Aulas, passion rugby

Aulas cite en exemple la gestion de Mourad Boudjellal et semble s’intéresser de plus en plus au rugby.

Patron emblématique d’un Olympique Lyonnais, dont il a fait le club n°1 des années 2000 au sein du football français, Jean-Michel Aulas ne reste pas insensible à la montée en puissance du rugby. Voisin dans la capitale des Gaules du LOU Rugby, JMA avoue tout son intérêt pour l’ovalie et concède même un faible pour Mourad Boudjellal.  

S’il redouble d’efforts pour permettre à son OL, vainqueur cette saison de la Coupe de France, de retrouver dans les meilleurs délais, et dans le futur OL Land, le titre de Champion de France, remporté à sept reprises consécutives au cours de la décennie 2000, Jean-Michel Aulas, dans un entretien accordé au quotidien La Provence, avoue ne pas rester insensible au développement du rugby dans l’Hexagone. Attentif à l’éphémère passage dans le Top 14 du LOU Rugby, dont il fut à plusieurs reprises le spectateur cette saison, JMA, profitant que son équipe jouait dimanche, à Ajaccio, était encore présent lors de la dernière sortie des Lyonnais dans l’élite le week-end dernier, au Matmut Stadium, face à Toulon.

« J’aime beaucoup le rugby, concède-t-il. Comme certains autres sports, celui-ci doit figurer au plus haut niveau. Je suis notamment très attentif aux résultats du XV de France. En Top 14, quand une formation comme Toulon, par exemple, se déplace à Lyon, ça ne se rate pas« . D’autant moins qu’Aulas avoue un faible pour son homologue, Mourad Boudjellal: « Dans le sport, on a besoin de dirigeants comme lui. C’est quelqu’un qui prend des risques et qui s’exprime. Il n’a pas de langue de bois. Dans le rugby, ou dans le football, il faut pouvoir compter sur de tels entrepreneurs à la tête de clubs prestigieux comme l’est celui de Toulon. Depuis l’arrivée de Mourad Boudjellal aux affaires (en 2006), le RCT a repris sa marche en avant. C’est un dirigeant très efficace. » Une manière d’aborder la fonction qui transcende chez les deux dirigeants les disciplines et les impose par leur surface médiatique comme de véritables emblèmes de leurs clubs respectifs. Sans crainte de défendre leurs intérêts parfois à la limite pour mieux détourner de l’institution ce même feu médiatique.

Aulas : « Quand on aime, il faut dire les choses…« 

« Quand on aime, il faut dire les choses, se plaît à apprécier Aulas. Au début, quand on arrive dans une famille comme celle du rugby ou celle du foot et qu’on y débarque avec des idées un peu différentes, il y a toujours des réactions. Mais ce que l’on dit permet de faire avancer les choses ; ce n’est surtout pas une manière de s’opposer à ce qui a été fait auparavant. C’est souvent un langage de progression et non pas négatif. Le fait de s’exprimer de la sorte doit ainsi inciter tout le monde à évoluer dans le même sens. » Une fonction de trublion pour faire évoluer les lignes qu’il reconnaît volontiers à Boudjellal dans ce milieu du rugby en pleine mutation.

« Le rugby, c’est vrai, fait partie des disciplines qui ont le plus d’avenir en termes de développement. À haut niveau, c’est un sport magnifique. Dès lors, effectivement, je m’y intéresse de très près, souligne encore Aulas, qui entretient d’ »excellentes relations » avec Olivier Ginon, président de GL Events, actionnaire majoritaire du LOU avec lequel l’OL, faute d’un rapprochement, un temps envisagé, peut imaginer des « synergies précises« . « Pour être très fort, dans le foot comme dans le rugby, il faut avoir une dimension et des budgets qui correspondent aux ambitions. (…) Il y a énormément de potentiel dans ce sport. De toute façon, la crise économique fait que le mécénat ne peut plus être un principe de gestion majeur. On doit tendre vers un modèle qui puisse permettre la rentabilité. Le rugby, justement, est un terrain propice. Sur le plan national ou international, je crois ainsi davantage au développement du rugby que du basket qui, lui, a une connotation plus américaine. En France ou en Europe, le rugby, comme le football, a certainement de belles heures devant lui.« 

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Le mercato entre dans la mêlée

Coup dur pour Perpignan et coup gagnant pour Toulon avec le transfert de Maxime Mermoz qui devrait être officialisé sur le site Rugbynew.fr ce lundi

