle pour le rugby professionnel mondial, continue à prospérer et à avancer». Le président usapiste (depuis 2007 après un premier passage entre 1989 et 1993) a évoqué ses priorités: «le dossier Coupe d’Europe et le calendrier international, ce vieux serpent de mer. Ce sont des chantiers qu’il faudra impérativement régler pendant cette mandature.» Son autre défi sera la renégociation des droits télévisés du Top 14. Le dernier accord avec Canal + (qui court jusqu’à la saison 2015-2016), loin des attentes des décideurs, avait ternit le bilan de Revol. «Il faudra que le rugby soit reconnu à sa juste valeur», a prévenu le nouveau président.

En revanche, Paul Goze, longtemps défenseur d’un retour à une élite à 16 clubs, a fait marche arrière, déclarant qu’il n’y aurait «pas de modification du Top 14, ni du format de la compétition». De son côté, Max Guazzini, un an et demi après son départ mouvementé du Stade Français, revient pour sa part dans le monde du rugby. «Et j’ai encore beaucoup d’idées…» Ses attributions, comme celles des autres membres, seront définies mardi.

Le rugby professionnel sélectionne son nouveau patron

La Ligue nationale de rugby élit son comité directeur et son président.

Le rugby professionnel français se dote aujourd’hui d’une nouvelle gouvernance pour les quatre années à venir avec l’élection par l’assemblée générale de la Ligue nationale de rugby (LNR) de son nouveau comité directeur et de son président.

Ce dernier succédera à Pierre-Yves Revol, qui n’a pas souhaité prolonger au-delà de son mandat réussi, en raison de ses obligations professionnelles. Quatre candidats se sont déjà déclarés, sachant qu’ils doivent d’abord être élus au comité directeur. Il s’agit de Patrick Wolff, vice-président de la LNR, de Max Guazzini, l’ancien patron du Stade Français, tous les deux en lice pour le collège des personnalités qualifiées, et d’Alain Tingaud et de Paul Goze, présidents respectivement des clubs d’Agen et de Perpignan, qui relèvent du collège de l’élite du Top 14. « Tout est ouvert », entend-on dans le milieu de l’ovalie. Le choix est d’autant plus important que le rugby tricolore est tenaillé par les incidences de son passage, globalement réussi, au professionnalisme dans les années 1990.

« Le rugby traverse une crise de croissance. Il a connu un formidable essor depuis une dizaine d’années , mais il affiche une perte d’exploitation récurrente qui appelle à un rééquilibrage », résume l’économiste du sport Frédéric Bolotny, qui plaide pour une « consolidation » des acquis. Pour ce faire, le rugby français bénéficie de deux atouts : il ne souffre pas d’une « télédépendance » ni d’un manque de compétitivité sur un plan européen, contrairement au football.

Masse salariale plafonnée

Dans ce contexte, le maintien du plafonnement de la masse salariale des joueurs – elle ne peut excéder 52 % des revenus d’un club -, l’une des réalisations majeures du mandat Revol, apparaît incontournable. Comme le souligne Benjamin Cohen, l’une des trois personnalités extérieures membres du comité directeur de la LNR, « l’intérêt de la compétition » pousse de surcroît au plafonnement pour « éviter un Top 14 limité à trois ou quatre clubs ».

Enfin, le calendrier reste un sujet lancinant. Au-delà de la santé des joueurs, l’accumulation des matches pose aussi la question de la « profondeur du banc » des clubs, et donc de leurs moyens.

Christophe Palierse

Max Guazzini annonce qu’il est candidat à la présidence de la LNR

L’ex président du Stade Français Paris à annoncé dans l’Expresso,  programme matinal de la nouvelle chaîne sportive BeIN Sport, qu’il était candidat à la Présidence de la Ligue Nationale du Rugby, dans le cas où il serait élu au comité directeur : « Beaucoup de gens me l’ont demandé, j’en avais envie tout simplement […] le rugby est un sport qui correspond à mes valeurs et à mes idées » Résume Max Guazzini.

