Rugby à XIII : Un week-end, deux finales…

Jamie Soward de l'équipe Saint Georges

Après plusieurs mois sans avoir écrit sur le rugby à XIII, je profite de ce week-end de finales en Angleterre (Superleague)  et en Australie (NRL) pour me rattraper. Cette saison qui fut particulièrement catastrophique pour les treizistes français s’achèvent avec la victoire de deux clubs mythiques de nos cousins treizistes. Les Wigan Warriors, club qui a dominé le championnat anglais lors des années 90 ont remporté leur match face à Saint Helen sur le terrain du légendaire Old Trafford.

En Australie, la finale eu lieu à l’ANZ Stadium de Sydney. Les Saint-Georges Illawara de l’ancien parisien Mark Gasnier affrontèrent les Roosters de la banlieue chic de Sydney. Les Dragons remportèrent leur match et firent la une de la presse australienne malgré une information riche en sport au pays des aussies ce week-end : avec la finale de l’AFL (de footy, suite au match nul entre les Collingwood Magpies et Saint-Kilda FC) et les championnats du monde de cyclisme à Geelong, dans l’état du Victoria. Après deux saisons en demi-teinte au Stade français l’Australien savoura probablement cette finale, d’autant qu’il fut l’auteur d’un essai.

Côté français, la piètre saison des Dragons Catalan en Superleague et du Toulouse Olympique XIII en Co-operative Championship ne prête guère à l’optimisme. On peut aisément imaginer que les résultats de nos deux clubs hexagonaux dissuaderont les dirigeants de la Superleague à engagé une deuxième franchise tricolore (le TO XIII et peut-être le Stade français seraient candidats) dans leur compétition phare. Le rugby à XIII français aura l’occasion de se rattraper lors de la prochaine Coupe d’Europe des Nations face aux Gallois, Irlandais et Ecossais avec en point de mire le Four Nations Series 2011.

Vidéo de la grande finale de NRL 2010.

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On en salive déjà !

Benji Marshall du XIII au Clermont Auvergne ?

La ligue a publié hier avec un peu de retard son calendrier pour la saison 2010-2011 du TOP 14. L’instance chargée du rugby professionnel français a quelque peu tardé à publier ce calendrier, mais il est vrai que les paramètres à prendre en compte étaient presque infinis : Eviter les doublons Coupe d’Europe-Championnat, les gros clubs qui ne voulaient pas jouer entre eux lors des matchs du XV de France, des délocalisations de plus en plus nombreuses, des stades en rénovation de certains clubs. A défaut de nous proposer le calendrier parfait, la LNR offre un calendrier qui plaira au plus grand nombre.

Toujours autant de stars

Ce championnat de France, qui depuis deux ou trois ans a connu une ascension exceptionnelle et est devenu une référence en matière de compétitions domestiques, pour ne pas dire LA référence du rugby à XV, un peu comme la NRL est celle du XIII. Certes, plusieurs stars sudistes sont retournées dans leurs pays avec en point de mire la Coupe du Monde 2011. Ainsi Sonny Bill Williams est parti vers la Nouvelle-Zélande et les Canterburry Crusaders. Compte tenu de ces bonnes prestations en Top 14, on peut imaginer que SBW sera intégré dans le XV des All Blacks. Arrivée le même été l’Australien Mark Gasnier a effectué deux saisons plus discrètes dans le Top 14 (N’oublions tout de même pas qu’il fut l’un des meilleurs marqueurs de la saison), par conséquent il retournera chez les treizistes et réintégrera son club de toujours, le Saint-Georges Illawara. C’est une demi-surprise, car on pensait que la fédération australienne allait faire pression pour récupérer cet élément et l’intégrer dans la future franchise de Super 15, des Melbourne Rebels. Quant à Karmichael Hunt va s’engager dans la nouvelle franchise de footy de la Golden Coast.

