Vidéo : Résumé des matchs entre nations Britanniques

Enfin, pour ceux qui voulait voir des beaux matches ce weekend il fallait aller de l’autre côté de la Manche avec un Pays-de-Galles vs. Irlande de haute volée et une victoire anglaise pleine de promesse lors de la Calcuta Cup face à leurs éternels rivaux écossais.

Tournée d’automne : les Pumas surprennent le Pays-de-Galles

PARIS (Sipa-AP) — Le pays de Galles s’est fait surprendre samedi à domicile 12-26 par l’Argentine lors de la première semaine des tests d’automne. L’Italie est difficilement venue à bout des îles Tonga (28-23) alors que l’Angleterre s’est baladée face aux Fidji (54-12).

Malgré sa dernière place au récent Four-Nations, ce tournoi très relevé dans l’hémisphère sud a permis à l’Argentine de progresser. Les Pumas ont dominé la possession du ballon et ont surtout montré plus d’ambition dans le jeu au Millennium Stadium de Cardiff que les vainqueurs du Tournoi des six nations. Juan Imhoff et Gonzalo Camacho ont inscrit un essai chacun alors que les Gallois ont dû se contenter de la botte de Leigh Halfpenny pour marquer au tableau d’affichage.

« C’est une grande victoire pour nous », a déclaré le capitaine argentin Juan Martin Fernandez Lobbe. « Ce nouveau groupe attendait une telle victoire depuis longtemps. » La dernière victoire argentine à Cardiff remonte à 2001.

Pays-de-Galles vs. Argentine (intégralité)

La Rose en démonstration

A Twickenham, l’Angleterre s’est bien préparé pour les tests bien plus difficiles qui l’attendent contre d’autres nations de l’hémisphère sud.

Charlie Sharples et Manu Tuilagi ont chacun signé un doublé. Le XV de la Rose a alourdi l’addition avec des essais d’Ugo Monye et Tom Johnson ainsi qu’un essai de pénalité. Toby Flood a tapé 17 points au pied.

« On a mis du temps à démarrer mais on est finalement parvenu à entrer dans le match », a confié le capitaine anglais Chris Robshaw. « On a marqué lorsqu’on a enchaîné les temps de jeu. »

Les Fidjiens ont sauvé l’honneur grâce à des essais de Nikola Matawalu et Seko Kalou.

Résumé Angleterre – Fidji

L’Italie en difficulté

A Brescia, l’Italie a dû batailler pour bien débuter sa campagne d’automne contre une équipe tongienne très agressive.

Lorenzo Cittadini et Leonardo Ghiraldini ont aplati dans l’en-but pour les Transalpins, qui ont aussi bénéficié d’un essai de pénalité.

Les Tongiens ont répliqué par des essais de Sona Taumalolo et Fetu’u Vainikolo. Mais la botte de Kris Burton, auteur de 13 points, a permis de faire la différence.

Trois joueurs de part et d’autre, dont le capitaine italien Sergio Parisse, ont reçu un carton dans ce match.

Test-match Italie vs. Tonga

Maison bleue : Tout est à reconstruire !

Les Gallois exultent, les Bleus sont au sol pour la troisième fois consécutives : Tout est à reconstruire !

Venue sur le tournoi avec la ferme intention de le gagner l’équipe de France nous aura apporté son lot de désillusions et de déceptions. Il faut vite tourner cette page du mondial et tout reconstruire. 

L’échec d’une génération

Le tout nouvel entraîneur des Bleus, Philippe Saint-André, était venu sur ce Tournoi avec la ferme intention de le gagner. Pour ce, il avait largement fait appel au groupe finaliste du dernier mondial. A posteriori, on peut donc dire qu’il s’agit d’un cuisant échec pour notre sélectionneur et pour une génération de Bleus en fin de cycle. Cette belle parenthèse des phases finales du mondial n’est qu’un cache misère d’une équipe de France qui ne cesse de régresser. Si certains joueurs auront été sur le toit du monde durant ce Tournoi (Dusautoir, Servat, Mas, Harinordoquy, Bonnaire) le collectif bleu n’y est plus.

