Toulouse : la victoire… et la fin d’un cycle ?

Un 18ème bouclier pour les Toulousains !

Le rêve

Bien sûr j’ai eu comme vous tous un petit pincement au cœur au moment du coup de sifflet finale. Je voyais déjà Fufu, le bras bandé, groggy levant le bouclier, comme dans un final à la Rocky Balboa, j’imaginais Montpellier en feu. Le Royaume d’Ovalie aurait conquis un nouveau territoire à l’Empire des Manchots. Mais les Toulousains en ont décidé autrement…

 Le champion : Super Toulouse !

Cette saison 2010/2011 du Top 14 Orange, probablement la plus relevée de toutes depuis l’avènement du rugby pro, avec pas moins de dix formations candidate au titre suprême sur la ligne de départ, aura vu la victoire du Stade toulousain. Quoi de plus normal, si on se réfère à la saison régulière et au comportement des clubs français en Coupe d’Europe. Le Stade toulousain a arraché hier son 18ème titre de champion !

 Le jeu : les limites du système défensif du MHRC

Nombreux spécialistes nous avaient annoncé que le beau jeu serait roi dans une finale disputée entre deux équipes amantes de l’animation offensive. Les habitués n’auront sans doute pas été surpris qu’une fois encore la finale s’est joué sur les phases statiques, mêlées, touches ou sur les zones de rucks, la défense, le jeu au pied et la… discipline. Vaillants, les Montpelliérains l’ont été.  Le système de défense, mis en place par le tandem Béchu-Galthié, avec une montée super agressive des défenseurs pour couper les offensives toulousaines a fonctionné 70 minutes durant. Ce système impliquait de flirter avec la ligne jaune et que les défenseurs soient constamment à la limite du hors-jeu, mais dans les dernières minutes les joueurs inexpérimentés, pris par la fatigue franchirent allègrement cette ligne jaune et se mirent à la faute.

 Novès vers le XV de France ?

La surprise fut le comportement étrange de Guy Novès boudant la conférence de presse. Il se dit depuis plusieurs mois déjà que Guy Novès serait partant et n’entrainerait plus Toulouse la saison prochaine. Des petites phrases ici et là laissent à penser que l’entraineur aurait « bouclé la boucle », par exemple « J’ai joué numéro 11, nous sommes en 2011 et c’est ma onzième finale en tant qu’entraineur. » Vous l’aurez remarquer son départ du Stade coïnciderait avec le celui de Marc Lièvremont à la tête du XV de France, de quoi alimenter de nombreuses rumeurs.

Mister Rugby

Mais où s’arrêteront-ils ?

Montpellier met le feu au Stade vélodrome et décroche sa première finale !

Mais où s’arrêteront-ils ?

Trente pionts enfilés à Toulon, prise d’assaut du stade Pierre Antoine pourtant citadelle imprenable jusque là. Montpellier, sixième à l’issue de la saison régulière emporte tout sur son passage : Dernière victime en date : le Racing-Métro. Dans un match serré jusqu’à l’extrême on imaginait pourtant bien les Racingmen plus chevronnés. C’est malgré tout la bande à Galthié qui imposa son rythme tout au long de la rencontre.

A la Galloise

Galthié justement encore lui. Le jeune entraineur du MHRC est en train de marquer des points pour succéder à Marc Lièvremont. Il est l’amalgame parfait entre le jeu à l’ancienne et le jeu moderne. Remarquons que cette équipe pratique un jeu qui est étrangement semblable à celui des Diable des rouges, ceux-là qui avaient remporté deux grands chelem au cours de la dernière décennie : Proposition d’un maximum de joueurs dans le jeu de mouvements, utilisation systématique des leurs, semi-attaque (autour du 10) lors des renversement de jeu. La semaine prochaine il faudra franchir encore un cap pour battre l’ogre toulousain : soigner les touches et être encore plus fort en mêlé, car le Racing a su secoué les Héraultais dans ces secteurs de jeu. Il faudra également être capable d’éjecter plus rapidement les ballons des rucks pour déstabiliser une défense toulousaine qui en a vu d’autre.

Une finale inédite

Entre la jeunesse pétillante du MHRC et la science du Stade toulousain la finale au Stade de France promet d’être haute en couleur et particulièrement haletante. Même si en général, les doubles passes sautées et autres triples axel sont plutôt rares en finale. Reste que ce Top 14 Orange version 2010-2011 aura récompensé les équipes qui auront envoyé du jeu, comme le Stade toulousain -qui offre une seconde jeunesse à des joueurs comme Clerc et Caucaunibuca- ou son adversaire Montpelliérain.