Sione Lauaki troquera son maillot des Chiefs pour celui de l'ASM

Mais tous ces départs seront largement compensées : l’ailier du XV de la Rose, Paul Sackey, le pilier néo-zélandais Carl Hayman, référence mondiale à son poste porteront les couleurs rouges et noires du RCT, l’ailier des All Blacks et des Auckland Blues, Rudi Wulf devrait les rejoindre sur le bord de la rade.. Après une escapade sud-africaine, le numéro 10 argentin, Juan Martin Hernandez reviendra à Paris pour porter les couleurs… du Racing ! Voilà qui devrait pimenter le derby entre les deux clubs franciliens ! Les Champions clermontois ont fait signer l’une des attractions de l’hémisphère sud : Sione Lauaki, le Maori connaît déjà la région puisqu’il a déjà joué à Nevers en Fédérale II l’espace d’une saison quand il était encore junior. Alors qu’il était annoncé du côté des Melbourne Rebels le facétieux Caucaunibuca sera toujours agenais l’année prochaine. Le club Lot-et-Garonnais lorgne également le Gallois Andy Powell, ce qui serait un énorme coup. Les Champions de France ont également approché l’ouvreur des West Tigers et des Kiwis, Benji Marshall. Ce serait un énorme coup, puisque depuis les départs des SBW et de Mark Gasnier Benji Marshall est considéré comme la nouvelle star du XIII.

Pourtant cette saison 2010-2011 n’est annoncée que comme une simple saison de transition, les sergents recruteurs des clubs du Top 14 auraient déjà les yeux sur la saison suivante afin de se disputer les plus belles stars de ce jeu.

Plus de délocalisations

Ce qui était considéré comme un événement exceptionnel devient monnaie courante. Pratiquement tous les clubs du Top 14 Orange délocaliseront leurs plus belles affiches dans les plus grandes arènes de France. Ainsi le RC Toulon jouera 3 clubs au Stade Vélodrome de Marseille (Toulouse, Clermont et le Racing), le Stade toulousain ira quatre fois au Stadium, les dirigeants du CO ont eu la bonne idée de s’exporter au Stade de la Méditerranée de Béziers, ce sera le grand retour du rugby d’élite à Béziers. En revanche les joutes contre Perpignan et Toulon, un temps envisagées au Stade de la Méditerranée, se feront finalement à Castres. Agen recevra deux fois au Stade Chaban-Delmas de Bordeaux. Le CSBJ continuera de délocaliser au Stade des Alpes et le Stade français au Stade de France. Le club parisien sera imité par le Racing qui jouera également dans l’enceinte dionysienne. Les clubs basques joueront à plusieurs reprises du côté d’Anoeta. On peut regretter que Montpellier et La Rochelle ne les imitent pas en profitant du Stade de la Mosson et de la Beaujoire. Le rugby en terre nantaise, voilà qui aurait été un véritable scoop tandis que le FC Nantes-Atlantique sombre en queue de Ligue 2.

A quand un match de Top 14 à Nantes ?

150 millions de raisons de rêver et un télérugby ?

Si la ligue a tant cherché à faire plaisir à ces clubs, c’est aussi qu’elle à l’intention d’en mettre plein les yeux au diffuseur Canal +. En effet, selon Midi-Olympique plusieurs présidents du Top 14 parmi lesquels Mourad Boudjellal et Paul Goze entendent bien voir le rugby toucher le jackpot. Nos deux champions de la règle de trois ne comprennent pas pourquoi le rugby fait un tiers de l’audience des matchs de Ligue 1 et que le Top 14 ne touche que le dixième de ce qui est offert au foot. Ces prétentions n’affolent cependant pas Eric Bayle, responsable du service rugby chez Canal +, car le concurrent de la chaîne cryptée qui serait prêt à faire monter les enchères aussi haut pour le Top 14 ne semble pas exister. Toutefois, il semble évident que la LNR pourra au moins multiplier par 3 ou 4 ses revenus télévisuels qui sont actuellement de 25 millions d’euros annuels. La proposition du président de l’USAP, Paul Goze, de découper l’offre en plusieurs parties. Ainsi nous pourrions avoir la création d’un « télérugby » sur une chaîne gratuite. Cette idée semble intéressante, car au-delà du fait qu’elle doperait les tirelires des clubs du Top 14 elle contribuerait à populariser le championnat dans les régions nord, et dans les milieux populaire, là où le rugby ne fait pas encore recette. Là aussi il s’agit de trouver les annonceurs prêts à casser les œufs pour le ballon ovale, compte tenu du succès grandissant du championnat on est en droit de rêver.

