Coupe d’Europe : Toulouse et McAlister usent Leicester et s’imposent

Toulouse, quadruple vainqueur de la Coupe d’Europe, a réussi son entrée dans la compétition en s’imposant à l’usure (23-9) et grâce à la botte de McAlister, auteur de six pénalités, sur Leicester lors de la 1er journée (groupe 2) dimanche.

Avec quatre points, Toulouse occupe la 2e place de la poule 2 dans laquelle les Gallois de Neath-Swansea Ospreys se sont imposés avec bonus (38-17 et quatre essais) sur Trévise, samedi.

Les Toulousains, qui avaient en tête le souvenir d’un revers à domcile contre les Harlequins (24-31) la saison dernière, ont mis près d’une mi-temps pour prendre le dessus sur son adversaire qui a longtemps mené grâce aux coups de pied de Flood.

C’est alors que les Toulousains jouaient en infériorité numérique (carton jaune à Steenkamp pour antijeu), que Fickou, 18 ans, profitait d’un en-avant de Leicester, créait une brèche, poursuivait au pied et donnait pour la première fois de la partie l’avantage aux siens (11-9, 38e).

Prenant l’ascendant sur leur adversaire, les Toulousains concrétisaient leurs temps forts par les pénalités de McAlister, auteur d’un six sur huit aux coups de pied.

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Toulouse humilie Toulon

Toulon, le leader jusqu’ici invaincu du Top 14 a connu avec une équipe remaniée, un coup d’arrêt samedi, battu (32-9) pour la première fois de la saison par une équipe de Toulouse, qui a juste laissé échapper le point du bonus offensif, en clôture de la 7e journée.

Déjà auteur de tous les points de son équipe lors de la finale gagnée (18-12) sur Toulon en juin dernier, Luke McAlister a été, avec 27 points (un essai, six pénalités et deux transformations), le maître à jouer d’une équipe toulousaine rarement mise en danger et conquérante notamment en mêlée.

On ne change pas une équipe qui gagne. Cette maxime, Guy Novès le manageur toulousain, l’avait faite sienne en renouvelant l’équipe victorieuse à Bayonne (35-6) pour ce choc entre le champion en titre et le leader du Top 14.

Pari gagné puisqu’en une mi-temps, les Toulousains avaient déjà pris un avantage conséquent (19-3) grâce à une mêlée conquérante faisant reculer leur adversaire à tout coup, notamment en première période où les Varois étaient sanctionnés.

De quoi donner à McAlister, auteur de tous les points de son équipe durant les 40 premières minutes dont un essai plein de hargne en repoussant les Toulonnais sur son chemin (24e), l’occasion de briller.

Pour cette « revanche » de la finale gagnée (18-12) par les Toulousains face aux Varois et devant un Stadium complet avec plus de 35.000 spectateurs, la pluie s’était invitée et les conditions de jeu étaient pourtant moins favorables au jeu mais Toulouse avait la volonté d’emballer le match.

A l’inverse, Bernard Laporte, en laissant au repos huit cadres et en faisant tourner son effectif avec pour capitaine Bruno, n’a pas réussi son coup de poker et Michalak, de retour à Toulouse, n’a pas brillé et s’est contenté d’inscrire les points de son équipe sur trois pénalités.

Pour le RCT, en tête du Top 14 avec un sans-faute (6 victoires sur 6, dont 4 à l’extérieur), la pression était pourtant moindre que pour un Stade Toulousain, certes invaincu à domicile mais ayant déjà perdu trop de points en déplacement (à Biarritz et contre l’Usap à Barcelone).

Après une mi-temps qui leur avait été défavorable, les Toulonnais étaient encore pénalisés. Jenkins, titularisé pour la première fois, était sanctionné pour plaquage haut sur Picamoles (47e).

A l’heure de jeu, plusieurs cadres toulonnais, Masoe, Van Niekerk, Hayman et Giteau, faisaient leur entrée donnant au RCT une assise plus forte.

Si les Toulousains, qui recherchaient le bonus offensif, franchissaient à deux reprises l’en-but, leurs tentatives n’étaient pas validées après vidéo (49e et 69e).

