Coupe d’Europe : Biarritz prend l’eau à Londres

Biarritz est passé à côté de sa seconde période à Londres pour être défait par les Harlequins (40-13).

Le Biarritz Olympique a pris la marée à Londres face aux Anglais des Harlequins (40-13). Biarritz est retombé dans ses travers du Top 14 lors de ce weekend européen. Les Basques ont raté le début des deux périodes de jeu et ont couru constamment après le score. En début de partie, sur une touche, le lanceur trouve Robshaw en fond d’alignement qui lance Care arrivé à pleine vitesse. Tellement vite qu’il dépose Ngwenya, sans doute le meilleur coureur du Championnat de France. Sept d’écart d’entrée, maintenu par le jeu des pénalités, il y a mieux comme démarrage. Pourtant les Basques reviennent dans le jeu petit à petit, notamment grâce à l’impact physique de joueurs du calibre de Lund, et sur les fondamentaux. Et si la touche a couté un essai au B.O, il lui en rapporte un à la 24e minute, puisque sur l’une d’entre elles, les gros s’organisaient et emmenaient toute la famille basque mourir à quelques centimètres de la ligne du paradis. Mais cela donnait l’occasion à Heguy d’enfoncer la défense (10-10).

Une seconde période compliquée

Visiblement les Biarrots n’avaient rien appris de la première période puisqu’ils se faisaient violer leur en-but   dès la 45eminute. Care sortait de la mêlée et avançait jusqu’à dix mètres de la ligne, il était rejoint par le soutien et notamment Buchanan qui aplatissait (23-13). Et si lors du premier acte, les Biarrots avaient su revenir, il n’en sera rien en seconde mi-temps. La fate notamment à une mêlée dominée par le pack anglais. Les avants qui dans le jeu ont aussi enfoncé les lignes arrières du B.O, libérant l’espace pour Care, très en jambe, à la 67e minute il trouvait d’ailleurs Turner-Hall lancé pour aller à 31-13. Et comme la coupe n’est jamais vide avec les Anglais, les Harlequins réussissaient un quatrième essai par Stegmann (40-13), synonyme de bonus offensif. Un point qui pourrait compter en bout de course. Sale soirée pour le B.O.

Les Harlequins champions d’Angleterre !

Les Harlequins de Londres ont remporté leur premier titre de champion de d’Angleterre face à Leicester. Les Quins se sont imposés 30 à 23 grâce à 20 points de son ouvreur All Black Nick Evans (6 pénalités et 1 transformation) et deux essais de Williams (9e) et de Robshaw (56e). Les Tigers sont restés au contact grâce à des essais de Mafi (30e) et d’Allen (66e) et 13 points du jeune ouvreur Ford.

Les « Quins », emmenés par le capitaine de l’équipe d’Angleterre Chris Robshaw, ont confirmé leur domination après avoir fini premiers de la saison régulière. La supériorité des Harlequins en première mi-temps a été concrétisée par un essai en coin de Williams. Mais les Londoniens se sont faits surprendre sur un ballon perdu en touche sur leur propre lancer, qui a permis à Mafi d’aplatir après une longue course. Les « Quins » ont semblé se diriger vers une facile victoire à la suite de l’essai de Robshaw, marqué au bénéfice d’une brèche laissée dans la défense par les « Tigers », qui leur donnait un avantage de 17 points (30-13). Mais Leicester a relancé le suspense grâce à une action née d’une pénalité rapidement jouée du demi de mêlée Ben Youngs et conclue sous les poteaux par Allen.  Les Harlequins ont été chercher leur premier titre de champion par une défense acharnée sur leur propre ligne lors des deux dernières minutes.

Avec cette victoire, le club londonien, déjà vainqueur du Challenge européen l’an passé, redore pour de bon son blason, trois ans après l’affaire du faux sang qui l’avait discrédité.  En 2009, dans un match de Coupe d’Europe, l’équipe avait simulé une blessure à l’aide d’une capsule de farces et attrapes pour faire entrer un remplaçant. Le scandale avait été suivi d’une cascade de sanctions. Un bon nombre des nouveaux champions parmi lesquels Robshaw, Care, mais aussi le pilier Marler et le centre Turner-Hall, prendront l’avion dès la semaine prochaine pour l’Afrique du Sud où l’Angleterre se rendra en tournée. Pour sa part, Leicester échoue pour la deuxième fois de suite à Twickenham et compte désormais cinq défaites lors de ses huit dernières finales.

