Coupe d’Europe : La gratin pour Castres !

L’ERC a procédé cet après-midi au tirage au sort de la prochaine Coupe d’Europe dont la finale aura lieu au Stade de France. Les clubs français seront donc les clubs à abattre. Castres, qui n’a joué qu’une seule fois les phases finales de la Coupe Heineken, hérite d’une poule à la hauteur de son nouveau statut !

 

Poule 1

Castres aura fort à faire dans cette poule 1. Les Tarnais retrouvent les Northampton Saints, vice champion de l’Angleterre et vainqueur de l’édition 2000 de la compétition continentale. L’affrontement entre le champion de France et les triple champions d’Europe du Leinster, récent vainqueurs du Challenge européen, vaudra son pesant d’or. Les Gallois des Ospreys complètent cette Poule 1.

Poule 2

Toulon aura une poule a priori plus abordable, ils croiseront sur leur chemin leurs bourreaux de la finale de Challenge européen 2010 les Cardiff Blues. Les Glasgow Warriors et les Chiefs d’Exeter tenteront de sortir de réaliser l’exploit face au nouveau Champion d’Europe.

Poule 3

Toulouse semble se diriger vers un mano a mano avec les Saracens de Londres. Les Zèbres, bons derniers du Pro12 (ex-ligue celte) et la province irlandaise du Connacht arbitreront ce duel entre Londoniens et Haut-Garonnais.

Poule 4

Clermont et le Racing ont l’habitude de se retrouver en Coupe d’Europe, ce sera encore le cas la saison prochaine. Les deux clubs français héritent d’une poule particulièrement alléchante avec les Harlequins de Londres et la franchise galloise des Scarlets.

Poule 5

Montpellier, auteur d’un recrutement quatre étoiles, aura également le droit à de belles confrontations. Les Héraultais retrouveront les Leicester Tigers, champion d’Angleterre, la province irlandaise de l’Ulster. Les Italiens du Benetton Trévise tenteront, comme ils en ont l’habitude, de déjouer les pronostiques.

Poule 6

Perpignan voit se profiler deux belles affiches face aux irlandais du Munster, double champion d’Europe, Edimbourg et Gloucester seront les autres adversaires que retrouveront l’USAP sur sa route.

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Comment le rugby français est monté sur le toit de l’Europe ?

Clermont et Toulon s’affrontent en finale de la H Cup ce samedi à l’Aviva Stadium de Dublin. Une affiche digne du Top 14 qui reflète la suprématie des clubs français dans le rugby européen.

« Le rugby est un sport de combat. Si tu lâches, tu ramasses ». Visiblement, cette phrase de Fabien Galthié, ancien joueur du XV de France et actuel entraîneur de Montpellier, a fait des émules dans le rugby français. Car si la sélection nationale est à la peine, les clubs ont décidé de prendre les devants en écartant leurs rivaux britanniques de la course à l’Europe. Les résultats sont probants : Clermont et Toulon seront à l’affiche de la quatrième finale franco-française de l’histoire de la H Cup, ce samedi à 18h00 et le Stade Français a brillamment atteint la finale de la Amlin Cup.

Voici les quatre finales franco-françaises :

  • 2002-2003 : Toulouse 22 – 17 Perpignan 
  • 2004-2005 Toulouse 18 – 12 Stade Français
  • 2009-2010 : Toulouse 21–19 Biarritz
  • 2012-2013 : Clermont – Toulon, samedi à 18h

Mais comment expliquer ces bonnes performances des clubs de l’Hexagone alors que le XV de France tire la langue ?

 

Le Top 14, terre d’accueil des meilleurs joueurs du monde

Jonny Wilkinson, Delon Armitage et Matt Giteau défieront Jamie Cudmore, Nathan Hines et Napolioni Nalaga. Rien que sur la finale de la H Cup, le public de l’Aviva Stadium de Dublin aura la chance d’apprécier ce qui se fait de mieux dans le rugby mondial. Et pour cause, la France accueille depuis quelques temps les meilleurs joueurs venus d’Australie, de Nouvelle-Zélande ou d’Angleterre. Et ce n’est pas fini ! La saison prochaine, le Sud-Africain Bryan Habana, meilleur marqueur d’essais de la Coup du monde 2007, posera ses valises à Toulon à l’instar de l’ouvreur irlandais Jonathan Sexton au Racing. Tel un symbole, ce drop victorieux de Jonny Wilkinson en demi-finale contre ses compatriotes du Saracens.

