Les droits du Top 14 au centre de tous les regards

Canal+ détient les droits télé du Top 14 jusqu’en 2016. La LNR peut cependant dénoncer le contrat cette année.

Par Fabienne Schmitt et Christophe Palierse

Le Top 14, c’est terminé pour cette saison : la finale qui a consacré Castres champion de France a atteint, samedi, des records d’audience. Mais, en coulisse, c’est un tout autre match qui pourrait commencer. Car les propos tenus la semaine dernière dans nos colonnes par Paul Goze, président de la Ligue nationale de rugby (LNR), ne sont pas très rassurants pour Canal+, qui détient les droits TV du championnat de France de rugby jusqu’en 2016. « Notre contrat (…) comporte une option pour le dénoncer entre septembre et fin décembre », a-t-il rappelé. La Ligue nationale de rugby dispose, de fait, d’une porte de sortie au bout de deux ans, autrement dit cette année. Dénoncer le contrat signé avec Canal+ aboutirait à en renégocier les termes,et notamment le prix payé par la chaîne cryptée. Surtout, cela aurait pour conséquence le lancement d’un appel d’offres ouvert à tous pour trouver un partenaire télévisuel. A tous, donc à Canal+ naturellement, mais aussi à sa désormais grande rivale sur les droits TV : la chaîne Qatari BeIN Sport.
Pour l’heure, la LNR n’a « rien décidé » sur la dénonciation, ou pas, du contrat, confie Paul Goze. « Nous regardons », dit-il simplement. Mais c’est un regard particulièrement attentif que doit avoir la LNR sur ce dossier. D’abord, parce que tout le monde se souvient dans quelles conditions Canal+ a acquis les droits du championnat de France de rugby en 2011. Seule candidate, la chaîne cryptée avait osé limiter sa proposition à 18 millions d’euros par an pour deux matchs par journée, s’attirant les foudres de la LNR qui avait aussitôt estimé Canal+ « hors-jeu ». Finalement, la chaîne avait obtenu l’exclusivité des droits, y compris mobile et vidéo à la demande, pour 31,7 millions par an, dont 4,5 millions de part variable en fonction des audiences et de l’évolution du nombre de ses abonnés. Un montant inférieur aux 33 millions consentis par Canal+ et Orange lors du précédent appel d’offres.

BeIn Sport en embuscade

La pilule a dû laisser un goût amer à la LNR, dont on imagine mal qu’elle ne cherche pas, le moment venu, à renégocier le contrat. D’autant que les audiences des matchs de rugby sont très bonnes… et que les comptes du rugby français sont dans le rouge. Sur la saison 2011-2012, la perte nette du Top 14 atteint 13 millions d’euros (+ 3 millions d’euros sur un an). Toute rentrée d’argent serait donc la bienvenue
Reste à savoir si BeIN Sport serait intéressée. La chaîne Qatari a-t-elle contacté la LNR ? « Je ne répo ndrai pas à cette question », affirme Paul Goze, qui a tout intérêt à laisser planer l’incertitude. Pour sa part, BeIN Sport reste discrète, mais ses dirigeants disent depuis des mois qu’ils veulent diversifier les sports sur leurs chaînes, qui font aujourd’hui la part belle au football. BeIN, qui a déjà les droits de la Super League et de la NRL dans le rugby à treize, pourrait ainsi être intéressée par une compétition aussi prestigieuse que le Top 14. Pour la chaîne cryptée, l’éventuelle perte du championnat de France de rugby serait un coup très dur. Canal+ ambitionne en effet de faire du rugby le deuxième sport de la chaîne, après le football. Voilà qui promet encore un combat musclé.

Ligue : comment Paul Goze a battu Max Guazzini

Le président de Perpignan est devenu le troisième président de la Ligue nationale en devançant l’ancien président du Stade Français.

PERPIGNAN, centre du monde. Paul Goze (61 ans), le président de l’Usap, est devenu vendredi le troisième président de la Ligue nationale de rugby (LNR), après le Biarrot Serge Blanco (1998-2008) et le Castrais Pierre-Yves Revol (2008-2012). L’élection, qui s’est tenue hier près de l’Arc de Triomphe, a tourné à l’avantage du Catalan, le nouveau comité directeur lui accordant 11 voix contre 5 pour Max Guazzini, l’ancien président du Stade Français (plus une voix nulle).

Mais l’élection s’était jouée dès jeudi soir, au restaurant parisien Cristo. A l’initiative du toujours très influent Serge Blanco, il avait été décidé que les 29 présidents du Top 14 et de Pro D2 (manquait celui de Béziers) désigneraient entre eux le futur vainqueur. Le président de Biarritz espérait ainsi barrer la route à Max Guazzini (et Patrick Wolff) pour assurer l’élection de «son» candidat, Paul Goze. Sauf que, surprise: au 2e tour, Goze et Guazzini obtinrent 14 voix chacun (plus un vote nul)! Inattendu. Mais la chance de l’ex-président du Stade Français était passée puisque la composition du comité directeur, appelé dès lors à trancher, ne faisait aucun doute sur l’issue du vote.

