Des dizaines de milliers de personnes place de la Concorde pour fêter les Bleus !

Un grand show à l'américaine parfaitement orchestré par la FFR qui tient à changer de dimension

PARIS (AP) — Environ 10.000 personnes, selon la préfecture de police, se sont rassemblées mercredi en fin d’après-midi place de la Concorde à Paris, pour fêter en héros les joueurs et l’encadrement du Quinze de France, de retour de Nouvelle-Zélande après leur défaite en finale de la Coupe du monde de rugby, dimanche à Auckland, face aux All Blacks (7-8).

« On ne s’attendait pas du tout à cela, on s’attendait à un petit comité. Au lieu de cela, il y a des milliers de personnes qui ont communié avec nous et, en fait, c’est cela le plus important », a souligné l’ailier tricolore Vincent Clerc qui a terminé meilleur marqueur d’essais du tournoi mondial (six essais) à égalité avec l’ailier anglais Chris Ashton.

Avant de recevoir un accueil enthousiaste place de la Concorde, les Bleus, à peine descendus de l’avion qui les ramenait d’Auckland, avaient été reçus à l’Elysée par le président Nicolas Sarkozy.

« C’est une journée interminable mais dans le bon sens et j’espère qu’elle va durer encore longtemps », a déclaré Vincent Clerc.

La Fédération française de rugby (FFR) avait décidé l’organisation de cette fête bien avant l’accession des Français à la finale. Elle a simplement pris plus d’ampleur. « On avait prévu d’organiser quelque chose. Compte tenu du résultat, nous avons visé plus grand. Si le parcours de l’équipe s’était arrêté en quart de finale, nous aurions monté un plus petit podium », a confié à l’AP, Jean-Louis Barthès, directeur général de la FFR.

Le rendez-vous entre les supporteurs et le Quinze tricolore était fixé à 17h. C’est toutefois avec près de 90 minutes de retard que les joueurs sont arrivés dans leur bus vert et blanc, salués par les cris de joie.

Alors qu’une marée de drapeaux tricolores commençait à s’agiter dans la foule massée face aux jardins des Tuileries, l’animateur a appelé les joueurs un à un sur le podium. Avec le capitaine Thierry Dusautoir en tête, les trente hommes de Marc Lièvremont ont pris place devant un panneau de toile sur lequel était écrit « XV fois merci ». A l’applaudimètre, et après Dusautoir, c’est, indiscutablement, Morgan Parra qui a décroché la palme.

Les joueurs ont ensuite été rejoints par les trois entraîneurs, Marc Lièvremont et ses deux adjoints Didier Retière et Emile Ntamack, ainsi que tous les autres membres de l’encadrement.

« Je voudrais vous dire au nom de toute l’équipe et de tout le staff que vous êtes merveilleux », a lancé Jo Maso, manager de l’équipe de France. « Merci de nous avoir soutenus. Cela a été très dur mais on savait que vous étiez là. Tous les messages nous disaient que l’ambiance était extraordinaire en France. Vous nous le prouvez aujourd’hui. »

La manifestation s’est terminée sur une vibrante « Marseillaise » reprise en choeur par le public et les joueurs. A leur descente du podium, ces derniers ont exprimé leur surprise et le plaisir.

« On a eu un avant-goût de tout ce qui s’est passé durant cette compétition en France et cela nous fait chaud au coeur. Cela fait du bien, atténue la peine d’avoir perdu. Merci à tous », a assuré l’ailier Alexis Palisson.

De son côté, le deuxième ligne Pascal Papé a dit sa fierté « d’avoir représenté son pays à l’autre bout comme on l’a fait. On a réussi à réunir pas mal de gens en France derrière notre équipe et notre sport. C’est déjà une grande victoire », a expliqué le joueur du Stade Français. « J’imagine même pas ce que cette fête aurait été si nous avions ramené la Coupe. » AP

Source : Le Nouvel Obs

Le maillot du Stade français : l’âme du club

Encore une originalité made in Paris !