Un jeu trop restrictif et inefficace

Pourtant les Français auront vraiment résisté face à une équipe galloise qu’on nous présente désormais comme une référence mondiale. Notre défense est déjà en place, même si elle s’est fait prendre sur un turn-over. Pour l’animation offensive, on repassera. Normal me dirait vous, car cela demande plus de temps à mettre en place. Sauf qu’en s’appuyant sur des vieux de la veille, notre trio d’entraîneurs aurait pu proposer autre chose. La France n’a absolument rien proposé hier après-midi et les Gallois méritent amplement leur Grand Chelem (d’autant plus que le niveau de ce Tournoi était très relevé) et du titre honorifique de meilleure nation de l’hémisphère nord. Quant aux Bleus, avec ce nombre incalculable de chandelles (preuve du manque de solutions offensives) ils ont sans doute dû confondre Saint-Patrick et Saint-Valentin ! Résultat : avec leur domination sous les ballons hauts les Gallois ont eu la main mise sur le ballon et ont constamment eu l’avantage du terrain. La solution de Lionel Beauxis aura été un flop, car c’est bien pour occuper le terrain que Yachvili et Beauxis auront été choisis.

Une mauvaise gestion du « money time »

Comme contre les Anglais ou les Irlandais, les Français auront pris des décisions hasardeuses dans le money time : Les Bleus choisissent à 6 minutes de la fin du match de choisir de prendre trois points sur une pénalité concédée par les Gallois. Cette pénalité se trouve pourtant à5 mètres de la ligne d’en-but galloise. En choisissant les trois points on comprend que les Bleus veulent plus qu’un match nul et se sentent suffisamment forts pour revenir dans le camp gallois pour marquer un essai…

Alors pourquoi Yachvili a-t-il joué au pied dans la boîte sur l’action suivante rendant ainsi le ballon à l’adversaire ?

Un coaching fantaisiste !

La réponse à cette déconcertante question vient en regardant la configuration du XV de France dans ce fameux money time pendant lequel les Bleus étaient censés courir derrière le score et donc envoyer du jeu : Un numéro 9 (Parra) jouant ouvreur, un centre (Fofana) sur une aile, un arrière (Buttin) sur l’autre aile et un ouvreur (François Trinh-Duc) à l’arrière ! Impossible dans ces conditions espérer quoique ce soit. Avec un tel bilan et un coaching aussi fantaisiste, Philippe Saint-André aura forcément perdu une grande partie de son crédit, pourtant si on considère l’immensité de la tâche qui est la sienne de faire du XV de France une équipe compétitive pour le mondial 2015 il faudra bien lui apporter tout notre soutient. PSA a tout de même lancé dans le grand bain quelques jeunes pouces : Buttin, Fofana et Maestri, tous ont fait une entrée prometteuse. Pour rajeunir une équipe de France plus que vieillissante, il faudra trouver d’autres joueurs en devenir du même calibre. Mais où diable Philippe Saint-André va trouver ces jeunes joueurs ?

Mister Rugby

Le coup de show des Gallois

A l'image de Rory Lamont les Ecossais n'auront démérité dans ce match mais se sont souvent heurtés à la défense galloise

Malgré une première période en demi-teinte, le pays de Galles a facilement écarté l’Ecosse sur sa pelouse de Cardiff (27-13) au terme d’un joli spectacle. Les hommes de Warren Gatland prennent seuls la tête du classement des VI Nations.

Ne vous y trompez pas, le pays de Galles est bien au rendez-vous dans ce Tournoi. Après la démonstration en Irlande dimanche dernier (21-23), les hommes de Warren Gatland ont une nouvelle fois fait parler leur talent et leur puissance pour dominer des Ecossais valeureux mais bien trop limités pour créer la surprise (27-13). Avec ce deuxième succès en autant de rencontres, le XV du Poireau s’offre le luxe de débarquer en terre anglaise le 25 février prochain avec le costume de taulier dans ce Tournoi des VI Nations. Tout sauf anecdotique.

