Vidéo : Résumé des matchs entre nations Britanniques

Enfin, pour ceux qui voulait voir des beaux matches ce weekend il fallait aller de l’autre côté de la Manche avec un Pays-de-Galles vs. Irlande de haute volée et une victoire anglaise pleine de promesse lors de la Calcuta Cup face à leurs éternels rivaux écossais.

Tournée d’automne : les Pumas surprennent le Pays-de-Galles

PARIS (Sipa-AP) — Le pays de Galles s’est fait surprendre samedi à domicile 12-26 par l’Argentine lors de la première semaine des tests d’automne. L’Italie est difficilement venue à bout des îles Tonga (28-23) alors que l’Angleterre s’est baladée face aux Fidji (54-12).

Malgré sa dernière place au récent Four-Nations, ce tournoi très relevé dans l’hémisphère sud a permis à l’Argentine de progresser. Les Pumas ont dominé la possession du ballon et ont surtout montré plus d’ambition dans le jeu au Millennium Stadium de Cardiff que les vainqueurs du Tournoi des six nations. Juan Imhoff et Gonzalo Camacho ont inscrit un essai chacun alors que les Gallois ont dû se contenter de la botte de Leigh Halfpenny pour marquer au tableau d’affichage.

« C’est une grande victoire pour nous », a déclaré le capitaine argentin Juan Martin Fernandez Lobbe. « Ce nouveau groupe attendait une telle victoire depuis longtemps. » La dernière victoire argentine à Cardiff remonte à 2001.

Pays-de-Galles vs. Argentine (intégralité)

La Rose en démonstration

A Twickenham, l’Angleterre s’est bien préparé pour les tests bien plus difficiles qui l’attendent contre d’autres nations de l’hémisphère sud.

Charlie Sharples et Manu Tuilagi ont chacun signé un doublé. Le XV de la Rose a alourdi l’addition avec des essais d’Ugo Monye et Tom Johnson ainsi qu’un essai de pénalité. Toby Flood a tapé 17 points au pied.

« On a mis du temps à démarrer mais on est finalement parvenu à entrer dans le match », a confié le capitaine anglais Chris Robshaw. « On a marqué lorsqu’on a enchaîné les temps de jeu. »

Les Fidjiens ont sauvé l’honneur grâce à des essais de Nikola Matawalu et Seko Kalou.

Résumé Angleterre – Fidji

L’Italie en difficulté

A Brescia, l’Italie a dû batailler pour bien débuter sa campagne d’automne contre une équipe tongienne très agressive.

Lorenzo Cittadini et Leonardo Ghiraldini ont aplati dans l’en-but pour les Transalpins, qui ont aussi bénéficié d’un essai de pénalité.

Les Tongiens ont répliqué par des essais de Sona Taumalolo et Fetu’u Vainikolo. Mais la botte de Kris Burton, auteur de 13 points, a permis de faire la différence.

Trois joueurs de part et d’autre, dont le capitaine italien Sergio Parisse, ont reçu un carton dans ce match.

Test-match Italie vs. Tonga

Maison bleue : Tout est à reconstruire !

Les Gallois exultent, les Bleus sont au sol pour la troisième fois consécutives : Tout est à reconstruire !

Venue sur le tournoi avec la ferme intention de le gagner l’équipe de France nous aura apporté son lot de désillusions et de déceptions. Il faut vite tourner cette page du mondial et tout reconstruire. 

L’échec d’une génération

Le tout nouvel entraîneur des Bleus, Philippe Saint-André, était venu sur ce Tournoi avec la ferme intention de le gagner. Pour ce, il avait largement fait appel au groupe finaliste du dernier mondial. A posteriori, on peut donc dire qu’il s’agit d’un cuisant échec pour notre sélectionneur et pour une génération de Bleus en fin de cycle. Cette belle parenthèse des phases finales du mondial n’est qu’un cache misère d’une équipe de France qui ne cesse de régresser. Si certains joueurs auront été sur le toit du monde durant ce Tournoi (Dusautoir, Servat, Mas, Harinordoquy, Bonnaire) le collectif bleu n’y est plus.