Indéniablement, le Top 14 est devenu le meilleur championnat d’Europe grâce à l’arrivée massive de ces stars de l’ovalie. Et plus les joueurs de classe mondiale viennent dans notre championnat, plus cela attire les autres stars à venir. Mathématique !

 

Les meilleurs coachs d’Europe peuple la France

Outre les joueurs, une équipe ne peut aussi bien fonctionner sans un entraîneur de qualité. Avec le Néo-Zélandais Vern Cotter à sa tête, Clermont fait figure d’épouvantail que ce soit en Europe ou même dans l’Hexagone. De même, Toulon et ses super stars sont menées à la baguette par l’indispensable Bernard Laporte, certes amateur de la politique mais monstre de la tactique.

En demi-finale, Clermont a sorti le Montpellier de Fabien Galthié (36-14). Ce dernier est parvenu à amener le club héraultais au sommet dans son pays et dans le dernier carré du gratin européen. L’Argentin Gonzalo Quesada, actuel entraîneur du Racing et prochainement au Stade Français, dispose également d’une très bonne réputation. Enfin, Guy Novès fait figure de statue indétrônable au Stade Toulousain. N’oublions pas que si tous ces grands joueurs viennent en France, c’est aussi parce qu’ils sont attirés par ces entraîneurs de classe mondiale.

Qui dit flopée de stars, dit porte-monnaie bien rempli

Forcément, l’argent n’est pas innocent dans la réussite débordante des clubs français. Et pour cause, sur les dix plus gros budgets européens, huit appartiennent aux Français. ,D’après le Nouvel Observateur le Stade Toulousain (34,97 millions d’euros) devancerait aujourd’hui Clermont (25,52 millions d’euros. Les Anglais de Leicester complètent le podium avec 23,62 millions d’euros. Suivent ensuite le Stade Français (22,81), Toulon (21,84), le Racing-Métro (21,74), Bayonne (17,96) et Montpellier (17,51). Aussi étonnant soit-il, Lyon (15,73), ou le LOU, qui évolue en Pro D2 figure à la 12e position devant des clubs d’élite irlandais et anglais. En outre, les salaires s’avèrent bien plus attractifs en France puisque les clubs du Top 14 sont limités à 9 millions d’euros de dépenses contre 5,35 millions pour les équipes anglaises ! Du coup, joueurs et entraîneurs y trouvent leur compte et cela se voit dans les résultats.


Les clubs français sur de bonnes bases

Tout ne s’explique évidemment pas par l’argent, même si cela contribue beaucoup au succès. Néanmoins, à part quelques années de vaches maigres, les clubs français ont généralement toujours très bien évolué en Coupe d’Europe. Pour cela, il suffit de jeter un œil sur le palmarès de la H Cup. Ainsi, le Stade Toulousain demeure le club européen le plus titré avec quatre trophées. Sa dernière victoire en finale de la H Cup ne remonte qu’à la saison 2009-2010 où les protégés de Guy Novès ont disposé de… Biarritz (21-19) au Stade de France. Plus ancien, le CA Brives a également déjà remporté la Coupe d’Europe mais il faut avouer, qu’avant 2010 les équipes françaises éprouvaient des difficultés face à leurs homologues britanniques.

Les joueurs français meilleurs en club qu’en sélection

En plus des meilleures joueurs étrangers, les clubs français ont à leur disposition des Bleus arrivés à maturité. Pour preuve, l’ERC, qui organise les compétitions européennes de rugby, a récemment dévoilé ce lundi la short-list des cinq nominés pour le titre du joueur européen de l’année 2013. Et dans ce casting, Julien Bonnaire et Wesley Fofana de Clermont font partie de cinq nominés avec Jonny Wilkinson (Toulon), Jamie Heaslip (Leinster) et Sitiveni Sivitavu (Clermon). Même si le XV de France a été à la peine lors du dernier Tournoi des VI Nations, personne ne peut ignorer les performances de Dimitri Yachvili (Biarritz), Morgan Parra (Clermont) ou Fulgence Ouedraogo (Montpellier).

Grâce à ce cocktail très relevé, les clubs français parviennent à dominer l’Europe. L’ancien grand joueur du XV de France, Pierre Villepreux a dit : « Dans une équipe de rugby, il n’y a pas de passagers, il n’y a qu’un équipage ». Et cette année, l’équipage sera français !

Heineken Cup : l’heure des confirmations

Le Stade toulousain, Clermont et Toulon, tous trois en tête de leurs poules de Coupe d’Europe, ont l’occasion de se mettre en position extrêmement favorable pour la qualification, à condition de confirmer leurs belles dispositions ce week-end lors de la 4e journée.