Un premier acte décevant
Pourtant, rien ne laissait présager un tel scénario au regard d’un premier acte tristounet et sans saveur de la part des Diables Rouges. Mis sous pression par des Ecossais remontés après leur défaite inaugurale contre l’Angleterre (6-13) une semaine plus tôt, les Gallois avaient toutes les peines du monde à se montrer fringants. Et se faisaient logiquement accrocher à la pause (3-3, 40e). Mais voilà, sans doute remobilisés par Warren Gatland dans les vestiaires, les partenaires de Jamie Roberts revenaient sur la pelouse avec d’autres intentions. Au plus grand désarroi du XV du Chardon, balayés par une vraie marée rouge.

Un festival et une tornade rouge
Un poil suffisant lors du premier acte, les Gallois remettaient les gaz au retour des vestiaires. Servi par Hook à hauteur, Cuthbert filait dans l’en-but inscrire le premier essai de la rencontre (10-3, 42e). Dans la foulée, coupable d’un plaquage sans ballon sur Davies, De Luca récoltait un carton jaune et laissait les siens se battre en infériorité numérique (45e). Le tournant du match. Face à une vraie tornade, les Ecossais s’effondraient et encaissaient deux essais par Halfpenny (52e, 56e). Avec un large avantage au score (27-6, 56e), les Gallois laissaient encore quelques espoirs aux Ecossais, qui sortaient un peu la tête de l’eau par Laidlaw (27-11, 64e). En vain. Malgré des difficultés en mêlée et en conquête, les Gallois géraient leur fin de partie. Et prenaient seuls la tête du Tournoi des VI Nations.

Source : Sport24.com 

Résumé Galles vs. Ecosse

L’Australie gâche les adieux de Shane Williams !

Dernier essai de Shane Williams avec le Pays-de-Galles, salut l'artiste !

L’Australie a quelque peu gâché la fête d’adieu de Shane Williams, en l’emportant 24 à 18 contre le pays de Galles, samedi en test-match de rugby au Millennium Stadium de Cardiff, devant plus de 60.000 spectateurs qui ont toutefois pu applaudir le 58e essai de l’intenable ailier.

Pour son dernier match sous les couleurs du XV du Poireau, après 87  sélections, le lutin de 34 ans n’a pu prendre sa revanche sur les Wallabies,  vainqueurs il y a un mois et demi en Nouvelle-Zélande du match pour la 3e place  du Mondial-2011 (21-18).Il a toutefois terminé sur une bonne note, avec cet essai en coin dans les  dernières secondes de la partie, pour porter le record gallois à 58  réalisations. « Je suis désolé que nous n’ayons pas pu gagner », a déclaré Williams, au  bord des larme. « Chaque fois que je portais ce maillot, c’était une sensation incroyable. C’était les meilleurs moments de ma vie. J’ai été un privilégié, j’ai eu vraiment beaucoup de chance. »

Larges vainqueurs des Barbarians britanniques la semaine passée à Twickenham (60-11), les Wallabies peuvent désormais souffler après une année 2011 marquée par une victoire dans le Tri-Nations et une médaille de bronze douce-amère au Mondial. Samedi, la partie a mis cinquante minutes à se décanter. La première période, achevée à 6-3 en faveur du pays de Galles, avait été marquée par de nombreuses approximations de part et d’autres.

Carton jaune fatal

L’exclusion temporaire de l’arrière Leigh Halfpenny (50e) pour un plaquage sans ballon sur James O’Connor, titularisé à l’ouverture, sonnait le début des problèmes pour le XV du Poireau. Le demi de mêlée Will Genia franchissait alors le rideau gallois pour le premier essai (51), imité six minutes plus tard par Turner, en coin. Dans la foulée, Barnes, bien servi par Samo, ajoutait le 3e essai et permettait à l’Australie de mener 24-6, grâce aussi à la régularité au pied d’O’Connor.

Les Gallois, privés de plusieurs cadres – Alun-Wyn Jones, Adam Jones parmi les avant, James Hook, Lee Byrne et Mike Phillips chez les trois-quarts – réagissaient toutefois par leur ouvreur Rhys Priestland (21-11, 66e). L’essai de Shane Williams arrivait ensuite trop tard pour espérer rejoindre les Wallabies.