Le Stade français a changé d’équipe dirigeante, mais visiblement  a toujours l’intention de créer le buzz avec ces maillots « originaux ». On ne change pas l’âme d’un club. Même si cette année l’arrivée des nouveaux maillots a été plutôt discrète, Coupe du Monde oblige. Il faudra cependant attendre l’année prochaine pour savoir si la nouvelle équipe autour du président Thomas Savare souhaite ou non continuer la politique de marketing de Max Guazzini, car les commandes avaient été envoyées au fournisseur Adidas avant l’arrivée du nouveau président. On sait déjà que les calendriers osés devraient passer à la trappe. Souhaite-t-il aussi récupérer les deux couleurs historiques du club, à savoir le bleu oxford et le rouge ? Ce qui est certain c’est que ces petits buzz ont donné au club parisien une notoriété mondiale sortant complètement de la simple sphère du rugby. Il serait risquer pour Thomas Savare d’abandonner une stratégie gagnante et ce qui est devenu au fil des années l’âme de son club. En attendant, je vous apprécier –ou pas- les nouvelles tenues du Stade français version 2011-2012…

Top 14 : Vers un superderby ?

François Steyn tente de plaque le surpuissant Bastareaud lors du derby francilien

Rien de tel qu’une bonne petite journée de championnat pour sortir de la dépression dans laquelle nous a mis le XV de France. Encore une fois, nous aurons le doit à une journée qui  sera marquée par des surprises, des matchs joués à couteaux tirés et des coups de théâtre. Cette treizième et dernière journée des phases ‘aller’ ne dérogera pas à la règle et nous proposera des belles affiches : Avec bien sûr le Champion de France, Clermont, qui recevra le Champion d’Europe, Toulouse. Le match dans un stade Mayol surchauffé entre des Toulonnais ; retrouvés après leur victoire à Perpignan, et Montpelliérains, surprenant dauphins du champion toulousain, devrait également valoir son pesant d’or. En bas de classement le match entre Brivistes et Agenais sera intéressant et risque d’apporter son lot d’émotion. Cependant, l’affiche 100% francilienne entre le Stade français et le Racing attirera tous les regards. J’ai pu lire ici et là qu’on regrette de ne pas avoir un vrai derby au Stade de France. Je crois que cela viendra. Un derby ne se crée pas en un jour, ni même en une saison ou deux. Pour l’instant Max Guazzini semble quelques peu jaloux du succès de son voisin des Hauts-de-Seine ; mais il faudra se rendre à l’évidence, le Racing est bien parti pour durer et devenir, lui aussi, une place incontournable du Top 14 Orange. Une rivalité historique entre deux clubs ne se décrète pas, on peut toujours faire monter la sauce avec des déclarations assassines, lancer des polémiques à quelques jours du coup d’envoi, mais seul le terrain peut vraiment créer une rivalité. Quand les deux clubs se seront rencontrés à plusieurs reprises, quand l’un aura battu l’autre sur un score aussi invraisemblable que 59-16, ou quand le premier aura éliminé le second en phase finale grâce à une pénalité litigieuse, quand un ancien du Stade jouant aujourd’hui au Racing se fera sortir sur carton rouge pour avoir fait une fourchette sur son ancien compagnon de chambre, alors naitra la vraie rivalité. Tous les parisiens seront « Stadistes » ou « Racing » comme les Espagnols sont Madrilista ou Barcelonista, le match se jouera au Stade de France (ou Grand Stade de la FFR) à guichet fermé, les spectateurs des deux clubs se battront, gentiment, pour avoir les places, I-Télé et BFMTV commenteront en boucle tous les aléas autour du derby, un petit logo apparaîtra en haut à droite de votre écran « Superderby -4 » pour dire qu’il ne reste plus que quatre jour avant le derby. Pendant ce temps là, le staff technique de la FFR continuera à dire que le Top 14 Orange est une compétition peu intéressante qui n’intéresse pas grand monde et les internationaux du monde entier rêveront de jouer pour l’un des deux clubs. Pour l’instant nous n’en sommes pas là. Mais le match de samedi pourrait être celui qui amorcera une rencontre de légende.

