Lyon inaugure son « Matmut Stadium », Toulon remporte une victoire capitale

Les lyonnais ont inauguré hier leur "Matmut Stadium". Un joli petit stade.

Toulon a engrangé samedi à Lyon sa deuxième victoire (26-19) en deux journées dans la poule 2 du Challenge européen, dans le tout nouveau Matmut Stadium du club rhodanien.
Les Varois (9 points) sont en tête de la poule en compagnie des Anglais de Newcastle, qui se sont imposés avec bonus à Padoue (34-3). Les deux équipes s’affronteront lors des deux prochaines journées, à Newcastle le 8 décembre puis à Mayol le 17 décembre.  Les Lyonnais sont, eux, distancés (1 point).
Les Toulonnais ont creusé l’écart par deux essais du centre Gabriele Lovobalavu (28) et de l’ailier Christian Loamanu (60). Les Lyonnais ont décroché le bonus défensif dans les dernières minutes par un essai en force de Jean-Philppe Bonrepos (78) transformé par Romain Loursac, auteur de 11 points
Le LOU disputait son premier match dans son nouveau stade, le Matmut Stadium, construit à Vénissieux en un temps record de 82 jours.
L’inauguration du stade, prévue initialement pour la venue de Montpellier lors de la 10e journée de Top 14 le 5 novembre dernier, avait été repoussée du fait de l’annulation du match en raison d’une épidémie d’oreillons qui a frappé plusieurs joueurs lyonnais.
Le Matmut Stadium est le premier stade de rugby à XV construit après un accord de « naming » (parrainage qui consiste à donner à une enceinte sportive le nom dune société parraineuse), pour un montant d’un million d’euros par an sur une durée de cinq ans. Le financement des travaux (12,5 millions d’euros) a été entièrement privé.

Source : Le Parisien.fr

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Le LOU en Top 14 Orange

Lyon deuxième agglomération de France sera l'année prochaine dans le Top 14

Dix-sept ans après avoir quitté l’élite, le LOU, qui s’est assuré le titre en Pro D2 dimanche à Saint-Etienne, jouera en Top 14 la saison prochaine. La conclusion d’une saison faite de hauts mais aussi de bas.  

Enfin, la délivrance. Après de nombreuses tentatives infructueuses, le LOU, qui s’est assuré le titre de champion de France de Pro D2 à la faveur d’un succès laborieux sur la pelouse de Geoffroy-Guichard contre le voisin stéphanois (14-23) dimanche, disputera le Top 14 la saison prochaine. Le suspense dans la course à la montée aura duré jusqu’à l’ultime journée de la saison régulière du championnat. En deuxième division depuis la saison 2002-2003, les Lyonnais avaient régulièrement flirté ces dernières années avec les honneurs de la montée avant de buter sur les marches précédant les sommets. Il y a un an, ils avait vécu leur échec le plus cruel, s’inclinant en finale d’accession face à La Rochelle (32-26), alors même que rien ne semblait pouvoir leur arriver lorsqu’ils comptaient onze points d’avance au tableau d’affichage après moins d’une demi-heure de jeu (9-20). La cicatrice de cette défaite a été longue à se refermer pour les hommes de Raphaël Saint-André. Difficile de repartir pour une année au purgatoire lorsque l’on a tutoyé de si près l’espoir de respirer à nouveau l’air de la cour des grands.

Après onze journées cette saison, le LOU affichait déjà quatre défaites au compteur, toutes concédées hors de ses bases (Bordeaux-Bègles, Aurillac, Narbonne, Albi), et ne pointait qu’au troisième rang du classement, loin de ses ambitions initiales, avec six points de retard sur le leader albigeois. C’est alors que les partenaires de Romain Loursac, meilleur marqueur de son équipe, se sont remis en ordre de marche pour devenir une impitoyable machine à gagner, décourageant tous leurs adversaires les uns après les autres. Ils ont enchaîné onze matchs sans la moindre défaite (neuf victoires et deux nuls) pour prendre la tête du championnat au soir de la 19eme journée avant de se construire une avance confortable, avec huit unités de plus qu’Albi. Mais deux défaites consécutives (à Auch puis à Colomiers) ont instillé le doute dans les esprits rhodaniens et fait ressortir les vieux démons du passé.

L’enjeu a alors pris le pas sur le jeu et les Lyonnais ont perdu en route la maîtrise qui en avait fait une formation quasi injouable au cœur de l’hiver. La victoire acquise au forceps à Tarbes lors de la 27eme journée (8-15) a été le parfait résumé de leurs difficultés à dominer leur sujet dans le sprint final, tout en démontrant leur folle envie de ne rien lâcher, même dans les moments compliqués. La semaine suivante, la réception d’Oyonnax à Gerland devait être l’occasion de faire un grand pas vers l’accession en Top 14 et de s’offrir une belle communion avec le public. Mais les hommes de Frédéric Charrier sont venus tout gâcher en profitant de la fébrilité des locaux pour les crucifier sur un drop de dernière minute de Jonathan Bousquet (18-19). Grenoble, revenu à seulement trois points, le pire a alors été entrevu avant que le LOU ne sauve la mise lors des deux dernières rencontres, avec une victoire acquise dans la douleur contre Pau (19-9) et le difficile succès de la délivrance à Saint-Etienne. Dix-sept ans après avoir quitté l’élite, Lyon y fera son retour la saison prochaine. Une juste récompense pour un club qui n’en pouvait plus d’attendre. 

 Source : rugby365.fr


Lyon, l’avenir du rugby français !

