Cette formidable équipe des Manu Samoa

 

C’est dans une coquille vide que le XV de France vient de remporter son quatrième match consécutif, face à des nations de l’hémisphère sud (pas un mince exploit). Le Stade de France a en effet enregistré hier la plus petite 36 000 spectateurs, le précédent « record » était un France-Canada en 2002 qui avait tout de même attiré 48 000 spectateurs. Les organisateurs pointent du doigt la crise ? Peut-être aussi que le rugby qui a surfé pendant 10 ans sur une vague de popularité n’a plus la côte. Peut-être qu’il s’agissait d’un effet de mode et qu’il est passé. A moins que l’offre rugby sur la région parisienne soit trop importante entre les matchs du Racing, ceux du Stade français et ceux du XV de France. Il sera intéressant de regarder les audiences télévisées des trois matchs pour se faire une idée précise…

Quoiqu’il en soit ce sont deux belles équipes de rugby qui s’affrontaient hier, même si le match ne nous offrit guère de belles envolées (sauf sur le magnifique premier essai des Samoans) auxquelles on aurait pu s’attendre à voir la composition des deux équipes. Le match fut âpre, rugueux, difficile et les Français ont eu le mérite de relever le défi physique face à des adversaires plus gaillards qu’eux. Les Bleus rendirent une copie sérieuse à défaut d’être géniale.

 

Une fois n’est pas coutume, j’ai envie de rendre hommage à cette équipe des Manu Samoa. Les joueurs du Pacifique n’ont pas battu par hasard les Wallabies à Sydney l’année dernière puis le Pays-de-Galles à Cardiff cette saison. Sans oublier, bien sûr, la spectaculaire prestation en match de poule lors de la dernière Coupe du Monde face aux Springboks bien qu’elle ce soit soldée par une défaite.

Ces Samoans sont des chevaliers des temps modernes, avec leurs prières en début et fin de match, un sens de la fraternité hors du commun, leur Siva tau -chant de guerre- en début de match. Je pense que la prestation des Samoa face au XV de France n’aura surpris personne, premièrement car le XV de France éprouve historiquement des difficultés face aux nations du Pacifique, deuxièmement car il suffisait de regarder les noms qui était alignés sur leur feuille de match pour comprendre que les Français allaient passer un sale quart d’heure. Johnston, Paulo, Tekori, Ole Avei, tous ces joueurs du Top 14 qui font chaque semaine le bonheur de leur club.

Finalement, la France n’aura fait la différence que dans les 15-20 dernières minutes, au moment de faire rentrer les remplaçants. Le talent ne fait pas tout, et même si sur un terrain on est 15 contre 15, n’oublions pas que les Samoa est un pays de moins de 200 000 habitants et que la profondeur de banc ne peut être la même que celle d’un pays qui est 325 fois plus grand ! Les Bleus qui auront subi les impacts et en mêlée 65 minutes durant commencèrent à dominer dans le rapport physique et surtout à être plus lucides que les Samoa qui cumulèrent les fautes dans les dernières minutes. Quoiqu’il en soit cette formidable équipe -magique sur leur premier essai- des Manu Samoa est tombée les armes à la main.

Publicités

L’Afrique du Sud s’en sort bien

Les Samoa savourent leur performance malgré la défaite

L’Afrique du Sud a eu toutes les peines du monde à se sortir du piège tendu par les Samoans. Ces derniers abattaient en effet leur dernière carte pour une qualification en quarts et devaient l’emporter ou dans le pire des cas, bonifier leur revers. Très vite, l’on pensait que la rencontre n’allait être qu’une formalité tant les champions du monde en titre faisait preuve de maîtrise. Appliqués sur leurs touches mais aussi très efficaces en contres, dominateurs en mêlée et sur les mauls, et surtout avec une possession de balle outrageuse, ils ne tardaient pas à envoyer Habana en terre promise (7-0, 9e).

Loin d’être sonnés, les Iliens réagissaient mais de façon fort maladroite. Ils se voyaient en effet pénalisés alors qu’ils campaient devant la ligne adverse (13e). Les débats s’équilibraient de plus en plus, la défense agressive des Samoa ne reculant que très rarement. La tension montait d’un cran mais les coéquipiers de Schwalger se montraient toujours aussi indisciplinés. Un « suicide » quand se trouvent en face des buteurs de la trempe de François et Morné Steyn. Le premier nommé s’essayait, certes vent dans le dos mais tout de même, à des tentatives de plus de cinquante-cinq mètres. Après un échec (4e), il réglait la mire (10-0, 24e) avant que son homonyme ne gonfle un peu plus le score, de près (13-0, 27e). Epuisés par le lourd combat mené, les Samoans ne baissaient pas pavillon et se montraient même dangereux, juste avant la pause sur une échappé de Fotuali’i. Malheureusement pour eux, M. Owens se trouvait sur la trajectoire de la passe, arrêtait le jeu et signalait la fin du premier acte. Une décision quelque peu injuste de la part du Gallois qui n’a pas vraiment avantagé la petite équipe.