 

Le Racing attend le Stade Français comme une mise en bouche avant les barrages

Jérôme Fillol, du Racing Métro, plaque le demi de mêlée du Stade Français Charlie Davies, le 21 novembre 2009 à Colombes/B.LANGLOIS/AFP

Dans un match sans enjeu, le club Ciel et Blanc fera tourner son effectif en essayant de garder une dynamique positive…

Soleil radieux, éclats de rire et chambrages. La décontraction affichée par les racingmans lors de la séance d’entraînement de mardi en témoigne: tout baigne chez les Ciel et Blanc. La qualification pour les barrages, acquise à la force du poignet contre Biarritz, donne des ailes aux Franciliens, à quatre jours du derby face au Stade Français. «On est plus détendu, plus serein, s’amuse le demi de mêlée Jérôme Fillol. Y’a de la joie de vivre et c’est important pour préparer les matchs de phase finale».

Mais pas question pour autant de tomber dans l’euphorie et de galvauder le « déplacement » à Charléty, samedi, dans un match contre le Stade Français qui n’a comme enjeu que celui de la supériorité régionale. «Il n’y a pas de relâchement chez nous, analyse l’ouvreur du Racing Jonathan Wisniewski. On a beaucoup de garanties à aller chercher car on a eu beaucoup de mal contre Biarritz pendant soixante minutes… On doit se rassurer, se faire plaisir et retrouver des automatismes à quinze jours du quart de finale.»

Certains cadres au repos

Un constat partagé par Jérôme Fillol: «C’est toujours important de jouer des grande équipes comme le Stade Français pour peaufiner quelques détails avant d’aborder des matchs couperet.» Et pour «garder la dynamique» de la victoire, même si l’effectif a de bonnes chances d’être en partie renouvelé, la rencontre contre Biarritz ayant laissé des traces. «C’est une opportunité pour certains joueurs de chercher une place dans les 23 (pour les quart), explique l’adjoint de Pierre Berbizier, Simon Mannix. On peut montrer que l’équipe ne tourne pas uniquement autour de Chabal, Nallet et Steyn et qu’on est 35 mecs à avoir beaucoup donné cette saison.»

Reste l’énigme Stade Français. Eliminés de toutes compétitions et de la course à l’Europeles nouveaux résidants du stade Charléty voient le bout d’une saison calvaire. Jérôme Fillol, ancien du Stade Français, ne doute pourtant pas de la qualité de l’opposition qui attend les Ciel et Blanc samedi. « Ce match reste un duel entre deux clubs parisiens et le Stade Français a envie de repartir en vacances avec un beau match. Ce groupe a du caractère et beaucoup d’orgueil et je ne pense pas qu’ils vont baisser le pantalon devant leur public.» A défaut d’enjeu, ce derby devrait offrir beaucoup de jeu.

Source : 20minutes.fr

Au Stade de la Controverse

Gauche-droite, Droite-gauche, la bataille fait rage. Avec à l’horizon, un possible Euro 2016 en France, la course aux infrastructures est en train de faire un flop, à cause de querelles vraisemblablement plus politiciennes que politiques. De ces querelles, il y aura deux grands perdants, la France, incapable d’avancer, et le sport français. Hélas, le rugby n’y échappera pas. Démonstration faite avec un petit tour dans trois grandes villes de l’Hexagone.

Le futur grand stade de Lille

En matière d’infrastructures pour le sport de haut-niveau la France, malgré les mondiaux de football (1998) et de rugby (2007) a pris un énorme retard. Des pays tels que l’Espagne, le Portugal, l’Italie ou les Pays-Bas, disposent tous d’enceintes ultramodernes notés 5 étoiles par l’UEFA. Quant à la Grande-Bretagne et l’Allemagne, elles appartiennent à une autre planète. Une planète, où l’on ne craint pas le modernisme et où l’on se donne les moyens de ses ambitions.