Max Guazzini, ancien patron du Groupe NRJ qui dispose d’un réseau de stations radios et de chaînes télé dans plusieurs pays d’Europe, est un homme qui connait parfaitement le monde des médias. Or, ce dossier sera un sujet crucial pour l’avenir du rugby professionnel qui peut de moins en moins s’appuyer, circonstances obliges, sur les collectivités locales. En choisissant BeIN Sport, pour annoncer sa candidature Max Guazzini envoie un message subliminale à Canal +, un moyen comme un autre de mettre la pression sur l’actuel diffuseur du Top 14.

Interview de Max Guazzini sur BeIN Sport

Le Top 14 passe de l’orange… au vert !

La Ligue va revoir sa politique mercatique

La Ligue Nationale de Rugby a décidé de revoir complètement sa politique mercatique. Thibaut Chatelard, Directeur Marketing et Commercial de la LNR vient d’exposer les grands axes de cette rénovation. 

En premier lieu, le partenariat de nommage, qui consistait depuis 4 ans à juxtaposer le nom de la société Orange à celui de Top 14 arrive à son terme et ne sera pas reconduit. Toutefois le géant français de la téléphonie restera l’un des partenaires majeurs de la ligue. La principale instance du rugby professionnel a donc décidé de développer une nouvelle identité visuelle pour les championnats de Top 14 et de ProD2 qui sera dévoilée dès la fin du mois d’avril et ayant pour but d’offrir une meilleure exposition aux partenaires qui se limiteront désormais au nombre de 12 (2 partenaires majeurs, 4 officiels et 6 fournisseurs officiels).

La LNR vient de lancer un triple appel d’offre afin de trouver un fournisseur officiel :

Dans le domaine des services informatiques dont les objectifs seraient notamment de fournir les statistiques du championnat ou bien encore de développer une application mobile, le chronométreur officiel aura lui pour mission de mettre à disposition des clubs un matériel très haut de gamme et pourra en contre partie incruster son logo lors des retransmissions télévisées. Finalement, la LNR va innover en étant la première ligue professionnelle à intégrer un groupe de travail animé par le Ministère des Sports sur le thème « Sport et Développement durable » et cherche à ce titre un partenaire officiel dans ce domaine. Il ne s’agit pas d’un simple coup de pub, car la ligue va proposer des actions concrètes (transports en commun pour les supporteurs, etc.) afin que l’empreinte environnementale autour des stades soit la plus faible possible. Cette nouvelle restructuration devrait permettre aux partenaires de la LNR de bénéficier d’une visibilité optimale tout au long de la saison. Ainsi la ligue mettra à disposition des stades vierges de toute publicité lors des demi-finales et finales du Top 14.

Pour terminer, Thibaut Chatelard, fraîchement recruté par la LNR,  a rappelé que le rugby se portait mieux que jamais, qu’il était selon une récente étude le sport le plus générateur de valeurs fortes et que l’intérêt pour le ballon ovale était croissant dans toutes les régions.  Par ailleurs, les affluences du Top 14 ont augmenté de +45% depuis la saison 2005-2006, et que notre championnat bénéficie désormais d’une couverture médiatique exceptionnelle qui lui a permis d’avoir une audience cumulée de plus de 50 millions de téléspectateurs et une diffusion dans 164 pays !

Mister Rugby

Canal Plus vs. LNR : le jeu du poker menteur


Où regarderez-vous vos futurs matches de Top 14 Orange ?

L’offre faite par le diffuseur exclusif du Top 14 Orange à la LNR a du laisser un froid dans le dos. Certains observateurs neutres n’hésitent pas à la qualifier de « ridicule ». Alors qu’il y a un an du côté de la ligue on parlait prétentieusement de chiffres avoisinant les 100 ou 150 millions d’euros, Canal plus vient de faire une offre inférieure à 20 millions d’euros par saison. En effet, le Top 14 Orange attire de plus en plus de téléspectateurs, il est devenu le championnat le plus lucratif de la planète, et un récent sondage nous indique qu’environ un abonné sur dix à Canal plus y serait uniquement pour le rugby. Quoi qu’on en dise les dirigeants de la LNR ont oublié le plus important des paramètres : Pour qu’une offre monte il faut qu’il y ait de la concurrence. Du côté de la chaîne privée, on se sent visiblement en position de force. Cela pose la question du monopole de Canal plus sur le marché français de la télévision payante. Cette situation est-elle vraiment normale dans une économie de marché ?