Visiblement ému, Paul Goze a tenu à s’inscrire dans la continuité de ses prédécesseurs, afin que «notre Ligue, qui est un modèle pour le rugby professionnel mondial, continue à prospérer et à avancer». Le président usapiste (depuis 2007 après un premier passage entre 1989 et 1993) a évoqué ses priorités: «le dossier Coupe d’Europe et le calendrier international, ce vieux serpent de mer. Ce sont des chantiers qu’il faudra impérativement régler pendant cette mandature.» Son autre défi sera la renégociation des droits télévisés du Top 14. Le dernier accord avec Canal + (qui court jusqu’à la saison 2015-2016), loin des attentes des décideurs, avait ternit le bilan de Revol. «Il faudra que le rugby soit reconnu à sa juste valeur», a prévenu le nouveau président.

En revanche, Paul Goze, longtemps défenseur d’un retour à une élite à 16 clubs, a fait marche arrière, déclarant qu’il n’y aurait «pas de modification du Top 14, ni du format de la compétition». De son côté, Max Guazzini, un an et demi après son départ mouvementé du Stade Français, revient pour sa part dans le monde du rugby. «Et j’ai encore beaucoup d’idées…» Ses attributions, comme celles des autres membres, seront définies mardi.

Le rugby professionnel sélectionne son nouveau patron

La Ligue nationale de rugby élit son comité directeur et son président.

Le rugby professionnel français se dote aujourd’hui d’une nouvelle gouvernance pour les quatre années à venir avec l’élection par l’assemblée générale de la Ligue nationale de rugby (LNR) de son nouveau comité directeur et de son président.

Ce dernier succédera à Pierre-Yves Revol, qui n’a pas souhaité prolonger au-delà de son mandat réussi, en raison de ses obligations professionnelles. Quatre candidats se sont déjà déclarés, sachant qu’ils doivent d’abord être élus au comité directeur. Il s’agit de Patrick Wolff, vice-président de la LNR, de Max Guazzini, l’ancien patron du Stade Français, tous les deux en lice pour le collège des personnalités qualifiées, et d’Alain Tingaud et de Paul Goze, présidents respectivement des clubs d’Agen et de Perpignan, qui relèvent du collège de l’élite du Top 14. « Tout est ouvert », entend-on dans le milieu de l’ovalie. Le choix est d’autant plus important que le rugby tricolore est tenaillé par les incidences de son passage, globalement réussi, au professionnalisme dans les années 1990.

« Le rugby traverse une crise de croissance. Il a connu un formidable essor depuis une dizaine d’années , mais il affiche une perte d’exploitation récurrente qui appelle à un rééquilibrage », résume l’économiste du sport Frédéric Bolotny, qui plaide pour une « consolidation » des acquis. Pour ce faire, le rugby français bénéficie de deux atouts : il ne souffre pas d’une « télédépendance » ni d’un manque de compétitivité sur un plan européen, contrairement au football.

Masse salariale plafonnée

Dans ce contexte, le maintien du plafonnement de la masse salariale des joueurs – elle ne peut excéder 52 % des revenus d’un club -, l’une des réalisations majeures du mandat Revol, apparaît incontournable. Comme le souligne Benjamin Cohen, l’une des trois personnalités extérieures membres du comité directeur de la LNR, « l’intérêt de la compétition » pousse de surcroît au plafonnement pour « éviter un Top 14 limité à trois ou quatre clubs ».

Enfin, le calendrier reste un sujet lancinant. Au-delà de la santé des joueurs, l’accumulation des matches pose aussi la question de la « profondeur du banc » des clubs, et donc de leurs moyens.

Christophe Palierse

Max Guazzini annonce qu’il est candidat à la présidence de la LNR

L’ex président du Stade Français Paris à annoncé dans l’Expresso,  programme matinal de la nouvelle chaîne sportive BeIN Sport, qu’il était candidat à la Présidence de la Ligue Nationale du Rugby, dans le cas où il serait élu au comité directeur : « Beaucoup de gens me l’ont demandé, j’en avais envie tout simplement […] le rugby est un sport qui correspond à mes valeurs et à mes idées » Résume Max Guazzini.

Max Guazzini, ancien patron du Groupe NRJ qui dispose d’un réseau de stations radios et de chaînes télé dans plusieurs pays d’Europe, est un homme qui connait parfaitement le monde des médias. Or, ce dossier sera un sujet crucial pour l’avenir du rugby professionnel qui peut de moins en moins s’appuyer, circonstances obliges, sur les collectivités locales. En choisissant BeIN Sport, pour annoncer sa candidature Max Guazzini envoie un message subliminale à Canal +, un moyen comme un autre de mettre la pression sur l’actuel diffuseur du Top 14.

Interview de Max Guazzini sur BeIN Sport

Le Top 14 passe de l’orange… au vert !