Verdict du Top 14 Orange 2010-2011 samedi prochain.

Montpellier, Lyon, Bordeaux, Marseille : Les Métropoles se réveillent !

Le Port de la Lune retrouvera-t-il le Top 14 la saison prochaine ?

Montpellier qui atomise Toulon puis qui va s’imposer à Castres, Lyon champion de ProD2 et Bordeaux vainqueur surprise à Grenoble, voilà qui semble être un tournant dans l’histoire de notre sport. Après un peu plus de 10 ans de professionnalisme les clubs phares des grandes métropoles se font petit à petit une place au soleil. Le cas le plus médiatique est bien sûr celui du MHRC, le club héraultais est en train de s ‘imposer comme LE club du grand sud, on peut imaginer que cette demi-finale « à domicile » sera l’occasion pour les bleu marine de conquérir un nouveau public. On ose à peine imaginer l’effervescence si les hommes de Ouedraogo se qualifient pour la finale. Parallèlement au secteur sportif, on annonce du côté de Montpellier l’arrivée d’un nouvel investisseur qui devrait porter le budget du club à hauteur de 17 ou 18 millions d’euros ! De quoi pouvoir rivaliser avec les caïds du Top 14 Orange. On révèle par ailleurs dans l’Hérault de la star all black le trois-quart centre Ma’a Nonu. La ville qui connaît la croissance démographique la plus forte de l’Hexagone est en train de s’imposer comme une géante de l’ovale.

La deuxième agglomération de France, Lyon n’est pas en reste. Elle vient pour la première fois d’intégrer le Top 14 et pourrait être rejointe par … Bordeaux. La grande ville du Sud-Ouest jouera demain la finale de ProD2 face à Albi. Bordeaux-Lyon et Montpellier-Paris pourrait devenir des classiques du Top 14 Orange !

Des budgets limités

 Ne pensez pas que les clubs des métropoles roulent sur l’or. A la différence de clubs comme Perpignan, Bayonne ou Toulon qui sont des acteurs incontournables de l’économie locale, les clubs de rugby issus des grandes villes ont des budget limités. . La concurrence des autres sports est bien sûr infiniment plus forte qu’ailleurs. Ainsi Lyon se présentera en Top 14 avec un modeste budget de 12 millions d’euros. En cas de montée, les Bordelais passeraient même pour les petits poucets avec leur 8 millions d’euros. En revanche, le potentiel économique et démographique de ces villes méritait bien qu’on y consacre un post.

Chez les amateurs aussi

Le même phénomène est observable chez les amateurs. Relégué en Fédérale 2 sur le tapis vert, le Stade phocéen de Marseille-Vitrolles a atomisé absolument tous ses adversaires, gagnant tous ses matchs de poules avec les 5 points du bonus offensif. Autre exemple les clubs de Nice et de Lille se sont qualifiés pour les phases finales de la Fédérale 1 et feront figures de favoris aux côtés de Saint-Étienne, descendu de ProD2 la saison prochaine.

Top 14 Orange : l’échec d’un certain rugby.

Montpellier dans la cours des grands !

La défaite du RC Toulon face aux Montpellier-Hérault RC est sans contestation possible l’échec d’une certaine conception du rugby, celle des strass, des paillettes, des stars débauchés aux fédérations de l’hémisphère sud à coup de millions d’euros. Il est loin le temps où Mourad Boudjellal donnaient des leçons aux autres présidents du Top 14 Orange, à Pierre-Yves Revol ou à la ministre de la Santé et des Sports demandant sa démission pour faute de résultats. Vu l’argent investit dans le club par les partenaires et les collectivités publiques, on est en droit de se demander si le président toulonnais ne doit pas démissionner : Il manque à ce jeune président une compétence de taille, il a ignoré superbement les valeurs du rugby. Que dire encore des strass, des maillots rose fluo et des calendriers osés des joueurs du Stade français ? Même si le Président du club parisien s’est plus soucié de l’esprit rugby que son homologue toulonnais, on peut se demander ce que vaudront toutes ses strass, maintenant que le Stade français est devenu une petite équipe du Top 14 Orange qui devra lutter pour le maintien la saison prochaine. Exit aussi, l’USAP qui a voulu se prendre pour une autre oubliant ses propres couleurs pour adopter celles du Barça et plus préoccupée cette saison pour faire des photos aux côtés des stars du ballon rond ou des pom-pom girls du club blaugrana que pour défendre sa forteresse Aimé Giral.