Dans un communiqué que je vous invite à lire ICI, la LNR constate « qu’en l’état de l’offre présentée, CANAL+ se met hors-jeu et prend le risque de ne plus être en mesure de proposer le TOP 14 Orange à ses abonnés les prochaines saisons. »

De son côté la ligue prétend avoir reçu une dizaine d’offres dont on ignore pour l’instant de qui elles proviennent et quels en sont les montant. Forcément du côté de la chaîne payante on veut croire à un gros coup de bluff car après le retrait de la chaîne Orange Sport personne ne semble se bousculer au portillon pour diffuser les images du Top 14.

Qui pourrait-être intéressé par le championnat ?

Les grandes chaînes généralistes ?

Il est peut probable que les grandes chaînes généralistes soient vraiment intéressées. Elles s’intéressent plus volontiers à des compétitions internationales comme la Coupe du Monde ou le Tournoi des 6 Nations. Bien que TF1 puisse s’appuyer sur sa chaîne Eurosport pour diffuser les images dans le monde entier, ainsi on pourrait imaginer que TF1 ne diffuse que les matchs très porteurs : Finale, demi-finales et éventuellement quelques matchs comme ceux entre le Stade français et Toulouse. Mais tout cela est peu probable d’autant plus que les chaînes généralistes se sont montrées très distantes. A moins qu’il ne s’agisse là aussi d’un coup de bluff pour pouvoir négocier plus sereinement avec la LNR cette hypothèse est tout de même peu probable.

Une offre découpée sur les nouvelles chaînes ?

Si la LNR a reçu une dizaine d’offre il s’agit probablement d’offres découpées, c’est-à-dire que plusieurs chaînes se partageraient l’offre en petit morceaux. Match en direct, pour les unes, matchs en différé, « Télérugby » et diffusion sur Internet pour les autres. Une chaîne comme Direct 8 a déjà montré son intérêt pour l’ovale, mais une telle chaîne ne peut s’offrir l’exclusivité des droits du Top 14 car son budget n’est en rien comparable à celui de Canal plus. Il est possible pour elle de s’associer à d’autres chaînes de la TNT pour  le partage des droits. Nous pourrions avoir les gros matches sur Direct 8 et les autres matchs sur MaChaineSport.

L’offre Internet ?

En dehors des chaînes traditionnelles d’autres annonceurs peuvent prétendre à une partie de l’offre. On pense en premier lieu au champion tricolore des sites web : Dailymotion qui vient de décrocher une partie des droits pour diffuser des images de la NBA sur le net. Surtout que le groupe Orange (France télécom) vient de rentrer à 49% dans le capital de Dailymotion, soit une valorisation de 120 millions d’euros, gonflant ainsi le budget de la sart-up française. Rappelons que Dailymotion est le deuxième site de partage de vidéo au niveau mondial et est l’un des 30 sites les plus visités. L’un des objectifs annoncés de cette entrée dans le capital est « la possibilité de pouvoir s’appuyer sur le savoir-faire d’Orange en matière de contenus tels que les news, le sport ou le divertissement. » (Cédric Tournay, PDG de Dailymotion)

Entretien de Cédric Tournay, PD-G de Dailymotion sur frenchweb.fr

Du rugby sur la chaîne du football ? Incroyable !

 

Incroyable ! La Ligue du football professionnel pourrait devenir le diffuseur du Top 14 !

Une autre option, la plus invraisemblable de toute, serait une association entre la LNR et la LFP (Ligue du Football professionnel). Les deux frères ennemis pourraient devenir des alliés de circonstances face à un Canal plus qui se sent en position de force. En effet, dans un an ce sera au tour de la LFP de négocier les droits de la Ligue 1, le foot risque de se trouver dans une situation similaire au rugby. Le football professionnel a donc anticipé cette position de monopole de la chaîne payante en lançant sa propre chaîne CFOOT. Pour l’instant la chaîne ne diffuse que des affiches de Ligue 2. Cependant, le rachat des droits (ou d’une partie) du Top 14 Orange par CFOOT montrerait la détermination de la LFP et  le sérieux du projet face à Canal plus au moment de renégocier les droits du football. La perte du foot et du rugby serait dramatique pour la chaîne payante.