La période des mutations estivales du rugby s’est ouverte à minuit. Si le sport est pro depuis 1995, il n’a en revanche pas copié le système des transferts du football. Comment fonctionne ce marché un peu particulier ? Mode d’emploi.
Le rugby d’aujourd’hui n’a pas grand-chose à voir avec celui de « papa », quand il était encore amateur. Salaires, exigence athlétique, exposition médiatique… Tout a changé, ou presque. La façon dont les joueurs changent de club n’a, elle, pratiquement pas évolué. La période des mutations s’est ouverte cette nuit à minuit jusqu’au 15 juin, et ressemblera à s’y méprendre aux périodes de mutations précédentes. Les clubs ne feront leur marché (sauf cas exceptionnel) que parmi les joueurs en fin de contrat. Au rugby, cette notion est presque une question d’honneur ! Un contrat est un contrat qui doit être respecté, et pas question d’entendre parler de « transfert », terme barbare trop lié aux dérives vénales du football.
Dans l’histoire du rugby, à peine une dizaine de cas a dérogé à la règle, les plus connus étant Fabien Galthié (de Colomiers au Stade Français en 2001), Benoit Lecouls (de Biarritz à Toulouse en 2008), Benjamin Fall (de Bayonne au Racing Métro 92 en 2010) ou encore Mathieu Bastareaud (du Stade français à Toulon en 2011). Le paiement de la clause de mobilité de Fall, élevée à 506 000€, est d’ailleurs toujours  la transaction la plus chère de l’histoire de l’ovalie tricolore. Un montant très éloigné des 94 millions d’euros dépensés par le Real Madrid en 2009 pour acquérir Cristiano Ronaldo
La démocratisation des précontrats « confidentiels »
Ce système particulier intègre toutefois une donne commune à tous les sports de haut niveau : les contacts s’établissent lors de la saison en cours. Le joueur en fin de contrat signe un précontrat avec le club qui le courtise. Une valeur d’engagement fort, qui peut même valoir des poursuites judiciaires à celui qui se rétracte (cf. le cas Mamuka Gorgodze). En revanche, si l’argent est tabou dans le monde de l’ovalie, la discrétion est de règle. Il est interdit aux deux parties de communiquer sur un accord avant l’ouverture officielle des mutations, sous peine d’amende.
Ce système sur fond de respect des valeurs morales possède ses ardents défenseurs au sein du rugby français. Des dirigeants de clubs à surfaces financières limitées bien sûr, mais aussi ceux qui misent sur le prestige pour attirer les talents comme Toulouse ou Clermont. L’évolution du sport vers un professionnalisme toujours plus poussé a aussi généré des opposants au système. Des Mourad Boudjellal ou des Jacky Lorenzetti, aux portefeuilles mieux garnis, et bien décidés à faire tomber les barrières pour imposer leur puissance. Une question de temps ?

Delon Armitage rejoint la Côte d'Azur

Ces têtes d’affiches qui changent de maillot

Les effectifs de Top 14 s’apprêtent à connaitre quelques bouleversements, qui concernent également les stars de notre championnat. Le club le plus à même à accueillir du lourd la saison prochaine est le RCT. Avec Michalak (Natal Sharks, AFS), Sheridan (Sale, ANG) D. Armitage (London Irish, ANG), Mermoz (Perpignan), Masoe (Castres), les Varois risquent de faire peur en 2012-2013. Autre locomotive du marché, le Racing Métro 92 va connaitre des modifications significatives, avec les départs de Steyn (retour en Afrique du Sud), Chabal et Nallet (Lyon), et les arrivées des internationaux français Szarzewski (Stade français) et Ducalcon (Castres). Les deux premiers de Top 14, Toulouse et Clermont, sont eux plutôt calmes pour l’instant malgré les arrivées de Huget (Bayonne) dans la ville rose et le retour de Nalaga (Western Force) en Auvergne.

Un mot enfin des entraineurs qui vont eux aussi exercer sous d’autres cieux. Le duo agenais Christophe Deylaud-Christian Lanta, partant pour Bayonne, fait place à un ticket Philippe Sella-Mathieu Blin. Le technicien girondin Marc Delpoux file lui, en Catalogne, à l’USAP, et sera remplacé au poste de manager général de l’UBB par l’ancien capitaine des Bleus Raphaël Ibanez.