Un jeu trop restrictif et inefficace

Pourtant les Français auront vraiment résisté face à une équipe galloise qu’on nous présente désormais comme une référence mondiale. Notre défense est déjà en place, même si elle s’est fait prendre sur un turn-over. Pour l’animation offensive, on repassera. Normal me dirait vous, car cela demande plus de temps à mettre en place. Sauf qu’en s’appuyant sur des vieux de la veille, notre trio d’entraîneurs aurait pu proposer autre chose. La France n’a absolument rien proposé hier après-midi et les Gallois méritent amplement leur Grand Chelem (d’autant plus que le niveau de ce Tournoi était très relevé) et du titre honorifique de meilleure nation de l’hémisphère nord. Quant aux Bleus, avec ce nombre incalculable de chandelles (preuve du manque de solutions offensives) ils ont sans doute dû confondre Saint-Patrick et Saint-Valentin ! Résultat : avec leur domination sous les ballons hauts les Gallois ont eu la main mise sur le ballon et ont constamment eu l’avantage du terrain. La solution de Lionel Beauxis aura été un flop, car c’est bien pour occuper le terrain que Yachvili et Beauxis auront été choisis.

Une mauvaise gestion du « money time »

Comme contre les Anglais ou les Irlandais, les Français auront pris des décisions hasardeuses dans le money time : Les Bleus choisissent à 6 minutes de la fin du match de choisir de prendre trois points sur une pénalité concédée par les Gallois. Cette pénalité se trouve pourtant à5 mètres de la ligne d’en-but galloise. En choisissant les trois points on comprend que les Bleus veulent plus qu’un match nul et se sentent suffisamment forts pour revenir dans le camp gallois pour marquer un essai…

Alors pourquoi Yachvili a-t-il joué au pied dans la boîte sur l’action suivante rendant ainsi le ballon à l’adversaire ?

Un coaching fantaisiste !

La réponse à cette déconcertante question vient en regardant la configuration du XV de France dans ce fameux money time pendant lequel les Bleus étaient censés courir derrière le score et donc envoyer du jeu : Un numéro 9 (Parra) jouant ouvreur, un centre (Fofana) sur une aile, un arrière (Buttin) sur l’autre aile et un ouvreur (François Trinh-Duc) à l’arrière ! Impossible dans ces conditions espérer quoique ce soit. Avec un tel bilan et un coaching aussi fantaisiste, Philippe Saint-André aura forcément perdu une grande partie de son crédit, pourtant si on considère l’immensité de la tâche qui est la sienne de faire du XV de France une équipe compétitive pour le mondial 2015 il faudra bien lui apporter tout notre soutient. PSA a tout de même lancé dans le grand bain quelques jeunes pouces : Buttin, Fofana et Maestri, tous ont fait une entrée prometteuse. Pour rajeunir une équipe de France plus que vieillissante, il faudra trouver d’autres joueurs en devenir du même calibre. Mais où diable Philippe Saint-André va trouver ces jeunes joueurs ?

Mister Rugby

Le coup de show des Gallois

A l'image de Rory Lamont les Ecossais n'auront démérité dans ce match mais se sont souvent heurtés à la défense galloise

Malgré une première période en demi-teinte, le pays de Galles a facilement écarté l’Ecosse sur sa pelouse de Cardiff (27-13) au terme d’un joli spectacle. Les hommes de Warren Gatland prennent seuls la tête du classement des VI Nations.

Ne vous y trompez pas, le pays de Galles est bien au rendez-vous dans ce Tournoi. Après la démonstration en Irlande dimanche dernier (21-23), les hommes de Warren Gatland ont une nouvelle fois fait parler leur talent et leur puissance pour dominer des Ecossais valeureux mais bien trop limités pour créer la surprise (27-13). Avec ce deuxième succès en autant de rencontres, le XV du Poireau s’offre le luxe de débarquer en terre anglaise le 25 février prochain avec le costume de taulier dans ce Tournoi des VI Nations. Tout sauf anecdotique.

Un premier acte décevant
Pourtant, rien ne laissait présager un tel scénario au regard d’un premier acte tristounet et sans saveur de la part des Diables Rouges. Mis sous pression par des Ecossais remontés après leur défaite inaugurale contre l’Angleterre (6-13) une semaine plus tôt, les Gallois avaient toutes les peines du monde à se montrer fringants. Et se faisaient logiquement accrocher à la pause (3-3, 40e). Mais voilà, sans doute remobilisés par Warren Gatland dans les vestiaires, les partenaires de Jamie Roberts revenaient sur la pelouse avec d’autres intentions. Au plus grand désarroi du XV du Chardon, balayés par une vraie marée rouge.