Que de plaisir de voir une équipe comme celle du MHRC se qualifier pour la course au bouclier. Cela fait plusieurs années déjà que le club héraultais mise sur son centre de formation, fait un effort pour conserver ses meilleurs éléments plutôt que d’aller pêcher dans les mers du sud, investit dans un stade digne de ce nom plutôt que dans l’achat d’une énième supposée vedette du rugby. Un club qui nous a proposé un jeu alléchant toute l’année. Même si la course au titre sera compliquée -mais on se dit pourquoi pas quand on les voit jouer- le club continuera de grandir la saison prochaine en jouant les matchs de Coupe d’Europe pour la première fois de son histoire. Ce club est un exemple pour les autres clubs français. Le rugby est comme le bon vin, il faut des années et beaucoup de patience pour arriver à ses résultats. J’ai pris l’exemple du MHRC j’aurais pu prendre celui du Castres Olympique. Fini donc les effets d’annonce, les buzz médiatiques, vive le rugby !

Toulouse et Montpellier achèvent le premier cycle en beauté

Exploit du Sporting Union Agenais qui fait tombé le Racing et ses stars

PARIS — Le Stade Toulousain et Montpellier sont les grands gagnants de la première phase du Top 14 de rugby, qui s’est achevée jeudi au terme de la 12e journée, devant un groupe de poursuivants emmené par le Racing, battu à Agen, tandis que Brive se résigne lentement à lutter pour le maintien.

Après douze journées disputées au pas de charge depuis le 13 août, seulement interrompues deux semaines durant par l’ouverture des compétitions européennes, le Top 14 cède la place aux test-matches internationaux de novembre.

La suite de la compétition sera plus clairsemée: ultime journée de la phase aller les 3 et 4 décembre suivi d’une pause européenne, trois journées programmées lors des fêtes de fin d’année avant une nouvelle fenêtre européenne et l’ouverture du Tournoi des six nations.

La 12e journée a été riche en surprises avec trois victoires à l’extérieur. Bayonne et Toulon ont notamment mis fin à leur série de défaite à Paris et à Perpignan. Les promus Agen et La Rochelle se sont rebellés aux détriment du Racing et de Clermont.

. Le Stade Toulousain et Montpellier ont pris le large en tête du classement. Les Toulousains, impressionnants contre Perpignan (38-29) et Toulon (44-5), ont signé leur premier succès de la saison à l’extérieur en Top 14, à Grenoble face à Bourgoin (35-11). L’arrière-ailier Maxime Médard a inscrit un doublé, confortant sa première place au classement des marqueurs et assurant un point de bonus offensif qui permet aux Toulousains de devancer Montpellier.

Le club héraultais a lui aussi signé un nouveau succès bonifié (35-9) aux dépens de Brive. La réussite est totale pour le MRC d’Eric Béchu et Fabien Galthié au terme de cette première partie de saison, avec neuf victoires en douze rencontres et la meilleure défense du Top 14 (187 pts).

. Toulousains et Montpelliérains comptent désormais sept et six points d’avance sur le troisième, le Racing-Métro, qui a subi sa quatrième défaite de la saison (20-21) à Agen.

Le Racing mène la danse des poursuivants devant Biarritz, tenu en échec (17-17) par Castres dans la brume d’Aguilera mais invaincu depuis six rencontres, et Toulon, qui a frappé un grand coup (29-20) à Perpignan pour faire oublier sa série noire contre le Munster, le Stade Français et le Stade Toulousain.

Castres suit en sixième position devant Clermont, le champion de France en titre humilié (14-22) à La Rochelle et qui présente un bilan tout juste équilibré, avec six victoires pour six défaites. Statistique révélatrice: le club auvergnat a inscrit 105 points de moins que le leader toulousain en douze rencontres.

Perpignan et le Stade Français, qui ont tous deux subi leur deuxième revers de la saison à domicile face à Toulon et Bayonne (20-24), sont les grands perdants de la 12e journée. Avec 28 points, à trois points du sixième mais à 14 points du leader, Catalans et Parisiens sont rattrapés par Bayonne, vainqueur à Charléty, épilogue d’une série de cinq revers.

. Brive, une nouvelle fois battu à Montpellier, a glissé dangereusement en douzième position, à égalité de points avec La Rochelle. Après cette quatrième défaite consécutive, le club corrézien s’invite malgré lui dans la lutte pour le maintien en compagnie du trio La Rochelle-Agen-Bourgoin.