La Ligue va revoir sa politique mercatique

La Ligue Nationale de Rugby a décidé de revoir complètement sa politique mercatique. Thibaut Chatelard, Directeur Marketing et Commercial de la LNR vient d’exposer les grands axes de cette rénovation. 

En premier lieu, le partenariat de nommage, qui consistait depuis 4 ans à juxtaposer le nom de la société Orange à celui de Top 14 arrive à son terme et ne sera pas reconduit. Toutefois le géant français de la téléphonie restera l’un des partenaires majeurs de la ligue. La principale instance du rugby professionnel a donc décidé de développer une nouvelle identité visuelle pour les championnats de Top 14 et de ProD2 qui sera dévoilée dès la fin du mois d’avril et ayant pour but d’offrir une meilleure exposition aux partenaires qui se limiteront désormais au nombre de 12 (2 partenaires majeurs, 4 officiels et 6 fournisseurs officiels).

La LNR vient de lancer un triple appel d’offre afin de trouver un fournisseur officiel :

Dans le domaine des services informatiques dont les objectifs seraient notamment de fournir les statistiques du championnat ou bien encore de développer une application mobile, le chronométreur officiel aura lui pour mission de mettre à disposition des clubs un matériel très haut de gamme et pourra en contre partie incruster son logo lors des retransmissions télévisées. Finalement, la LNR va innover en étant la première ligue professionnelle à intégrer un groupe de travail animé par le Ministère des Sports sur le thème « Sport et Développement durable » et cherche à ce titre un partenaire officiel dans ce domaine. Il ne s’agit pas d’un simple coup de pub, car la ligue va proposer des actions concrètes (transports en commun pour les supporteurs, etc.) afin que l’empreinte environnementale autour des stades soit la plus faible possible. Cette nouvelle restructuration devrait permettre aux partenaires de la LNR de bénéficier d’une visibilité optimale tout au long de la saison. Ainsi la ligue mettra à disposition des stades vierges de toute publicité lors des demi-finales et finales du Top 14.

Pour terminer, Thibaut Chatelard, fraîchement recruté par la LNR,  a rappelé que le rugby se portait mieux que jamais, qu’il était selon une récente étude le sport le plus générateur de valeurs fortes et que l’intérêt pour le ballon ovale était croissant dans toutes les régions.  Par ailleurs, les affluences du Top 14 ont augmenté de +45% depuis la saison 2005-2006, et que notre championnat bénéficie désormais d’une couverture médiatique exceptionnelle qui lui a permis d’avoir une audience cumulée de plus de 50 millions de téléspectateurs et une diffusion dans 164 pays !

Mister Rugby

Canal Plus vs. LNR : le jeu du poker menteur


Où regarderez-vous vos futurs matches de Top 14 Orange ?

L’offre faite par le diffuseur exclusif du Top 14 Orange à la LNR a du laisser un froid dans le dos. Certains observateurs neutres n’hésitent pas à la qualifier de « ridicule ». Alors qu’il y a un an du côté de la ligue on parlait prétentieusement de chiffres avoisinant les 100 ou 150 millions d’euros, Canal plus vient de faire une offre inférieure à 20 millions d’euros par saison. En effet, le Top 14 Orange attire de plus en plus de téléspectateurs, il est devenu le championnat le plus lucratif de la planète, et un récent sondage nous indique qu’environ un abonné sur dix à Canal plus y serait uniquement pour le rugby. Quoi qu’on en dise les dirigeants de la LNR ont oublié le plus important des paramètres : Pour qu’une offre monte il faut qu’il y ait de la concurrence. Du côté de la chaîne privée, on se sent visiblement en position de force. Cela pose la question du monopole de Canal plus sur le marché français de la télévision payante. Cette situation est-elle vraiment normale dans une économie de marché ?

Dans un communiqué que je vous invite à lire ICI, la LNR constate « qu’en l’état de l’offre présentée, CANAL+ se met hors-jeu et prend le risque de ne plus être en mesure de proposer le TOP 14 Orange à ses abonnés les prochaines saisons. »

De son côté la ligue prétend avoir reçu une dizaine d’offres dont on ignore pour l’instant de qui elles proviennent et quels en sont les montant. Forcément du côté de la chaîne payante on veut croire à un gros coup de bluff car après le retrait de la chaîne Orange Sport personne ne semble se bousculer au portillon pour diffuser les images du Top 14.

Qui pourrait-être intéressé par le championnat ?

Les grandes chaînes généralistes ?

Il est peut probable que les grandes chaînes généralistes soient vraiment intéressées. Elles s’intéressent plus volontiers à des compétitions internationales comme la Coupe du Monde ou le Tournoi des 6 Nations. Bien que TF1 puisse s’appuyer sur sa chaîne Eurosport pour diffuser les images dans le monde entier, ainsi on pourrait imaginer que TF1 ne diffuse que les matchs très porteurs : Finale, demi-finales et éventuellement quelques matchs comme ceux entre le Stade français et Toulouse. Mais tout cela est peu probable d’autant plus que les chaînes généralistes se sont montrées très distantes. A moins qu’il ne s’agisse là aussi d’un coup de bluff pour pouvoir négocier plus sereinement avec la LNR cette hypothèse est tout de même peu probable.