Jusqu’au second essai de Maestri, l’ex-Toulonnais, qui donnait alors aux siens un avantage encore plus fort (77e).

L’USAP, à la barcelonaise !

Farid Sid nous a offert quelques beaux slalomes dans la défense toulousaine

La presse annonçait un terrible flop : L’USAP qui joue depuis deux ans le bas du championnat allait délocaliser un match crucial dans la capitale catalane face à l’ogre toulousain qui allait la manger toute crue. On avait juste oublier un paramètre : la légendaire fierté du club sang-et-or.

Le match commence de la plus mauvaise des manières pour les Perpignanais, sur le coup d’envoi deux avants se télescopent et l’arbitre du match ordonne une mêlée introduction Toulouse. Comme attendue (l’USAP compte de nombreux blessés en première ligne dont Nicolas Mas et Kisi Pulu) les Toulousain font sauté la première ligne adverse comme un bouchon de champagne qui concède une pénalité que l’ouvreur toulousain Luke McAlister convertira. L’USAP répond du tac au tac par un magnifique essai en bout de ligne inscrit par l’ailier Farid Sid. Très vite les Perpignanais comprennent que leur salut passera par le jeu. Les Toulousains incontestablement plus puissants, avec notamment une troisième ligne énorme Picamoles-Galan-Dusautoir, se font prendre de vitesse sur les extérieurs.

James Hook à son tour passera une pénalité qui permettra à l’USAP de mener 8 à 6 à la douzième minutes. L’ouvreur gallois sera déterminant en jouant au pied une longue passe diagonale pour Bertrand Guiry qui inscrit l’essai. Quelques minutes plus tard, c’est sur une combinaison en touche que Guilhem Guirado marquera le troisième essai synonyme de bonus offensif : le jeune deuxième ligne Romain Taofifenua fait une magnifique passe dans la défense pour son talonneur qui trouve la terre promise.

Un peu avant la pause, lorsque les Toulousains comprennent qu’il faut protéger les extérieurs trop tard, cette USAP au feu sacré commence à prendre les Hauts-Garonnais dans l’axe par l’intermédiaire d’une série de pick and go. Le troisième-ligne international écossais Alasdair Strokosh trouve à son tour la terre sacré. Le Stade Toulousain encaisse quatre essais en une seule mi-temps sans pouvoir proposer la moindre riposte !

Dès le début de la deuxième mi-temps l’arrière anglais Richard Haughton, joker médical du club catalan, inscrit le cinquième essai catalan sur une pénalité joué rapidement. Les Toulousains sont pris de vitesse et ne savent même plus ou regarder.

Les hommes de Thierry Dusautoir se reprendront en deuxième mi-temps inscrivant deux essais (un essai de pénalité et un essai de Yannick Nyanga). L’invraisemblable occasion d’essai ratée par Vincent Clerc ou le carton jaune de Florian Fritz montre bien que les Toulousains n’étaient pas dans leur assiette ce samedi et qu’ils n’attendaient que la fin du match. L’arbitre M. Garcès aurait même pu accorder un sixième essai perpignanais de Taumalolo emmené par un groupé pénétrant du pack sang-et-or sans que personne ne crie au scandale.

Lors du coup d’envoi le somptueux Stade de Montjuic semblait à moitié vide, lors du coup de sifflet finale il paressait en revanche à moitié plein et que même s’il faudra revoir pour l’USAP les conditions des délocalisations à Barcelone (date, partenariat ou non avec le Barça) ce match à Montjuic fut un vrai succès et l’USAP a retrouvé ses ambitions. Les Catalans ont répondu de la plus belle des manières à Guy Novès qui se plaignait de devoir se déplacer aussi loin.

Hélas la joie aura été de courte durée à peine rentré dans les vestiaires les joueurs de l’USAP ont appris que le chauffeur de bus victime d’une crise cardiaque est décédé. Paul Okesene, ancien joueur de rugby à XIII et à XV dans la région. D’origine samoane il était le papa des joueurs îliens de la région. Les membres du club était très affectés par cette terrible nouvelle.