Aviva Premiership : L’autre championnat !

Match au sommet du championnat anglais entre les Saracens et les Harlequins à Wembley devant plus de 83 000 spectateurs !

Le rugby est en train de prendre une nouvelle dimension. La semaine dernière le Stade Français a rempli la MMARena dans une région où le rugby professionnel n’avait encore jamais mis les pieds. Ce week-end pour le clasico, les Franciliens avaient vu les choses en grand en recevant le Stade Toulousain, comme à son accoutumé,  au Stade de France. Mais ce succès populaire du rugby des clubs ne se limite plus au seul championnat français. Les Anglais ont depuis deux ans pris le relais en organisant des matchs à Twickenham ou à Wembley. Nos voisins d’outre-manche viennent de battre le record du monde pour un match de clubs : Le derby londonien entre Saracens et Harlequins s’est joué devant plus de 83 000 spectateurs dans le très mythique stade de Wembley. Ce record, qui fut pendant longtemps détenu par le Stade français pionnier de la délocalisation, ne pourra plus être battu sur le sol français car l’Hexagone ne dispose pas de stade aussi grand que celui de Wembley. Peu importe,  avec son record du nombre de matchs délocalisés le Top 14 Orange n’est pas à la traîne par rapport au championnat anglais, et puis, c’est le rugby d’une manière générale qui est le grand gagnant. Le match entre les deux clubs londoniens a vu la victoire des Quins sur leurs rivaux des Saracens qui recevaient. Il s’agissait d’un match au sommet puisque les deux clubs occupent respectivement la première et deuxième place de cette Aviva Premiership. Les petits promus d’Exeter continuent de surprendre leur monde : Ils ont battu les London Irish 18 à 11 et sont 5ème, ce qui leur donne le droit de rêver de disputer l’année prochaine la grande Coupe d’Europe. Finalement le choc qui voyait s’opposer deux anciens champions d’Europe, Northampton et Bath, aura vu la victoire des Saints (Northampton) sur leurs rivaux du jour.

Mister Rugby

Toulouse passe en Coupe d’Europe malgré la défaite à Gloucester

Luke Barraway essaie de grappiller du terrain face à Toulouse

LONDRES – Le Stade Toulousain s’est glissé par un trou de souris en quarts de finale de la Coupe d’Europe malgré sa défaite à Gloucester 34 à 24, compensée par l’échec complètement inattendu de leurs rivaux, les Harlequins de Londres, chez les Irlandais de Connacht.

Les Toulousains, quadruples champions d’Europe, terminent premiers de la poule 6 mais, avec 18 points, ils devront renoncer à jouer leur quart de finale à domicile, ce qui augure mal de la suite de la compétition.

Les champions de France ont inscrit trois essais, deux de Matanavou et un de Dusautoir, mais en ont encaissé quatre de la part d’Anglais déchaînés dans un match sans enjeu pour eux.

Car, comme les Toulousains s’y attendaient, ils ont trouvé en face d’eux des adversaires bien décidés à faire plaisir à leurs supporteurs en jouant tout pour l’attaque.

D’entrée en supériorité numérique après un carton jaune infligé au pilier Wood (2),Toulouse a quand même encaissé un premier essai dès la quatrième minute à cause d’une grosse erreur de Matanavou.

L’ailier a d’abord manqué la réception d’une chandelle dans ses 22 mètres avant de se faire contrer, pour éviter un mêlée à cinq mètres. L’arrière May en a profité pour aplatir.

La suite a montré pourquoi le Fidjien avait pu commettre cet excès de confiance. Intenable, c’est lui qui a lancé l’offensive victorieuse qui a abouti à l’essai du capitaine Dusautoir, auteur d’un sprint de plus de 40 mètres digne d’un trois-quarts (8). Puis Matanavou a conclu en coin une attaque classique parfaitement exécutée par les lignes arrières (17).

Moins pragmatiques qu’ils l’avaient annoncé, les Toulousains se sont pris au jeu de leurs adversaires en relançant à la main, même avec dix points d’avance (17-7).

Gloucester ne s’est pas fait prier pour exploiter les espaces ainsi laissés. Qera a réduit le score en concluant d’en l’en-but une offensive lancé par l’ailier Sharples et relayée par le deuxième ligne écossais Strokosch (28).

Scénario improbable

Puis, après la pause (14-17), c’est Sharples (47) qui a franchi la ligne au bout d’une action initiée par un coup de pied millimétré de l’ancien capitaine du XV de la Rose Tindall.