Poule 1: Le Racing-Métro a rempli son contrat sans briller vendredi soir en venant à bout (15-3) d’Edimbourg dans un match soporifique. En tête avec 12 points, le club des Hauts-de-Seine regardera le choc entre les Saracens (10 pts) et le Munster (10 pts) dimanche à Vicarage Road. Malheur au vaincu qui devra cravacher dur pour espérer revenir dans la course à la qualification.

Poule 2: Le Stade toulousain a une occasion en or samedi de s’offrir un peu de sérénité, en cas de succès à Swansea sur le terrain des Ospreys. Les Gallois, battus 30-14 à Ernest-Wallon samedi dernier et minés par les blessures, sont apparus très limités et semblent une proie rêvée. Avec 17 ou 18 points, les hommes de Guy Novès auraient quasiment leur billet en poche et viseraient alors un quart de finale à domicile. Dans le même temps, Leicester (2e) doit gérer un déplacement piège à Trévise (4e), très accrocheur lors des trois premières journées.

Poule 3: Biarritz, défait 22-14 par le Connacht la semaine dernière, n’a certes pas brillé, mais s’est racheté en s’imposant 17-0 vendredi soir face aux Irlandais à Aguilera, en clôture d’une semaine marquée par l’éviction de ses entraîneurs Serge Milhas et Jack Isaac. Si la qualification paraît désormais promise aux Harlequins, qui reçoivent samedi les Zèbres de Parme, le BO a préservé une infime chance d’accrocher une place de meilleur deuxième, à condition de rendre une copie parfaite.

Poule 4: Castres, vainqueur sur le plus petit des écarts de Glasgow (9-6) lors de la 3e journée, reçoit les Ecossais dimanche avec dans le viseur une victoire bonifiée. L’Ulster (14 pts), qui accueille samedi Northampton (6 pts), semble intouchable mais le CO (8 pts) pourrait encore accrocher un billet en tant que meilleur deuxième.

Poule 5: Clermont a frappé un grand coup en battant dimanche sa bête noire, le Leinster, à Marcel-Michelin (15-12). Les Irlandais sont désormais dos au mur: à cinq points des Auvergnats, il leur faudra s’imposer si possible avec le bonus à Lansdowne Road samedi. La situation est plus confortable pour les Clermontois, qui peuvent quasiment composer leur billet pour les quarts en cas d’exploit sur le terrain des doubles tenants du titre. Dans le même temps, Exeter reçoit Llanelli avec l’obligation de rafler cinq points pour se relancer en vue d’une hypothétique 2e place.

Poule 6: Toulon reçoit Sale dimanche en clôture de la journée avec l’objectif de s’imposer avec le bonus pour confirmer le succès de l’aller (17-9). Le RCT aurait quasiment sa qualification en main et pourrait se concentrer sur l’objectif d’un quart de finale à Mayol. De son côté, Montpellier s’est remis en selle dimanche dernier en s’imposant sur le terrain des Cardiff Blues (35-24). Une nouvelle victoire aiguiserait les appétits héraultais pour une place de meilleur deuxième.

Top 14 : le Racing roi de Paris

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Le Racing Metro s’est imposé dans le derby de Paris face au Stade français (23-15) et se donne de l’air au classement.https://i1.wp.com/upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/1/1b/Logo_Top14_2012.jpg

À cinq minutes près, le Stade français s’imposait au Stade de France face au Racing Metro dans le derby francilien. Les joueurs du stade se replaçaient même   dans la course aux places de barragistes. Mais il y a eu les cinq dernières minutes à jouer. À la 75e minute, Estebanez décide de repiquer à l’intérieur alors que le jeu l’appelait à l’extérieur. Il prend tout le monde à contrepied et va à l’essai et le Racing passe devant (20-15). Puis Machenaud passe une pénalité à la sirène (23-15) et le Stade français sort du bonus défensif. Une fin de match compliquée à vivre pour les Parisiens.

Szarzewski marque contre ses anciens coéquipiers

Avant cela Julien Dupuy a fait des misères à la défense du Racing Metro, d’abord par son jeu, et surtout par son efficacité au pied, punissant chacune des erreurs des coéquipiers de Machenaud. Mais Dupuy a été le seul à vraiment surnagé chez les parisiens. En face non plus, les racingmens n’ont pas vraiment survolé le match, ils ont juste été plus décisifs. Le racing a en effet franchi la ligne sur ses deux temps forts. En fin de match, et avant cela en fin de première période, Dimitri Szarzewski emmenant le maul franchir l’en-but de ses anciens coéquipiers (36e). Mais les Parisiens n’étaient pas loin de la victoire, à cinq minutes près.

