Clermont sauve l’essentiel, le Racing son honneur

Manu Tuilagi file à l'essai et compromet la qualification des Auvergnats...

Clermont a préservé l’essentiel ce samedi avec le bonus défensif lors de sa défaite 23-19 à Leicester, tandis que le Racing Métro a sauvé l’honneur en signant sa première victoire de la saison en Coupe d’Europe, après trois défaites, sur le terrain des London Irish (19-25).

Après deux défaites et nul, les Montpelliérains n’ont en revanche toujours pas de victoire au compteur. L’échec de Benoît Paillaugue au pied face aux poteaux à la dernière seconde a laissé ses partenaires quitter leur pelouse du stade Yves-du-Manoir avec les seuls points du match nul (13-13), devant les Ecossais de Glasgow, dans la poule 3.

En tête de neuf points à la pause (16-7), les Clermontois ont cédé en seconde période, semblant se satisfaire du bonus défensif en fin de rencontre en ne cherchant pas à jouer une «pénaltouche» qui aurait pourtant pu leur donner la victoire.

Sauf succès des doubles champions d’Europe de Leicester sur la pelouse de l’Ulster lors de la 5e journée, ce point de bonus pourrait en effet offrir à l’ASM une finale de la poule 4 pour un billet en quart de finale lors de la dernière journée, le 20 janvier, face à ces mêmes Irlandais, à Clermont.

Entre-temps il suffira juste aux hommes de Vern Cotter d’assurer la victoire chez les Italiens d’Aironi. Là où l’Ulster s’est imposé 46-20 ce samedi, avec le bonus offensif.

Jonathan Wisnieswski, héros ciel et blanc, inscrit trois drops.

Derniers de leurs poules respectives, le Racing-Métro et Montpellier se sont ressaisis samedi. Avec une mention spéciale pour les joueurs de Pierre Berbizier, dans la poule 2, vainqueurs sur la pelouse des London Irish (19-25), contre qui ils avaient pourtant subi une correction à Colombes il y a une semaine à peine (34-14). A noter les 20 points au pied de l’ouvreur Wisniewski.

Si mathématiquement les Racingmen ont encore une infime chance de qualification pour les quarts, ils ont surtout l’esprit tourné vers le Top 14, où ils se languissent à la 7e place du classement.

En tête durant la quasi totalité de la rencontre, les Montpelliérains, eux, n’ont pas réussi à imiter les Franciliens. Rejoints à la 77e minute par une pénalité de Weir, les hommes de Galthié n’ont plus aucun espoir de qualification.

Source : 20minutes.fr

Résumé du match : ASM Clermont Auvergne vs. Leicester Tigers

Montpellier s’impose au Matmut Stadium et retrouve des forces !

Le LOU sonne la charge, mais Montpellier ne laisse rien passer.

Large vainqueur de Lyon mercredi soir, le Montpellier Hérault Rugby a enclenché la marche avant après un début de saison catastrophique. Désormais huitièmes, les hommes de Fabien Galthié sont sur la pente ascendante et comptent bien y rester.

« Nous avons livré un super match, le meilleur de notre saison, le plus accompli, le mieux réalisé, sur le contenu. » Les mots de Fabien Galthié, à l’issue de la victoire à Lyon, ne laissent plus de place au doute. Le MHR a réussi une prestation de premier ordre mercredi soir en match en retard de la 10eme journée du Top 14. En face, le LOU n’a certes pas opposé une résistance à toute épreuve mais de l’aveu même de Raphaël Saint-André, l’entraîneur lyonnais, ses hommes sont tombés sur une machine de guerre : « C’est la première fois depuis le début de saison que nous n’avons pu rivaliser dans aucun domaine. Ils nous ont pris sur tout, en mêlée, les ballons hauts, l’animation offensive et en défense, dans les impacts (…) Il aurait mieux valu les jouer il y a deux mois. »

Et le résultat est lourd pour les Lyonnais mais ô combien mérité pour des Montpelliérains sur la voie du renouveau. Car, après un début de saison catastrophe (ndlr : quatre défaites et un nul lors des cinq premières journées), les partenaires de François Trinh-Duc remontent la pente depuis quelques semaines. Les Héraultais viennent même d’enchaîner deux victoires consécutives, après le succès sur Clermont, pour la première fois de la saison. Une délivrance pour le capitaine du MHR, Fulgence Ouedraogo : « Nous avions besoin d’une victoire à l’extérieur, importante pour la confiance afin de valider les progrès que nous avons faits dernièrement. Nous avons livré un match sérieux et appliqué. Nous avons parfois péché dans la finition mais dans l’ensemble nous pouvons être satisfaits de cette rencontre. »