Un festival et une tornade rouge
Un poil suffisant lors du premier acte, les Gallois remettaient les gaz au retour des vestiaires. Servi par Hook à hauteur, Cuthbert filait dans l’en-but inscrire le premier essai de la rencontre (10-3, 42e). Dans la foulée, coupable d’un plaquage sans ballon sur Davies, De Luca récoltait un carton jaune et laissait les siens se battre en infériorité numérique (45e). Le tournant du match. Face à une vraie tornade, les Ecossais s’effondraient et encaissaient deux essais par Halfpenny (52e, 56e). Avec un large avantage au score (27-6, 56e), les Gallois laissaient encore quelques espoirs aux Ecossais, qui sortaient un peu la tête de l’eau par Laidlaw (27-11, 64e). En vain. Malgré des difficultés en mêlée et en conquête, les Gallois géraient leur fin de partie. Et prenaient seuls la tête du Tournoi des VI Nations.

Source : Sport24.com 

Résumé Galles vs. Ecosse

L’Australie gâche les adieux de Shane Williams !

Dernier essai de Shane Williams avec le Pays-de-Galles, salut l'artiste !

L’Australie a quelque peu gâché la fête d’adieu de Shane Williams, en l’emportant 24 à 18 contre le pays de Galles, samedi en test-match de rugby au Millennium Stadium de Cardiff, devant plus de 60.000 spectateurs qui ont toutefois pu applaudir le 58e essai de l’intenable ailier.

Pour son dernier match sous les couleurs du XV du Poireau, après 87  sélections, le lutin de 34 ans n’a pu prendre sa revanche sur les Wallabies,  vainqueurs il y a un mois et demi en Nouvelle-Zélande du match pour la 3e place  du Mondial-2011 (21-18).Il a toutefois terminé sur une bonne note, avec cet essai en coin dans les  dernières secondes de la partie, pour porter le record gallois à 58  réalisations. « Je suis désolé que nous n’ayons pas pu gagner », a déclaré Williams, au  bord des larme. « Chaque fois que je portais ce maillot, c’était une sensation incroyable. C’était les meilleurs moments de ma vie. J’ai été un privilégié, j’ai eu vraiment beaucoup de chance. »

Larges vainqueurs des Barbarians britanniques la semaine passée à Twickenham (60-11), les Wallabies peuvent désormais souffler après une année 2011 marquée par une victoire dans le Tri-Nations et une médaille de bronze douce-amère au Mondial. Samedi, la partie a mis cinquante minutes à se décanter. La première période, achevée à 6-3 en faveur du pays de Galles, avait été marquée par de nombreuses approximations de part et d’autres.

Carton jaune fatal

L’exclusion temporaire de l’arrière Leigh Halfpenny (50e) pour un plaquage sans ballon sur James O’Connor, titularisé à l’ouverture, sonnait le début des problèmes pour le XV du Poireau. Le demi de mêlée Will Genia franchissait alors le rideau gallois pour le premier essai (51), imité six minutes plus tard par Turner, en coin. Dans la foulée, Barnes, bien servi par Samo, ajoutait le 3e essai et permettait à l’Australie de mener 24-6, grâce aussi à la régularité au pied d’O’Connor.

Les Gallois, privés de plusieurs cadres – Alun-Wyn Jones, Adam Jones parmi les avant, James Hook, Lee Byrne et Mike Phillips chez les trois-quarts – réagissaient toutefois par leur ouvreur Rhys Priestland (21-11, 66e). L’essai de Shane Williams arrivait ensuite trop tard pour espérer rejoindre les Wallabies.

Coupe du Monde 2011 : Le Pays-de-Galles

A 5 jours du match d’ouverture de la Coupe du Monde, nous continuons de remonter le classement IRB avec aujourd’hui la présentation du Pays-de-Galles

Fiche pays :

Nom : Pays-de-Galles

Blason : Les plumes d’autruches et la couronne

Surnom de la sélection : les Dragons rouge, le XV du poireau

Nombre de participations à la Coupedu Monde : 7ème

Meilleur résultat en Coupe du Monde : 3ème (1987)

Maillot rouge et blanc, culotte blanche, bas rouges.