Le promu rochelais a réaffirmé sa candidature au maintien en s’offrant le champion de France Clermont tandis qu’Agen, qui avait déjà battu les Rochelais samedi dernier, a récidivé jeudi contre le Racing-Métro. Bourgoin, balayé au Stade des Alpes par le leader toulousain, demeure bon dernier et plus que jamais en danger.

Source : AFP

Analyse de la 12ème journée par Bernard Laporte

Toulouse prend les commandes, Agen respire


Vincent Clerc et les Toulousains enchaînent une deuxième grande prestation, une semaine après le match contre l'USAP

Agen, qui n’avait plus gagné depuis deux mois en Top 14, a signé un succès capital face au Stade Rochelais (29-14), un adversaire direct dans la course au maintien, 11e journée. Le SUALG profite des défaites de Brive contre Biarritz (27-21) et surtout de Bourgoin à Castres (41-24) pour espérer se maintenir. Dans le haut du tableau, succès importants de Montpellier (29-18 à Bayonne), de Clermont (27-3 contre Paris) et de Toulouse, nouveau leader, contre Toulon (44-5)

Toulouse euphorique et leader

Le Stade Toulousain s’empare seul de la tête du championnat, à l’issue de la 11e journée, après sa victoire bonifiée devant Toulon (44-5). Faisant respecter leur statut de meilleur attaque du championnat, les joueurs de Guy Novès ont planté six essais, dont deux par Medard à la 7e et 71e. Le RCT a bien failli repartir fanny mais a sauvé l’honneur à la 58e min grâce à un essai de May. conclue par six essais, la seconde consécutive après celle récoltée le week-end dernier face à Perpignan (38-29). Toulouse devance ainsi Montpellier d’un point au classement malgré la victoire héraultaise obtenue sur la pelouse de Bayonne (29-18) mais sans le point de bonus offensif. Invaincu depuis cinq journées en Top 14 (4 victoires, 1 nul), le Stade Toulousain prend les commandes grâce à sa régularité et ses sept points de bonus arrachés en onze journées.

Le BO adore la Corrèze

Troisième victoire en quatre ans pour le Biarritz Olympique qui s’est de nouveau imposé au Stadium de Brive (27-21, deux essais partout) devant près de 10 000 personnes. Comme en 2007 (12-7) et la saison dernière (15-12), ce fût difficile mais le métier de certain tauliers Thion, Peyrelongue, Traille) a prévalu dans les moments clefs et notamment lors du « money time ». Grâce à ce succès, les Basques restent collés au groupe de tête alors que Brive doit maintenant se préoccuper du maintien, Agen, Bourgoin et La Rochelle n’étant plus très loin.

Agen se réconcilie avec son public

Les 10 308 supporters d’Armandie ont vibré comme la saison passée. Menés 7-3 au cours de la première période et malmenés par des Rochelais entreprenants d’entrée, les Agenais ont su se ressaisir pour enlever le match de la peur (29-14, deux essais partout) sans laisser le bonus offensif aux Maritimes, concurrents directs pour le maintien. Décriés par certains joueurs ces derniers temps pour leur manque d’entrain, les supporters du SUALG ont enfin retrouvé des couleurs et donner de la voix.

Montpellier gagne mais Trinh-Duc se blesse

Victoire à la Pyrrhus pour les Languedociens qui se sont imposés de fort belle manière à Bayonne (28-19, deux essais à zéro) devant près de 15000 spectateurs. Malheureusement pour les hommes de Fabien Galthié, ils ont perdu leur ouvreur international, François Trinh-Duc, qui s’est blessé aux ischio-jambiers en voulant accélérer sur une percée plein axe à la 74e minute. En plus de Montpellier/Brive jeudi, le « chouchou » du staff tricolore va probablement manquer les test-matches de novembre. Un coup dur pour le XV de France.