L’incroyable seconde période des Samoans

Bryan Habana score en coin

Après les citrons et dix grosses minutes sud-africaines improductives, les Samoa prenaient la main sur cette rencontre et réduisaient le score sur une superbe attaque en première main, conclue sur un second temps de jeu par Stowers (13-5, 52e). Dès lors, les Boks n’existeront plus que par leur excellente défense dans cette dernière demi-heure.

Les Samoans ne parvenaient toujours pas à concrétiser leurs temps forts, Lemi se faisant sévèrement pénaliser alors qu’il avait réussi une bien belle chevauchée (57e). Après deux occasions d’essai à défendre (60e, 62e), ils repartaient de plus belle, toujours aussi maladroitement comme cet en-avant commis à quelques centimètres de la ligne (67e).

La fin de match était marquée par les décisions douteuses de M. Owens qui sortait dans un premier temps un carton rouge bien sévère à l’encontre de P. Williams, l’arrière samoan, pour un geste d’énervement certes répréhensible mais peu méchant sur Brussow (69e). Pour compenser, c’était Smit qui écopait d’un jaune deux minutes plus tard, là encore bien sévèrement pour un en-avant volontaire (71e).

La fin de match quelque peu décousue ne permettra pas aux Samoans de revenir dans les clous d’un bonus qui aurait pu les laisser espérer jusqu’à dimanche. Eliminés malgré une seconde période époustouflante, ils quittent malgré tout la compétition la tête haute. En face, l’Afrique du Sud assure sa qualification à la première place et celle des Gallois en suivant. Face à une vaillante formation, les Boks ont reçu un avertissement sans frais qui pourrait leur être salutaire alors que se présentent probablement les Australiens en quarts.

source  : coupe-du-monde.tf1.fr

Coupe du Monde : Les matchs du jour

Lucas Amorosino, le sauveur côté argentin

Argentine 13- Ecosse 12 

Grâce à son succès sur le fil face à l’Ecosse (13-12), l’Argentine a fait un pas de géant vers la qualification pour les quarts de finale de la Coupe du monde de rugby. Les Pumas, auteurs d’une fin de match renversante grâce à un essai de Lucas Gonzalez Amorosino, rencontreront la Géorgie le 2 octobre pour assurer leur place. La situation se complique grandement pour l’Écosse, dans le devoir de battre l’Angleterre le 1er octobre pour continuer la compétition.

Ruaridh Jackson tente le drop

Un match fermé, crispant. Puis une fin de rencontre renversante. Le face-à-face entre l’Ecosse et l’Argentine avait des faux airs de huitièmes de finale dans cette avant-dernière journée de poules dans le groupe B. Malheur aux vaincus pouvait-on presque entendre depuis le Wellington stadium. Pendant 70 minutes, sous le poids de la pression, les deux formations ont offert un spectacle sans beaucoup de relief. C’est au pied que la majeure partie de la rencontre entre Paterson côté écossais et Contepomi côté argentin. Mais à la 74e min, Lucas Gonzalez Amorosino, auteur d’un slalom dans la défense du XV du Chardona offert la libération aux Pumas, troisièmes de l’édition 2007 de la compétition.

L’Ecosse qui a joué de manière plus ambitieuse, essayant de prendre  les Pumas par les extérieurs, a été trop maladroit dans les derniers gestes,  manquant plusieurs occasions de prendre le large au cours de la partie. La suite s’annonce difficile pour les hommes entraînés par l’Anglais Andy  Robinson: ils doivent à tout prix s’imposer face au XV de la Rose le 1er  octobre, à Auckland, pour avoir une chance de se qualifier pour la suite de la  compétition. Depuis la première édition en 1987, les Ecossais sont toujours parvenus à  se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe du monde. Les Pumas affronteront la Géorgie pour leur dernier match, le 2 octobre à  Palmerson North (île du nord) et devraient se qualifier pour les quarts.

La Russie célèbre un de ces deux essais

Irlande 62 – Russie 12 

L’Irlande s’est imposée facilement dimanche face à une équipe de Russie combative mais limitée 62-12 (36-0 à la mi-temps) dans la poule C de la Coupe du monde de rugby en Nouvelle-Zélande.