Une offre découpée sur les nouvelles chaînes ?

Si la LNR a reçu une dizaine d’offre il s’agit probablement d’offres découpées, c’est-à-dire que plusieurs chaînes se partageraient l’offre en petit morceaux. Match en direct, pour les unes, matchs en différé, « Télérugby » et diffusion sur Internet pour les autres. Une chaîne comme Direct 8 a déjà montré son intérêt pour l’ovale, mais une telle chaîne ne peut s’offrir l’exclusivité des droits du Top 14 car son budget n’est en rien comparable à celui de Canal plus. Il est possible pour elle de s’associer à d’autres chaînes de la TNT pour  le partage des droits. Nous pourrions avoir les gros matches sur Direct 8 et les autres matchs sur MaChaineSport.

L’offre Internet ?

En dehors des chaînes traditionnelles d’autres annonceurs peuvent prétendre à une partie de l’offre. On pense en premier lieu au champion tricolore des sites web : Dailymotion qui vient de décrocher une partie des droits pour diffuser des images de la NBA sur le net. Surtout que le groupe Orange (France télécom) vient de rentrer à 49% dans le capital de Dailymotion, soit une valorisation de 120 millions d’euros, gonflant ainsi le budget de la sart-up française. Rappelons que Dailymotion est le deuxième site de partage de vidéo au niveau mondial et est l’un des 30 sites les plus visités. L’un des objectifs annoncés de cette entrée dans le capital est « la possibilité de pouvoir s’appuyer sur le savoir-faire d’Orange en matière de contenus tels que les news, le sport ou le divertissement. » (Cédric Tournay, PDG de Dailymotion)

Entretien de Cédric Tournay, PD-G de Dailymotion sur frenchweb.fr

Du rugby sur la chaîne du football ? Incroyable !

 

Incroyable ! La Ligue du football professionnel pourrait devenir le diffuseur du Top 14 !

Une autre option, la plus invraisemblable de toute, serait une association entre la LNR et la LFP (Ligue du Football professionnel). Les deux frères ennemis pourraient devenir des alliés de circonstances face à un Canal plus qui se sent en position de force. En effet, dans un an ce sera au tour de la LFP de négocier les droits de la Ligue 1, le foot risque de se trouver dans une situation similaire au rugby. Le football professionnel a donc anticipé cette position de monopole de la chaîne payante en lançant sa propre chaîne CFOOT. Pour l’instant la chaîne ne diffuse que des affiches de Ligue 2. Cependant, le rachat des droits (ou d’une partie) du Top 14 Orange par CFOOT montrerait la détermination de la LFP et  le sérieux du projet face à Canal plus au moment de renégocier les droits du football. La perte du foot et du rugby serait dramatique pour la chaîne payante.

L’option la plus vraisemblable reste donc le découpage des droits entre plusieurs diffuseurs : Direct 8, Ma Chaîne Sport, Dailymotion et pourquoi pas CFOOT.

Ne rendez pas vos décodeurs Canal plus tout de suite, car il semblerait que la LNR et Canal plus se sont lancés dans une partie de poker menteur. Canal plus à tout de même intérêt  à acheter les droits du rugby à leur juste prix car la qualité du championnat dépendra également du montant de l’offre télé. En revanche, la chaîne du groupe Universal semble de moins en moins intéressée par l’exclusivité du championnat, et c’est sans doute là que pourraient se manifester les acteurs précédemment cités.

Mais à l’heure ou la qualité des images des sites de streaming n’ont jamais été aussi bonnes l’option du sport payant n’est-elle pas dépassée ?

Mister Rubgy

LNR.fr fait peau neuve

Le nouveau site de la LNR

J’avais publié un article cet été sur la fadeur du site officiel de la Ligue Nationale de Rugby. J’y avais fort justement critiqué le désintérêt de la Ligue pour un instrument qui est censé être la vitrine du rugby professionnel français. Allez savoir si le blogue que vous êtes en train de lire est moins insignifiant qu’il n’y paraît mais la Ligue a réparé cette erreur en nous proposant une toute nouvelle version de son site.

La première chose que l’on peut constater en accédant à lnr.fr c’est que la présentation a été soignée, ce qui n’était vraisemblablement pas le cas sur l’ancienne version. Plus que la présentation c’est la fonctionnalité nouvelle du site qui constitue la vraie amélioration. Fini le temps où vous deviez chercher en plusieurs cliques les infos pertinentes pour votre clubs. Aujourd’hui les pages réservées à chacun des 30 clubs professionnels du rugby français sont accessibles grâce à un bandeau sur la partie supérieure du site. Et must du must les blasons des clubs sont actifs lorsque vous passez votre curseur sur ces derniers. Une fois que vous avez sélectionné votre club vous aurez tout de suite accès aux informations les plus intéressantes en un simple coup d’œil : le classement de vos favoris, un lien sur leur site internet, un accès à la boutique du club, l’accès au stade (Même si on peut regretter que le bouton accès stade se contente de nous proposer un vue satellite type Google Map), les derniers résultats et les prochains matchs. Des fiches « Joueurs » assez détaillées sont également à porter de main.

