Coupe du Monde de rugby à XIII : Mangés par des Kiwis

Alors que le XV de France s’apprête à recevoir les All Blacks, les treizistes français ont reçu dans un match à sens unique les Kiwis dans le cadre de la Coupe du Monde de rugby à XIII. 

La fête s’annonçait belle. Le Parc des sports d’Avignon était archi-comble (près de 18 000 spectateurs, un record pour cet ancien stade de Ligue 1), BeIN Sport avait mis les petits plats dans les grands avec comme pour le football un avant-match de plus d’une demie-heure et une interview en prime de Sonny Bill Williams. De quoi surmotiver ces Bleus qui, pour beaucoup, jouaient le match de leur vie.

Malheureusement, comme c’est trop souvent le cas dans cette compétition. Le match fut a sens unique. Le rugby à XIII est un sport où il y a très rarement des surprise, l’équipe la plus puissante et la plus athlétique l’emporte toujours. Les Français peuvent regretter toutefois de ne pas avoir franchi ni une fois la ligne d’essai adverse avec laquelle ils ont flirté plus d’une fois. Le XIII français progresse, c’est une certitude. Mais ce n’est pas suffisant. Le score est sans appel 48-0 pour les Kiwis. Bien sûr, tout de suite on s’empressa de réclamer une deuxième formation française en Super Ligue (Il est question de créer un club de SL notamment à Toulouse), de la même façon qu’il y a dix ans on attendait avec impatience l’arrivée des Dragons Catalans dans le championnat professionnel anglais. En vérité, il y eut de nombreux plan l’élite du rugby à XIII, la France Rugby League d’abord, le Paris Saint-Germain Rugby League, Les Dragons et maintenant le Super XIII (sorte de championnat professionnel soutenu par certains clubs de football de Ligue 1 ou 2). Probablement, que le véritable problème de ce sport se situe ailleurs davantage sur sa base (quelques 10 000 licenciés) qu’au niveau de l’élite même si la perspective de voir un deuxième club français en Super Ligue est alléchante. D’autant plus que certains français s’exportent, comme c’est le cas de Rémi Casty qui jouera l’année prochaine pour les Sydney Roosters, si son expérience s’avère concluante, on peut imaginer qu’elle ouvrirait la voie à d’autres français dans le championnat de la NRL.

Enfin, arrêtons de comparer ce sport au XV. Les deux codes sont différents. Mon sentiment est qu’un bon match de rugby à XIII est plus spectaculaire qu’un mauvais match de XV et vice et versa. Lorsqu’il est pratiqué au plus haut niveau le XIII peut vraiment être un sport très sexy, je vous montrerai notamment la vidéo de la prestation très haut de gamme des Anglais face aux Irlandais à Huddersfield. En attendant, voici le résumé du match entre Kiwi et Français.

Toutefois, comme les Français ont remporté leur premier math à Hull face à la Papouasie-Nouvelle-Guinée ils conservent l’espoir de se qualifier pour les quarts-de-finale, reste à battre les Samoa, et leurs joueurs estampillés NRL pour rêver d’un quart abordable et -pourquoi pas- d’une demie-finale à Wembley…

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Grand succès populaire du rugby à XIII à Toulouse !

La saison de XV étant terminée dans l’hémisphère nord, l’occasion pour moi de vous parler un peu de l’autre code : celui du rugby à XIII. Les Dragons Catalans, seule équipe française engagée en Super Ligue appuie la candidature toulousaine pour rejoindre la compétition phare européenne. Pour l’occasion, les Perpignanais ont délocalisé un match dans la ville rose face à Hull Kingston Rover. 

Les Catalans qui se plaignent de ne pas être traités à la même enseigne par le corps arbitral que les formations anglaises auront malheureusement du grain à moudre après ce match de Super Ligue délocalisé au stade Ernest Wallon de Toulouse. Comment dominer outrageusement et perdre un match ? Demandez aux Dragons, ils ont la recette ! D’abord en vendangeant certaines situations, en oubliant de jouer des deux contre un d’école comme ce fut le cas à deux ou trois reprises juste devant la ligne d’essai de l’adversaire du jour, le Hull Kingston Rovers RFC. Que dire encore de cette décision de Morgan Escaré qui en s’échappant avait fait le plus dur, choisi de rentrer sa course avant de se faire rattraper in extremis par le dernier défenseur des Rovers ? A cela, il fallait ajouter toute une série de fautes du corps arbitral et des juges vidéo qui ont refusé pas moins de trois essais aux Dragons dont deux au moins étaient complètement valables tandis qu’ils accordèrent un essai complètement fantaisiste d’Eden entaché par une faute de main énorme de Robins  laquelle fut ignorée superbement par le juge vidéo. Enfin, ajoutez à cela le manque de réussite au pied de Thomas Bosc qui contrastait avec la réussite de Mickael Dobson dans le même exercice et vous avez la clé pour perdre une occasion unique d’accrocher le carré d’as de cette Super Ligue. Une dernière échappée de Frédéric Vaccari nous a fait croire au sauvetage de la dernière minute mais il n’en fut rien.