Seul ombre au tableau, les blessures de Benjamin Thiéry (entorse accromio-claviculaire) et Julien Tomas (luxation d’une épaule) qui devraient manquer plusieurs matchs. A l’heure où « le calendrier est difficile », comme le souligne encore « Fufu », ces deux absences risquent de peser lourd. Pourtant, les entrées en jeu de Yoan Audrin et Benoît Paillaugue se sont révélées précieuses, signe que le collectif héraultais retrouve des couleurs. Fabien Galthié a même pu se permettre de laisser au repos François Trinh-Duc (ndlr : l’ouvreur des Bleus est entré à la 76eme minute), élu récemment meilleur joueur de la saison dernière. La confiance est bien de retour dans les rangs du MHR. Futur adversaire de Montpellier dimanche, le BO peut s’inquiéter car le club de Mohed Altrad ressemble de plus en plus au dernier finaliste du Top 14.

Source : Rugby365.fr

Photo : lourugby.fr 

Agen en pôle position, le MHR en position très délicate

Finaliste l'année dernière, le MHR se retrouve en position de relégable cette saison.

Agen continue son petit bonhomme de chemin après son succès devant Montpellier en clôture de la 9e journée (18-12). Performant en conquête, le SUALG a su dompter au mieux un ballon glissant, s’en remettant à la botte de Barnard, auteur de six pénalités. Bonus défensif pour un MHR irrégulier.

Sans trop faire de bruit, Agen est en train de s’installer bien confortablement parmi les qualifiables du championnat. En clôture de la 9e journée, le SUALG a de nouveau surpris en épinglant Montpellier (18-12), le finaliste de la saison dernière. Pas de grandes envolées mais une rigueur certaine en conquête et une défense agressive de la part d’Agenais solides et appliqués. Et qui possèdent dans leurs rangs un buteur très efficace en la personne de Conrad Barnard. Le demi d’ouverture lot-et-garonnais a sanctionné à six reprises l’indiscipline de Montpelliérains qui ont baissé physiquement en fin de rencontre.

Sur une pelouse grasse et devant composer avec un ballon humide, les deux équipes se sont évertuées à conserver au mieux leurs munitions. En vain. Les erreurs de main ont été légions, rendant le match assez haché. Le MHR, qui restait sur une défaite à domicile devant Castres, se montrait entreprenant en début de rencontre mais butait sur une bonne défense agenaise. Bustos Moyano débloquait le tableau d’affichage (4e) et Fernandez sur drop (13e) s’avouait réaliste au pied. Mais cette avance allait rapidement fondre et la pause était atteinte sur un score de parité logique (9-9).

Deux poteaux pour Barnard

L’indiscipline chronique des deux formations empêchaient les attaques de se mettre en valeur. Axant le jeu sur la conquête et les chandelles, Agen s’adaptait au mieux et tentait quelques coups dans le sillage d’une paire de centres Pelesasa-Avramovic très perforante. Mais il était écrit que cette rencontre n’attendrait pas des sommets et il fallut se contenter d’un duel de buteurs. Le SUALG s’est approché à deux reprises de l’en-but héraultais mais à chaque fois, la défense de Montpellier a récupéré le ballon sur pénalité.

Subissant de plus en plus, Montpellier a fini par craquer, multipliant les fautes en fin de rencontre et s’attirant les foudres de l’arbitre Pascal Gaüzère. Heureusement pour le MHR, les deux dernières tentatives de Barnard touchaient les poteaux (72e, 79e), gardant ainsi le point du bonus défensif. Agen, toujours cinquième, n’a pas brillé mais a mieux su faire les choses que Montpellier, son banc s’avouant également plus décisif. Un résultat à confirmer la semaine prochaine àToulon. Le MHR, lui, reste sous la menace de la zone de relégation et le déplacement à Lyon présage une sacrée bataille pour le maintien.

Source : Rugbyrama.fr

Toulouse : la victoire… et la fin d’un cycle ?

Un 18ème bouclier pour les Toulousains !

Le rêve

Bien sûr j’ai eu comme vous tous un petit pincement au cœur au moment du coup de sifflet finale. Je voyais déjà Fufu, le bras bandé, groggy levant le bouclier, comme dans un final à la Rocky Balboa, j’imaginais Montpellier en feu. Le Royaume d’Ovalie aurait conquis un nouveau territoire à l’Empire des Manchots. Mais les Toulousains en ont décidé autrement…

 Le champion : Super Toulouse !