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Top 14: Perpignan s’impose sur le fil face au Racing métro 17 à 13

Au finish, Perpignan a devancé le Racing Métro (17-13), lors du dernier match de la 9e journée du Top 14 de rugby samedi soir à Aimé Giral.

Une pénalité et un drop de Hook ont libéré les Catalans dans les 8 dernières minutes d’un match accroché, haché, étouffant même. L’USAP se relance au classement, alors que le Racing doit se contenter du bonus défensif, somme toute frustrant pour les hommes de Gonzalo Quesada.

Vent dans le dos, le Racing imposait sa pression en tout début de rencontre. Perpignan se mettait trop vite à la faute et Hernandez frappait deux fois (0-6, 5e).

Il fallait un quart d’heure pour que les Catalans rentrent enfin dans le match. Ben Arous, le néo-international, martyrisé par Mas, cédait trois fois consécutivement en mêlée.

Carton jaune et sentence immédiate : Taumalolo marquait en coin le premier essai du match (8-6, 21e). Perpignan dominait, imposant son rythme, mais sans concrétiser deux franches occasions d’essai. Seul Hook ajoutait 3 points avant la pause (11-6).

Dès l’entame de la seconde période, le Racing échouait deux fois tout près de l’en-but. Imhoff d’abord, puis Jané étaient repris in extremis par les défenseurs locaux.

Opiniâtres, les Franciliens finissaient pourtant par trouver la faille en force par Matadigo (11-13, 49e).

Les débats s’équilibraient alors, les Franciliens tentant d’imposer leur puissance à des Catalans pas assez lucides au pied vent dans le dos.

Il fallait attendre les 8 dernières minutes pour que la rencontre choisisse son vainqueur.

Alors, que l’USAP héritait d’une pénalité dans son camp, les récriminations d’un Racingman donnaient l’occasion à Hook de redonner l’avantage au sien des 45 mètres en face (14-13, 72e).

Le Gallois ajoutait même un drop juste avant la sirène permettant à Perpignan de respirer et au Racing d’afficher ses regrets.

Clermont impressionne, Toulouse assure

Clermont Exeter Heineken Cup

Clermont a affirmé ses ambitions dans la poule 5 de la Coupe d’europe en s’imposant avec le bonus offensif chez les Anglais d’Exeter (46-12) samedi lors de la 2e journée, qui a également vu Toulouse assurer un précieux succès à l’extérieur chez les Italiens de Trévise (33-21).

Biarritz, battu lors de sa première sortie chez les Harlequins (40-13), a ouvert son compteur en dominant avec le bonus offensif (38-17) les Italiens des Zèbres. Le Racing-Métro est, lui rentré bredouille de son déplacement à Bruxelles face aux Anglais des Saracens (30-13).

Clermont a brillamment pris les commandes de la « poule de la mort ».

Les Auvergnats ont parfaitement négocié leur déplacement à Exeter, qui avait malmené les double champions d’Europe en titre du Leinster sur leur pelouse la semaine dernière (défaite 9-6).

Après avoir résisté à l’entame de match tonitruante des « Chiefs », ils ont pris le match à leur compte et inscrit six essais par Nalaga (2), Fofana (2), Bonnaire et Sivivatu.

Cette victoire donne deux points d’avance aux Clermontois (10 points) sur les Dublinois du Leinster (2e, 8 points), leurs futurs adversaires dans une double confrontation très attendue en décembre. Les Irlandais ont eux aussi gagné chez les Gallois des Scarlets (20-13) mais ne se sont pas vraiment rassurés avec beaucoup de déchet dans leur jeu.

Résumé ASM Clermont-Auvergne vs. Exter Chiefs

Dans la poule 2, les Toulousains ont réussi une bonne opération comptable en s’imposant chez l’accrocheuse équipe de Trévise et pris temporairement la tête, dans l’attente de la rencontre entre Leicester et les Ospreys dimanche.

Résumé Stade Toulousain vs. Beneton Trévise

Menés pendant près d’une heure, les champions de France ont fait basculer la rencontre à l’usure, avec trois essais de pénalité, Picamoles et Clerc. Mais ils n’ont jamais réussi à mettre leur jeu en place et péché dans la discipline avec trois cartons jaunes (deux à Tolofua, un à Clerc). Il leur faudra rectifier cela avant d’affronter les Ospreys en décembre.