L’option la plus vraisemblable reste donc le découpage des droits entre plusieurs diffuseurs : Direct 8, Ma Chaîne Sport, Dailymotion et pourquoi pas CFOOT.

Ne rendez pas vos décodeurs Canal plus tout de suite, car il semblerait que la LNR et Canal plus se sont lancés dans une partie de poker menteur. Canal plus à tout de même intérêt  à acheter les droits du rugby à leur juste prix car la qualité du championnat dépendra également du montant de l’offre télé. En revanche, la chaîne du groupe Universal semble de moins en moins intéressée par l’exclusivité du championnat, et c’est sans doute là que pourraient se manifester les acteurs précédemment cités.

Mais à l’heure ou la qualité des images des sites de streaming n’ont jamais été aussi bonnes l’option du sport payant n’est-elle pas dépassée ?

Mister Rubgy

LNR.fr fait peau neuve

Le nouveau site de la LNR

J’avais publié un article cet été sur la fadeur du site officiel de la Ligue Nationale de Rugby. J’y avais fort justement critiqué le désintérêt de la Ligue pour un instrument qui est censé être la vitrine du rugby professionnel français. Allez savoir si le blogue que vous êtes en train de lire est moins insignifiant qu’il n’y paraît mais la Ligue a réparé cette erreur en nous proposant une toute nouvelle version de son site.

La première chose que l’on peut constater en accédant à lnr.fr c’est que la présentation a été soignée, ce qui n’était vraisemblablement pas le cas sur l’ancienne version. Plus que la présentation c’est la fonctionnalité nouvelle du site qui constitue la vraie amélioration. Fini le temps où vous deviez chercher en plusieurs cliques les infos pertinentes pour votre clubs. Aujourd’hui les pages réservées à chacun des 30 clubs professionnels du rugby français sont accessibles grâce à un bandeau sur la partie supérieure du site. Et must du must les blasons des clubs sont actifs lorsque vous passez votre curseur sur ces derniers. Une fois que vous avez sélectionné votre club vous aurez tout de suite accès aux informations les plus intéressantes en un simple coup d’œil : le classement de vos favoris, un lien sur leur site internet, un accès à la boutique du club, l’accès au stade (Même si on peut regretter que le bouton accès stade se contente de nous proposer un vue satellite type Google Map), les derniers résultats et les prochains matchs. Des fiches « Joueurs » assez détaillées sont également à porter de main.

En plus d’articles sur l’actualité du Top 14 et de la ProD2 on retrouve également dans la colonne de droite les classements, un calendrier très bien fait avec la programmation télé et le logo de la chaine qui diffuse le match. Il faut ajouter à cela un Direct-multiplex qui vous donne l’évolution instantanément l’évolution des scores des matchs en cours.

La LNR a tenu à garder un site multifonctionnel destiné à la fois au grand public, aux partenaires et aux journalistes. Toutefois, ce qui paraissait un site fourre-tout aberrant et déroutant autrefois prend la forme d’un site cohérent complet et riche en informations aujourd’hui. Les documents pdf. A télécharger son très nombreux et offrent une information très détaillée sur les statistiques sportives, mais aussi sur les finances de la Ligue ou bien sur les divers règlements. Tout ceci est consultable par tous, un souci de transparence que l’on se doit de souligner.

Il y a encore plein de choses intéressantes à aller voir, du coup surfer sur lnr.fr devient un vrai plaisir.

On peut toutefois regretter l’absence de multimédia est notamment de vidéos qui permettraient de voir les plus beaux essais des dernières journées. Il y a probablement des problèmes de droits à régler, mais sachant que de toutes façons on finit toujours par retrouver ces images sur les sites de partages de vidéo autant que la LNR elle-même en collaboration avec Canal + propose ces images. Ce qui serait aussi un moyen de contrôler leur usage sur la toile. Regrettons également l’absence de liens vers les sites communautaires tels que Facebook, Twitter qui sont devenus incontournables aujourd’hui.

Certes, tout n’est pas parfait. Mais on passe directement d’un 4/20 à un bon 14/20.