Poule D : Afrique du Sud, Fidji, Samoa et Namibie

Classement IRB : 6ème

James Hook et les siens remporte le test-match face à l'Angleterre, de bonne augure

L’histoire du rugby gallois ressemble un peu à celle du rugby français. Alors qu’un peu partout ailleurs le rugby est considéré comme un sport élitiste réservé à une caste d’universitaires. Le rugby fut au Pays-de-Galles un sport foncièrement populaire, celui de la classe ouvrière. Evidemment dans un tel contexte, l’amateurisme défendu haut et fort par la haute société anglaise ne pouvait convenir à des hommes pour qui jouer au rugby était un manque à gagner. Ce petit jeu fit le bonheur du rugby à XIII, nombreux sont les talentueux joueurs du XV du Poireau qui changèrent de code. Nous pouvons citer les exemples de Jonathan Davies, de Scott Quinell, Allan Bateman ou John Devereux. Longtemps dominateurs sur le vieux continent, la sélection nationale voit à partir des années 80 ses meilleurs éléments partir garnir les rangs des meilleures formations treizistes du nord de l’Angleterre. L’avènement du rugby professionnel en 1995 ne changea pas tout de suite la donne. Les joueurs cités ci-dessus reviendront à leurs premiers amours à XV, mais, assez âgés,  éprouveront tous du mal à se réadapter aux règles du quinze. Le cas de Jonathan Davies au Cardiff RFC est particulièrement flagrant,  il n’est plus que l’ombre du grand joueur qu’il a été avant son départ pour Widnes XIII. A la fin des années 90, on pense qu’il en est fini du rugby gallois, les Dragons rouges encaissent lamentablement débâcles après débâcles, perdent de 51 points face à la France sans pouvoir mettre le moindre point, 60 à 26 face à l’Angleterre et en juin l’Afrique du Sud manque de peu de lui mettre plus de 100 points ! (défaite 96 à 13). C’est en 1999 que la Welsh Rugby Union se voit offrir un jolie cadeau avec son nouvel écrin : le Millenium Stadium, le plus beau stade de rugby de l’hémisphère nord et peut-être tout simplement l’un des plus beaux stades du monde. Ce stade permit au rugby gallois de garder sous sa tutelle les meilleurs joueurs du pays et de lancer son fameux « plan régional » : Devant le manque de résultats des clubs en Coupe d’Europe, la WRU décide alors de regrouper l’élite du pays en 4 franchises régionales ayant pour socle des clubs présents dans le championnat gallois. Le succès est sans appel. Les Dragons rouges retrouvent le chemin du succès et remporte deux grands chelems en 2005 et 2008. Si ce sont les Français qui dominèrent la décennie des années 2000, avec 5 tournois dont trois grands-chelems, ce sont bien les gallois qui pratiquèrent le plus beau jeu. Elle est sans aucun doute l’équipe dont le niveau de jeu s’apparente le plus à celui pratiqué par les trois ténors de l’hémisphère sud. Avec deux victoires et une défaite face à l’Angleterre et au Pumas, le Pays-de-Galles a plutôt bien réussi sa préparation pour le mondial, la poule D dans laquelle il va évoluer est largement à sa portée, compte tenu des résultats en test obtenus l’hiver dernier les Gallois ont même le droit de rêver, pourquoi pas, à une première place. Et si la grande surprise de ce Mondial était galloise ?

Le Hen Wlad Fy Nhadau (vieux pays de mes ancêtres)

L’Argentine a du pain sur la plancha !

Les tours de passe-passe de Felipe Contepomi ne suffiront pas à déstabiliser des Gallois décidément bien rodés avant ce Mondial

Victorieux contre l’Angleterre la semaine dernière, le Pays de Galles a confirmé ses bonnes disposions en disposant facilement de l’Argentine hier à Cardiff. Mais si les Gallois ont fait le plein de confiance à trois semaines de leurs débuts dans le Mondial face à l’Afrique du Sud (le 11 septembre), les Pumas ont du souci à se faire.

Faute d’avoir su, ou pu, renouveler des cadres vieillissants et plus que trentenaires (Ledesma, Roncero, Scelzo, Contepomi), les « Albicelestes » ont montré hier d’inquiétantes lacunes, alors qu’ils ouvriront le Mondial contre l’Angleterre le 10 septembre.

Par le passé, ils s’étaient appuyés sur le génie de Juan-Martin Hernandez, ses coups de pattes, son sens du jeu. Blessé depuis longtemps, « El Mago » a cruellement fait défaut à une formation au jeu au pied imprécis, à l’inspiration en berne.

Équipe surprise du Mondial 2007, les Pumas ne sont plus, aujourd’hui que l’ombre de la formation 3e du dernier Mondial.

Article original : La Dépêche du Midi