Heaslip, O’Brien et les Irlandais en grande forme

Affublée de son nouveau statut de leader de poule après sa belle victoire contre l’Australie 15-6 le week-end dernier, l’Irlande  s’avançait sur le pré avec l’idée de développer du jeu, chose qu’elle n’avait pas encore entreprise dans cette Coupe du Monde. En une mi-temps face à un adversaire limité et en plein apprentissage du haut niveau, le XV du Trèfle a rempli sa mission. Deux premiers essais de Fergus McFadden et Sean O’Brien avec des passes après contact et du soutien dans l’axe laissaient augurer un score fleuve. Les Irlandais ne tombaient pas dans la facilité et prenaient le point de bonus offensif avec trois nouveaux essais avant la mi-temps. A 36-0, l’Irlande  gérait mais les Russes s’enhardissaient. L’arrière Vasily Artemyev échappait à la défense verte sur un côté fermé bien lancé par le demi de mêlée, Alexander Yanyushkin.

L’Irlande  repartait de l’avant et voulait continuer à se rassurer dans son jeu. Keith Earls, positionné au centre,  inscrivait un doublé dans cette rencontre qui ressemblait fort à un galop d’essai pour les joueur du Trèfle avant la rencontre décisive contre l’Italie dimanche prochain à Dunedin. Un succès permettrait à l’Irlande  de préserver sa première place dans cette poule C et d’être dans une moitié de tableau a priori favorable lors des phases finales avec sans doute la présence d’équipes de l’hémisphère nord comme la France ou l’Angleterre.

Lovobalavu plaque vainement Tuilagi

Samoa 27 – Fidji 7

Les Samoa ont pratiquement enterré les espoirs de qualification des Fidji pour les quarts de finale de la Coupe du monde de rugby après leur victoire (27-7), dimanche dans la poule D.

Les Samoa devront s’imposer dans leur dernier match face aux champions du  monde sud-africains, vendredi 30 septembre, pour éventuellement espérer  atteindre les quarts. Les Fidjiens devront, eux, s’imposer avec le bonus et  priver les Gallois d’un point de bonus lors de leur dernier match dimanche 2  octobre à Hamilton. Les Fidjiens pourront regretter une première période qu’ils n’ont pas su  négocier face à des Samoans dominateurs en mêlée et dans le jeu au sol qui leur  ont imposé leur jeu et les ont acculés dans leur camp. Les Samoans ont capitalisé sur leurs nombreuses fautes par l’ouvreur Tusi  Pisi (4, 9, 26, 44), également auteur d’un drop (13). Au bout de 26 minutes, le « Manu Samoa » menait 12 à 0 après avoir également  vu deux essais refusés à la vidéo aux ailiers Sailosi Tagicakibau (8) et  Alesana Tuilagi (17).

Les Fidjiens n’ont pas su renverser la pression et se sont montrés  incapables de développer le jeu de trois-quarts qui fait leur réputation. Approximatifs, jamais lancés et avec un temps pluvieux qui n’a rien  arrangé, ils se sont très rarement créé des occasions de marquer. Seremaia Bai  a manqué une pénalité de40 mètresface aux poteaux (30), puis ils ont ensuite  échoué à concrétiser au retour des vestiaires une séquence devant la ligne qui  les aurait remis dans le match (48). Pleins de réalisme, les Samoa ont pris le large avec un essai de Kahn  Fotuali’i (62) puis de Geroge Stowers (70), rendant vain celui du troisième  ligne fidjien Netani Edward Talei (67).

Sources : Texte France télévision, Photos : Espnscrum.com 

Ecossais et Samoans remportent leur match

Nathan Hines d'une aide précieuse à de fébriles écossais

Sous une pluie battante, les Écossais se sont imposés de justesse (15-6) face à une équipe géorgienne très défensive. Pour la première fois depuis le début de la Coupe du monde, aucune équipe sur le terrain n’a marqué d’essais.

REUTERS – L’Ecosse a disposé difficilement mercredi de la Géorgie 15-6 (mi-temps: 9-3) dans la poule B de la Coupe du monde de rugby. Sur l’île sud de la Nouvelle-Zélande, les conditions climatiques sont rarement clémentes. A Invercargill, la rencontre s’est déroulée sous une pluie battante, ce qui a véritablement altéré le niveau de jeu proposé par les deux équipes. Les Écossais s’en sont remis au pied de leur ouvreur Dan Parks, auteur des 15 points de son équipe. Les Géorgiens ont énormément défendu mais se sont montrés trop timorés dans le secteur offensif pour pouvoir bousculer l’Ecosse. C’est le premier match de la Coupe du monde sans essai et le deuxième succès écossais dans cette compétition. La prochaine rencontre de la poule B opposera samedi l’Argentine à la Roumanie (03h30 GMT).

Ecosse vs. Géorgie

Les Samoa ont survolé leur première rencontre du Mondial face à la Namibie (49-12), décrochant au passage le bonus offensif. Une belle victoire entachée par les blessures du demi d’ouverture Tusi Pisi et du troisième ligne Taiasina Tuifua.