Coupe du Monde 2011 : Le Pays-de-Galles

A 5 jours du match d’ouverture de la Coupe du Monde, nous continuons de remonter le classement IRB avec aujourd’hui la présentation du Pays-de-Galles

Fiche pays :

Nom : Pays-de-Galles

Blason : Les plumes d’autruches et la couronne

Surnom de la sélection : les Dragons rouge, le XV du poireau

Nombre de participations à la Coupedu Monde : 7ème

Meilleur résultat en Coupe du Monde : 3ème (1987)

Maillot rouge et blanc, culotte blanche, bas rouges.

Poule D : Afrique du Sud, Fidji, Samoa et Namibie

Classement IRB : 6ème

James Hook et les siens remporte le test-match face à l'Angleterre, de bonne augure

L’histoire du rugby gallois ressemble un peu à celle du rugby français. Alors qu’un peu partout ailleurs le rugby est considéré comme un sport élitiste réservé à une caste d’universitaires. Le rugby fut au Pays-de-Galles un sport foncièrement populaire, celui de la classe ouvrière. Evidemment dans un tel contexte, l’amateurisme défendu haut et fort par la haute société anglaise ne pouvait convenir à des hommes pour qui jouer au rugby était un manque à gagner. Ce petit jeu fit le bonheur du rugby à XIII, nombreux sont les talentueux joueurs du XV du Poireau qui changèrent de code. Nous pouvons citer les exemples de Jonathan Davies, de Scott Quinell, Allan Bateman ou John Devereux. Longtemps dominateurs sur le vieux continent, la sélection nationale voit à partir des années 80 ses meilleurs éléments partir garnir les rangs des meilleures formations treizistes du nord de l’Angleterre. L’avènement du rugby professionnel en 1995 ne changea pas tout de suite la donne. Les joueurs cités ci-dessus reviendront à leurs premiers amours à XV, mais, assez âgés,  éprouveront tous du mal à se réadapter aux règles du quinze. Le cas de Jonathan Davies au Cardiff RFC est particulièrement flagrant,  il n’est plus que l’ombre du grand joueur qu’il a été avant son départ pour Widnes XIII. A la fin des années 90, on pense qu’il en est fini du rugby gallois, les Dragons rouges encaissent lamentablement débâcles après débâcles, perdent de 51 points face à la France sans pouvoir mettre le moindre point, 60 à 26 face à l’Angleterre et en juin l’Afrique du Sud manque de peu de lui mettre plus de 100 points ! (défaite 96 à 13). C’est en 1999 que la Welsh Rugby Union se voit offrir un jolie cadeau avec son nouvel écrin : le Millenium Stadium, le plus beau stade de rugby de l’hémisphère nord et peut-être tout simplement l’un des plus beaux stades du monde. Ce stade permit au rugby gallois de garder sous sa tutelle les meilleurs joueurs du pays et de lancer son fameux « plan régional » : Devant le manque de résultats des clubs en Coupe d’Europe, la WRU décide alors de regrouper l’élite du pays en 4 franchises régionales ayant pour socle des clubs présents dans le championnat gallois. Le succès est sans appel. Les Dragons rouges retrouvent le chemin du succès et remporte deux grands chelems en 2005 et 2008. Si ce sont les Français qui dominèrent la décennie des années 2000, avec 5 tournois dont trois grands-chelems, ce sont bien les gallois qui pratiquèrent le plus beau jeu. Elle est sans aucun doute l’équipe dont le niveau de jeu s’apparente le plus à celui pratiqué par les trois ténors de l’hémisphère sud. Avec deux victoires et une défaite face à l’Angleterre et au Pumas, le Pays-de-Galles a plutôt bien réussi sa préparation pour le mondial, la poule D dans laquelle il va évoluer est largement à sa portée, compte tenu des résultats en test obtenus l’hiver dernier les Gallois ont même le droit de rêver, pourquoi pas, à une première place. Et si la grande surprise de ce Mondial était galloise ?

