L’Australie se console

Leigh Halpfeny franchit la ligne d'en-but australienne mais l'Australie a déjà assuré le score

L’Australie a pris la troisième place de la Coupe du monde en dominant le pays de Galles (21-18), lors de la petite finale à l’Eden Park Auckland. Entre deux formations émoussées et finalement peu motivées après leur désillusion, la rencontre n’a pas offert de grand spectacle malgré quatre essais.

On était en droit d’attendre à une orgie de jeu entre ces deux formations portée de coutume sur l’offensive. Les défaites en demi-finales ont dû toutefois couper leurs ailes avec un premier acte bien loin du niveau de jeu espéré. Les Wallabies s’évertuaient à monopoliser le ballon et Cooper, plus fringuant que depuis le début du Mondial, orchestrait l’attaque australienne de belle manière. Au sortir d’une mêlée dans les 22m, l’ouvreur combinait à merveille avec Barnes qui marquait le premier essai du match (12e). Le début d’une longue série ? Pas du tout.

Quade Cooper, la tuile

L’Australie voyait ses ardeurs à la baisse avec les blessures de deux joueurs clés, Beale, dont les ischio-jambiers n’ont pas tenu, et Cooper, qui s’est effondré tout seul, s’étant probablement rompu les ligaments du genou droit. Entre maladresses, mauvais choix et indiscipline, le jeu s’en retrouvait haché. Les Gallois relevaient la tête mais leurs buteurs n’étaient pas en réussite, Hook ne convertissant qu’une seule pénalité (20e). 7-3 à la pause, les spectateurs de l’Eden Park restaient vraiment sur leur faim.

La stérilité galloise

Mettant l’accent sur l’occupation du terrain, l’Australie se faisait contrer dès le retour des vestiaires. Sur un ballon récupéré au sol, Hook ramassait un petit coup de pied à suivre et passait (en-avant ?) à son ailier Shane Williams qui poussait lui aussi au pied pour inscrire son 58e essai international. Les Gallois ne menaient pas pour autant bien longtemps, victime de leur indiscipline dans les phases de ruck. L’arbitre Wayne Barnes se montrait intransigeant et l’ailier australien James O’Connor convertissait deux pénalités (54e, 57e).

Les Gallois décidaient alors de conserver le ballon et de multiplier les temps de jeu. Sans réussite. Les Australiens défendaient à la perfection et ne commettaient aucune fautes, récupérant même de nombreuses munitions au sol grâce à un Pocock toujours aussi performant dans ce domaine. Les coéquipiers de Gethin Jenkins s’épuisaient à force de buter sur un mur. Barnes, sur drop, faisait preuve de réalisme (68e) pour l’Australie et Stephen Jones (70e) ne répondait qu’avec une simple pénalité. Sur une offensive d’envergure, McCalman scellait le sort de la rencontre avec un bel essai (76e). La réalisation de Halfpenny (81e), après une séquence interminable, restera anecdotique mais symbolise parfaitement le talent offensif de cette équipe galloise qui aura été bien belle à voir.   

L'Australie termine à une honorable troisième place

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Les Wallabies changent la donne avant la Coupe du Monde

L'ancien parisien Radike Samo réalise un grand match

BRISBANE, Australie (Reuters) – A 12 jours de l’ouverture de la Coupe du monde, l’Australie a fait sensation en battant la Nouvelle-Zélande, grandissime favori de la compétition, sur le score de 25-20 et trois essais à deux, samedi, à Brisbane.

Cette victoire permet aux Wallabies de remporter le Tri Nations pour la première fois depuis 2001.

Elle change surtout la donne et montre que les All Blacks, souvent empruntés et maladroits, ne sont pas invincibles comme si l’obligation de gagner le Mondial sur leurs terres pesait déjà sur eux.

« C’est un résultat significatif pour nous puisque nous n’avions pas réussi à le faire (ndlr: gagner le Tri Nations) depuis 2001 », a déclaré Robbie Deans, entraîneur néo-zélandais des Wallabies qui n’avait battu les All Blacks que deux fois en 14 matches.

« Nous avions eu de bonnes séquences de jeu contre ces gars dans le passé mais nous n’avions pas tenu les 80 minutes », a-t-il ajouté. « Quant à la Coupe du monde, disons que nous avons placé la barre un peu plus haut et qu’ils auront hâte de se venger », a-t-il ajouté.

Pour cette finale du tournoi des nations de l’hémisphère Sud, l’entraîneur des All Blacks, Graham Henry, avait aligné un XV qui ressemblait fort à ce qui pourrait être son équipe-type pour la Coupe du monde.

Graham Henry s’est dit davantage préoccupé par les blessures subies par les troisièmes lignes Kieran Read et Adam Thomson que le fait d’aborder la Coupe du monde après deux défaites consécutives contre les Springboks et les Wallabies.

« Ces deux défaites signifient que nous ne devons pas être complaisants avec nous-mêmes », a-t-il dit.

Sévèrement battus 30-14 à l’Eden Park d’Auckland le 6 août, les Wallabies ont pris le match à leur compte d’entrée et ont livré une première mi-temps époustouflante.

Après un premier essai refusé par l’arbitre vidéo à Adam Ashley-Cooper sur un arrachage de ballon dans l’en-but par Mils Muliaina, ils ont créé une première entaille dans la superbe néo-zélandaise au quart d’heure de jeu.

GÉNIAL GENIA

L’honneur de marquer le premier essai est revenu au demi de mêlée Will Genia qui a conclu un enchaînement de neuf phases de jeu par un départ au ras d’un regroupement sous les poteaux.