Top 14 : la bonne opération de Bordeaux face à Lyon

Raphaël Carballo et les Bordelais ont fait un pas de plus vers le maintien

Bordeaux-Bègles a fait une très bonne opération comptable en vue du maintien en dominant Lyon (31-10), bonus offensif à la clé, vendredi soir, à domicile, en match en retard de la 9e journée du Top 14 de rugby.

Après le Stade Français le 31 décembre dernier (39-6), les Bordelais ont donc une nouvelle fois mis la manière, avec quatre essais inscrits et un bonus qui leur permet de recoller à Agen à la 9e place. Et pourquoi pas de voir plus haut.

Lyon, de son côté, s’est accroché pendant une demi-heure avant de sombrer en dix minutes. Ce voyage, trois mois après l’épisode des oreillons qui avait provoqué le report du match, ne lui rapporte rien et il devra cravacher jusqu’au bout pour renouveler son bail dans l’élite la saison prochaine: le LOU est 12e, à égalité de points avec Biarritz, le premier relégable.

Malgré le froid hivernal, l’Union n’a pas dérogé à ses habitudes. Du jeu, du mouvement, malgré une crispation évidente d’entrée dans ce choc de promus valant très cher.

Certes, elle a vendangé quelques occasions – Purll (7), Avei (30) -, laissé un temps le LOU à portée notamment en raison de son indiscipline (1 sur 3 pour Loursac), mais a su percer quatre fois une défense réputée plutôt hermétique à l’extérieur.

Connor, servi à hauteur par Lopez, a donné l’exemple en se jouant du dernier rideau visiteur (19). Puis, en l’espace de dix minutes autour de la pause, les Girondins ont fait tomber la foudre sur des Rhodaniens qui encaissaient trois essais.

Le premier (40) et le troisième (50) sont signés Purll en bout de ligne, après deux actions enlevées avec séquences de passes debout après contacts. Le deuxième (46) a été inscrit par Carballo, sur une attaque en première main pleine de fluidité.

Ce cavalier seul réveillait les hommes de Raphaël Saint-André, qui sans leur maître à jouer Sadourny, blessé, ont semblé perdu, en tout cas inefficaces un bon bout de temps, jusqu’à cet essai de Fatafehi qui sauvait l’honneur et donnait un peu de piquant à la fin de match (70).

Source : 20minutes.fr

Résumé : Bordeaux-Bègles vs. Lyon OU

Toulon se place, sale temps pour les Basques

Le Toulon que l'on aime celui qui joue (bien) au rugby !

Derrière Toulouse, vainqueur au Racing (19-13), Toulon a fait la bonne affaire de la 16e journée du Top 14 en s’imposant largement samedi face à Bayonne (50-10) avec le point de bonus offensif. Les Varois occupent désormais seuls la 3e place devant Castres, qui l’a emporté devant Biarritz (29-23). Les deux équipes basques sont relégables puisque dans le même temps le LOU a battu Agen (19-11). Victoire également de Brive devant Perpignan.

Pas de troisième défaite cette saison pour Toulouse

Le Stade Toulousain a rempli sa feuille de route en tête du Top 14 grâce à sa victoire au Stade de France face au Racing-Métro. Les Toulousains, vainqueurs (19-13) à Saint-Denis grâce à un essai du jeune 3e ligne Gilian Galan. Le tenant du titre, mené en début de seconde période par le Racing, a évité une troisième défaite cette saison malgré l’absence de nombreux internationaux, qui débutent le Tournoi des six nations contre l’Italie samedi prochain au Stade de France. Seul Lionel Beauxis était titulaire, avant de céder sa place, victime d’un coup sur le nez.

Toulon sans pitié…

Le RCT avait beaucoup à prouver après les soubresauts extra-sportifs qui ont agité la rade. Sur le terrain, les rouge et noir ne se sont pas privés de s’affirmer comme de sérieux prétendants. Après une première période très accrochée, marquée par un carton rouge pour Huget côté Bayonnais, les Toulonnais ont fait la différence en 2e période. Auparavant, ils s’en sont remis à la botte de Wilkinson qui permettait aux siens de mettre la main sur le score à la pause (15-3). l’Aviron s’est accroché jusqu’à l’heure de jeu, grâce à Boyet (auteur des 10 points de son équipe) avant de prendre l’eau. Mis au supplice en mêlée au fur et à mesure que le match avançait, les Bayonnais ont fini par céder, encaissant trois essais en dix minutes. Une vague dont ils ne se sont pas relevés. Les Varois sont seuls troisièmes alors que Bayonne porte maintenant la peu enviable lanterne rouge.