Finale Top 14 : 2012 rime avec Toulouse !

Combien de bouclier pour Toulouse ? On ne les compte même plus !

Toulouse gagne le bouclier de Brennus en battant en finale un Toulon très accrocheur (18-12), un match où les défenses ont prit le dessus et où la différence s’est fait au pied.

Trois minutes. C’est le temps interminable qu’ont passé les Toulonnais à un mètre de l’en but de Toulouse. La sirène avait retenti, et les gros de la rade poussaient. Toulouse sortaient les barbelés mais voyait le RCT progressé 10 cm par 10 cm. Mais Toulon finissait par faire un en avant et Toulouse remportait le Brennus tant convoité. Trois minutes comme une métaphore de cette finale tendue, défensive mais terriblement intense.
Avant cette fin de match intense, se sont les buteurs qui s’affrontaient dans un duel de snipers. McAlister et Wilkinson ne se lâchaient pas d’une semelle, enchainant les coup de pieds parfaits. Ratant chacun, aussi, deux drops face au poteau. Mais Wilkinson, puis Lapeyre manquaient deux pénalités à plus de 50 mètres, quand McAlister en passaient deux faciles. La différence se faisait là. Elle se faisait aussi sur le carton jaune reçu par Kubriashvili après de multiples mêlées écroulées. La faute sans doute à une trop grande fatigue après avoir joué toute les minutes de la phase éliminatoires puisque sans remplaçants.
Il ne restait plus qu’à Wiliam Servat à aller soulever le bouclier de Brennus pour son dernier geste de rugbymen.

Source : Metrofrance.com

Quand Marca s’intéresse au Top 14

Marca, certains d’entre vous ne connaissent peut-être pas pourtant il s’agit du quotidien le plus vendu d’Espagne avec ces presque 3 millions de lecteurs journaliers le sportif pro-madrilène fait 10 fois mieux que l’Equipe le champion français (à titre de comparaison après la victoire des Bleus en Coupe du Monde 98, l’Equipe avait vendu 1 600 000 exemplaires). Ce journal ne s’intéresse en règle générale que très peu au rugby, cependant il vient de consacrer un article sur notre Top 14. Pour vous, je me suis transformé en traducteur de Courrier International et je vous ai traduit cette article.

Transferts : De l’Hémisphère sud au… Top 14 français !

Matt Giteau, David Smith, Luke Rooney, Andre Pretorius, Bakkies Botha, Joe Rokocoko, Neemia Tialata, Mark Chilsom, Luke Burgess, Gary Botha, Luke McAlister, Sitiveni Sivivatu… le vieux continent n’est plus un « cimetière à éléphants »pour les grands joueurs de l’hémisphère sud… En tout cas plus pour tout le monde. 

ANTONIO L. CANELADA. Madrid 21/06/11 – Traduction Mister Rugby 😉

Mark Giteau et Bryan Habana se retrouveront-ils tous les deux sur les terrains du Top 14 ?

Les joueurs du Super 15 qui décident de changer d’air et qui viennent jouer sur le vieux continent, souvent pour des salaires qui se comptent en millions, sont chaque jour plus nombreux. Les plafonds salariaux imposés dans certains championnats comme celui de l’Aviva Premiership anglaise rendent impossibles les tractations avec les stars de l’Hémisphère sud tandis que le Top 14 est en train de devenir la destination idéale de ces messieurs. Les temps changent, et le rugby change… Ceux qui restent pour pouvoir défendre les couleurs de leur pays sont de moins en moins nombreux.La France est en train de changer la donne du rugby moderne, espérons que celui-ci n’ira pas tout droit dans le mur.