Cette saison 2010/2011 du Top 14 Orange, probablement la plus relevée de toutes depuis l’avènement du rugby pro, avec pas moins de dix formations candidate au titre suprême sur la ligne de départ, aura vu la victoire du Stade toulousain. Quoi de plus normal, si on se réfère à la saison régulière et au comportement des clubs français en Coupe d’Europe. Le Stade toulousain a arraché hier son 18ème titre de champion !

 Le jeu : les limites du système défensif du MHRC

Nombreux spécialistes nous avaient annoncé que le beau jeu serait roi dans une finale disputée entre deux équipes amantes de l’animation offensive. Les habitués n’auront sans doute pas été surpris qu’une fois encore la finale s’est joué sur les phases statiques, mêlées, touches ou sur les zones de rucks, la défense, le jeu au pied et la… discipline. Vaillants, les Montpelliérains l’ont été.  Le système de défense, mis en place par le tandem Béchu-Galthié, avec une montée super agressive des défenseurs pour couper les offensives toulousaines a fonctionné 70 minutes durant. Ce système impliquait de flirter avec la ligne jaune et que les défenseurs soient constamment à la limite du hors-jeu, mais dans les dernières minutes les joueurs inexpérimentés, pris par la fatigue franchirent allègrement cette ligne jaune et se mirent à la faute.

 Novès vers le XV de France ?

La surprise fut le comportement étrange de Guy Novès boudant la conférence de presse. Il se dit depuis plusieurs mois déjà que Guy Novès serait partant et n’entrainerait plus Toulouse la saison prochaine. Des petites phrases ici et là laissent à penser que l’entraineur aurait « bouclé la boucle », par exemple « J’ai joué numéro 11, nous sommes en 2011 et c’est ma onzième finale en tant qu’entraineur. » Vous l’aurez remarquer son départ du Stade coïnciderait avec le celui de Marc Lièvremont à la tête du XV de France, de quoi alimenter de nombreuses rumeurs.

Mister Rugby

Mais où s’arrêteront-ils ?

Montpellier met le feu au Stade vélodrome et décroche sa première finale !

Mais où s’arrêteront-ils ?

Trente pionts enfilés à Toulon, prise d’assaut du stade Pierre Antoine pourtant citadelle imprenable jusque là. Montpellier, sixième à l’issue de la saison régulière emporte tout sur son passage : Dernière victime en date : le Racing-Métro. Dans un match serré jusqu’à l’extrême on imaginait pourtant bien les Racingmen plus chevronnés. C’est malgré tout la bande à Galthié qui imposa son rythme tout au long de la rencontre.

A la Galloise

Galthié justement encore lui. Le jeune entraineur du MHRC est en train de marquer des points pour succéder à Marc Lièvremont. Il est l’amalgame parfait entre le jeu à l’ancienne et le jeu moderne. Remarquons que cette équipe pratique un jeu qui est étrangement semblable à celui des Diable des rouges, ceux-là qui avaient remporté deux grands chelem au cours de la dernière décennie : Proposition d’un maximum de joueurs dans le jeu de mouvements, utilisation systématique des leurs, semi-attaque (autour du 10) lors des renversement de jeu. La semaine prochaine il faudra franchir encore un cap pour battre l’ogre toulousain : soigner les touches et être encore plus fort en mêlé, car le Racing a su secoué les Héraultais dans ces secteurs de jeu. Il faudra également être capable d’éjecter plus rapidement les ballons des rucks pour déstabiliser une défense toulousaine qui en a vu d’autre.

Une finale inédite

Entre la jeunesse pétillante du MHRC et la science du Stade toulousain la finale au Stade de France promet d’être haute en couleur et particulièrement haletante. Même si en général, les doubles passes sautées et autres triples axel sont plutôt rares en finale. Reste que ce Top 14 Orange version 2010-2011 aura récompensé les équipes qui auront envoyé du jeu, comme le Stade toulousain -qui offre une seconde jeunesse à des joueurs comme Clerc et Caucaunibuca- ou son adversaire Montpelliérain.

Verdict du Top 14 Orange 2010-2011 samedi prochain.

Montpellier, Lyon, Bordeaux, Marseille : Les Métropoles se réveillent !

Le Port de la Lune retrouvera-t-il le Top 14 la saison prochaine ?