MMArena, au Mans, un exemple de stade moderne

Le cas parisien

Pourtant avec le football et le rugby, la France est l’un des très rares pays d’Europe à aimer  deux sports capables de remplir les plus grandes enceintes. C’est le cas à Paris où l’équipe du Stade français a obtenu d’excellents résultats au plus haut niveau entrainant derrière le club un public toujours plus nombreux. Seulement, la ville ne dispose pas d’infrastructures modernes dignes d’un grand club de Top 14. Devant, ce constat la Mairie de Paris a voté la construction d’un nouveau Jean Bouin qui répondrait parfaitement aux attentes du sport professionnel. Seulement, un collectif emmené par des élus, issus de l’UMP, du XVIème arrondissement de Paris s’oppose fermement au projet, prétextant que l’actuel Jean Bouin est un stade omnisport servant avant tout à la pratique du sport amateur et scolaire dans le seizième. On prétend aussi que ce stade qui serait construit par l’architecte Rudy Ricciotti et qui coûterait 110 millions d’euros, serait un cadeau du Maire de Paris, Bertrand Delanoë au Président du Stade français, Max Guazzini. Et comme en France, la protestation unie plus que la réforme, les élus UMP ont trouvé l’improbable soutient des Verts pour renforcer leur collectif anti-nouveau Jean Bouin ! Les travaux qui devaient voir le jour début 2010 ne sont pas prêts de débuter. Les solutions alternatives sont rares : Le PSG, refuse la cohabitation avec un voisin rugbyman qui lui fait de plus en plus d’ombre (le maillot du Stade français se vend mieux que celui du club de football). Quant au stade Charléty, il est aussi vétuste que ne l’est l’actuel Jean Bouin. De leurs côtés les Racingmen des Hauts-de-Seine connaissent également des difficultés pour leur projet d’Arena 92 qui n’a pas été retenu comme site pour la candidature française à l’Euro 2016. L’enceinte devrait en effet être à cheval sur deux communes, l’une d’elle, Nanterre est une enclave gauchiste dans un département qui est l’un des bastions de la droite. Regrettons que Paris soit la seule capitale du monde ne disposant pas d’administration pour son agglomération. Heureusement côté Racingmen, le bon sens des uns et des autres fait qu’on peut espérer voir cette Arena 92 du côté de la Défense.

Et si FFR, Stade français et le Racing se mettait autour d’une même table ? En effet, les trois entités désirent créer leur stade. Le seul ‘hic’ c’est que chacun porte un projet différent : Le Stade français souhaite une enceinte de 20 000 places, et continuerait vraisemblablement de délocaliser ces matchs de gala au Stade de France. Le Racing, veut une Arena polyvalente, avec toit rétractable pour le tennis, les concerts, le basket ou le handball, sur le département des Hauts-de-Seine, elle pourrait accueillir 35 000 personnes environ pour les matchs du Racing. La FFR souhaiterait disposer d’une cathédrale afin de ne plus avoir à traiter avec le consortium du Stade de France et de sa clause abusive.  Il s’agirait, on imagine d’un stade bien plus grand (environ 80 000 places) et qui pourrait être situé sur le département de l’Essonne qui entretient des relations privilégié avec la FFR depuis la construction du centre de Marcoussis. Mais les nouvelles arènes polyvalentes modulables pourraient convenir au trois.

