Castres douche Northampton et se relance

Castres a battu (21-16) une équipe de Northampton émoussée vendredi à Toulouse, lors de la 2e journée de Coupe d’Europe de rugby, et s’est relancé dans cette compétition, même si la priorité des entraîneurs tarnais reste le le Top 14.

Longtemps dominé sous une pluie toute britannique, Northampton s’en tire à bon compte avec un bonus défensif arraché par la botte de Myler et un essai à l’heure de jeu de George Pisi.

Après le large revers subi en Ulster (17-41), Castres, avec son équipe fortement remaniée, se devait, pour ce match délocalisé à Toulouse, de réussir un bon résultat sous peine d’être quasiment éliminé de la compétition européenne.

Forte de son succès bonifié (24-15) contre Glasgow, Northampton et sa pléiade d’internationaux (13 au coup d’envoi) tenait à s’accrocher aux places de tête, après le succès de l’Ulster contre Glasgow (19-8).

Avec deux jours de moins de récupération, les Saints de Jim Mallinder, faibles en conquête, subissaient les premières attaques des Castrais.

Un premier essai de Bonnefond à la conclusion d’une action lancée par un coup de pied de décalage de Talès pour Martial sanctionnait la domination du CO (7-6, 8e).

Si l’actuel leader du championnat anglais se rapprochait grâce à deux pénalités de Myler (17, 24) quand Castres pliait légèrement, les hommes du duo Travers-Labit terminaient la première période plus fort et s’assuraient une avance de sept points (13-6) à la pause.

En infériorité numérique après le carton jaune de Mujati (antijeu), Northampton subissait la loi du CO. Claassen concrétisait la domination après quatre mêlées à cinq mètres (18-6, 52e).

Après un essai opportuniste de George Pisi (60e), les Tarnais résistaient aux derniers assauts de Northampton lors d’une fin de match haletante.

Publicités

Castres sauve l’honneur !

Thomas Sanchou fait circuler le ballon malgré la pression de Samu Manoa

Après deux défaites, castres a parfaitement réagi lors de la 3e journée de la Coupe d’Europe en dominant les vice-champions d’Europe en titre, Northampton (41-22) dans la poule 1, les deux équipes inscrivant le bonus offensif. Ce n’est pas le cas de la lanterne rouge du Top 14, Biarritz, battu lors de son déplacement à Trévise (30-26) dans la poule 5. Dans la poule 2, le Racing-Métro a perdu tout espoir après sa défaite (14-34) contre les London Irish.

Quatre essais de part et d’autre

Castres cherchait son match-référence. Ils l’ont désormais. A domicile, lors de la venue du vice-champion d’Europe en titre, Northampton, les Castrais ont remporté une partie échevelée, qui fait quelque peu oublier les deux défaites initiales dans ce « groupe de la mort », contre Llanelli et le Munster. Dès la 3e minute, Malonga était présent pour faire avancer les siens puis pour terminer le travail en bout de ligne après un « mains à mains » avec Martial (7-0). Venus avec des ambitions de jeu après leurs deux défaites, les Saints envoyaient beaucoup de ballons, et sur un coup de pied à suivre, Teulet se laissait tromper par le rebond, et Castres était sauvé par le retour de Max Evans (7e). Ce n’était que partie remise puisque, après une mêlée, Sorenson entrait dans l’en-but en force (7-7). Mais Teulet ne ratait pas sa cible au pied (17e, 29e, 13-7) redonnaient de l’air, que Pisi se chargeait d’enlever en profitant d’un slalom d’Elliott pour marquer l’essai (32e, 13-12). Encore une fois, le buteur était précis et Northampton devait jouer à 14 pour un carton jaune infligé à son N.10, Myler, auteur d’un deuxième plaquage haut dans ce match. Et à la 40e minute, un intelligent coup de pied à suivre de Masoe offrait l’essai à Martial (40e, 23-12). Après la pause, les joueurs de Malinder réagissaient grâce à une interception d’Elliott et un essai en contre (45e, 23-17).