Comme à chaque fois qu’on parle d’argent dans le Top 14 nous vient à l’esprit le cas de Mourad Boudjellal, le président millionnaire du RC Toulon. Les arrivées provenant du Super 15 pour la prochaine saison sont de hautes volées. Matt Giteau arrive dans le club français comme le transfert quatre étoiles, mais il ne sera pas le seul à changer d’hémisphère, le RCT a aussi signé le joueur de la Western Force, David Smith ; Après un petit tour du côté des Melbourne Rebels Luke Rooney revient au club. Andre Pretorius, lui, intégrera le RC Toulon en qualité de joker Coupe du Monde*  comme on dit en France, il sera chargé de remplacer Wilkinson et Giteau pendant que ces deux joueront le Mondial en Nouvelle-Zélande.

Bakkies Botha vient renforcer la deuxième ligne toulonnaise et de sacré manière !

Le dernier gros coup est celui du joueur des Bulls, Bakkies Botha, qui arrive pour renforcer le cinq de devant toulonnais. Bon joueur certes, mais pas toujours des plus intelligents, malgré son expérience il lui arrive encore de commettre des fautes pour jeu violent qui oblige souvent son équipe à jouer en infériorité numérique. On ne doit cependant pas oublier qu’il forme avec Victor Matfield une paire de deuxième-lignes considérée par beaucoup depuis plusieurs années comme la meilleure du monde. De plus, on parle pour l’équipe de Mourad Boudjellal de stars sudistes telles que Rocky Elsom, Brian Habana ou Shalk Burger. Stars à volonté !

De son côté, l’Aviron Bayonnais est l’une des équipes qui s’est le plus renforcée avec des joueurs estampillés Super 15 pour être à la hauteur la saison prochaine. D’abord avec le transfert du All Black Joe Rokocoko arrivant des Blues, bien qu’ayant réalisé une piètre saison loin de son pic de forme, il sera un renfort de taille pour l’aile bayonnaise. L’autre gros transfert est celui de Neemia Tialata, un énorme pilier de 28 ans, comptant 43 caps avec les All Blacks et qui jouait avec la franchise des Hurricanes depuis 2004. Comme s’il manquait quelque chose l’avant des Brumbies Mark Chilsom accompagnera Rokocoko et Tialata dans leur aventure du Top 14.

Le Stade toulousain, l’un des géants de ce sport en France, champion en titre, ne pouvait pas manquer ce rendez-vous de l’intersaison. Il a intégré dans ses rangs des joueurs du calibre de Luke Burgess, en provenance des Waratahs ; Gary Botha, le talonneur des Bulls et fort d’une première expérience en Europe avec les Harlequins de Londres ; Gurthrö Steenkamp qui vient lui aussi des Bulls, un fantastique pilier qui apportera beaucoup au champion tricolore ; la cerise sur le gâteau est le célèbre All Black en provenance des Blues Luke McAlister qui sera l’un des transferts record de ce Top 14.

Notons également les transferts pour le compte du quinze de l’ASM Clermont Auvergne du trois-quart aile Sitevini Sivivatu, capable aussi de jouer à l’arrière, qui compte 43 sélections avec les All Blacks malgré qu’il soit aux Îles Fidji. Le Biarritz Olympique a contracté le joueur de la Western Force, Matt Dunning et compte sur l’arrivée du très controversé Danny Cipriani dont le retour en Europe, après être resté un an du côté des Melbourne Rebels, est plus que probable… Rien de définitif cependant car l’ouvreur anglais a fait connaître son intention de continuer avec la franchise de Melbourne malgré une saison jugée irrégulière et polémique.

De son côté, le Lyon Olympique Universitaire, nouveau promu, connu plus simplement sous le nom de LOU a contracté le joueur des Stormers Ricky Januarie. Notons également l’arrivée de l’Argentin Leguizamon en provenance du Stade français, le vice champion du Challenge européen. De son côté et avec les moyens du bord actuel Agen a incorporé dans son effectif  le joueur des Waratahs Pat O’Connor tandis que ledit Stade français s’est déjà assuré des arrivées de Lei Tomiki des Reds et du grand Felipe Contepomi en provenance de Toulon et qui cherchait une échappatoire suite à l’arrivée de Giteau.

Ainsi… le vieux continent n’est plus un « cimetière à éléphants » pour les grands joueurs de l’hémisphère sud… En tous cas, plus pour tous.

* en français dans le texte original

Source : Marca

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