Le futur vélodrome de Marseille, devrait toujours servir pour les matchs du XV de France

Le cas bordelais

Alain Juppé va devoir rehausser ses manches pour obtenir son grand stade

La capitale girondine disposait depuis des années du magnifique stade Chaban-Delmas, une œuvre Art-Déco, construit pour la Coupe du Monde de football 1938, il est le premier stade être complètement couvert par un toit qui est suspendu sans l’aide de piliers. Seulement voilà, le Stade, qui accueillit des matchs des Coupes du Monde de football 1938 et 1998, de rugby 1999 et 2007, la finale de Heineken Cup 1997 est aujourd’hui vieux de 72 ans. Son statut de monument inscrit au Patrimoine du XXème siècle empêche une rénovation en profondeur, et son entretien est devenu un gouffre pour la Municipalité. Le club de foot pensionnaire, les Girondins de Bordeaux –créé d’ailleurs afin que l’enceinte bordelaise puisse disposer d’une équipe- est devenu le meilleur club de France. Afin de redevenir compétitif au plus haut niveau européen, le club souhaite disposer d’un outil très haut de gamme de 45 000 places dans le quartier du Lac. Par ailleurs, la Ligne Nationale de Rugby a indiqué que le stade Chaban-Delmas ne répondait plus à ses exigences et qu’il ne serait plus possible d’y organiser les demi-finales du Top 14 Orange comme s’était souvent le cas. Là aussi, l’Euro 2016 viendrait à point nommé. La construction d’un tel stade viendrait dans la continuité d’un vaste et ambitieux programme de réaménagement de la ville, entrepris par le maire Alain Juppé depuis une dizaine d’années, qui a vu la rénovation complète du Port de la Lune nouvellement inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, la dotation pour l’agglomération de lignes de tramways ultramodernes, la création d’un quartier d’affaires, Bordeaux-Euratlantique dont le centre sera la gare reliée par TGV à Paris et Madrid. Ce quartier, disposera d’ailleurs de sa nouvelle Arena Montecristo, qui sera l’une des plus grandes salles polyvalentes de France. Seulement, avec tous ses projets pharaoniques certains ont de plus en plus de mal à mettre la main à la poche : Pourtant le budget est « presque » bouclé, l’état apporterait 20 millions d’euros, M6, actionnaire majoritaire du club marine-et-blanc mettrait 100 millions sur la table, la municipalité de Bordeaux, la Communauté urbaine, et la région 15 millions chacune, le naming devrait pouvoir apporter 10 millions, il manquerait encore 10 ou 15 millions que le Conseil Général de la Gironde, majoritairement socialiste, refuse de combler. Inutile de dire que l’Euro 2016, attirerait des millions de touristes, qui consommeraient, rempliraient nos hôtels, nos restaurants, nos bars, laisseraient des pourboires et qui seraient susceptibles de revenir en France pour peu, qu’on se soit montrés à la hauteur. Un grand stade pour la Gironde permettrait au département de retrouver les équipes de France de football et de rugby qui boudent la région depuis des décennies, d’avoir une salle de concert pouvant accueillir les U2, Madonna et autres Johny Hallyday. Alors qu’il faut s’imaginer ce que sera la France de l’après-crise, certains élus refusent de voir plus loin que les Régionales de 2010 et craignent la réussite de leurs opposants. Quant au rugby, Alain Juppé aimerait que l’Union Bordeaux-Bègles, capable de mobiliser 20 000 spectateurs pour un match de ProD2, récupère le stade Chaban-Delmas. Ce n’est évidemment pas du goût du maire de Bègles, vert, Noël Mamère qui aimerait voir l’UBB rester sur sa municipalité et envisage une rénovation du stade André Moga, en le dotant d’une capacité 15 000 places.

 

Une demi-finale de Top 14 sur la Côte d'Azur, ça vous dit ?