Biarritz a rattrapé sa défaite chez les Harlequins en dominant avec le bonus (6 essais) les Parmesans de Zèbres. La poule 3 reste dominée par les Harlequins, vainqueur (30-22) chez les Irlandais du Connacht.

Le Racing-Métro n’a, lui, pas réussi à confirmer face aux Saracens sa victoire face au Munster (22-17). Ils ont subi en première mi-temps et leurs trop nombreuses approximations les ont empêchés de rapporter ne serait-ce qu’un point de bonus défensif. Avec ce deuxième succès en deux rencontres, les « Sarries » sont seuls aux commandes de la poule.

Racing-Métro inaugure un « mini Marcoussis » pour aller plus haut

Le Racing-Métro a inauguré lundi son nouveau centre d’entraînement, un des plus modernes de France, qui rappelle le Centre national du rugby (CNR) de Marcoussis et doit faire franchir au club francilien un pas supplémentaire dans ses ambitions.

« Quand on a reçu le staff de l’équipe de France (mi-septembre), je leur ai dit: +Vous allez voir, c’est un mini Marcoussis », sourit l’entraîneur Gonzalo Quesada, qui a régulièrement travaillé au CNR ces dernières années au sein de l’encadrement du XV de France.

Salle de musculation dotée de caméras pour observer et corriger ses mouvements, espace « cardio » avec des vélos d’entraînements surplombés par un écran affichant en direct les données physiologiques des joueurs, salle de soins avec matériel dernier cri et piscines de rééducation et récupération, vestiaire de 44 places, deux terrains exclusivement pour les joueurs professionnels dont un en pelouse synthétique à base de coco, liège et palme… Tout a été installé, au Plessis-Robinson, pour un travail optimal des joueurs.

Mais on trouve aussi à côté une vaste salle de vie avec canapés et fauteuils, deux écrans plats qui encadrent une cheminée, un bar self-service.

« Nous avons visité beaucoup de centres d’entraînement, notamment des clubs de football anglais, et je dois dire que nous nous sommes pas mal inspirés de celui d’Arsenal. Nous avons voulu reconstruire un lieu familial où les joueurs peuvent travailler, passer du temps, échanger, se soigner… », explique le président Jacky Lorenzetti.

Parmi les installations sportives des clubs du Top 14, celles du Racing – qui regroupent également le centre de formation du club – font figure de must, avec peut-être celles de Clermont.

Centre du Plessis-Robinson, le petit Marcoussis du Racing

« En termes fonctionnels, c’est vraiment le top », estime le centre international Fabrice Estebanez.

« Cet outil doit être un moyen, pas une finalité. Si on sait bien l’utiliser, cet outil doit nous permettre d’aller encore plus haut », confirme le manager Pierre Berbizier.

Depuis son retour dans l’élite en 2009, le Racing « version Lorenzetti » n’a eu de cesse d’afficher son ambition. Il a recruté des joueurs prestigieux (Chabal, Nallet, Steyn, aujourd’hui partis, Hernandez, Szarzewski, Fall…) et atteint à chaque fois la phase finale du Top 14.

Avec le centre du Plessis-Robinson, Jacky Lorenzetti voit se concrétiser un de ses projets-phare, dont il ne veut pas révéler le coût « conséquent ».

« Quand j’ai repris le club il y a six ans, mon projet était de le pérenniser en m’appuyant sur trois piliers: l’avenir et la formation, le professionnalisme pour s’installer durablement dans l’élite, et une enceinte. Les deux premiers piliers sont ici réalisés », se réjouit le fondateur du groupe Foncia.

« On se donne les moyens sportifs, maintenant il faut qu’on se donne les moyens économiques avec l’Arena », le futur stade multimodal à toit rétractable avec boutiques et restaurants prévu à Nanterre (Hauts-de-Seine) mais bloqué par des recours à répétition d’associations de riverains et des renégociations de prix avec le constructeur Vinci.

« Rien n’est fait. Les discussions sont toujours en cours. Ce n’est pas simple et j’avoue une certaine lassitude depuis cinq ans », soupire le dirigeant.

« Si on veut pouvoir livrer comme on l’espère fin 2015, il faut commencer (les travaux) avant la fin de l’année, estime-t-il, avant d’affirmer sa détermination: « Si on n’y arrive pas, ce que je n’espère pas, (…) je continuerai et on trouvera un autre endroit pour accueillir nos matches. »