Retour gagnant !

Retour gagnant pour Jonah Lomu

Il y a eu la nette victoire des Bleus face aux Samoa. La victoire en test des Ecossais face aux Wallabies. Le beau match des Italiens défaits par les Springboks. Un test entre deux équipes de légendes : Angleterre-All Blacks, remporté par les hommes en noir. La victoire des Albigeois (dernier du Top 14) chez le leader et champion perpignanais qui alterne le chaud et le froid cette saison. Malgré cette actualité ovale riche, je ne pouvais écrire ne serait-ce que quelques lignes sur le retour de la superstar du rugby qui m’a fait rêvé durant mon adolescence : Jonah Lomu. J’ai pu lire ici et là que son retour fut peu convaincant, j’en pense exactement l’inverse. Essayez, vous, de reprendre une activité physique (à un bon niveau) après une grave maladie et plusieurs années d’absence. Le grand Jonah a tenu les 80 minutes. 25000 personnes étaient venues pour voir le retour de l’ancienne étoile des All Blacks. Même s’il n’est pas encore affuté etqu’ il était visiblement un peu perdu (il ne maîtrise pas encore le français) il a tout de même été l’auteur de belles charges dévastatrices dont il a le secret pour une victoire sans bavure des Marseillais face à Montmélian 63 à 18 ! C’est ce qu’on appelle, tout simplement, un retour gagnant !

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La Phrase du jour

« En 1999, je pesais 118 kg. Aujourd’hui, je suis revenu à ce poids. Je n’ai d’ailleurs jamais été en aussi grande forme de toute ma vie. Je cours le 100 m en moins de 11 secondes, je soulève des poids encore plus lourds qu’auparavant. »

 

Jonah Lomu, arrivant aujourd’hui à Marseille. (lefigaro.fr)

Marseille-Vitrolles : 1er club de rugby français à entrer en bourse

Marseille avec Jonah Lomu en tête d'affiche entre dans l'histoire du rugby pro

Plus que l’annonce elle-même, c’est le timing qui a pu surprendre. En salle de presse, dimanche, à l’issue de la rencontre face à Carcassonne (perdue 17-22), au détour d’une question portant sur la situation financière de Marseille-Vitrolles, Claude Atcher a confirmé que le club devrait faire son entrée sur le marché libre au mois de novembre. Dans les tuyaux depuis pratiquement un an, cette introduction en bourse répond à une volonté : celle de préparer le club à une éventuelle accession en Pro D2.

« Avant tout, il faut démystifier cette appellation de bourse, tempère le président du Directoire de Marseille-Vitrolles. Ici, cela consiste à trouver des fonds pour développer le club. On sait que l’on ne pourra pas augmenter le budget sans apport extérieur. Être en Pro D2 sous-entend la création d’un centre de formation, des joueurs plus chers et davantage rémunérés. On ne peut donc pas bien figurer dans la compétition sans un budget d’environ 5 M€. Et je ne sais pas faire passer en deux mois un budget de 2 M€ à 5 M€. Bien sûr, nous allons parallèlement développer les recettes billetterie et le merchandising, mais cela ne peut se faire que sur le long terme. On est obligé d’y penser à l’avance. »

Cette entrée sur marché libre est une première pour un club de rugby en France. Il s’agit en revanche du troisième club sportif français, après l’Olympique Lyonnais et le FC Istres Ouest Provence. Deux clubs provençaux sur trois clubs cotés, qui ont en commun un actionnaire, Bernard Calvignac. « Marseille-Vitrolles SASP, comme toutes les sociétés anonymes, peut avoir accès au marché libre, explique Bernard Calvignac. Elle remplit les critères comme avoir un capital social de plus de 135 000 € ou d’avoir bouclé un exercice comptable. »

Marseille (ici face à Carcassonne) passe à l'attaque en devenant le premier club de rugby français à entrer en bourse.