Castres plus réaliste Biarritz

Décidément tout va mal pour le rugby basque. Après des débuts laborieux en championnat, les Biarrots avaient un peu relever la tête. Mais leur situation reste précaire puisqu’ils redeviennent relégables après une nouvelle défaite à Castres. Une défaite dont ils n’ont pourtant pas à rougir puisqu’ils ont fait jeu égal avec les Tarnais et ont même réussi à sauver un point de bonus défensif. Mais les joueurs du BO ont laissé filer trop de points en route, et ont surtout subi le jeu de Castrais plus réalistes. Castres qui a pu compter sur Martial, auteur de deux essais, et sur la botte de Romain Teulet (100% et 16 pts au compteur)

Brive met fin à 600 minutes de disette

Dans le match de la peur, entre deux équipes qui sentaient se rapprocher les affres de la zone rouge, Brive a livré une partition sérieuse, sans excès, mais avec de l’application et sans plus d’envie que les Catalans. L’USAP n’est jamais paru pouvoir prendre l’ascendant, tant les Corréziens se sont appliqués à soigner leurs conquêtes et ont été intraitables en défense. Leur belle abnégation a été récompensée par deux essais qui leur ont permis de faire le break et de ne pas trembler dans les dernières d’une rencontre plutôt fermée. Cela faisait 600 minutes (ndlr: 7 matchs et demi) que les Brivistes n’avaient pas marqué d’essais en Top 14. Avec ce succès, ils reprennent un peu d’air au classement, et passent même devant Perpignan qui va devoir encore cravacher.

Le LOU avait les crocs 

Depuis le temps qu’ils attendaient cela, c’est enfin arrivé. Certes, cela n’est pas définitif, mais le simple fait de quitter la dernière place a mis beaucoup de baume au coeur des joueurs de Lyon. Depuis le début du championnat, et malgré ses moyens, le LOU s’accroche à son espoir de maintien et a souvent perdu en fin de match, vaincu par le manque d’expérience et un rythme qu’ils ont mis du temps à acquérir. Face à Agen, les Lyonnais ont une nouvelle fois tout donné pour remplir leur contrat à savoir s’imposer quelle que soit la manière. La manière fut encore une fois approximative, dans une rencontre acharnée, mais avec un buteur de la trempe de Loursac, par ailleurs très bon gestionnaire du jeu au pied, et beaucoup d’engagement, les Lyonnais voit le bout du tunnel. Mais ils vont encore devoir batailler pour voir totalement la lumière.

Montpellier assomme le Stade Français

FTD à l'attaque face à des Parisiens dépassés par l'événement

Fabien Galthié était aux anges ce vendredi soir au Stade du Manoir. Si Montpellier enregistre son troisième succès d’affilée, le club a surtout fait forte impression en croquant sans retenue le Stade Français. Montpellier ne s’est d’ailleurs jamais encore retrouvé si haut perché depuis le début de la saison, et aura du mal à cacher son ambition de participer de nouveau aux barrages.

De son côté, le Stade français a de nouveau peiné sur des terres étrangères, et doit pour le moment se contenter d’une seule victoire à l’extérieur. Le tournant du match a sans doute eu lieu peu avant la pause, lorsque Montpellier a inscrit un essai (13-3, 39e) de toute beauté. C’est à la suite d’une pénalité de Dupuy qui rebondissait sur le poteau, que Trinh-Duc et Nagusa ont amorcé une remontée du terrain qui s’est conclue par l’essai de l’ailier argentin Bustos Moyano.

Si la réussite au pied n’était pas au rendez-vous, les Héraultais se rattrapaient brillamment avec leurs mains et ajoutaient un deuxième essai peu après l’heure de jeu (62e). Cette fois, c’était le centre sud-africain Bosch, qui profitait d’un coup de pied de Trinh-Duc au-dessus des lignes adverses. Et après avoir raté de peu le coche à deux reprises, Montpellier s’offrait finalement le bonus offensif grâce à deux essais de ses ailiers. L’ailier fidjien Nagusa exploitait un nouveau service au pied de Trinh-Duc, avant que Bustos Moyano n’inscrive son second essai personnel.

Source : France télévision Sport Photo : Espnscrum.com

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Galerie de MisterRugby sur Flickr.