Mais toujours aussi pénalisés face à un pack tarn-et-garonnais agressif, les Anglais voyaient encore s’éloigner leur adversaire (49e, 26-17), pour revenir de nouveau grâce à un essai de Manoa (57e, 26-22). Et un deuxième avertissement, infligé à Wood, avec en prime une pénalité (63e, 29-22) rendait la fin de match déséquilibrée, les Castrais finissant très fort avec un essai de Martial (70e, 36-22), pour son doublé personnel, et à la 77e minute, par Diarra (41-22). Quatre essais de chaque côté, c’est le bonus offensif au terme d’un match enlevé. Et pour Laurent Travers et Laurent Labit, le match référence qu’ils recherchaient au niveau européen est désormais là.

Biarritz s’enfonce à Trévise

Le Beneton Trévise s'impose face à Biarritz et reste en course pour la qualification !

Le rugby italien progresse. C’est une réalité. Et Biarritz n’est plus le champion de France qu’il a été, ni le vice-champion d’Europe à deux reprises. C’est une autre réalité. Un an après avoir subi un revers contre Aironi, le BO est tombé de nouveau de l’autre côté des Alpes. Cette fois, le manque d’humilité n’est pas en cause. C’est beaucoup plus simple, et beaucoup plus difficile à régler: les Basques ont été moins bons. Moins bons que Trévise, auteur d’un bon nul chez les Ospreys (26-26), qui a rapidement voulu mettre la tête des Biarrots dans l’eau. Derniers du Top14, ils ont rapidement manqué d’air, face à un flux continu d’Italiens. Et si Burton ratai sa première pénalité dès la 3e minute, imitée quelques minutes après par Baby (7e) qui touchait le poteau, les Trévisans ouvraient le score grâce à Rizzo, concluant une action partie d’une touche (16e, 7-0). Puis, juste après, Trévise enfonçait le clou en jouant une pénalité en touche pour envoyer ensuite Barbieri à l’essai (19e, 14-0). Les Basques réagissaient avec un ballon porté qui s’écroulait dans l’en-but (26e, 14-5). Mais cela n’arrêtait pas Trévise, qui envoyait cette fois son 2e ligne Van Zyl à l’essai (32e, 21-5).

En rendant coup pour coup très rapidement, les joueurs italiens empêchaient Biarritz de reprendre un soupçon de confiance, ce qui leur manque le plus cette saison. A la 38e minute, une feinte de passe et quelques crochets permettait à Bosch de s’ouvrir la voie des poteaux pour un essai en solitaire (21-12). Une dernière pénalité transalpine offrait un score à la pause de (24-12) qui avait l’avantage de laisser les Biarrots à proximité de leur adversaire. Mais encore fallait-il enfin dominer, occuper le terrain, ne pas faire de grosses fautes en défense. Bref, être meilleurs. Une nouvelle pénalité de Burton aggravait l’écart (47e, 27-12). Que peut-on espérer lorsqu’on a un lancer en touche à 5m et qu’on se fait voler le ballon, comme à la 58e minute ? Heureusement, sur un lancement, simple, Traille perçait le rideau défensif pour inscrire un nouvel essai et empêcher ses camardes de ruminer cet acte manqué (59e, 27-19). Cela redonnait du mordant aux Basques, qui revenaient totalement dans la partie avec cet essai de Lesgourgues, suite à une touche à 5m bien négociée avec un départ de Terrain qui servait son demi de mêlée (64e, 27-26). Avec Peyrelongue pour buter et rapporter les points, le BO semblait en passe de prendre pour la première fois les commandes, mais l’ouvreur ratait la cible à la 67e minute, au contraire de Burton (77e, 30-26) qui obligeait Biarritz à marquer un essai pour gagner, ce qui n’arrivait pas. Petite consolation, le BO ramène deux points, celui de la défaite et celui du bonus offensif, avec ses quatre essais. Mais c’est bien peu pour sortir le club de sa mauvaise passe, et de la crise.

Sireli Bobo et les Racingmen pris dans la tenaille des Irish... Le Racing n'a plus rien a espérer de cette Coupe d'Europe !