A 24-17, les affaires françaises étaient mal engagées.

Les Toulousains, sans s’affoler, sont repartis de l’avant. Une belle initiative de l’ouvreur Beauxis a permis à Matanavou de marquer son deuxième essai de la soirée (65), transformé par Beauxis.

Mais après une pénalité de Burns (27-24), puis un essai de l’arrière May sur une contre-attaque de plus de 60 mètres, il a fallu l’exploit des modestes Irlandais de Connacht pour qualifier le Stade dans un scénario que personne n’avait envisagé.

Les Toulousains n’avaient certes pas préparé ce rendez-vous crucial dans la sérénité à cause d’un voyage mouvementé vers le sud-ouest de l’Angleterre. Jugeant l’avion slovaque qui devait les transporter peu sûr, ils avaient fini par changer de compagnie au dernier moment.

Toulouse se qualifie pour les quarts mais se sont bien les Irlandais du Connacht qui réussissent l'exploit de la soirée

Sur le plan sportif, Guy Novès avait dû remanier in extremis la composition de ses lignes arrières à la suite du forfait de Vincent Clerc, insuffisamment remis d’une blessure au genou.

Douze équipes peuvent mathématiquement prétendre à rejoindre en quarts de finale de la Coupe d’Europe les provinces irlandaises du Leinster et du Munster et Toulouse, déjà qualifiés, lors des matches de la 6e et dernière journée disputés samedi et dimanche.

  • QUALIFIES (3): Munster (IRL), Leinster (IRL), Toulouse (FRA)
  • PRÉTENDANTS (12): Cardiff Blues (WAL), Edimbourg (SCO), Ulster (IRL),Clermont (FRA), Saracens (ENG), Harlequins (ENG), Northampton (ENG), Llanelli Scarlets (WAL), Glasgow (SCO), Leicester (ENG), Biarritz (FRA), Neath-Swansea Ospreys (WAL)
  • ÉLIMINÉS (9):Castres (FRA), London Irish (ENG), Racing-Métro (FRA),Montpellier (FRA), Bath (ENG), Aironi (ITA), Trévise (ITA), Gloucester (ENG), Connacht (IRL)

Source : 20minutes.fr Photos : Espnscrum.com

Aviva Premiership – Les Anglais battent le record du Top 14 Orange

Record battu, l'Aviva Premiership fait mieux que le Top 14 Orange en réunissant 82 000 spectateurs pour un match de championnat. Mais, c'est tout le rugby qui y gagne !

Le match entre Harlequins et Saracens en Premiership s’est déroulé au stade Twickenham. Le derby a rassemblé 82000 personnes, soit le nouveau record d’affluence détenu auparavant par une rencontre de Top 14.

Les grandes rencontres de rugby sont toujours suivies par plus de spectateurs et permettent de faire la promotion de ce sport. En Top 14, Le Stade Français recevait Clermont, et c’est au Stade de France que les Franciliens ont accueilli les Auvergnats. Le but étant de proposer une vitrine de ce sport mais aussi de rassembler le plus de personnes possibles dans le stade et d’en tirer une billetterie plus favorable que dans les enceintes habituelles. Les Anglais ont eux aussi la possibilité de faire la même chose. Entre Noël et le jour de l’an, l’occasion est bonne pour rassembler passionnés et initiés dans une enceinte magique du rugby anglais pour un derby historique. Le Boxing Day s’est déroulé à Twickenham pour Harlequins – Saracens. Les organisateurs ont pu compter 82000 personnes présentes dans l’antre du rugby britanniques pour voir les Saracens infliger la première défaite en Premiership de la saison aux Harlequins (19-11). Ce nombre est incroyable pour une rencontre de rugby de championnat, et en particulier en Angleterre avec les difficultés rencontrées récemment (Coupe du Monde 2011 désastreuse, scandales occasionnés par certains joueurs…). Les supporters des deux équipes permettent de battre le record d’affluence détenu par leurs homologues français lors de Stade Français – Clermont qui avait rassemblé 79,842 spectateurs.

Pour ce derby joué à Twickenham, les Saracens l’emportent 19-11 et se rapprochent de leurs adversaires à 5 points seulement au classement.

Aurélien Casanova,
MadeInRugby.com

Un couac pour Toulouse

Tom Casson et les Harlequins tiennent leur revanche, dans un match au multiples rebondissement

Capable d’aller s’imposer le week-end dernier en Angleterre (21-10) pour prendre déjà une option sur un quart de finale à domicile, le Stade Toulousain a chuté dimanche sur son terrain contre les Harlequins lors de la quatrième journée de H Cup (24-31). Un revers qui ne plombe pas les chances de qualification des Toulousains mais qui les oblige désormais à un sans-faute lors des deux dernières journées.