Le cas lyonnais

Du côté lyonnais, là aussi le projet de construction d’un grand stade, qui porte le nom provisoire d’OL Land, n’est pas un long fleuve tranquille. Ici, les opposants au stade appartiennent à des milieux très variés : on y retrouve des élus de l’UMP, des socialistes, naturellement des Verts (opposés pour des raisons idéologiques à tous les projets), mais aussi quelques supporters de l’Olympique Lyonnais, nostalgiques du foot « à la papa » et préférant l’actuel stade Gerland.  D’une manière général, ici, c’est plus l’emplacement du Stade à Décines, loin du cœur historique de Lyon qui fait l’objet d’une contestation que le grand stade, lui-même. En effet, les transports en commun ne desservent absolument pas cet endroit. Ainsi, le contribuable lyonnais devra payer de sa poche un projet porté par un club de football professionnel côté en bourse. Le problème du foot et aussi celui du rugby. Car Lyon, compte l’un des tous meilleurs clubs de seconde division, susceptible à un moment où l’autre de monter en Top 14 Orange, le LOU. Comme cela a déjà été dit sur ce blogue, on sait que le millionnaire Jean-Michel Aulas, PD-G de l’OL garde un œil attentif sur la progression des rugbymen et espère recycler le Stade Gerland en stade dédié à l’ovale. En effet, si le LOU venait à monter en Top 14 Orange en fin de saison, Lyon, la deuxième agglomération française, ne dispose pas de stade pouvant accueillir des matchs d’élite. La solution pour les rugbymen lyonnais passerait probablement par une équipe « SDF », qui jouerait ses gros matchs à Gerland, et jonglerait entre le stade des Alpes de Grenoble, Bourgoin-Jallieu et au stade de La Duchère pour les autres matchs en attendant de disposer d’un stade. Quant à l’OL Land, on peut imaginer qu’il pourrait être loué à la FFR ou à la ligue pour recevoir des matchs du XV  de France et des demi-finales du Top 14. Ce qui serait un argument de plus dans la valise de monsieur Aulas et de ses partisans.

Conclusion

Le très controversé OL Land

Les stades sont devenus, qu’on le veuille ou non, le reflet du dynamisme d’une ville. Certains auraient sans doute préféré, à tort ou à raison, que ce soit les musées plus que les stades qui servent d’indicateur. Mais le sport étant à la masse ce que la culture est à l’élite, il n’en est pas ainsi. Les villes françaises ont donc pris un retard significatif. La grandeur de notre pays vient aussi de l’audace de nos ancêtres en matière d’architecture. Le monument qui représente la France partout dans le monde était lui aussi à son époque l’objet d’une très grande controverse. Aux yeux de certains l’expo universelle de Paris ne valait pas plus que ce que peut valoir aujourd’hui l’Euro2016 pour d’autres. C’est grâce à la ténacité de certains que la France a pu impressionner le monde grâce à son audace, à son dynamisme. Il y a toujours mille (bonnes) raisons pour ne pas faire, pour rester sur place, pour ne pas avancer. Mais si la France est le pays des milles-châteaux, des milles cathédrales, c’est parce que certains ont écouté leur rêve, plus que ces milles raisons.  Les villes françaises ont besoin de retrouver leur prestige, leur compétitivité sur le plan européen. Gageons que la France puisse un jour devenir aussi le pays des milles stades !

Au Racing le derby !

Le Racing-Métro a remporté dans la douleur le derby parisien contre le Stade Français à Colombes. Les hommes de Berbizier, performants en mêlée, confirment leurs ambitions. Les Stadistes, décimés, prennent le bonus défensif.

Le derby parisien a tenu toutes ses promesses. Le Fidjien Bobo a inscrit le premier essai des Racingmen

 Dans les coulisses d’Yves du Manoir
– Jamais depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le Racing-Métro et le Stade Français ne s’étaient affrontés en première division. La dernière rencontre entre les deux plus anciens clubs du rugby français s’est déroulée lors de la saison 2000-2001 en Coupe de la Ligue.

– Prévu initialement vendredi, cette affiche tant attendue a finalement été décalée en raison de la concurrence du match de foot entre Marseille et le PSG.

– Non retenu par les entraîneurs du XV de France pour affronter les Samoa, Lionel Nallet a pu tenir sa place dans le XV du Racing. A contrario, Sébastien Chabal, lui, était retenu en sélection. Jacque Cronje en a profité pour prendre le numéro 8. Jérôme Fillol et Julien Saubade, eux, ont affronté leurs anciens partenaires.