Pour quelle raison alors aussi peu de clubs font-ils appel à la bourse ? « Cela tient au fait que les dirigeants n’y sont pas forcément habitués, ajoute-t-il. Jean-Michel Aulas l’est par le biais de ses différentes sociétés et nous le sommes également. Dans un premier temps, l’objectif est d’être coté. Puis en fin d’année ou début d’année prochaine, ce sera d’augmenter le capital. »

But de l’opération : dégager des fonds pour permettre la diversification de la société et de ne pas la rendre dépendante de ses seuls résultats sportifs. « Nous avons pour projet d’acquérir un immeuble en centre ville de Marseille, expliquent Claude Atcher et Bernard Calvignac. Cela nous permettra de loger les joueurs, mais aussi de créer une boutique ou une brasserie du club en rez-de-chaussée. »

Et donner ainsi une source de revenus supplémentaires. Concrètement, une partie des actions du club sera mise sur le marché. Mais dans un premier temps, le grand public ne sera pas concerné, seuls les investisseurs qualifiés pourront être sollicités.

Par Eric Breton (La Provence)

Source : http://www.laprovence.com

Le grand Jonah Lomu va signer à Marseille !

Jonah Lomu à Paris le 03 juin.

Bien sûr je pourrais vous écrire un billet sur le triste match du XV de France, battu de la tête et des épaules par une Australie impressionnante de maitrise. Mais je préfère faire dans le sensationnel avec le scoop de l’été, un club de Fédérale I, vient de faire réaliser le transfert de l’année : Jonah Lomu va signer un contrat avec Marseille (Club par ailleurs qui avait déjà été l’objet d’un billet sur le Blogue de Mister Rugby) ! L’espace d’un instant l’ovale devrait éclipser le ballon rond du côté de la cité phocéenne. Bien sûr les grincheux diront que Jonah Lomu n’est plus que l’ombre de lui-même, que c’est derniers pas sur un terrain, avec les Cardiff Blues ou la province North Harbour, ne furent guère convaincants. Reste que la nouvelle est énorme ! Evidemment, il est difficile d’avancer que l’Autobus néo-zélandais est le meilleur joueur de tous les temps. Il y eut un grand nombre de champions talentueux, mais en revanche un seul fut une star planétaire : Jonah Lomu. Il est probablement le joueur qui a accélérer le processus de professionnalisation du rugby. Ainsi Jonah Lomu devrait joué en troisième division française dans un club qui ambitionne de monter en ProD2, il y retrouvera son compatriote Isitolo Maka, ancien numéro 8 du Stade Toulousain et également ancien All Black. Après la connexion samoane (avec Sonny Bill Williams et Tana Umaga notamment) qui s’est créée du côté de Toulon il semblerait qu’une connexion tongienne se crée à son tour près du Vieux port.  La présence dans les rangs du club azur et blanc du deuxième ligne international français David Gérard du Fidjien Julian Vulakoro tous deux venant du Racing Métro 92 confirme les désirs de grandeur du club marseillais. L’ancienne vedette des All Blacks confirme « Marseille est la deuxième ville de France, elle se doit d’avoir un grand club de rugby. Aujourd’hui, le club se donne les moyens de ses ambitions. La montée en Pro D2 est la priorité du club cette année. C’est ce challenge qui m’a plu. Le recrutement mis en place montre la volonté du club de réussir et je souhaite faire partie de cette aventure. ». L’intéressé devrait donc revenir sur les terrains, il s’agit là d’une énorme surprise car après l’échec de la franchise de la Gold Coast australienne (les « Titans ») de rugby à XIII  de le refaire venir sur les terrains on pensait légitimement ne jamais pouvoir le revoir sur un terrain. Ce qui est certains c’est qu’ainsi le président du club marseillais Claude Atcher réussi un grand coup de pub pour son club ce qui devrait lui permettre d’attirer de nouveaux parraineurs. Sur le plan sportif, Jonah pèserait aujourd’hui 130 kilos, il faudrait perdre encore 7 kilos pour retrouver son poids de forme sachant qu’il devrait être là pour le premier entrainement du club début août. Claude Atcher a par ailleurs fait savoir que le mastodonte du rugby a repris l’entrainement physique depuis plus de 9 mois. Sachant que Jonah Lomu n’est pas si vieux (il n’a que 34 ans) et qu’il vient de passer le cap fatidique des 3 ans concernant sa greffe de reins et que l’organe ne devrait plus être rejeté par son organisme il est possible que la venue de Jonah Lomu sur le Vieux port soit aussi un grand coup sportif, en tout cas c’est tout ce qu’on souhaite au rugby marseillais et à notre superstar de l’ovale…

Cf : http://www.marseillevitrollesrugby.com

Marseille sur Rugby

Après avoir écrit un article sur le rugby bordelais, et sur l’Union Bordeaux-Bègles, je vous propose de faire un tour sur une ville peu connue de l’Ovalie : Marseille la Mediterranéenne !