Bourgoin encaisse mal

Troisième carton de suite encaissé à l’extérieur par Bourgoin depuis le 18 septembre: après la déroute à Colombes (51-20 face au Racing-Métro) et la débâcle à Montpellier (28-3), les Isérois se sont de nouveau inclinés assez lourdement (41-24 à Castres). Ils ont pris six essais de plus et restent incapables de s’imposer hors de Rajon. Pire, ils n’ont pris qu’un point de bonus défensif chez leurs hôtes respectifs depuis la mi-août (défaite 27-20 à Perpignan). Redevenus derniers du classement suite à la victoire d’Agen, les hommes d’Eric Catinot vont devoir cravacher. L’entraîneur de Bourgoin est d’ailleurs l’auteur de la phrase du jour, gardant optimisme contre vents et marées:  « Bourgoin n’est pas mort, on a montré aujourd’hui que l’on avait de la  ressource. On va attendre la trêve et en profiter pour récupérer nos blessés.  D’ici là, il faudra négocier au mieux les deux matches à domicile qui arrivent. »

Parra encore décisif

Un volcan s’éveille. Un demi-de-mêlée confirme. Morgan Parra a encore été brillant avec son équipe de Clermont ce samedi. Le champion en titre s’est logiquement imposé (27-3) contre le Stade Français dans son antre de Marcel-Michelin au terme d’une rencontre âpre qui s’est décanté en seconde période avec trois essais des Jaunards (Parra, Paulo et Debaty). La botte de Parra (17 points, le chiffre du jour) a fait la différence contre des Parisiens impuissants (seul un drop de Beauxis a sauvé l’honneur). La première mi-temps ne restera pas dans les annales. Deux pénalités de Morgan Parra venaient donner un avantage logique aux locaux qui dominaient territorialement. En début de seconde période, un drop de Beauxis laissait croire au renouveau parisien. Erreur car le Stade Français craquait peu après. Morgan Parra a débridé la rencontre en inscrivant un essai de filou –au sortir d’un regroupement et alors que Sergio Parisse venait d’être exclu temporairement pour un placage de l’épaule sur… Parra justement. Le score passait à 13-3. Les Auvergnats doublaient la mise sur un essai en coin de Paulo après une attaque des trois quarts (56e). Parra transformait pour donner de l’ampleur au score (20-3).Et les hommes de Vern Cotter ne s’arrêtaient pas là: alors que la sirène avait retenti, les Clermontois relançaient depuis leur 22 m pour aller conclure entre les perches par le pilier Debaty après une action splendide (27-3 après la transformation de l’insatiable Parra).

Source : FranceTélévision

L’essai du Bonus offensif de 95 mètres des Clermontois contre le Stade français Paris.

Toulouse brille, Montpellier sourit

Match format Heineken Cup entre le Stade toulousain et l’USAP

Montpellier, vainqueur avec le point de bonus défensif de Bourgoin, a repris la tête du classement du Top 14 de rugby à égalité de points avec le Stade Toulousain, qui a battu Perpignan avec la manière. Biarritz s’impose de justesse face à Clermont. La Rochelle respire après son succès sur Brive. Castres aussi face à Agen, plus que jamais dernier. Dans le choc du jour au Stade de France, le Stade Français s’est relancé en dominant Toulon (22-15).

Le fait marquant : Montpellier prend les commandes

Le Racing-Métro n’est plus leader du Top 14. Vainqueurs « petit bras » de Bayonne vendredi (15-9), les Franciliens ont vu les Toulousains puis les Montpelliérains  les dépasser au goal-average. C’est un véritable embouteillage qui s’opère en tête du championnat puisque Montpellier s’est lui aussi rapproché des sommets en battant Bourgoin, plus que jamais engoncé à l’avant-dernière place du classement (28-3). Les Héraultais, qui décrochent eux aussi le point du bonus offensif, en profitent pour reprendre la tête du Top 14 qu’ils ont occupée au  terme de la 8e journée grâce à une différence particulière favorable sur  Toulouse et le Racing, tous deux battus dans l’Hérault cette saison.

Le match : Toulouse – Perpignan

Enorme match au Stadium, réquisitionné pour l’occasion. Pour cette revanche de la demi-finale de l’an passé, où les Catalans avaient éliminé les Toulousains 21-13, ces derniers ont su se faire justice au terme d’une rencontre d’une intensité jamais démentie. Surtout, les hommes de Novès ont bâti leur succès sur les ruines de ce qui avait causé leur perte face à l’USAP l’an passé : la mêlée. Cette fois, ce sont bien les avants haut-garonnais qui ont enfoncé leurs adversaires, créant des brèches dans lesquelles les arrières stadistes se sont engouffrés avec délice. Médard, Delasau, Clerc, Poitrenaud, Jauzion ont éclaboussé le match de leur talent. Et que dire de celui de Kelleher ? Le demi de mêlée néo-zélandais, en plus d’inscrire un essai magnifique, a guidé les siens avec maestria. Perpignan, de son côté, a fait mieux que résister car, pour un grand match, il faut être deux. Mais les partenaires de Porical, après une bonne entame (ils menaient 13-0), ont fini par céder sur les coups de boutoir des Rouge et Noir, auteurs au final de cinq essais.