Le Stade Gerland devrait retrouver les perches du rugby de façon définitive d’ici 5 ans

Je vous fait suivre un post paru sur le blogue L’oeil de Benezech sur la probable montée de Lyon dans le Top 14. L’auteur est particulièrement enthousiaste. Son analyse s’approche de la mienne et notamment du manifeste pour une nouvelle organisation du rugby français dont je vous ai fait part récemment : Le rugby a besoin des grandes métropoles pour vivre. Il craint aussi un championnat qui se limiterait au grand sud-ouest.

« Lyon a peut être gagné le match le plus important pour le rugby professionnel français de ces 10 prochaines années. En battant Albi, son poursuivant, et en possédant maintenant 7 points d’avance sur le deuxième, alors qu’il ne reste plus que 4 matchs, Lyon est en train de valider son billet pour le Top14. C’est une excellente nouvelle pour le rugby français.

Le modèle Lyonnais doit porter le rugby français :

En effet, si la géographie de l’ovale française est encore trop limitée à certaines régions et, à l’exception de Toulouse, Montpellier, Clermont et Paris, aux villes moyennes de moins de 50 000 habitants, l’arrivée de la 3ème ville française devrait marquer une nouvelle ère pour le rugby français. Avec un budget qui est annoncé à 15 millions d’euros, un partenaire principal, GL Events, à la capacité financière solide, le modèle Lyonnais pourrait préfigurer ce que sera le futur du rugby français. Finie l’exclusivité des petites villes situées à moins de 100 km de Toulouse, finis les budgets uniquement dépendant du bon vouloir d’un seul homme, place aux équipes installées dans des bassins de population importants garantissant la viabilité économique des clubs.

Le modèle Auxerre doit bien sûr continuer à exister en rugby. Des clubs issus de petites villes ont droit à être présents dans l’élite. De même des anomalies du style Bayonne et Biarritz permettent à la culture rugby d’exister grâce à ses différences. Mais il ne faut pas que le rugby soit uniquement le sport des villes de moins de 20 000 habitants situés à moins de 100 km de Toulouse. Ce serait dangereux pour ce sport. Et puis, n’en déplaise aux grincheux passéistes, Lyon est une place historique du rugby français, ayant déjà été champion de France 2 fois dans les années 30. Alors…

Redessiner la carte de France du rugby professionnel :

Aujourd’hui, le rugby est devenu, en France, un sport majeur et intéresse l’ensemble de la population et plus seulement quelques pauvres villages Gaulois du sud de la Loire. Les passionnés basés en Bretagne, dans l’est ou le nord, ont aussi droit à participer au rugby professionnel autrement que par procuration. Si le rugby ne s’est pas, à ce jour, développé dans des zones autres que celles des places fortes, c’est uniquement dû à l’absence de volonté et de stratégie de la Fédération Française de Rugby. Celle-ci, malgré de grands effets d’annonces, quelques promesses du côté de Lille ou St Nazaire et un périodique match de l’équipe de France en terres Nantaises, n’a jamais vraiment rien fait pour aider à l’émergence de l’ovale au-delà des places habituelles. Résultat, en réduisant l’élite au changement de siècle, le rugby français a aussi diminué sa zone d’influence.

Il est donc grand temps de trouver un meilleur équilibre géographique en laissant des villes comme Lyon, Bordeaux ou Grenoble pour le Top14 et Lille, Nantes, Rennes et Nice pour la ProD2 intégrer l’élite professionnel. C’est de l’intérêt de la LNR de représenter toute la France, à la fois en termes de retombées auprès des partenaires mais aussi de manière à espérer des clubs dont les finances seraient normalement plus saines. Les miracles Bourgoin ou précédemment Colomiers, Béziers et Narbonne ne sont plus viables en Top14 où les budgets doivent dépasser les 10 millions d’euro chaque saison. Ces clubs à l’illustre passé ne peuvent espérer financièrement dépasser le ProD2 alors que, dans le même temps, Lyon peut être au niveau du Top14. L’équipe actuelle se doit d’être renforcée. Xavier Sadourny et d’autres joueurs cadres ne peuvent espérer tenir l’équipe comme ils le faisaient en ProD2. De nouvelles recrues sont attendues et l’équipe doit pouvoir se maintenir en Top14 avant de, dans 2 ou 3 ans, devenir une place forte du rugby, se rapprochant du Top6 et de la qualification Européenne.

Avec 2 clubs à Paris, un club qui représente Toulon et joue souvent à Marseille, un club à Toulouse, un à Montpellier, il ne manque plus que Bordeaux et Grenoble pour aider la LNR à monter d’un cran au niveau des 20 plus grandes villes françaises. Si dans les prochaines années, le ProD2 pouvait aussi accueillir des villes comme Nice, Lille et pourquoi pas St Etienne ou Nantes, le pari d’un rugby professionnel représentatif de l’ensemble du territoire serait alors réussi, permettant vraiment d’assoir ce sport comme le deuxième derrière le football… »

Le LOU est dans la bergerie !

Comme annoncé déjà il y a quelques semaines. Le LOU pourrait se rapprocher de l’OL (Olympique Lyonnais). Jean-Michel Aulas a livré ses premières impressions au micro de Lyon Capitale et parle d’un grand club lyonnais sur le toit de l’Europe, capable de remplir un stade comme Gerland et doté d’un budget de 20/25 millions d’euros minimum (!)  Avec l’arrivée de Jean-Michel Aulas, le rugby et le Top 14 Orange  rentrerait dans une nouvelle dimension (pour le pire ou le meilleur ?) dont on ne connaît bien les limites. Le grand méchant LOU va-t-il entrer dans le bergerie ?