Derby Mediterranéen entre Nice et Marseille (en azur)

Marseille, son vieux port, son église notre dame de la garde, ses quartiers pitoresques, sa bouillabaisse, son melting-pot, son pastis, et son … Rugby ! Marseille est surtout connu en France pour son très célèbre club de football, l’Olympique de Marseille (le seul club français à avoir gagner une Coupe d’Europe des clubs Champions), mais peu de gens savent qu’il y existe aussi une vraie et très vieille tradition rugby. D’ailleur comme c’est le cas dans de nombreuses villes françaises, le « rugby football » est arrivé dans la cité phocéenne avant le « football association ». Les amoureux du rugby à XIII le savent probablement le club de Marseille XIII était un mythe de ce sport avec ces 5 victoires en Coupe de France (1948, 1949, 1957, 1965 et 1971) et un titre de Champion de France remporté en 1949. Les jeunes marseillais qui ont découvert,à l’automne dernier, les joies du ballon ovale ne s’en doute certainement pas, mais il fut même une époque où l’Olympique de Marseille jouait en ouverture des matchs du Marseille XIII (il est vrai que les deux clubs phares devaient se partager une même pelouse du Stade Vélodrome et qu’il était difficile pour les footeux de passé derrière les rugbymen qui l’abîmaient quelque peu). Le rugby pourrait faire son grande retour dans la capitale provençale, à XV cette fois-ci, avec la fusion du Marseille-Provence XV avec le club de Vitrolles la cité phocéenne a retrouvé la Fédérale I et ambitionne de monter assez rapidement en ProD2, avant pourquoi pas de jouer parmis l’élite du rugby français et continental. Bien sûr, nous n’en sommes pas encore là, mais il faut bien reconnaître que la grande métropole du sud de la France a des arguments de poids : il s’agit de la deuxième commune de France, ainsi que du premier port de hexagonal, le projet (déjà bien avancé) Euromediterranée qui n’est rien de moins que le plus grand chantier urbain d’Europe devrait apporté à la ville un second souffle et ferait d’elle la concurrente directe d’une ville telle que la Catalane Barcelone. La culture du rugby marseillais n’est pas seulement historique, sachez qu’avec 1111 licenciés la préfecture des Bouches-du-Rhône n’est plus très loin des 1586 licenciés de son homologue de Haute-Garonne, Toulouse. L’école de rugby du club de Marseille-Vitrolles a connu un boom sans pareil suite au Mondial 2007, et la récente fusion a permis aux juniors et aux cadets des deux clubs d’acceder au meilleur niveau de chacune de ces deux catégories. Voilà de quoi assurer l’avenir du club ! Le rugby s’organise petit à petit autour du vieux port avec par exemple la création de l’association Marseille Rugby (http://www.marseillerugby.com)qui regroupe les 7 clubs de la cité phocéenne ou bien encore la rue du rugby où, chaque jour de match au Vélodrome, s’y déroule une troisième mi-temps dans une ambiance très sud-ouest. Aussi les élus locaux pensent à la création d’un enceinte d’une vingtaine de milliers de places qui pourrait accueillir des matchs du Top 14, celui-ci se trouverait à proximité du Vélodrome qui fait aussi l’objet de projet de rénovation (certains voudraient l’agrandir à 80 000 places et le couvrir, reste à trouver le financement). Voici le site concernant le projet pour un stade de rugby : http://www.unstadepourmarseille.info

Les marseillais éprouvent un profond amour pour leur ville et apprécient tout ce qui peut la faire briller. Nul ne doute que si la ville héberge un grand club de rugby, ce dernier sera l’objet de toutes les attentions, voir de toutes les passions. Il serait complètement fou pour que le rugby se prive d’une telle ville, parce que Marseille est une ville à part. Toulouse, est une ville rugby et pourtant, avec le Téfécé, possède un club de foot qui est capable de remplir le Stadium à chaque journée de championnat et de jouer des matchs de Ligue des Champions. Le Stade français l’a prouvé avec un peu d’imagination il est possible de construire durablement un grand club de rugby aux côtés d’un grand club de foot. Pourquoi Marseille ne pourrait pas en faire de même avec le rugby ?

Vidéo Le Coq Sportif sur le rugby à Marseille :