Le Racing-Métro à l’arrêt

Le Racing-Métro est sorti sans gloire de la H Cup en concédant un troisième revers de rang, cette fois sans regret. Le Racing entamait bien les débats –avec une pénalité convertie par Germain- dans un stade Yves-du-Manoir qui n’avait pas fait le plein pour cette rencontre de gala face aux London Irish, pas l’équipe la plus connue de la capitale anglaise il est vrai. A 3-3, l’explosif fidjien Sireli Bobo sortait de sa boîte pour marquer en coin un bel essai pour les Ciel et Blanc: suite à un magnifique coup de pied à suivre de Wisniewski, Bobo récupérait le cuir pour le transmettre à Matavesi à son intérieur, avant que ce dernier ne lui rende la pareille pour une superbe conclusion en coin (17e). Dans la foulée, Jonathan Wisniewski claquait un drop après un bon travail du pack francilien (14-3). Mais les Anglais réagissaient immédiatement et parvenaient à inscrire un essai par le centre Spratt après une longue séquence de jeu (14-10, 25e). Avant la pause, les hommes de Pierre Berbizier accentuaient la pression dans le camp adverse mais sans pouvoir reprendre de l’air au tableau d’affichage. Les deux équipes regagnaient les vestiaires sur ce court avantage en faveur des locaux.

En début de seconde période, les Irish prenaient le match à leur compte. Ils étaient récompensés sur une pénalité de leur buteur, Jarvis (14-13, 43e). Mais la suivante, de 45 m dans l’axe, passait à côté des perches. Ansbro, le centre international écossais, concluait un ample mouvement des siens pour porter l’estocade (essai transformé, 14-20). Juste avant le coup de grâce signé Thompstone qui faisait très mal au Racingmen, pour un nouvel essai transformé par Jarvis (14-27, 58e). Le Racing-Métro venait d’encaisser un 17-0 en 18 minutes ! La réaction du Racing arrivait enfin, par du jeu d’avants, mais les percussions monolithiques du pack parisien étaient annihilées par la courageuse et organisée défense anglaise. Le public de Colombes n’en croyait pas ses yeux: son cher Racing ne savait pas comment s’y prendre pour relancer la partie. Et c’est au contraire Thompstone qui crucifiait le club français sur une interception à six minutes du terme. Jarvis transformait cet essai du bonus pour les visiteurs (14-34, 75e). Un ultime essai qui scellait les ambitions européennes des partenaires de Sébastien Chabal, très médiocres aujourd’hui.

Source : France Télévision

«L’Effet boule de neige» du Leinster

O'Driscol trouve la brèche dans la défense des Saints

A l’issue d’une finale de H Cup renversante où le Leinster a vaincu Northampton (33-22) au prix d’une seconde période héroïque, les Irlandais tentaient d’expliquer leur incroyable retour.

Avec 16 points de retard (6-22) à la mi-temps, et onze d’avance à l’arrivée (33-22), le Leinster a réalisé un étonnant come-back en finale de la H Cup ce samedi. Que s’est-il donc passé à la mi-temps pour susciter une telle réaction ? Joe Schmidt, entraîneur du Leinster évoque d’abord une prise de conscience. «On a réalisé qu’on travaillait depuis neuf mois et qu’on laissait filer tout ça. On a parlé de confiance en nous et de construire notre jeu. On a aussi réglé quelques détails en mêlée. On a continué à croire en nous, les joueurs ont senti le renversement de dynamique, et avec le public incroyable…»

Pour Jonny Sexton, ouvreur du Leinster et grand bonhomme de cette rencontre (28 points : 2 essais, 3 transformations, 4 pénalités), la situation des Irlandais était plus facile à gérer psychologiquement en seconde période. «Quand on a une large avance, on ne sait pas toujours quoi faire avec le ballon, ce n’est pas évident d’être en tête. Nous, on s’est dit qu’il fallait garder le ballon et se reprendre les phases statiques. C’est un effet boule de neige.» Leo Cullen, capitaine du Leinster, soutient aussi que l’évolution de la rencontre est liée à un renversement psychologique. «On n’avait pas d’autre options que de jouer, explique-t-il. Quand on est 16 points derrière, c’est facile. Ca a été beaucoup une question de dynamique, essentiellement psychologique.»