Le Stade Français rugit encore

Vaincre ou périr. Le Stade Français a choisi la première option. Devant un Stade de France plein malgré la pluie et le vent qui sévissait en Seine Saint-Denis, les Franciliens ont assuré. Max Guazzini aussi. Pour fêter les 200 ans de l’Argentine, le président innovant a encore vu les choses en grand lors de la présentation du match, avec un char kitschissime censé représenter l’Argentine (glacier de Patagonie et léopard pour la symbolique) et jeune femme plus que dénudée pour apporter le ballon du match… Qu’on le veuille ou non, assurément l’une des images fortes de cette 10e journée ! Le match en lui-même s’est comme prévu résumé à une grosse bataille au près et à un duel de buteur, Beauxis et Wilkinson se répondant du tac-au-tac. C’est finalement un essai de l’Anglais Phillips en fin de rencontre (72e) qui permettait au Stade Français de remporter la décision.

Le joueur: Damien Traille (Biarritz)

Pour sa première titularisation de l’année après une blessure au bras droit, Damien Traille a évolué à l’ouverture selon sa volonté, encouragée aussi par le staff du XV de France. C’était une première depuis 525 jours. Joueur polyvalent, capable d’évoluer à l’arrière et au centre, le Biarriot ne s’est illustré que par intermittence en club et en équipe de France, totalisant moins de 20 rencontres comme ouvreur. Son match ? Du classique. Traille a inscrit deux drops (17e et 39e) et délivré des coups de pied de mammouth et/ou millimétrés dont il a secret pour donner de l’air à son équipe. En revanche, il s’est montré moins à l’aise dans l’animation offensive. Dans un match fermé et physique, il s’est libéré à l’image de son équipe en seconde période. Il faut dire que les Clermontois les ont bien aidés avec deux cartons jaunes évoluant à 13 quelques minutes. Finalement, le BO s’impose face à l’ASM 16-13 et Traille a rassuré en offrant une précieuse victoire. A revoir donc!

La Rochelle respire, Agen s’asphyxie

Destins contraires pour les deux promus, tous les deux en grande difficulté au
classement. La Rochelle a fini par se donner un peu d’air au terme d’une
partie extrêmement serrée face à Brive (26-21). Les Rochelais, auteurs
de trois essais contre deux côté corrézien, sont finalement récompensés
de leur courage et peuvent continuer à espérer. En revanche, Agen a
poursuivi sa plongée en profondeur après une huitième défaite en dix
rencontres, cette fois sur la pelouse de Castres (38-11).

Le chiffre : 3

La dixième journée a été riche en essais puisque pas moins de trois équipes ont réussi à décrocher le point du bonus offensif. Dans l’ordre croissant, Montpellier (trois essais), Castres (quatre essais) et Toulouse (cinq essais) ont fait parler la poudre ! A part leurs adversaires, qui s’en plaindrait ?

La déclaration :

Alexis Palisson (arrière de Brive, entré en  jeu à la place de Scott Spedding à la mi-temps):« On n’a pas réussi à se défaire  des Rochelais. On n’a pas maîtrisé le vent, à l’image du coup de pied de 80 m  qui n’a pas abouti. Cette défaite fait ch… car on va, comme l’année dernière,  lutter en fin de classement. »

Source : France télévision Sport

Le match : Toulouse – Perpignan

MHRC : Le Dauphin se régale

Bien emmenés par le capitaine Ouedraogo, les Montpelliérains ont décroché le bonus offensif à Armandie !

Le jeu
Une grosse claque ou une promenade de santé. Le jugement sera différent selon le camp, qu’il soit agenais ou montpelliérain. Pour le SUA, la visite de Montpellier à Armandie restera comme un très mauvais souvenir. Peut-être le plus mauvais depuis le retour en Top 14 au tout début de l’été. Ils ont complètement dépassés dès les premières phases de jeu par la vista et le talent collectif de Fulgence Ouedraogo et de ses coéquipiers. De l’autre côté, Fabien Galthié et Eric Béchu peuvent repartir du Lot-et-Garonne très satisfaits. Pour ce premier match contre un promu, avant d’accueillir La Rochelle le week-end prochain, ils ont fait le plein de points. Le bonus offensif est tombé dans l’escarcelle de Montpellier dès la première demi-heure de jeu, un come-back agenais semblant très improbable. Il a simplement fallu que les Montpelliérains restent rigoureux jusqu’au bout pour ajouter cinq points aux 17 déjà accumulés face aux gros du Top 14. Cette victoire leur permet de s’installer à la deuxième place, à un point du Racing. Une place de dauphin qui est loin d’être usurpée.