En plus d’articles sur l’actualité du Top 14 et de la ProD2 on retrouve également dans la colonne de droite les classements, un calendrier très bien fait avec la programmation télé et le logo de la chaine qui diffuse le match. Il faut ajouter à cela un Direct-multiplex qui vous donne l’évolution instantanément l’évolution des scores des matchs en cours.

La LNR a tenu à garder un site multifonctionnel destiné à la fois au grand public, aux partenaires et aux journalistes. Toutefois, ce qui paraissait un site fourre-tout aberrant et déroutant autrefois prend la forme d’un site cohérent complet et riche en informations aujourd’hui. Les documents pdf. A télécharger son très nombreux et offrent une information très détaillée sur les statistiques sportives, mais aussi sur les finances de la Ligue ou bien sur les divers règlements. Tout ceci est consultable par tous, un souci de transparence que l’on se doit de souligner.

Il y a encore plein de choses intéressantes à aller voir, du coup surfer sur lnr.fr devient un vrai plaisir.

On peut toutefois regretter l’absence de multimédia est notamment de vidéos qui permettraient de voir les plus beaux essais des dernières journées. Il y a probablement des problèmes de droits à régler, mais sachant que de toutes façons on finit toujours par retrouver ces images sur les sites de partages de vidéo autant que la LNR elle-même en collaboration avec Canal + propose ces images. Ce qui serait aussi un moyen de contrôler leur usage sur la toile. Regrettons également l’absence de liens vers les sites communautaires tels que Facebook, Twitter qui sont devenus incontournables aujourd’hui.

Certes, tout n’est pas parfait. Mais on passe directement d’un 4/20 à un bon 14/20.

On en salive déjà !

Benji Marshall du XIII au Clermont Auvergne ?

La ligue a publié hier avec un peu de retard son calendrier pour la saison 2010-2011 du TOP 14. L’instance chargée du rugby professionnel français a quelque peu tardé à publier ce calendrier, mais il est vrai que les paramètres à prendre en compte étaient presque infinis : Eviter les doublons Coupe d’Europe-Championnat, les gros clubs qui ne voulaient pas jouer entre eux lors des matchs du XV de France, des délocalisations de plus en plus nombreuses, des stades en rénovation de certains clubs. A défaut de nous proposer le calendrier parfait, la LNR offre un calendrier qui plaira au plus grand nombre.

Toujours autant de stars

Ce championnat de France, qui depuis deux ou trois ans a connu une ascension exceptionnelle et est devenu une référence en matière de compétitions domestiques, pour ne pas dire LA référence du rugby à XV, un peu comme la NRL est celle du XIII. Certes, plusieurs stars sudistes sont retournées dans leurs pays avec en point de mire la Coupe du Monde 2011. Ainsi Sonny Bill Williams est parti vers la Nouvelle-Zélande et les Canterburry Crusaders. Compte tenu de ces bonnes prestations en Top 14, on peut imaginer que SBW sera intégré dans le XV des All Blacks. Arrivée le même été l’Australien Mark Gasnier a effectué deux saisons plus discrètes dans le Top 14 (N’oublions tout de même pas qu’il fut l’un des meilleurs marqueurs de la saison), par conséquent il retournera chez les treizistes et réintégrera son club de toujours, le Saint-Georges Illawara. C’est une demi-surprise, car on pensait que la fédération australienne allait faire pression pour récupérer cet élément et l’intégrer dans la future franchise de Super 15, des Melbourne Rebels. Quant à Karmichael Hunt va s’engager dans la nouvelle franchise de footy de la Golden Coast.

Sione Lauaki troquera son maillot des Chiefs pour celui de l'ASM

Mais tous ces départs seront largement compensées : l’ailier du XV de la Rose, Paul Sackey, le pilier néo-zélandais Carl Hayman, référence mondiale à son poste porteront les couleurs rouges et noires du RCT, l’ailier des All Blacks et des Auckland Blues, Rudi Wulf devrait les rejoindre sur le bord de la rade.. Après une escapade sud-africaine, le numéro 10 argentin, Juan Martin Hernandez reviendra à Paris pour porter les couleurs… du Racing ! Voilà qui devrait pimenter le derby entre les deux clubs franciliens ! Les Champions clermontois ont fait signer l’une des attractions de l’hémisphère sud : Sione Lauaki, le Maori connaît déjà la région puisqu’il a déjà joué à Nevers en Fédérale II l’espace d’une saison quand il était encore junior. Alors qu’il était annoncé du côté des Melbourne Rebels le facétieux Caucaunibuca sera toujours agenais l’année prochaine. Le club Lot-et-Garonnais lorgne également le Gallois Andy Powell, ce qui serait un énorme coup. Les Champions de France ont également approché l’ouvreur des West Tigers et des Kiwis, Benji Marshall. Ce serait un énorme coup, puisque depuis les départs des SBW et de Mark Gasnier Benji Marshall est considéré comme la nouvelle star du XIII.

