Euro Nations. Bleus : le fossé est encore trop large…

L’analyse. La France et l’Angleterre ne tire pas dans la même catégorie. Entre les deux nations, il y a bien un fossé d’écart. D’ailleurs, cette formation anglaise a annoncé qu’elle était candidate au titre mondial de l’édition 2013. Au regard de la prestation qu’ils ont proposée hier les Anglais sont parfaitement en phase avec leur objectif. Sur la pelouse de Craven Park, l’antre des «Rovers», c’est une véritable démonstration de jeu qu’ont proposé les hommes de Steve Mac Namara. Des schémas offensifs parfaitement structurés, des libérations de balles opportunes avec le souci d’ouvrir un espace pour le dernier relayeur. En outre, la charnière a été parfaitement pertinente dans ses choix tactiques. La force de cette formation anglaise, c’est aussi de donner de la vitesse au mouvement. Conclusion à huit reprises, la défense tricolore s’est trouvée en difficultés.

Les essais. Le premier essai de l’arrière Sam Tomkins est un exemple de tableau noir avec des passes dans le bon tempo, des faux appels et une parfaite exploitation de l’intervalle qui a suffi à l’arrière anglais pour faire la différence. L’unique essai français est l’œuvre du talonneur pianencq Kane Bentley en toute fin de match. Ce dernier a bonifié l’excellent travail de Jason Baitieri qui a déchiré la défense anglaise à hauteur des 22 m.

Les blessés. Cyril Stacul, l’arrière a été KO après moins d’un quart d’heure de jeu et n’a pu reprendre la partie. Une sortie qui a dans l’ensemble désorganisée une équipe qui avait déjà la pression. Après l’heure de jeu, c’est Gregory Mounis qui a été contraint de sortir. Le 3e ligne des Dragons souffrirait d’une luxation acromio-claviculaire. Ces deux joueurs sont incertains pour la finale de dimanche à 18 à Salford.

 

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Top 14 : Clermont est insubmersible à domicile

Fofana trouve la brèche dans la défense parisienne (photo: rugbyrama.fr)

Clermont est revenu de nul par face à un brillant Stade Français pour s’imposer (28-25) sur un drop de James à la sirène. Le record d’invincibilité à domicile tient toujours en Auvergne, mais il a vacillé.

Invaincu à domicile depuis 47 rencontres, Clermont a bien cru voir sa série s’arrêtée ce vendredi soir face au Stade Français lorsqu’à la mi-temps les Jaunards étaient menés 22 à 10 par les Roses parisiens. Pourtant au coup d’envoi, le duel paraissait inégal entre Clermont facile à domicile, dauphin du leader Toulon et au jeu tout à fait convaincant depuis le début de saison. En face le Stade Français avait plié sur chacun de ses déplacements depuis le début de la saison. Richard Pool-Jones, le coach parisien, avait d’ailleurs affiché peu d’ambition sur ce match en offrant une place de titulaire à la jeune garde représentée par Bonneval, Doumayrou, Sinzelles et le Fidjiens Vuidrawalu. Ce dernier, sans complexe, prenait le jeu à son compte en offrant le premier essai à Warwick en réceptionnant le coup d’envoi, relançant en puissance, tapant à suivre pour lui même et allant jusqu’à un mètre de la ligne des Jaunards. Les gros de Paris faisaient le reste pour pousser Warwick (1r). Clermont répondait rapidement, Parra trouvant Domingo en bout de ligne d’une double sautée (9e). Mais le jeune Vuidrawalu avait décider de faire de la défense de Clermont sa chose, Fofana et Stanley explosés sur leur ligne pouvaient en témoigner (7-15, 21e). Puis le jeune Parisien profitait d’un nettoyage à la mode de Papé sur Kotze pour aplatir un ballon qui roulait à porter de bras (7-20, 30e).

Une défense et un Parra

Mais Clermont n’allait pas abandonner sa série sans combattre. Au retour des vestiaires, on sert les lignes en Auvergne et la jeunesse parisienne commence à multiplier les fautes. Mauvaise idée lorsqu’en face on dispose d’un sniper de la qualité de Morgan Parra. L’international tricolore plantait quatre pénalités alors qu’en face Porical se limitait à une seule. A la 78e minute les deux équipes se retrouvaient dos à dos (25-25). Le jeu se crispait, la moindre faute pouvant offrir la victoire à l’adversaire. Fofana a bien cru ouvrir la voie pour les locaux, créant le décalage dans les 22 mètres de la capitale, il tentait une passe au large qui ne trouvait que le gazon du stade Michelin. Les parisiens, tant sanctionnés dans cette seconde période restaient très sage. Mais il était dit que Clermont devait remporter ce match dans la foulée de sa remontée fantastique. Et c’est Brock James qui se chargeait de faire exploser le stade d’un drop à la sirène (28-25). Même si défaite il y a, le Stade Français pourra s’appuyer sur cette partie comme match référence pour le futur. Pour Clermont, dont la victoire à domicile est devenu une routine, ce match vaudra surtout pour la solidarité et l’émotion.

Top 14 : Toulouse remet les pendules à l’heure

Le Toulousain Yannick Nyanga (d) face à un joueur de Bayonne, le 21 septembre 2012 au stade Jean-Dauger, à Bayonne. Image: 20minutes.fr

Le Stade Toulousain a facilement l’Aviron Bayonnais sur ses terres dans un match très convaincant (6-35). Première victoire à l’extérieur pour le stade, avec le bonus en prime.

Toulouse, occis par l’USAP le week end dernier (34-20), devait une revanche à ses supporters. Une revanche à la marque d’abord, mais dans le jeu aussi, tant les Toulousains avait été promenés par les Catalans. Après la claque reçu contre Perpignan, Toulouse a sorti la machine à baffes avec Bayonne dans le rôle du sparing spartner (6-35). Parce que le Stade a retrouvé sont jeu à la main, envoyant le cuir au large. Les Basques prenaient rapidement l’eau, tel Cédric Heymans qui se ratait sur un coup de pied désaxé de Mc Allister, Clerc récupérait et servait Matanavu pour le premier essai (6-14, 17e). McAlister se ratait sur la transformation, tout comme Matanavu qui sur la relance mangeait la feuille de match en gâchant un 4 contre 1, avec une passe… à son adversaire. Johnston et Romieu sortaient eux la boîte à gnons, un de chaque côté, ponctué d’un jaune pour chacun. Ce qui avait pour effet de couper un peu les ailes des Toulousains et de remettre les Basques dans le match. Pas de quoi mettre en danger les joueurs des bords de Garonne.

Le retour des vestiaires était fatal à l’Aviron qui prenait un nouvel essai dès la 46e minute. Servi une nouvelle fois par Clerc, Nyanga s’ouvrait la route de l’essai d’un crochet avant de résister en puissance au retour de Spedding (6-21, 46e). Dès lors la messe était dite. Les Rouges et Noirs chassaient le bonus offensif, alors que Bayonne n’espérait plus que ne pas prendre une déculotté. Mission ratée puisque Toulouse enquillait un troisième essai par Bouilhou qui suivait un bloc de Doussain à cinq mètres de la ligne (6-28, 74e). McAllister terminait l’oeuvre toulousaine en allant planter son essai en bout de ligne sur la dernière action du match (6-35, 82e). Avec le bonus dans la poche, Toulouse calme les critiques nées du match à Barcelone face à Perpignan. Pour l’Aviron, la saison va être à nouveau très compliquée.