– Privé de 19 joueurs, dont dix internationaux, le Stade Français a dû trouver de nouvelles solutions dans son effectif. La plus étonnante est la titularisation de Mathieu Bastareaud en numéro 8. Le centre international avait déjà joué dix minutes à ce poste lors du match nul à Clermont. Six Espoirs ont complété le groupe.

Jeu et joueurs
Le jeu
Disputé dans l’ombre du test-match entre la France et les Samoa, ce derby parisien était malgré tout attendu avec impatience. Et il a globalement tenu ses promesses quand on sait que tous les internationaux n’étaient pas là. Devant son public d’Yves-du-Manoir venu en nombre, le Racing l’a emporté de justesse face au Stade Français. Les Stadistes sont mieux entrés dans le match que leurs adversaires. Et il n’aura fallu attendre que deux minutes pour qu’ils marquent le premier essai par Phillips. Le Racing, dominateur en mêlée, s’est peu à peu réveillé pour passer devant suite à un essai de Bobo à la 21eme (11-7). Trop sanctionnés, les joueurs de Pierre Berbizier ont facilité le travail du Stade Français qui a surtout joué en contre. Au terme d’une première période pleine de bonnes intentions des deux côtés, les visiteurs menaient de deux petits points (11-13). Au retour des vestiaires, le jeu est devenu très brouillon. Suite au carton jaune pris par Rabadan, les Racingmen ont parfaitement mis à profit leur supériorité numérique pour faire le trou à l’heure de jeu (20-13). Mais le Stade Français, qui n’a jamais abdiqué, a réduit le score sur un exploit personnel de Bastareaud (20-18). Plus rien ne sera marqué dans cette fin de match haletante. Après avoir fait plier Toulouse, le Racing remporte un autre succès de prestige. Mais que ce fut dur ! Le Stade Français, lui, devra se contenter du bonus défensif. Mais il n’a pas manqué grand chose aux hommes de Max Guazzini pour l’emporter.

Les Racingmen
Dans le sillage de leur capitaine Lionel NALLET et de Jacque CRONJE, les joueurs du Racing ont imposé un gros combat aux Stadistes. En mêlée, les hommes de Pierre Berbizier ont dicté leur loi. La défense, elle, a été plus fragile, laissant quelques espaces à son adversaire. Surtout, les fautes, au sol notamment, ont été trop nombreuses. Heureusement, la botte de WISNIEWSKI, déjà très bon contre Toulouse, a fait beaucoup de bien tout comme l’essai de BOBO, servi justement par son ouvreur. Malgré de nombreux ballons, le promu comptait deux points de retard à la pause avant de repasser devant à l’heure de jeu grâce notamment au talent du Sud-Africain STEYN – néanmoins pris sur le deuxième essai stadiste – et une nouvelle fois de Wisniewski. Face à son ancienne équipe, l’ailier Julien SAUBADE a réalisé quelques percées énormes notamment à la 78eme minute.

Les Stadistes
Privés de 19 éléments, les joueurs de Jacques Delmas ont d’abord bien entamé le match sur un essai de PHILLIPS, toujours aussi rapide, avant de souffrir en conquête. En mêlée surtout. Rien d’étonnant à cela quand on sait que la plupart des cadres habituels étaient en sélection. WEBER, rapidement remplacé, ne sera ainsi resté sur la pelouse de Colombes qu’une dizaine de minutes avant de se blesser. Derrière, le Stade Français a eu pas mal de bons ballons à jouer. On retiendra la bonne performance de BOUSSES. Titularisé pour la première fois en numéro 8, Mathieu BASTAREAUD s’en est bien sorti. Il a par ailleurs marqué un essai en force sur l’aile gauche. GASNIER s’est signalé par plusieurs percées tranchantes. Le capitaine Pierre RABADAN, lui, a pris un carton jaune en milieu de seconde période. Passé à l’ouverture après la blessure de MIERES, OELSCHIG a n’a pas toujours fait le bon choix. Il a manqué de la maîtrise à cette équipe pour faire encore mieux.

Source : Rugby365.fr