Les Agenais
Raté. A tous les niveaux. Christian Lanta et Christophe Deylaud auront la migraine dimanche, au lendemain de cette prestation complètement manquée à domicile. Valentin COURRENT, très bon en ce début de saison notamment contre ses anciens coéquipiers de Biarritz, a symbolisé les difficultés de son équipe. Après avoir touché le poteau sur sa première tentative de drop, il a manqué plusieurs pénalités et autres coups de pied qui auraient soulagé le SUA. Mais difficile de le blâmer. C’est tout le SUA qui est passé au travers. Seule une accélération de l’Américain Kevin SWIRYN a semé le danger dans la défense montpelliéraine, avant qu’il ne soit repris à dix mètres de la ligne. En fin de match, les Agenais ont tenté de franchir la ligne montpelliéraine. Mais ils ont buté à cinq mètres de la ligne, notamment Adri BADENHORST.

Les Montpelliérains
Un festival. Pendant la première demi-heure de jeu, les Montpelliérains ont réussi tout ce qu’ils entreprenaient. Les relances audacieuses, les ballons de récupération et même l’exploit individuel, tout y est passé. Fulgence OUEDRAOGOs’est retrouvé à la conclusion de deux actions collectives magnifiques. François TRIHN-DUC a aussi profité des échanges rapides en marquant également un essai. Le Fidjien Timoci NAGUSA a lui décidé de monter son talent personnel en slalomant dans la défense agenaise avant d’aplatir. Sur tous ces mouvements, Benjamin THIERY, Julien TOMAS et Martin Bustos MOYANO se sont mis en évidence de belle manière. L’Argentin a en plus été très bon au pied, avant de se blesser en début de deuxième mi-temps. Le seul ennui pour Fabien Galthié et Eric Béchu au soir d’une belle prestation.

Source : Rugby365.fr , Photo : Lequipe.fr

Haletant !

Les joueurs de Montpellier célèbrent leur victoire face au Stade toulousain

La quatrième journée de Top 14 a tenu toutes ses promesses. Quatre matches qui se jouent à la dernière minute, six bonus défensifs. Retour sur une journée passionnante.

Source infinie de discorde, le calendrier du rugby professionnel avait été qualifié de « mascarade » par Sébastien Chabal. Il faut dire que trois matches en une semaine, cela fait beaucoup dans un sport aussi exigeant physiquement que le rugby. Entre désir légitime de faire tourner pour protéger son effectif ou choix délibéré de lâcher un match pour les clubs ne bénéficiant pas d’une réelle profondeur de banc, le risque était grand de voir une quatrième journée galvaudée. Fort heureusement, il n’en fut rien. Bien au contraire.

Sur les sept rencontres disputées dans la soirée de mercredi, six ont vu le perdant s’en sortir avec le bonus défensif. Cela suffit à indiquer à quel point les rencontres ont été disputées, à l’image de ce début de championnat. Et si toutes les attaques ne sont pas encore en place, la volonté de ne rien lâcher chez tous les participants était manifeste. Clermont est le seul vaincu à faire le voyage de retour à vide (28-17). Mais à l’issue de la rencontre, Vern Cotter n’avait pas un seul reproche à faire à ses joueurs. Au contraire, il louait leur formidable état d’esprit. Mais même avec la meilleure volonté du monde, les Auvergnats ont dû s’incliner face à un Racing mené par un Wisniewski des grands jours qui s’installe en tête du classement des buteurs.

Jusqu’au bout du suspense

Autre preuve que cette journée n’avait pas été prise à la légère, elle aura été pleine d’un suspense rarement atteint à ce niveau. En effet, pas moins de quatre rencontres se sont jouées à la dernière minute. La fin du match entreMontpellier et Toulouse était tellement crispante que Fabien Galthié avait même décidé de ne pas la regarder. Malmené durant toute la rencontre, le Stade Toulousain fournissait un ultime effort pour inscrire un dernier essai à la sirène. 22-21, Nicolas Bézy avait la victoire au bout du pied. Las, sa transformation passait à côté et le score en restait là. Bayonne, revenu de l’enfer face à Brive (19-18), à tremblé jusqu’au bout quand Fabrice Estébanez a tenté un drop qui aurait pu donner la victoire aux Corréziens. A La Rochelle, la sirène avait déjà sonné depuis trois minutes quand Benjamin Dambielle manquait la pénalité de la gagne face à Toulon (13-15). Enfin, le Stade Français, après un départ tout feu tout flamme et cinq essais rapidement inscrits, s’est éteint face à Castres et n’a dû sa victoire qu’à un dernier essai castrais refusé par la vidéo (40-34). Il fallait avoir les nerfs solides pour suivre cette quatrième journée. Et que dire de l’incertitude constante lors du match entre Perpignan et Biarritz (17-12) ? Si les Catalans l’ont finalement emporté, le sort fut bien long à choisir son camp entre bonus offensif ou défensif.