Les photos de la 16 journées de Top 14 Orange

L’USAP se fait manger par le LOU !

Bertrand Guiry pris par Léguizamon, l'USAP, championne 2009 est au bord d'un précipice !

Battu par Lyon, Perpignan s’enfonce un peu plus dans le bas de tableau. Biarritz récupère la place de lanterne rouge suite à sa défaite face à Montpellier. De son côté, Agen a empoché une quatrième victoire d’affilée aux dépens de Bayonne.

Lyon-Perpignan 19-12
Rien ne va plus à Perpignan. En visite ce dimanche chez le promu lyonnais, les Catalans s’attendaient certes à un match compliqué, mais dont ils escomptaient bien faire le point de départ de leur renouveau. Las, au lieu de cela, l’USAP repart du Stade Vuillermet avec une septième défaite d’affilée (19-12) dans la besace et des doutes à n’en plus dormir pendant des nuits. Pourtant, la rencontre n’avait pas démarré de manière catastrophique pour les visiteurs, qui inscrivaient deux pénalités par Porical lors des 20 premières minutes (0-6). Surtout, avant ce moment précis de la rencontre, le jeu perpignanais paraissait bien en place. Mais il suffisait d’une pénalité de Loursac (3-6, 24e) pour dérégler la machine catalane. Ainsi, les cinq dernières minutes de la première période s’apparentaient à un cauchemar éveillé avec un 10-0 signé du pied de Loursac et d’un essai de Grosso, suite à une belle inspiration de Sadourny (13-9 à la pause). Et dès la reprise, Mas et consorts buvaient le calice jusqu’à la lie avec un drop de Sadourny et une pénalité de Loursac (19-9, 50e). A 8 minutes de la fin, Porical tentait bien de redonner espoir aux siens (19-12) mais Perpignan n’y était plus. Une fois de plus.

Bayonne s'enfonce à Agen

Agen-Bayonne 37-18
Si Perpignan empile les revers, Agen, en revanche, n’en finit plus de gagner. Ainsi, en surclassant de la tête et des épaules Bayonne (37-18), les Agenais ont décroché un quatrième succès à la suite qui leur permet de prendre la 4e place au classement. Et ce, avec un match en retard en bonus. Le festival du SUA aura néanmoins mis 40 minutes avant de démarrer. Ainsi, si à la pause les locaux menaient (9-5), ils ne le devaient qu’à la botte de leur buteur Barnard, auteur de trois pénalités contre un essai pour les Basques, œuvre d’Huget (8e). Mais dès la reprise, le rythme s’accélérait et très vite, les Bayonnais prenaient l’eau en défense. Trois essais allaient sanctionner les errements des visiteurs, par Dulin (51e), Peleasa (71e) et Vaka (79e). Le tout agrémenté de 11 points supplémentaires au pied signés Barnard. Une démonstration de force que les Agenais tenteront désormais de poursuivre sur la pelouse du Racing-Métro.

Biarritz-Montpellier 23-30
Biarritz espérait profiter de la défaite de Perpignan à Lyon pour se rapprocher de l’USAP, premier club non relégable. Le BO n’aura finalement réussi qu’à empocher, in-extremis, le point du bonus défensif face à Montpellier grâce à une pénalité de 40 m de Baby (23-30) et s’empare par conséquent de la place très peu enviable de lanterne rouge. Il faut reconnaître que les Héraultais ne sont pas les adversaires les plus faciles à affronter actuellement. Car depuis le retour de ses internationaux, Fabien Galtié possède à nouveau un groupe compétitif. Mené suite à un essai de Ngwenya (18e), Montpellier répondait par Nagusa (23e), De Marco (48e), Amorosino (64e) et Trinh-Duc (77e), honoré lundi soir du titre de meilleur joueur du Top 14 de l’année écoulée, qui offrait au passage le point de bonus offensif aux siens.

Lyon vs. Perpignan

Source : le Figaro.fr, photos : ESPNscrum.com

Montpellier s’impose au Matmut Stadium et retrouve des forces !

Le LOU sonne la charge, mais Montpellier ne laisse rien passer.

Large vainqueur de Lyon mercredi soir, le Montpellier Hérault Rugby a enclenché la marche avant après un début de saison catastrophique. Désormais huitièmes, les hommes de Fabien Galthié sont sur la pente ascendante et comptent bien y rester.