Le Hen Wlad Fy Nhadau (vieux pays de mes ancêtres)

L’Argentine a du pain sur la plancha !

Les tours de passe-passe de Felipe Contepomi ne suffiront pas à déstabiliser des Gallois décidément bien rodés avant ce Mondial

Victorieux contre l’Angleterre la semaine dernière, le Pays de Galles a confirmé ses bonnes disposions en disposant facilement de l’Argentine hier à Cardiff. Mais si les Gallois ont fait le plein de confiance à trois semaines de leurs débuts dans le Mondial face à l’Afrique du Sud (le 11 septembre), les Pumas ont du souci à se faire.

Faute d’avoir su, ou pu, renouveler des cadres vieillissants et plus que trentenaires (Ledesma, Roncero, Scelzo, Contepomi), les « Albicelestes » ont montré hier d’inquiétantes lacunes, alors qu’ils ouvriront le Mondial contre l’Angleterre le 10 septembre.

Par le passé, ils s’étaient appuyés sur le génie de Juan-Martin Hernandez, ses coups de pattes, son sens du jeu. Blessé depuis longtemps, « El Mago » a cruellement fait défaut à une formation au jeu au pied imprécis, à l’inspiration en berne.

Équipe surprise du Mondial 2007, les Pumas ne sont plus, aujourd’hui que l’ombre de la formation 3e du dernier Mondial.

Article original : La Dépêche du Midi

«L’Effet boule de neige» du Leinster

O'Driscol trouve la brèche dans la défense des Saints

A l’issue d’une finale de H Cup renversante où le Leinster a vaincu Northampton (33-22) au prix d’une seconde période héroïque, les Irlandais tentaient d’expliquer leur incroyable retour.

Avec 16 points de retard (6-22) à la mi-temps, et onze d’avance à l’arrivée (33-22), le Leinster a réalisé un étonnant come-back en finale de la H Cup ce samedi. Que s’est-il donc passé à la mi-temps pour susciter une telle réaction ? Joe Schmidt, entraîneur du Leinster évoque d’abord une prise de conscience. «On a réalisé qu’on travaillait depuis neuf mois et qu’on laissait filer tout ça. On a parlé de confiance en nous et de construire notre jeu. On a aussi réglé quelques détails en mêlée. On a continué à croire en nous, les joueurs ont senti le renversement de dynamique, et avec le public incroyable…»

Pour Jonny Sexton, ouvreur du Leinster et grand bonhomme de cette rencontre (28 points : 2 essais, 3 transformations, 4 pénalités), la situation des Irlandais était plus facile à gérer psychologiquement en seconde période. «Quand on a une large avance, on ne sait pas toujours quoi faire avec le ballon, ce n’est pas évident d’être en tête. Nous, on s’est dit qu’il fallait garder le ballon et se reprendre les phases statiques. C’est un effet boule de neige.» Leo Cullen, capitaine du Leinster, soutient aussi que l’évolution de la rencontre est liée à un renversement psychologique. «On n’avait pas d’autre options que de jouer, explique-t-il. Quand on est 16 points derrière, c’est facile. Ca a été beaucoup une question de dynamique, essentiellement psychologique.»

«Douloureux de perdre une finale comme ça»
Du côté de Northampton, la physionomie de la rencontre semble alourdir le poids de la défaite. «C’est douloureux de perdre une finale comme ça, mais il faudra repenser à notre belle saison, relativise Jim Mallinder, l’entraîneur de Northampton. Ca a été dur, on avait joué une demi-finale dure (en Championnat d’Angleterre) la semaine dernière. On a dû faire de gros efforts et on était évidemment fatigués en deuxième période.» Pour Ben Foden, l’arrière de Northampton, ce match servira de leçon à ses jeunes coéquipiers. «Aucune finale ne se gagne en 40 minutes. On est une équipe jeune, il faut que l’on n’oublie pas ça et on reviendra plus fort. Le rugby est un jeu bizarre.» Spectaculaire aussi.