Et comme rien ne devait être simple durant cette folle journée, même la première victoire de Bourgoin fut acquise dans la douleur. Maîtres de leur sujet, les Berjalliens ont semblé paralysés par la perspective de ce premier succès, au point de laisser dangereusement Agen revenir dans la partie. Mais le retour des cadres du SUA n’a pas suffit à priver Bourgoin de ses premier points (22-15). Quelle journée ! On en redemanderait volontiers. – Bertrand LAGACHERIE

Source : Lequipe.fr

Photo : scrum.com

Résumé Youtube : Racing vs. Clermont Auvergne

Georges Frêche invente le terrorisme sportif

Fulgence Ouedraogo, Julien Thomas, François Trinh-Duc, Louis Picamoles "les 4 fantastiques", la fierté du MHRC

L’Iran a Mahmoud Ahmadinejad, la Lybie a Mouammar Kadhafi, Cuba a les frères Castro, la Syrie Bachar el-Assad et le Languedoc-Roussillon peut s’enorgueillir d’avoir Georges Frêche ! L’homme à la double casquette de président de la communauté de l’agglomération de Montpellier et du Conseil régional de Languedoc-Roussillon vient faire parler de lui dans la presse ovale. A vrai dire, le rugby se serait bien passé d’un personnage au passé si lamentable. Après avoir traité les harkis de « sous-hommes », après avoir regretté qu’il y ait tant de joueurs de couleur en équipe de France de football, celui qui a été rejeté par son propre parti a décidé de prendre en otage le Montpellier Hérault RC. Après avoir dissuadé les investisseurs potentiels du MHRC de ne pas investir dans le club l’année dernière, le divers gauche a décidé de suspendre les deux chèques (celui de l’Agglo et celui du Conseil régional) au MHRC, soit un manque à gagner de 1,2 millions d’euros pour le club. Cela pourrait être logique si le club montpelliérain était connu être mal géré ou si des on y constatait des pratiques obscures. Rien de tout ça n’a pu être observé du côté du club à la fleur de ciste. Au contraire comme le fait remarquer le capitaine et international Fulgence Ouedraogo le club est en pleine croissance et le président Thierry Perez a su faire venir Fabien Galthié probablement l’un des 10 entraineurs les plus convoités de la planète ovale. Depuis 12 ans, le président héraultais a su structurer un club amateur et en faire une valeur sûre du rugby hexagonal. A la différence d’autres clubs du Top 14, le MHRC s’appuie sur l’un des tous meilleurs centres de formation de l’Hexagone dont les meilleurs éléments viennent renforcer avec panache les rangs du XV de France. Les cadets et les féminines du club ont été sacrés champions de France en 2009. L’unité du club  autour du président Pérez montre bien qu’il s’agit là d’un président compétent. Quant aux finances du club le déséquilibre constaté est justement dû à l’argent qu’aurait du verser l’agglomération. La seule est unique vérité c’est que Georges Frêche a l’intention d’utiliser l’argent du contribuable pour régler des comptes strictement personnels. Face à ses pires bassesses soulignons tout le courage et toute la dignité du jeune capitaine Fulgence Ouedraogo n’hésitant pas à monter au créneau pour son équipe, défendant son président, protégeant l’intérêt de ses coéquipiers et exposant clairement sa situation dans la presse.

Ce blogue n’a pas vocation à faire de la politique, il ne devrait a priori traiter que de sport et de ballon ovale. Seulement, devant certaines pratiques irrégulières et honteuses il est de notre devoir à tous de nous lever et de lutter chacun à sa manière. L’action du capitaine montpelliérain m’a semblé exemplaire et a inspiré ces quelques lignes.

Je vous invite par ailleurs à rejoindre la page Facebook contre la démission de Thierry Pérez au poste de président du MHRC.