Pourtant cette saison 2010-2011 n’est annoncée que comme une simple saison de transition, les sergents recruteurs des clubs du Top 14 auraient déjà les yeux sur la saison suivante afin de se disputer les plus belles stars de ce jeu.

Plus de délocalisations

Ce qui était considéré comme un événement exceptionnel devient monnaie courante. Pratiquement tous les clubs du Top 14 Orange délocaliseront leurs plus belles affiches dans les plus grandes arènes de France. Ainsi le RC Toulon jouera 3 clubs au Stade Vélodrome de Marseille (Toulouse, Clermont et le Racing), le Stade toulousain ira quatre fois au Stadium, les dirigeants du CO ont eu la bonne idée de s’exporter au Stade de la Méditerranée de Béziers, ce sera le grand retour du rugby d’élite à Béziers. En revanche les joutes contre Perpignan et Toulon, un temps envisagées au Stade de la Méditerranée, se feront finalement à Castres. Agen recevra deux fois au Stade Chaban-Delmas de Bordeaux. Le CSBJ continuera de délocaliser au Stade des Alpes et le Stade français au Stade de France. Le club parisien sera imité par le Racing qui jouera également dans l’enceinte dionysienne. Les clubs basques joueront à plusieurs reprises du côté d’Anoeta. On peut regretter que Montpellier et La Rochelle ne les imitent pas en profitant du Stade de la Mosson et de la Beaujoire. Le rugby en terre nantaise, voilà qui aurait été un véritable scoop tandis que le FC Nantes-Atlantique sombre en queue de Ligue 2.

A quand un match de Top 14 à Nantes ?

150 millions de raisons de rêver et un télérugby ?

Si la ligue a tant cherché à faire plaisir à ces clubs, c’est aussi qu’elle à l’intention d’en mettre plein les yeux au diffuseur Canal +. En effet, selon Midi-Olympique plusieurs présidents du Top 14 parmi lesquels Mourad Boudjellal et Paul Goze entendent bien voir le rugby toucher le jackpot. Nos deux champions de la règle de trois ne comprennent pas pourquoi le rugby fait un tiers de l’audience des matchs de Ligue 1 et que le Top 14 ne touche que le dixième de ce qui est offert au foot. Ces prétentions n’affolent cependant pas Eric Bayle, responsable du service rugby chez Canal +, car le concurrent de la chaîne cryptée qui serait prêt à faire monter les enchères aussi haut pour le Top 14 ne semble pas exister. Toutefois, il semble évident que la LNR pourra au moins multiplier par 3 ou 4 ses revenus télévisuels qui sont actuellement de 25 millions d’euros annuels. La proposition du président de l’USAP, Paul Goze, de découper l’offre en plusieurs parties. Ainsi nous pourrions avoir la création d’un « télérugby » sur une chaîne gratuite. Cette idée semble intéressante, car au-delà du fait qu’elle doperait les tirelires des clubs du Top 14 elle contribuerait à populariser le championnat dans les régions nord, et dans les milieux populaire, là où le rugby ne fait pas encore recette. Là aussi il s’agit de trouver les annonceurs prêts à casser les œufs pour le ballon ovale, compte tenu du succès grandissant du championnat on est en droit de rêver.

Une telle manne serait une aubaine pour les petits clubs, comme le CSBJ. Les Isérois sont encore une fois menacés de relégation  en Fédérale I. Mais qui peut croire qu’Albi qui a effectué un recrutement et un prévisionnel de ProD2 pourrait s’engager dans le meilleur des championnats du monde ?

Le Top 14 perdu sur la toile

Le site de l'Australian football league, un exemple de site moderne

Pierre-Yves Revol l’a dit, il l’a répété inlassablement : Depuis qu’il est arrivé à la tête de la Ligue le Top 14 ne s’est jamais aussi bien porté : Plus de stars, plus de monde dans les stades, plus d’audience télévisée, et bientôt c’est promis grâce à la bonté de Canal +, plus d’argent ! Pourtant quelque chose chagrine l’internaute et le blogueur que je suis. Je suis certains que je ne suis pas le seul dans cette position et que d’autres auront remarqué cette anomalie. Je veux parler de l’inexistence d’un site officiel du Top 14. Il y a bien sûr le site de la LNR mais ce dernier est très loin du standard des autres grandes ligues du sport professionnel. De plus, après avoir jeté un coup d’œil on peut se demander à qui s’adresse ce site ? Aux partenaires ? au grand public ? au passionné de rugby ? aux clubs qui y trouveront la documentation officielle ? aux médias ? Il semblerait qu’il s’agit d’un site valise où on y fourre un peu tout type d’informations sans vraiment savoir à qui on s’adresse.

Le site de la Ligue Canadienne de Football propose des résumés vidéos

Un site top14orange.fr ?