« Je pense que c’est un match qui va demander d’avoir de la caisse parce qu’on va beaucoup courir. » Thierry Dusautoir, si clairvoyant sur le terrain, avait encore vu juste à l’heure d’évoquer les retrouvailles de son équipe avec les Harlequins, une équipe dont lui et ses coéquipiers avaient brisé l’invincibilité cette saison le week-end dernier en Angleterre (21-10). Pas dupe sur les intentions anglaises – « ils n’auront pas grand-chose à perdre« , insistait-il – le capitaine du Stade Toulousain avait mis ses hommes en garde : rien ne leur serait offert dans cette compétition et surtout pas de la part d’Anglais, pas décidés à dérouler le tapis rouge vers les quarts de finale au champion deFrance en titre. Une mise en garde qui n’a malheureusement pas suffi…

Pas au niveau de concentration affiché le week-end dernier et requis dans ce genre de rendez-vous, les Toulousains n’auront cessé de courir après le tableau d’affichage. Et malgré la prise du score à l’heure du jeu, les hommes de Guy Novès, rattrapés par la précipitation et la nervosité face à des Londoniens volontiers truqueurs mais diaboliquement réalistes à l’image de leur buteur Nick Evans, auront fini par céder dans les dernières minutes, se rattrapant tout juste à ce point de bonus défensif qui leur permet de conserver une longueur d’avance sur les Harlequins en tête de la poule 6. Pas vraiment le scénario imaginé par les fidèles du club de la Ville Rose qui se voyaient déjà soutenir leur équipe au Stadium en quarts de finale… Il faudra attendre le mois de janvier et les deux dernières journées de la compétition pour connaître le sort réservé aux Rouge et Noir. Mais pour avoir grillé un joker, ces derniers risquent d’être obligés d’aller signer une deuxième victoire en Angleterre lors de cette phase de poules, cette fois-ci à Gloucester…

L’avantage, c’est que Thierry Dusautoir et ses hommes connaissent déjà le chemin. Et savent désormais qu’en l’absence d’une implication totale, le faux-pas est possible. Les neuf points abandonnés au pied par Luke McAlister en première période sur des pénalités obtenues pour une nette domination dans le combat auraient ainsi pu suffire au Stade Toulousain pour se mettre à l’abri. L’ouvreur néo-zélandais, pas dans son assiette ce dimanche, n’est pas le seul coupable, l’équipe dans son ensemble ayant donné l’impression de jouer à contretemps, ou à « deux à l’heure » pour reprendre les griefs exprimés par Guy Novès à la pause sur France 2.

Un carton jaune tardif et vain

« On est tombé sur une grosse équipe qui a la moindre occasion nous a mis le feu. Mais on a aussi fait tomber trop de ballons et commis trop d’approximations« , résumait Jean-Marc Doussain, l’un des rares, avec le capitaine Dusautoir et Florian Fritz, entré en jeu en première période, à avoir surnagé. Des approximations en défense qui permettent à Evans, d’un coup de pied dosé à la perfection, d’envoyer Brown à l’essai (11e, 3-8). Ou encore au talonneur anglais, Grey, d’être à la finition d’un jeu de passe à dix sur un ballon récupéré à l’entrée des 22 toulousains pour le deuxième essai anglais (23e, 3-15). Non, les Rouge et Noir n’y sont pas mais tentent de réagir à l’image de McAlister qui, à défaut d’avoir trouvé la cible sur trois de ses quatre pénalités (8e, 17e, 20e), perce le rideau défensif anglais pour servir Jauzion dont la passe vers Clerc, bien parti, est malheureusement en-avant (27e).

Ce n’est que partie remise : après une percussion de Fritz à l’aile, Bouilhou, l’homme aux 77 matches de H Cup servi plein champ, envoie son jeune coéquipier Maestri inscrire son premier essai européen (38e, 10-15). La pause confirme le réveil toulousain, symbolisé par Servat qui par deux fois (50e et 56e) viendra échouer aux portes de l’en-but sans aller à dam, seulement consolé par une pénalité, la deuxième depuis le retour des vestiaires, de Doussain qui permet à son équipe de reprendre l’avantage (50e, 16-15). Mieux, le jeune homme, élu meilleur espoir du Top 14, prend ses responsabilités et offre un peu d’air à son équipe sur une pénalité sanctionnant pas moins de trois Anglais dans le même maul (61e, 19-15). Mais sur le renvoi, Clerc est chahuté et Easter, à l’opposé, joue main-main avec Brown qui signe le doublé, preuve qu’à défaut d’être fair-play sur cette rencontre les Harlequins ne lâcheront rien (63e, 19-25).