« Nous avons livré un super match, le meilleur de notre saison, le plus accompli, le mieux réalisé, sur le contenu. » Les mots de Fabien Galthié, à l’issue de la victoire à Lyon, ne laissent plus de place au doute. Le MHR a réussi une prestation de premier ordre mercredi soir en match en retard de la 10eme journée du Top 14. En face, le LOU n’a certes pas opposé une résistance à toute épreuve mais de l’aveu même de Raphaël Saint-André, l’entraîneur lyonnais, ses hommes sont tombés sur une machine de guerre : « C’est la première fois depuis le début de saison que nous n’avons pu rivaliser dans aucun domaine. Ils nous ont pris sur tout, en mêlée, les ballons hauts, l’animation offensive et en défense, dans les impacts (…) Il aurait mieux valu les jouer il y a deux mois. »

Et le résultat est lourd pour les Lyonnais mais ô combien mérité pour des Montpelliérains sur la voie du renouveau. Car, après un début de saison catastrophe (ndlr : quatre défaites et un nul lors des cinq premières journées), les partenaires de François Trinh-Duc remontent la pente depuis quelques semaines. Les Héraultais viennent même d’enchaîner deux victoires consécutives, après le succès sur Clermont, pour la première fois de la saison. Une délivrance pour le capitaine du MHR, Fulgence Ouedraogo : « Nous avions besoin d’une victoire à l’extérieur, importante pour la confiance afin de valider les progrès que nous avons faits dernièrement. Nous avons livré un match sérieux et appliqué. Nous avons parfois péché dans la finition mais dans l’ensemble nous pouvons être satisfaits de cette rencontre. »

Seul ombre au tableau, les blessures de Benjamin Thiéry (entorse accromio-claviculaire) et Julien Tomas (luxation d’une épaule) qui devraient manquer plusieurs matchs. A l’heure où « le calendrier est difficile », comme le souligne encore « Fufu », ces deux absences risquent de peser lourd. Pourtant, les entrées en jeu de Yoan Audrin et Benoît Paillaugue se sont révélées précieuses, signe que le collectif héraultais retrouve des couleurs. Fabien Galthié a même pu se permettre de laisser au repos François Trinh-Duc (ndlr : l’ouvreur des Bleus est entré à la 76eme minute), élu récemment meilleur joueur de la saison dernière. La confiance est bien de retour dans les rangs du MHR. Futur adversaire de Montpellier dimanche, le BO peut s’inquiéter car le club de Mohed Altrad ressemble de plus en plus au dernier finaliste du Top 14.

Source : Rugby365.fr

Photo : lourugby.fr 

Lyon inaugure son « Matmut Stadium », Toulon remporte une victoire capitale

Les lyonnais ont inauguré hier leur "Matmut Stadium". Un joli petit stade.

Toulon a engrangé samedi à Lyon sa deuxième victoire (26-19) en deux journées dans la poule 2 du Challenge européen, dans le tout nouveau Matmut Stadium du club rhodanien.
Les Varois (9 points) sont en tête de la poule en compagnie des Anglais de Newcastle, qui se sont imposés avec bonus à Padoue (34-3). Les deux équipes s’affronteront lors des deux prochaines journées, à Newcastle le 8 décembre puis à Mayol le 17 décembre.  Les Lyonnais sont, eux, distancés (1 point).
Les Toulonnais ont creusé l’écart par deux essais du centre Gabriele Lovobalavu (28) et de l’ailier Christian Loamanu (60). Les Lyonnais ont décroché le bonus défensif dans les dernières minutes par un essai en force de Jean-Philppe Bonrepos (78) transformé par Romain Loursac, auteur de 11 points
Le LOU disputait son premier match dans son nouveau stade, le Matmut Stadium, construit à Vénissieux en un temps record de 82 jours.
L’inauguration du stade, prévue initialement pour la venue de Montpellier lors de la 10e journée de Top 14 le 5 novembre dernier, avait été repoussée du fait de l’annulation du match en raison d’une épidémie d’oreillons qui a frappé plusieurs joueurs lyonnais.
Le Matmut Stadium est le premier stade de rugby à XV construit après un accord de « naming » (parrainage qui consiste à donner à une enceinte sportive le nom dune société parraineuse), pour un montant d’un million d’euros par an sur une durée de cinq ans. Le financement des travaux (12,5 millions d’euros) a été entièrement privé.

Source : Le Parisien.fr