Une telle manne serait une aubaine pour les petits clubs, comme le CSBJ. Les Isérois sont encore une fois menacés de relégation  en Fédérale I. Mais qui peut croire qu’Albi qui a effectué un recrutement et un prévisionnel de ProD2 pourrait s’engager dans le meilleur des championnats du monde ?

Mark Gasnier est arrivé à Paris

L’Australien Mark Gasnier, dont Mister Rugby avait été l’un des premiers médias (français) a annoncé son arrivé dans la capitale vient d’arriver aujourd’hui à Paris rejoindre les rangs du Stade français. Tout de suite après que son club de rugby à XIII, les Illawara Dragons, ait été eliminé en quart de finale de la National Rugby League. Théoriquement, Mark Gasnier dont on rappelle qu’il possède un passeport français, pourrait être sur la feuille de match dès la prochaine journée de champonnat.

l'Australien Mark Gasnier en provenance d'Illawara XIII

Mark Gasnier dans le Top 14 ?

Gasnier, Michalak, Hernandez et Carter, une belle brochette pour le Top 14

Après les rumeurs les plus folles, sur l’arrivée probable du néo-zélandais Dan Carter sur les bords de la rade à Toulon, le retour de la coqueluche du Stade Toulousain sur les rives de la Garonne, le renouvellement de contrat de la star parisienne, l’argentin Juan Martin Hernandez, les tabloïdes australiens s’affolent, voilà qu’on annonce de l’autre côté du globe l’arrivée de la légende du rugby à XIII australien, Mark Gasnier (complètement à gauche sur la photo). Pour ceux qui ne le connaissent pas, Gasnier, centre et capitaine du club de Saint George Illawara jouant dans la ligue australienne de rugby à XIII, la National Rugby League, et aussi avec les Kangaroos, équipe nationale d’Australie, est souvent présenté comme le meilleur joueur du monde. Le Herald Sun parle de plusieurs clubs français et de plusieurs possibilités :

Premièrement, Gasnier resterait dans le cercle du rugby à XIII et jouerait avec les Dragons Catalans de Perpignan/Saint Ésteve, club évoluant en Superligue anglaise. Le club catalan, depuis deux ans, avec ses bons résultats a réussi à imposer le respect de ses vis-à-vis britanniques. Les Catalans auraient proposé un contrat de trois ans de 1,8 millions de dollars australiens.

L’autre possibilité envisagée serait de voir Mark Gasnier, changer de code, et venir du côté du Quinze, là aussi, toujours selon le même Herald Sun, ce sont les français qui tiennent la corde : On parle entre autre de l’Aviron Bayonnais (ce qui permettrait à Gasnier de pratiquer son autre passion : le surf), de l’US Montauban qui à l’intention de bien se renforcer pour jouer la Heineken Cup, de l’USAP, du Biarritz Olympique, et aussi et surtout du Stade Français. Les journalistes australiens pensent que le Stade Français est celui qui tiendrait la corde car en effet, l’entraineur du club de la capitale ne sera autre que son compatriote Ewen McKenzie, actuel entraineur des Warratahs de Nouvelle-Galles du Sud. Or, ce dernier a dit publiquement qu’il aimerait emporter l’étoile australienne du ballon ovale dans ses valises pour Paris.

Même s’il y a beaucoup de spéculations autour du noms des clubs, les chances de voir Gasnier débarquer dans le Top 14 sont réelles, car Gasnier possède un agent français, avec un euro très fort cela devient de plus en plus intéressant pour les joueurs sudiste de venir jouer en France. L’autre argument, qui est de taille, c’est que Mark Gasnier est fiancé avec une française, venir jouer dans le Top 14 voilà qui ferait plaisir à la belle famille !

Petite vidéo pour ceux qui ne connaisse pas le joueur, attention ça décoiffe !

http://myspacetv.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&videoid=6170235