Ne vaudrait-il mieux pas que ce site devienne le site institutionnel de la LNR et qu’apparaisse un top14orange.fr qui serait sur le format des autres championnats destiné au grand public et aux fans ? Avant de commencer à écrire cette article je suis allé voir les sites d’autres championnats pro de sports et de nationalités diverses. La première chose qui saute aux yeux lorsqu’on va sur le site de la LNR, c’est sa morosité évidente, très loin de représenter le côté sexy du Top 14. Ce qui est frappant c’est la similarité  des sites  des grandes ligues de ce monde dont la mise en page est parfaite, très interactifs, on y retrouve des photos, vidéos, l’actualité, les résultats, les scores en direct, des liens vers leurs pages Facebook et Twitter dont la LNR semble ignorer l’existence. Beaucoup de sites  proposent un lien direct vers les pages web des clubs qui les composent : Il suffit de cliquer sur le blason de votre club préféré se trouvant sur un bandeau situé en général sur la partie supérieure de la page d’accueil (alors que du côté de la LNR. Il faut d’abord télécharger un document pdf. pour avoir accès à l’adresse internet du club ! ). Ce sont des pages à la fois fonctionnels et séduisants tandis que le  triste lnr.fr n’est ni l’un ni l’autre. Je remarque par ailleurs que la majorité des sites précédemment cités possèdent une version en plusieurs langues, compte tenu du nombre de joueurs hispanophones et anglophones jouant dans le Top 14 une version dans ces deux idiomes ne serait pas un luxe pour que notre championnat puisse s’ouvrir sur de nouveaux horizons.  Je voudrais savoir combien de fans vont sur ce site pour suivre l’actualité du championnat ? Je pense que la plupart des passionnés lui préféreront des adresses telles que rugbyrama.fr ou rugby365.fr.

La page Twitter de la Guinness Premiership, une ligue à la page...

Une très mauvaise vitrine pour Orange

Le plus surprenant dans cette histoire c’est que Orange, ventant à longueur de journée la qualité de son offre Internet, est le principal parraineur du championnat et a même juxtaposé son nom à celui du Top 14. Il serait peut être temps pour la filiale de France Telecom de donner au Top 14 un vrai site digne de ce nom. A ceux qui pensent que cela n’est pas très important je leur répondrai qu’Internet est devenu le premier des médias de communication et qu’il ne fait pas très sérieux de la part d’un sport professionnel de ne pas posséder un site digne de ce nom. En effet, aujourd’hui le site Internet est devenu la vitrine de toute société, comment la Ligue peut elle prétendre mettre en avant les marques de ses partenaires si elle-même n’est pas capable de vendre correctement ses propres produits ? Quant à la ProD2, elle pourrait être dotée d’un site prod2.fr qui serait le verso de Top14orange.fr. Heureusement que des clubs, eux, disposent de site Internet de très bonne qualité (je pense entre autres à ceux du Stade toulousain, du Racing, ou de l’USAP), ce qui a pour effet d’atténuer un peu ce manque de sérieux du rugby pro français.

120 000 personnes suivent tous les jours l'actu de l'AFL sur Facebook

Un petit tour sur la toile du sport pro

Pour terminer je vous propose de faire un petit tour des sites d’autres ligues professionnelles parmi ceux que j’ai bien aimé je vous laisse ceux de la NBA, ou de l’Euroligue en Basket, celui de la Bundesliga (championnat de foot allemand), de la ligue de football australien (AFL), de rugby à XIII (NRL) ou bien encore la Ligue Canadienne de football. Les sites britanniques de la Guinness Premiership ou de la Superleague sont aussi plutôt réussis. Je vous laisse apprécier leur fonctionnalité et leur qualité graphique. Les sites des autres sport pro français sont également un peu à la traine (si on excepte celui d’événement tel que le Tour de France) la LNR devrait donc saisir l’occasion pour prendre de l’avance dans ce domaine sur ses concurrents directs que sont la LNB et la LFP, comme elle a su intelligemment le faire dans d’autres domaines.

Un Grenelle du Rugby ! Vite !

Tournoi des 6 Nations, Coupe du Monde de Rugby à 7, Top 14, lancement de la Superligue, grands débuts du Toulouse Olympique en League One, Super 14, l’activité rugbystique fut très riche ces dernières semaines ! Malheureusement, un déménagement (avec au programme un changement de pays et de continent) et un nouveau travail m’ont tenu éloigné de ce blogue. Je remercie les lecteurs, toujours aussi fidèles et aussi certains posteurs (je pense en particulier à Paul Brousse et Castaignède, LE joueur) d’avoir donné vie à ce blogue durant mon absence. A ce sujet je cherche toujours des volontaires pour m’envoyer des articles concernant l’ovale, cela permettrait d’avoir un peu d’actualité et de maintenir ce blogue à jour.

 

 

Résumé du match France-Pays de Galles (France 2)

 

Par quoi donc commencer ?