Vingt minutes plus tard, c’est le n°8 Radike Samo qui a fait éclater la défense néo-zélandaise entre Kieran Read et Dan Carter.

L’ancien joueur du Stade Français a dévoré une moitié de terrain et a résisté à une dernière tentative de plaquage en tenaille sur la ligne de Mils Muliaina et Cory Jane.

Grâce aux deux transformations et à deux pénalités de Quade Cooper, toujours majestueux dans son rôle de chef d’attaque, les Wallabies menaient 20-3 à la mi-temps.

Réduits à la portion congrue d’une pénalité de Dan Carter, les All Blacks ont tenté d’imposer une épreuve de force et d’usure à la reprise.

Une effrayante séquence de plus de 20 phases de jeu a fini par déstabiliser la défense australienne. Dan Carter a ouvert un intervalle et y a glissé le ballon à Conrad Smith dont la course à l’essai a été limpide.

A l’heure de jeu, Conrad Smith s’est transformé en passeur pour lancer le centre Ma’a Nonu à contre-pied de la défense australienne.

Avec les deux transformations de Dan Carter, les All Blacks venaient de recoller au score. Ils semblaient même en passe d’imposer leur puissance aux irrespectueux Wallabies.

Ces derniers pourtant ont trouvé les ressources physiques et mentales pour enrayer la déferlante noire.

Un autre coup de génie de Will Genia a fait basculer le match. Le demi de mêlée des Wallabies s’est échappé au ras d’un regroupement. Il a servi dans le tempo idéal Digby Ioane venu en soutien. L’ailier a offert l’essai à l’arrière Kurtley Beale.

Quade Cooper a raté la transformation puis une pénalité mais ces deux fautes de goût n’ont pas changé le cours du match.

Source : challenges.fr

Super Reds !

Will Genia homme du match de cette magnifique finale !

Leaders de la saison régulière, les Queensland Reds ont confirmé leurs excellentes dispositions de l’année 2011 en remportant samedi à Brisbane leur premier titre en Super Rugby après avoir pris le meilleur sur les Canterbury Crusaders (18-13) en finale. Devant leur public du Suncorp Stadium, les Australiens ont pu compter sur le talent de Ione et Genia pour faire chuter Carter et les siens.

La finale de rêve a tenu toutes ses promesses. Le choc des Titans entre les Queensland Reds et les Canterbury Crusaders a donné lieu samedi à une orgie de rugby conclue par le premier titre de la province australienne en Super Rugby. Devant leur public du Suncorp Stadium de Brisbane, Quade Cooper et les siens ont remporté (18-13) un sommet d’ovalie qui vient confirmer le changement de statut d’une formation passée eu deux ans de la treizième place du défunt Super 14 aux sommets du Super 15. Leaders tout au long de la saison régulière, les Reds placent là une cerise de choix au sommet de l’alléchant gâteau élaboré en 2011.

Pour un coup d’essai, les Australiens ont donc réalisé un coup de maître. Novices à ce niveau de la compétition, les Maroons ont su imposer leur loi face aux expérimentés Crusaders, recordmen de victoires en Super Rugby avec sept sacres. Avec un mérite évident puisque les Néo-Zélandais s’illustrent dans un premier acte qu’ils dominent stérilement. Jusqu’à ce que Dan Carter justifie son statut de star mondiale du rugby. Le All-Black tape pour lui-même et récupère un ballon qu’il s’en va aplatir entre les perches avant de transformer (7-3, 34e). Le duel stratosphérique des 10 a bel et bien commencé, Quade Cooper se chargeant, grâce à deux pénalités (32e, 38e), de maintenir les Reds au contact à la pause (7-6).

Les bijoux de Ione et Genia

Si le premier acte est animé mais pauvre en points, le second est d’un tout autre acabit. Alors que les Crusaders semblent sûrs de leur force et creusent un peu plus l’écart grâce à une pénalité de l’inévitable Carter (10-6, 49e), les Reds prennent une première fois les devants. Et de quelle manière. Digby Ione donne l’impression de franchir le mur du son pour transpercer la défense néo-zélandaise et signer le premier essai des siens (13-10, 51e). Carter profite d’un hors-jeu adverse pour égaliser (13-13, 56e). Le sort de la rencontre est incertain et aucune des deux équipes ne semble disposée à abdiquer.

Entre alors en ligne de compte la fraîcheur physique et sur ce plan, les Reds semblent mieux armés et le prouvent au cours d’une fin de partie qui tourne à leur avantage. Après un essai refusé à Rob Simmons pour un en-avant (59e), le salut des Reds vient finalement de Will Genia. Le demi de mêlée brille de mille feux lorsqu’il feinte la passe de ses 40 mètres, crochète Carter avant de sortir les canes et d’aplatir au terme d’une course folle de 60 mètres (18-13, 68e). Les coups de pied ratés par Cooper dans les dernières minutes n’empêchent pas Ewen McKenzie, deux ans après son éviction du Stade Français et après deux finales perdues avec les Waratahs, de remporter son premier titre en Super Rugby. Et les Crusaders, désireux de l’emporter en hommage aux disparus du tremblement de terre de Christchurch en février dernier, de verser quelques larmes…

Source : Sports.fr


Quade Cooper fait son one man show

Le style racé, la tête haute, des feintes de passes d’un autre siècle, passes sautées, c’est un vrai récital que nous a proposé en demi-finale du Super 15 le jeune ouvreur des Queensland Reds. Le jeune et prodigieux numéro 10 australien nous rappelle les anciennes gloires de ce sport, Serge Blanco, Jonathan Davies (première partie), David Campese, Mark Ella… On peut en revanche se poser des questions sur la défense des Blues qui a l’air quand même très naïve face aux facétie du jeune australien.