Source : boursorama.com

 

 

 

L’Angleterre tremble mais gagne à Cardiff


Chris Ashton bien servi par Toby Flood s'en va inscrire le premier de ses deux essais

En ouverture du Tournoi des VI Nations 2011, le grand favori pour la victoire finale, l’Angleterre, est allée s’imposer au Millenium de Cardiff (26-19). Malgré une forte domination, ce succès n’a pas été simple à obtenir, les Gallois résistant bien mais commettant trop d’erreurs dans un match engagé mais plein d’approximations. Le XV de la Rose affirme ses ambitions peut toujours rêver de son premier Grand Chelem depuis 2003.

Il y avait tout dans ce premier prime-time d’ouverture du Tournoi entre nations britanniques. Au Millenium de Cardiff, entre Gallois et Anglais, il y avait de l’engagement, de la mobilité, du défi physique, mais aussi des maladresses, des fautes grossières et des pertes de balles à foison. Entre une équipe locale en manque de confiance et de résultats depuis bien longtemps, et des visiteurs venus auréolés de l’étiquette de favoris pour la victoire finale dans ce Tournoi 2011 après leurs belles prestations en novembre.

L’intensité du match apparaissait après seulement 39″ de match, avec un énorme choc entre Cueto à Stephen Jones, qui restait sonné quelques secondes au sol. La physionomie du match donnait quelques indices après six minutes, et deux pénalités complètement ratées par les Gallois Hook (3e) puis Jones (6e). Et si l’Angleterre était plus souvent sanctionnée en début de match, comme sur ce premier mouvement d’envergure accéléré par Foden avant d’être pénalisé, elle était la première à inscrire des points. Après avoir montré sa robustesse en défense, la Rose envoyait ses premières piques à force de « picks and go » dynamiques, magnifiés par un trou pris entre les piliers par Flood à 25m dans l’axe pour servir Ashton (14e, 0-7). La mêlée galloise commençait à subir la supériorité adverse, offrant une pénalité (19e, 0-10), tandis que l’alignement en touche n’était pas en meilleur état. Une grossière faute du Parisien Haskell donnait à Jones les trois premiers points des Diables Rouges (22e, 3-10), redonnant de l’allant à une formation qui aurait pu marquer un superbe essai en contre de 80m si Foden n’était pas revenu sur Stoddart (26e). Les hommes de Warren Gatland reprenaient confiance, et jouaient même dix minutes en supériorité numérique suite à une nouvelle faute grossière de Deacon (28e), synonyme de carton jaune pour le remplaçant de la révélation de novembre, Courtney Lawes blessé. Si Jones réduisait l’écart (6-10), Flood redonnait de l’air (32e, 6-13) aux Anglais, qui voyaient Powell être remplacé par Jones à la 34e minute. Sur la dernière action dans le temps additionnel, Shane Williams perçait mais tapait à suivre à l’entrée des 22m adverses, réduisant à néant un beau mouvement (40e+1).

Au retour des vestiaires, les grosses fautes réapparaissaient, permettant à Jones de ramener encore le Pays de Galles (43e, 9-13), mais également de renvoyer son pilier droit Mitchell sur le banc pendant dix minutes, donnant une nouvelle pénalité à Flood (47e, 9-16). L’Angleterre intensifiait sa main-mise sur le jeu, et après une mêlée et une sortie rapide sur un ruck, Ashton héritait du ballon sur son aile pour son deuxième essai personnel, le deuxième de son équipe (56e, 9-23). Hors du coup au score, les Gallois réagissaient à l’heure de jeu avec un intervalle superbement pris par Roberts pour servir un peu derrière lui Stoddart, pour le premier essai de l’équipe locale, faisant rugir de plaisir le Millenium (60e, 16-23). La fureur des contacts montait d’un cran, après avoir subi un plaquage dangereux, Flood était remplacé par Jonny Wilkinson (67e), Byrne remplaçant numériquement Stephen Jones pour prendre le poste d’arrière, Hook venant à l’ouverture. Il passait une pénalité (70e, 19-23) qui redonnait totalement l’espoir aux siens. Sous pression, les Anglais remettaient au goût du jour leur ancestrale tradition du jeu fermé, de pilonnage en force, de pick and go pour attendre l’ouverture ou la faute. Mais après trois minutes passées sur leur ligne, les Gallois bénéficiaient de la pénalité salvatrice (74e). Ce n’était que partie remise pour Jonny Wilkinson, qui passait la pénalité offerte (76e, 19-26) pour réaffirmer la proche victoire du XV de la Rose. Le rideau défensif anglais ne lâchait plus, et l’Angleterre s’imposait (26-19).