Les Catalans pointent désormais à la cinquième place derrière Wigan, Huddersfield, Warrington et Leeds, juste devant les deux clubs de Hull, respectivement sixième et septième.

Les quinzistes curieux, comme moi, venus voir à quoi ressemblait une rencontre de Super Ligue de rugby à XIII ont dû se dire que finalement le XV de France aurait pu remporter un match face aux All Blacks, sur un malentendu énorme comme celui auquel ils venaient d’assister. Néanmoins ceux-ci, auront passé une excellente après-midi, devant un match au multiple rebondissements au cours duquel pas moins de sept essais ont été inscrits. Le local de l’étape, Kevin Larroyer, enfant des Minimes formé au TO XIII a même marqué un essai.

Toulouse 2015 ? 

L’opération séduction lancée conjointement par les dirigeants catalans et le président de la FFR13, le Toulousain Carlos Zalduendo, qui ont à cœur d’appuyer la candidature toulousaine d’accueillir une franchise de Super Ligue sur le socle du TO XIII dès 2015 auront probablement marqué des points précieux. Le match, retransmis sur BeIn Sport, aura été une grande fête populaire du rugby à XIII. Pas moins de 15 000 spectateurs ont assisté au match dans une ambiance survoltée.

Tout ce qu’il faut retenir du weekend !

 Top 14 : Castres et Toulouse complète le dernier carré

On connaît enfin le nom des deux vainqueurs des barrages qualificatifs pour les deux demi-finales. Toulouse affrontera Toulon, ce qui constituera une revanche de la dernière finale de Top 14. L’autre demi-finale verra l’affrontement du Castres Olympique face au Clermont-Auvergne. On remarque que nous avons les mêmes demi-finalistes que la saison 2011-2012. Il sera particulièrement intéressant de voir comment les deux clubs qui se retrouvent en finale de Coupe d’Europe (Toulon et Clermont) géreront leur après-finale. En effet, que le club soit Champion ou vaincu, il doit être très difficile de se relancer pour une demi-finale de championnat une semaine après avoir joué une finale continentale. Les deux clubs feront probablement tourner en utilisant leurs effectifs pléthoriques. Pas certain que ce soit suffisant pour barrer les routes du Stade Toulousain et du CO dans leur course vers le titre.

 Pro D2: Brive ou Pau accompagnera Oyonnax en Top 14

 Les Palois se sont imposés face à La Rochelle lors d’un match particulièrement houleux (cf. vidéo ci-dessous) pendant que les Brivistes ont battu Aurillac. La finale aura lieu à Bordeaux, le vainqueur rejoindra Oyonnax, champion de la saison régulière, en Top 14. Les Béarnais avaient perdu la saison dernière lors de la finale au Stade Chaban-Delmas face à Mont-de-Marsan. Ils auront une occasion de se rattraper et de revenir en Top 14 après sept saisons passées en Pro D2. Leurs adversaires du CA Brive-Corrèze n’auront passé qu’une seule saison dans l’antichambre de l’élite et souhaitent bien évidemment retrouver le Top 14 au plus vite. Alors qui de Brive ou de Pau sera le quatorzième club de l’élite ? Réponse la semaine prochaine.

Séries mondiales de rugby à 7

 Ce week-end se déroulait également la dernière étape des Séries mondiales de rugby à 7 dans un stade de Twickenham qui a fait le plein ou presque (71 000 spectateurs), encore une preuve que ce sport gagne en popularité. Les Français auteurs d’une saison plutôt prometteuse se sont écroulés lors de la premières journées, perdant successivement contre les États-Unis (19-17), l’Afrique du Sud (17-14) puis face aux Australiens (35-12) lors de la première journée se sont retrouvés bons derniers de leur poule. Les Bleus se reprendront lors des demi-finales de la bowl en s’imposant face au Canada (28-14) avant de s’incliner face aux Gallois (19-7). Les Néo-Zélandais se sont imposés en finale remportant au passage les Séries mondiales tandis que les Français ont été rétrogradés à la neuvième place. Les filles joueront leur finale aux Pays-Bas la semaine prochaine. Les Françaises affronteront les Sud-Africaines, les Anglaises et les Canadiennes en match de poule.