Montpellier qui atomise Toulon puis qui va s’imposer à Castres, Lyon champion de ProD2 et Bordeaux vainqueur surprise à Grenoble, voilà qui semble être un tournant dans l’histoire de notre sport. Après un peu plus de 10 ans de professionnalisme les clubs phares des grandes métropoles se font petit à petit une place au soleil. Le cas le plus médiatique est bien sûr celui du MHRC, le club héraultais est en train de s ‘imposer comme LE club du grand sud, on peut imaginer que cette demi-finale « à domicile » sera l’occasion pour les bleu marine de conquérir un nouveau public. On ose à peine imaginer l’effervescence si les hommes de Ouedraogo se qualifient pour la finale. Parallèlement au secteur sportif, on annonce du côté de Montpellier l’arrivée d’un nouvel investisseur qui devrait porter le budget du club à hauteur de 17 ou 18 millions d’euros ! De quoi pouvoir rivaliser avec les caïds du Top 14 Orange. On révèle par ailleurs dans l’Hérault de la star all black le trois-quart centre Ma’a Nonu. La ville qui connaît la croissance démographique la plus forte de l’Hexagone est en train de s’imposer comme une géante de l’ovale.

La deuxième agglomération de France, Lyon n’est pas en reste. Elle vient pour la première fois d’intégrer le Top 14 et pourrait être rejointe par … Bordeaux. La grande ville du Sud-Ouest jouera demain la finale de ProD2 face à Albi. Bordeaux-Lyon et Montpellier-Paris pourrait devenir des classiques du Top 14 Orange !

Des budgets limités

 Ne pensez pas que les clubs des métropoles roulent sur l’or. A la différence de clubs comme Perpignan, Bayonne ou Toulon qui sont des acteurs incontournables de l’économie locale, les clubs de rugby issus des grandes villes ont des budget limités. . La concurrence des autres sports est bien sûr infiniment plus forte qu’ailleurs. Ainsi Lyon se présentera en Top 14 avec un modeste budget de 12 millions d’euros. En cas de montée, les Bordelais passeraient même pour les petits poucets avec leur 8 millions d’euros. En revanche, le potentiel économique et démographique de ces villes méritait bien qu’on y consacre un post.

Chez les amateurs aussi

Le même phénomène est observable chez les amateurs. Relégué en Fédérale 2 sur le tapis vert, le Stade phocéen de Marseille-Vitrolles a atomisé absolument tous ses adversaires, gagnant tous ses matchs de poules avec les 5 points du bonus offensif. Autre exemple les clubs de Nice et de Lille se sont qualifiés pour les phases finales de la Fédérale 1 et feront figures de favoris aux côtés de Saint-Étienne, descendu de ProD2 la saison prochaine.

Top 14 Orange : l’échec d’un certain rugby.

Montpellier dans la cours des grands !

La défaite du RC Toulon face aux Montpellier-Hérault RC est sans contestation possible l’échec d’une certaine conception du rugby, celle des strass, des paillettes, des stars débauchés aux fédérations de l’hémisphère sud à coup de millions d’euros. Il est loin le temps où Mourad Boudjellal donnaient des leçons aux autres présidents du Top 14 Orange, à Pierre-Yves Revol ou à la ministre de la Santé et des Sports demandant sa démission pour faute de résultats. Vu l’argent investit dans le club par les partenaires et les collectivités publiques, on est en droit de se demander si le président toulonnais ne doit pas démissionner : Il manque à ce jeune président une compétence de taille, il a ignoré superbement les valeurs du rugby. Que dire encore des strass, des maillots rose fluo et des calendriers osés des joueurs du Stade français ? Même si le Président du club parisien s’est plus soucié de l’esprit rugby que son homologue toulonnais, on peut se demander ce que vaudront toutes ses strass, maintenant que le Stade français est devenu une petite équipe du Top 14 Orange qui devra lutter pour le maintien la saison prochaine. Exit aussi, l’USAP qui a voulu se prendre pour une autre oubliant ses propres couleurs pour adopter celles du Barça et plus préoccupée cette saison pour faire des photos aux côtés des stars du ballon rond ou des pom-pom girls du club blaugrana que pour défendre sa forteresse Aimé Giral.

Que de plaisir de voir une équipe comme celle du MHRC se qualifier pour la course au bouclier. Cela fait plusieurs années déjà que le club héraultais mise sur son centre de formation, fait un effort pour conserver ses meilleurs éléments plutôt que d’aller pêcher dans les mers du sud, investit dans un stade digne de ce nom plutôt que dans l’achat d’une énième supposée vedette du rugby. Un club qui nous a proposé un jeu alléchant toute l’année. Même si la course au titre sera compliquée -mais on se dit pourquoi pas quand on les voit jouer- le club continuera de grandir la saison prochaine en jouant les matchs de Coupe d’Europe pour la première fois de son histoire. Ce club est un exemple pour les autres clubs français. Le rugby est comme le bon vin, il faut des années et beaucoup de patience pour arriver à ses résultats. J’ai pris l’exemple du MHRC j’aurais pu prendre celui du Castres Olympique. Fini donc les effets d’annonce, les buzz médiatiques, vive le rugby !