 

Par cette magnifique victoire du XV de France sur les champions d’Europe Gallois bien sûr ! Que de plaisir ! La France tient-elle là enfin son match référence ? Très sincèrement, je ne vis pas à l’intérieur de ce XV de France. On a juste appris que ces Bleus avaient du cœur, beaucoup de cœur, et que cette équipe était capable de se rebeller… mais est-ce bien là une surprise ? Une équipe de rugby qui est incapable de s’effrontée, n’est plus vraiment une équipe de rugby. Même en 3ème série, il existe des gars assez fous pour sonner la charge de la rébellion, c’est là toute la beauté de ce sport. Nous n’en attendions donc pas moins d’un XV de France. On pourra toujours néanmoins souligner la très (mais alors très !) haute performance de Thierry Dusautoir, qui est peut être en passe de devenir l’un des plus grand flanker de l’histoire de ce sport, l’entrée tonitruante de Bastareaud, pas vraiment dans la tradition des frères Bonies, Cordoniou et autres Castaignèdes, mais tout aussi efficace. Il semblerait que le joueur antillais fasse parti de ces très rares joueurs dont le niveau de jeu augmente en fonction de l’importance de l’événement. Il serait malhonnête aussi de ne pas vouloir souligner l’intelligence tactique des entraîneurs français et de leur capacité à mettre en place une défense inversée en moins de 4 jours ! Pour terminer je voudrais féliciter tous les joueurs de ce groupe France qui ont pris les Gallois, là où on pensait qu’ils seraient difficiles à prendre, sur leur état de fraîcheur !  Ce fut-là notre plus grande surprise. Pour le reste, ne crions pas victoire trop hâtivement ! Les journaleux ont cette capacité à faire la pluie et le beau temps. Il me semble que cette victoire face aux Gallois est dans la logique des choses, dans la logique des bonnes performances de ce quinze contre les Wallabies ou contre l’Irlande, des joutes laborieuses mais victorieuses contre les Ecossais ou contre les Pumas, de cette tournée prometteuse bien que peu fructueuse en victoires dans l’Hémisphère sud contre l’Australie. Pour le reste je retiendrai surtout que malgré cette archi-domination des Bleus, les Dragons rouges furent dangereux jusqu’à la dernière minute, les nôtres ont donc du mal à concrétiser leur supériorité : Ce quinze de France reste plus que jamais une équipe en chantier. D’ailleurs le fait que les entraîneurs continuent de faire tourner leur effectif semble bien confirmer que dans leur esprit ce chantier est très loin d’être terminé.

 

Cette victoire est celle des hommes, pas celle du système !

 

 Pendant ce temps-là, le rugby français continue de marcher sur la tête ! On nous promet une Revol-ution dans notre Top 14, celle-ci consisterait à rajouter une journée supplémentaire à un calendrier déjà surchargé, avec l’instauration de phases finales pour les clubs classés de la 6ème à la 4ème place. Les clubs classés premier et deuxième auront l’immense privilège d’arriver en demie après deux semaines sans compétitions ! Comme ça, Castres pourra être Champion de France sur un malentendu ! On nous parle d’instauration d’un plafond des salaires du Top 14 qui aurait le mérite d’homogénéiser le niveau du Top 14… par le bas ! Car soyons clair, le problème du Top 14 n’est pas son trop grand nombre de joueurs étrangers. Car de toute façon il n’existe pas de joueurs en France ayant la classe d’un Kelleher, d’un Carter ou d’un Hernandez, et ces derniers remplissent les stades et élèvent le niveau du Top 14. Non, le vrai problème, c’est le trop grand nombre de joueurs non sélectionnables dont le niveau n’est pas exceptionnel. Le jour où Dax sera champion de France on sera vachement avancé ! (Que les Landais ne m’en veulent pas !). Pendant ce temps-là, les équipes féminines et masculines de 7 sont partis disputer le mondial de Dubaï, sans que les moyens soient mis à leur disposition pour faire avancer en France un sport qui sera vraisemblablement olympique d’ici peu. Pendant ce temps-là, les Bleus sont concurrencés par des sélections issues de fédérations parfois 10 fois plus petites que la FFR et disposant de 20 fois moins de moyens financiers. Pendant ce temps-là des joueurs champions du Monde des – de 21 ans essuient les bancs de formations de ProD2. Pendant ce temps-là Russes et Américains professionnalisent leur rugby et le 7 vient de faire son apparition sur une grande chaîne télévisée étasunienne. Pendant ce temps-là on a mis un paquet de fric dans un centre comme Marcoussis qui visiblement ne sert pas à grand-chose, puisqu’il manque une politique globale au rugby français.

 

Alors finalement, oublions un peu cette belle victoire contre le Pays de Galles, mettons-nous une bonne fois pour toute autour d’une table ronde, syndicats des joueurs, médecins du sport, Fédération, LNR, représentants du Ministère de la santé, de la Jeunesse et des Sports, journalistes et partenaires du rugby. Un véritable Grenelle du Rugby ! Et sortons seulement une fois qu’un vrai projet viable pour notre rugby sera trouvé !