Quitte à continuer à pourrir le match, à l’image d’Easter, enfin envoyé au frigo pour un hors-jeu par un M. Rolland très indulgent (69e), une supériorité numérique qui ouvre l’espoir d’un retour dans les dix dernières minutes, plus encore après l’essai de filou inscrit pour Doussain à la sortie d’un ballon porté par ses avants (70e, 24-25). Mais l’indiscipline et la précipitation rattraperont finalement une équipe du Stade Toulousain qui ne méritait peut-être pas de perdre mais qui a tout fait pour être puni par la botte d’Evans, auteur de deux pénalités en fin de match (73e et 76e) pour un total de 16 points. Un de plus et le Stade Toulousain aurait définitivement gâché le crédit de sa victoire en terre anglaise. Pourvu que cette mise en garde soit cette fois-ci entendue…

Source : Sports.fr

Résumé : Stade Toulousain vs. London Harlequins

Toulouse mate les « Invincibles » sur leurs terres !

Luke Burgess est les Toulousains se sont imposés chez les Harlequins, équipe invaincue dans le championnat anglais

L’essentiel : Toulouse a frappé un grand coup, hier soir, en s’imposant sur la pelouse des Harlequins équipe jusqu’alors invaincue cette saison. La performance est de taille et démontre que Toulouse va encore être redoutable sur la scène européenne cette saison. Le leader du championnat anglais n’est jamais parvenu à inquiéter un impressionnant leader du Top 14, maître de son jeu, serein dans les moments les plus chauds. Ce succès assure quasiment la qualification pour les quarts de finale de la H Cup. À confirmer, dès dimanche prochain, au Stadium.

Le match : Toulouse a réussi une entame remarquable, prenant l’initiative, mettant la mêlée anglaise sous pression. Les Harlequins ont été refoulés, puis étouffés par une défense toulousaine très au point sur laquelle les Harlequins ont buté et se sont mis souvent à la faute. Le premier essai de Matanavou est venu logiquement récompenser leurs efforts après un décalage de McAlister d’une longue sautée vers Picamoles qui a étiré le rideau adverse. Dusautoir est venu au relais avant de servir le finisseur fidjien. Derrière, Toulouse a eu au moins deux occasions de prendre le large au score, sur une touche dans les 10m anglais (24e), puis sur un ballon chipé en mêlée (28e), mais les coéquipiers de Dusautoir ne sont pas parvenus à enfoncer le clou. Embêtant d’autant que les Harlequins ont vite su recoller au score par un essai de Brown consécutif à un ballon perdu en touche par Toulouse dans les 30m anglais (46e) quelques minutes plus tôt. Heureusement, grâce à une pénalité de McAlister suite à une nouvelle mêlée gagnante pour commencer, puis surtout un nouvel essai de Matanavou après un contre de McAlister et une accélération décisive de Clerc, le Stade va définitivement ruiner les espoirs anglais.

Le fait du match : la capacité des Toulousains à ne pas laisser espérer longtemps son adversaire. Entame de match pour commencer puis dès que celui-ci se rapproche (10-11 à la 49e), les coéquipiers de Dusautoir ont vite su refaire pencher la balance de leur côté (10-21 à la 66e). C’est la marque des grandes équipes, c’est l’expérience de longues campagnes européennes qui parle. Impressionnant !

Les hommes : le pack bien évidemment et notamment un Louis Picamoles omniprésent. La première ligne Poux-Botha-Johnston, impériale d’entrée, a mis le Stade en confiance. Dusautoir et Nyanga comme souvent dans ces grands rendez-vous se sont multipliés aux quatre coins du terrain et ont fait douter puis plier les Anglais. Fritz a lui avancé sur tous les ballons dont il a hérité. McAlister par son jeu de passes vif et précis a su donner le bon tempo. Et que dire des qualités de finisseur de Matanavou qui n’arrête plus de nous épater au fil des semaines.

Le blessé : Poux touché à la cuisse gauche (46e) n’a pas insisté, préférant vite sortir en se touchant le derrière de la cuisse.