AFP – Les Samoa ont décroché un large succès, assorti d’un point de bonus, face à la Namibie (49-12) mercredi à Rotorua, mais terni par les sorties prématurées sur blessures de deux joueurs dont l’éventuelle absence pourrait être préjudiciable dans la course aux quarts de finale du Mondial-2011. Que retenir ? Les six essais inscrits ou bien les sorties du demi d’ouverture Tusi Pisi (cuisse) et du troisième ligne Taiasina Tuifua (côtes) ? Les Samoans balançaient entre deux sentiments après leur facile victoire. « On a regardé la Coupe du monde pendant une semaine, il nous tardait d’y rentrer, a souligné le capitaine Mahonri Schwalger. Nous sommes contents de la victoire, mais il y a ces deux blessures, j’espère que ce n’est pas trop sérieux ».Les éventuelles absences de Pisi et Tuifua pourraient se révéler préjudiciables, notamment pour les deux prochains matches, face au pays de Galles dimanche puis aux Fidji, le 25 septembre, décisifs pour accéder aux quarts de finale. Car les Samoans, victorieux en Australie en test-match (32-23) en juin, ont des arguments pour atteindre les quarts de finale, comme en 1991 et 1995. D’abord un pack solide. Et surtout, des individualités, comme l’ailier Alesana Tuilagi, auteur de trois essais, le pilier Census Johnston, ou le N.8 George Stowers. Supérieurs sur le plan physique, ils n’ont laissé que des miettes aux Namibiens qui, quatre jours après leur défaite face aux Fidji (49-25) sont parvenus à inscrire deux essais pleins de fierté en fin de match. « On a joué avec beaucoup de coeur et je suis très satisfait de mon équipe », a glissé le capitaine Jacques Burger, la pommette sanguinolente.

Coupe du Monde 2011 : Les Samoa

Nom : Samoa

Blason : La Croixdu Sud

Surnom de la sélection : les Manu Samoa

Classement IRB : 10ème

Nombre de participations à la Coupedu Monde : 6ème participation

Poule C :Afrique du Sud, Pays-de-Galles, Fidji et Namibie. Bas bleus, culotte blanche et maillot bleu

Les Manu Samoa, tombeurs des Australiens, rééditeront-ils ce genre d'exploit lors de la Coupe du Monde ?

Les Samoa est un archipel de Polynésie composé de 4 îles (Upolu, Savai’i, Manono et Apolima) qui correspondent à un ancien protectorat de l’Empire colonial allemand. Le terme Samoa Occidental n’est plus d’actualité, car il existe une volonté politique de se rapprocher des quatre autres îles qui complètent l’archipel et qui sont sous administration américaines. Tout comme les Fidji ou les Tonga, le rugby samoan arrive à atteindre un très haut niveau si l’on tient compte de sa très faible population. Le rugby à XV y est aussi LE sport national. Cependant, c’est une appréciation purement personnelle, les Manu Samoa semblent plus complets que leurs « voisins » tongiens ou fidjiens. Certes, ils n’ont pas la puissance et le sens du défi physique des premiers, ni le sens de la prise d’intervalle des seconds, mais proposent justement un savant amalgame de ces deux jeux. En plus de cet excellent rapport puissance vitesse, il semblerait que dans le passé elle soit la seule de ces trois équipes à avoir su structurer son jeu, s’approchant ainsi du standard des équipes européennes. Même si elle n’est pas encore connue, le groupe présent au mondial devrait s’appuyer sur quelques stars dont certaines sont bien sûr estampillées Top 14. On pense bien sûr au pilier toulousain Census Johnston, probablement l’un des meilleurs piliers du monde dont la mobilité est la vitesse est tout simplement ahurissante quand on connaît son poids. Le puissant et athlétique castrais  Joe Tekori et l’énorme perpignanais Henry Tuilagi devrait eux se partager la place de numéro huit (à moins que Tekori prenne la place en deuxième ligne). Ainsi les Manu Samoa est forte d’une multitude de joueurs évoluant notamment dans les championnats français et anglais. Lors de la tournée d’hiver 2010, les joueurs des Samoa avaient tenu tête à toutes les nations britanniques, sans toutefois remporter de match. L’exploit viendra plus tard, en juillet dernier. Le jour où les Samoa ont fait tomber les Wallabies chez eux ! L’équipe se retrouve dans une poule accessible, battre les champions du monde sud-africains serait bien sûr un exploit inédit, en revanche, les autres adversaires semble à leur porter même si le match contre le Pays-de-Galles ne devrait pas non plus être une partie de plaisir. Mais ces joueurs des Samoa, comme tous les joueurs du pacifique, joueront un peu en Nouvelle-Zélande leur mondial…

Le Sivi Tau des Manu Samoa