«Douloureux de perdre une finale comme ça»
Du côté de Northampton, la physionomie de la rencontre semble alourdir le poids de la défaite. «C’est douloureux de perdre une finale comme ça, mais il faudra repenser à notre belle saison, relativise Jim Mallinder, l’entraîneur de Northampton. Ca a été dur, on avait joué une demi-finale dure (en Championnat d’Angleterre) la semaine dernière. On a dû faire de gros efforts et on était évidemment fatigués en deuxième période.» Pour Ben Foden, l’arrière de Northampton, ce match servira de leçon à ses jeunes coéquipiers. «Aucune finale ne se gagne en 40 minutes. On est une équipe jeune, il faut que l’on n’oublie pas ça et on reviendra plus fort. Le rugby est un jeu bizarre.» Spectaculaire aussi.

Source : boursorama.com

 

 

 

Arrêtons avec l’arbitrage amateur à la sauce british !

Drop goal de McIntyre contre Northampton

 

C’était le match entre un cador du rugby anglais, Northampton, et la cendrillon du rugby français, Castres. Les premiers sont déjà forts de deux titres européens : Champions d’Europe en 2000 et vainqueur du Challenge il y a deux ans. Les Saints sont également les vainqueurs de la dernière Coupe d’ Angleterre et 2ème du championnat anglais entre les London Irish et les Saracens. La demi-finale de Coupe d’Europe arrachée par le CO en 2002 ne pesait forcément pas bien lourd à côté du palmarès de son rival anglais. On pensait que les petits tarnais allaient se faire dévorer tout cru au Franklin’s Gardens.

Pourtant à la fin du match la différence de niveau entre les deux équipes n’était pas évidente du tout. Nous avons vu globalement deux équipes du même niveau.

Regrettons encore une fois l’arbitrage maison de l’arbitre comme c’est bien souvent le cas lors des confrontations franco-britanniques en Coupe d’Europe. Depuis une quinzaine d’année la France n’a plus a constaté ce genre d’injustice, Le Stade toulousain, lui aussi, a réussi à se faire respecter du corps arbitrale britannique. Malheureusement il n’en va pas de même pour les autres clubs français qui sont souvent lésés par des décisions fantaisistes.

Attention, je ne parle pas d’erreur d’arbitrage qui font partie du jeu et qu’il faut savoir accepter. Je parle de véritables fautes d’arbitrage. Je ne parlerai donc pas ici des pénalités sifflées contre les Tarnais en mêlé alors que la caméra semblait clairement indiquer que l’impact était Castrais, cela peut être une banale erreur d’interprétation comme il en existe dans tous les matchs.

En revanche un essai refusé sans aucune raison valable et surtout sans aucune explication ; une cravate monumentale qu’aucun des trois arbitres n’a vue ; une pénalité contre Castres parce qu’ils se sont trouvés à 16 sur le terrain, alors qu’il s’agissait justement d’une erreur du corps arbitrale constituent autant de fautes.

Malheureusement, le cas du match d’hier soir n’est pas un cas isolé : il vient s’ajouter à la déjà longue liste des matchs arbitrés de manière farfelue, comme l’USAP en a déjà été victime à Leeds, comme la Section Paloise s’est fait volé une demi-finale à Bath en 1996. Ou bien encore d’un match de Toulon l’année dernière en Challenge.

Evoquons l’attitude agressive des joueurs de Northampton hier qui eurent plusieurs fois des gestes d’énervement complètement déplacés sans que ce ne soit sifflé une seule fois ? Pourquoi quand un joueur d’une équipe française cela est systématiquement sifflé ?

Je crois surtout que de l’autre côté de la Manche on a du mal a accepté la domination des clubs français sur les clubs britanniques et particulièrement anglais. Du mal a avalé que Agen, le bras cassé du Top 14 ait pu mettre 26 points au club de Gloucester. Cela n’est pas sans me rappeler le Tour d’Italie ou 1984 ou les organisateurs italiens avaient modifié le parcours pour favoriser Moser sur Fignon.

Si on veut donner une véritable dimension continentale il faut en finir avec cet arbitrage d’un autre temps, celui d’un amateurisme marron à la sauce british. Le rugby est professionnel et il n’appartient plus à un petit groupe de gentlemen mais à tous ceux qui le pratiquent. Il est peut être temps aussi que clubs et journalistes français prennent le taureau par les cornes et demandent certaines explication quant à l’arbitrage.