 Coup de tonnerre dans l’Aviva Premiership

Sensation dans le championnat d’Angleterre, les Saracens, premiers de la saison régulière et favoris du championnat sont tombés. Les Saints de Northampton ont réussi l’exploit de s’imposer à l’Allianz Park avec la manière sur le score de 13 à 27. Ils rejoindront les Leicester Tigers en finale. Les Sarries qui étaient encore en course pour le championnat et la Coupe d’Europe il y a peu, auront tout perdu en l’espace de deux semaines.

 Coupe de France de rugby à XIII, Avignon 24 ans après

 Le Sporting Olympique Avignonnais a pris le dessus sur le XIII Limouxin en finale de la Coupe de France sur le plus petit des scores 38-37. Un petit point suffisant au bonheur des Bisons qui n’avaient plus remporté le trophée depuis… 24 ans ! Quant aux Dragons Catalans, dernier club français encore engagé dans la Cup, ils n’ont pas fait dans le détail face à York City en atomisant le club de D2 anglaise sur le score de 92 à 8. Les Catalans sont donc qualifiés pour les quart-de-finale de la Cup.

Rugby à XIII : Grésèque et Cooper font la différence

Un créateur hors pair, Maxime Grésèque, et un finisseur de première, Dustin Cooper : il n’en fallait pas plus pour sacrer Pia champion de France, face à un voisin catalan ayant fait de la résistance.

Elu joueur du match (Trophée Hervé Guiraud), Maxime Grésèque était aussi lucide, à la fin du match, qu’un peu plus tôt sur la pelouse, où sa classe avait fait basculer la rencontre en faveur de Pia, en début de seconde mi-temps : « Nous avons souffert de la chaleur en première période, où ne jouions pas suffisamment vite, où nous n’avions pas de bonnes courses, puis à la reprise, en réussissant à mettre le rythme voulu, et à installer nos schémas de jeu, on a fait bouger les lignes. »
Sans leurs deux meilleurs accélérateurs, Morgan Escaré et Stan Robin, les jeunes Catalans payèrent alors au prix fort leur débauche d’énergie du premier acte. Le meilleur, pour eux, même si Soubeyras trouvait le premier la faille, au relais d’une louable échappée de Vaiotu.

Car au bout d’un superbe mouvement au cours duquel Joan Guasch toucha à deux reprises le ballon, Maria, très en vue ce dimanche malgré un réveil matinal à Leeds, quatre heures de bus pour rallier Londres et une heure et demi d’avion, récompensait le dynamisme de son équipe.
Un peu plus tard, Raguin, en force, plaçait la réserve des Dragons devant, au score (10-8), et celle-ci était à deux doigts d’enfoncer un peu plus le clou (passe sautée pour Cardace, qui poursuivait au pied, Ahlalou ne pouvant conclure).
Pia, même s’il n’était pas dans son assiette, ratait lui aussi une franche occasion (36è), l’arbitre vidéo refusant à Carr un essai engendré par le duo Grésèque – Kane Bentley. Puis une autre quand Shorter manquait la réception de la passe adressée par Cooper.

Et c’est en début de seconde mi-temps que le combat changea d’allure, les Salanquais, avec Grésèque en figure de proue, inscrivant trois essais en moins de cinq minutes. Le premier par Cooper, sur attaque classique, le deuxième de nouveau oeuvre de Cooper, sur passe décisive de son capitaine, le troisième par Soubeyras, après une fixation d’école du même demi d’ouverture vert et rouge. 26-10 (52è), signé Grésèque !
La suite permit seulement de constater que Saint-Estève – XIII Catalan en avait encore sous la pédale, mais la fatigue aidant, le nombre de fautes augmentait. Raguin redonnait un semblant d’espoir, plus tard un superbe coup de pied rasant de Barthau voyait Ahlalou gicler comme un boulet de canon. Mais il ne restait plus que dix minutes à jouer, et même sans Tandy (épaule démise dès la 30è minute), même surtout à douze contre treize (carton jaune pour Kane Bentley), Pia faisait prévaloir sa plus grande expérience, Mataka profitant d’une énième erreur de ses adversaires pour porter la marque à 33-20.
« Nous sommes tout le temps restés soudés, même si Saint-Estève – XIII Catalan est l’équipe la plus difficile que nous avons affronté cette saison, et notre opportunisme a prévalu », constatait après coup Andrew Bentley.