Si l’équipe de Martin Johnson a parfois montré autant d’enthousiasme et d’envie de jouer qu’en novembre dernier contre les Blacks ou les Wallabies, elle s’est montrée beaucoup moins tranchante, l’arrière Foden ayant bien peu d’occasions de se mettre en avant. Reste que s’imposer à Cardiff n’est jamais chose aisée, même contre des Gallois moins bien armés mais courageux. Néanmoins, il n’y a pas que de la brillance dans un Grand Chelem…

Source : France télévision

Carton plein pour les nations du Sud

Début de Sonny Bill Williams avec les All Blacks contre l’Angleterre.

Les trois nations majeures de l’hémisphère Sud se sont imposées samedi lors des premiers matches de leurs tournées européenne d’automne: l’Australie face au pays de Galles (25-16), la Nouvelle-Zélande contre l’Angleterre (26-16) et l’Afrique du Sud en Irlande (23-21).

Pays-de-Galles – Australie

Equipe en forme du moment, l’Australie a signé à Cardiff un deuxième succès de rang une semaine après sa victoire face à la Nouvelle-Zélande (26-24) à Hong Kong.

Désireux de lancer une série sur laquelle construire à moins d’un an de la Coupe du monde, les Wallabies ont creusé l’écart en deuxième mi-temps dans le sillage de son duo formé par l’ailier James O’Connor et l’arrière Kurtey Beale. Ce dernier s’illustrait peu après la reprise (47e) avant l’essai du pilier Ben Alexander, qui suivait un premier essai de Pocock (7e).

Les Gallois, malgré l’exclusion temporaire de Tom Shanklin (64e), ont concrétisé leur outrageuse domination en mêlée fermée avec un essai de Richie Rees à dix minutes de la fin.

Résumé du test-match : Pays-de-Galles vs. Wallabies

 

Angleterre – Nouvelle-Zélande

A Twickenham, la Nouvelle-Zélande voulait, elle, retrouver son élan brisé par l’Australie après 15 succès d’affilée en test-matches.

Les All Blacks ont fait la différence en première mi-temps par deux essais en quatre minutes de Gear (17e) et Read (21e).

Les Anglais, revenus dans la partie avec un essai du talonneur Dylan Hartley (51e) et en supériorité numérique dans les dix dernières minutes après un carton jaune à Jerome Kaino, n’ont ensuite rien pu faire face à un Dan Carter rayonnant (6 sur 7 au but). Pour sa première sélection à XV, Sonny Bill Williams a réalisé une partie sérieuse.

Résumé du test-match Angleterre – Nouvelle-Zélande

 

Irlande – Afrique du Sud

Sous la pluie dublinoise, le XV d’Irlande a offert un match à suspense aux 45.000 spectateurs venus assister au retour de leur équipe nationale dans le stade de Lansdowne Road rénové.

Brouillons, peu inspirés et dominés pendant plus d’une heure tant au score que dans le jeu, les Irlandais sont revenus avec deux essais de Bowe (69e) et Kearney (74e). Ronan O’Gara a manqué la dernière transformation qui aurait mis les deux équipes à égalité à cinq minutes de la fin.

Les tournées se poursuivent samedi prochain: l’Australie rencontrera l’Angleterre, les All Blacks se rendront en Ecosse et les Springboks joueront contre le pays de Galles. Les îles Fidji et l’Argentine disputeront leurs premiers matches de l’automne, respectivement en France et en Italie.

 

Résumé Irlande – Afrique du Sud