Source : ffr13.fr

Euro Nations. Bleus : le fossé est encore trop large…

L’analyse. La France et l’Angleterre ne tire pas dans la même catégorie. Entre les deux nations, il y a bien un fossé d’écart. D’ailleurs, cette formation anglaise a annoncé qu’elle était candidate au titre mondial de l’édition 2013. Au regard de la prestation qu’ils ont proposée hier les Anglais sont parfaitement en phase avec leur objectif. Sur la pelouse de Craven Park, l’antre des «Rovers», c’est une véritable démonstration de jeu qu’ont proposé les hommes de Steve Mac Namara. Des schémas offensifs parfaitement structurés, des libérations de balles opportunes avec le souci d’ouvrir un espace pour le dernier relayeur. En outre, la charnière a été parfaitement pertinente dans ses choix tactiques. La force de cette formation anglaise, c’est aussi de donner de la vitesse au mouvement. Conclusion à huit reprises, la défense tricolore s’est trouvée en difficultés.

Les essais. Le premier essai de l’arrière Sam Tomkins est un exemple de tableau noir avec des passes dans le bon tempo, des faux appels et une parfaite exploitation de l’intervalle qui a suffi à l’arrière anglais pour faire la différence. L’unique essai français est l’œuvre du talonneur pianencq Kane Bentley en toute fin de match. Ce dernier a bonifié l’excellent travail de Jason Baitieri qui a déchiré la défense anglaise à hauteur des 22 m.

Les blessés. Cyril Stacul, l’arrière a été KO après moins d’un quart d’heure de jeu et n’a pu reprendre la partie. Une sortie qui a dans l’ensemble désorganisée une équipe qui avait déjà la pression. Après l’heure de jeu, c’est Gregory Mounis qui a été contraint de sortir. Le 3e ligne des Dragons souffrirait d’une luxation acromio-claviculaire. Ces deux joueurs sont incertains pour la finale de dimanche à 18 à Salford.

 

XIII et XV : pour les amoureux du beau jeu

Quad Cooper

Il y a une multitude de vidéos sur Dailymotion et Youtube des « meilleurs » placages (comprenez des placage à la carotide, placage en l’air qui font tourner comme un soleil, placage cathédrale, etc.) ou des plus belles bastons (le rugby français s’en sort très bien avec de nombreuses vidéo à sa gloire)… S’il est vrai que notre sport est toujours rude, un peu brutale, et parfois il faut bien se le reconnaître à la limite de la violence. Le rugby, c’est aussi des beaux gestes, des feintes de passes, des pas de l’oie, des contre-pied, que les Français ont appelé le beau jeu. C’est ce savant mélange qui fait du rugby un sport unique au monde, une merveille de bijou. Je vous propose une vidéo des plus belles actions de la rugby league australienne et du Super 15, avec le maître en la matière Quad Cooper (ce dernier pourrait rejoindre la NRL car la Ligue australienne vient de signer un contrat en or avec une chaîne de télé locale dont le montant s’approche plus de ce qui se pratique dans le foot européen que pour les prix habituels du rugby).

NRL : Finale de folie des South Sydney Rabbitohs face aux Roosters !

Issac Luke franchit la ligne des Roosters pour un conclure un match inoubliable ! (Image : Stuff.co.nz)

J’ai publié il y a quelques jours un article sur le State of Origin, la compétition phare du rugby à XIII australien. Dans ce pays où XIII et plus grand que XV le spectacle ne s’arrête décidément jamais :

Ce week-end avait lieu le derby de Sydney entre les Rabittohs et les Roosters. Comprenez les « Petits lapins » et les « Coqs » qui sont les deux seuls clubs fondateurs de la Ligue de Nouvelle-Galles-du-Sud à être encore présents dans l’élite. Les premiers représentent la banlieue sud de Sydney tandis que les seconds sont les ambassadeurs des chics quartiers de la banlieue est. Les Rabbitohs sont une institution en Australie et jouissent d’une popularité sans faille, le club appartient à l’acteur australien Russel Crowe. Les Roosters, eux, sont un joli clin d’œil à la grande époque du XIII de France, c’est après une tournée française en Australie que certains amoureux du beau  jeu ont décidé de donner au club le nom de Roosters et d’adopter les couleurs du drapeau tricolore. Mais peu importe tout cela.

Je vous propose de suivre les deux dernières minutes de la rencontre entre les deux équipes. Les Roosters mènent de 10 points à 2 minutes de la fin. 2 petites minutes ? Deux minutes qui suffirent aux Rabittohs pour inscrire deux essais de grandes classes ! Et remporter le match ! On ne se lasse pas de ce rugby-là !