Quand le Pape François nous parle… de rugby !

Soyons honnêtes, après avoir connu la gloire ce blogue est aujourd’hui presque mort. Si je ne l’ai pas officiellement fermé, c’est tout simplement que je crois en sa résurrection. Un jour…

 A propos de foi et de résurrection je vous propose cette vidéo insolite : On y voit le Pape François (d’origine argentine comme tout le monde sait) nous parler de rugby. Quand on comprend que chez les catholiques le Pape est missionné par le Christ, le fils de Dieu, on saisit mieux le côté invraisemblable de ce discours !

« Dans l’art de monter l’important n’est pas de ne pas tomber sinon de ne pas rester au sol. On le voit bien au rugby : si vous tombez et que vous ne vous relevez pas vous perdez ! Comme à la guerre ! Au lieu de ça, ils (les joueurs de rugby) se relèvent, continuent à jouer et finissent par obtenir un triomphe… Comme celui qu’ils (les Pumas ?) ont obtenu et et on m’a dit qu’il était assez important.[…] Je vous félicite ! […] Que Dieu vous bénisse, vous et vos familles. Priez pour moi et à bientôt ! »

Traduit de l’espagnol.

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Le rugby sud-africain, un sport pas tout à fait arc-en-ciel

À Pretoria, dans le club des Harlequins, les joueurs amateurs réfutent l’idée selon laquelle le rugby est encore un sport réservé aux Blancs. Pourtant la mixité peine à s’imposer dans la nation arc-en-ciel de Nelson Mandela.

Lu sur France24.com, Journaliste Charlotte Boitiaux @chaboite

C’était l’un des grands rêves de Nelson Mandela à l’occasion de la Coupe du monde de 1995, la première organisée sur le sol sud-africain : faire du rugby un symbole fort de la réconciliation entre Noirs et Blancs. Mais plus de 20 ans après la fin de l’apartheid, la nation arc-en ciel peine pourtant à accoucher d’une équipe nationale multiraciale. En 2013, sur les 37 joueurs sélectionnés dans l’équipe nationale des Springboks, seuls neuf sont Noirs ou métisses. Une sous-représentation qui créé sporadiquement la polémique dans un pays où les blessures raciales ont encore du mal à cicatriser.

En 2002, la star internationale de la Coupe du monde 1995, Chester Williams, le premier Noir à avoir intégré l’équipe des Springboks, avait, dans un livre intitulé « Une biographie du courage », brisé le grand rêve d’une nation arc-en-ciel de Mandela. Il y révélait notamment que l’euphorie de la compétition de 1995 avait rapidement laissé place, en quelques semaines, à une ambiance délétère où les insultes racistes à son encontre étaient devenues légion.

Philip Van Den Hooven, ancien joueur semi-professionnel : « Depuis 1994, nous faisons tout pour que la mixité fonctionne ».Charlotte Boitiaux/FRANCE 24

À Pretoria, pourtant, dans un petit club amateur de rugby local, les Harlequins, on assure haut et fort que le rugby n’est plus le sport identitaire des Afrikaners, les premiers colons blancs d’origine hollandaise. « Depuis 1994, nous faisons tout pour que cette mixité dans le pays fonctionne », explique Philip Van Den Hooven, un ancien joueur semi-professionnel qui vient régulièrement faire des visites dans ce club. « Les choses ont changé. J’ai vu de mes yeux cette évolution. J’ai commencé à jouer à 8 ans, en 1994.

Déjà à l’école (le rugby est une activité pratiquée dès le primaire, NDLR), je jouais avec des Noirs, et plus je grandissais, plus les équipes sont devenues mixtes », raconte-t-il. « Ne croyez pas qu’il y ait de la discrimination positive là-dedans. Les Noirs intègrent les équipes parce qu’ils sont bons, et c’est tout, ajoute ce grand joueur blond à la retraite. Leur qualité de jeu est aussi bonne que celle des Blancs. »

« Écart significatif »

Johan Scheepers, le président de la section rugby des Harlequins.Charlotte Boitiaux/FRANCE 24

Pourtant la parité raciale ne saute pas aux yeux chez les Harlequins. Johan Scheepers, le président du club de rugby, le reconnaît. « Oui, nous avons encore un écart significatif entre joueurs blancs et noirs », admet-il. Dans son club, en 2013, environ 200 enfants de 6 à 18 ans ont pratiqué occasionnellement ce sport. Un quart seulement d’entre eux sont des Noirs. Chez les seniors de plus de 19 ans, 90 joueurs jouent régulièrement et un tiers d’entre eux sont des Noirs. « C’est mieux qu’avant quand même », ajoute Johan Scheepers en riant.

Stix est le seul joueur amateur noir rencontré lors d’un entraînement, un soir de semaine, au club des Harlequins. Au milieu de ses coéquipiers blancs, ce grand joueur baraqué, âgé de 27 ans, ironise sur la venue de journalistes. « Vous, vous voulez me parler parce que je suis le seul mec de couleur sur ce terrain », lance-t-il en riant.

« Que puis-je vous dire ? Ce sport est un langage universel. Je n’ai aucun problème d’intégration. Nous venons tous de la même culture », confie-t-il tandis que le capitaine de l’équipe lui donne une tape amicale sur l’épaule avant de l’exhorter à retourner s’échauffer.

Les entraînements de rugby ont lieu trois fois par semaine, à 18 heures.Charlotte Boitiaux/FRANCE 24

Johan Scheepers comme Stix justifient tous deux cette disparité par une question de préférence culturelle. Les Noirs jouent au football, les anglophones au cricket. « Il faut reconnaître qu’ils ne sont pas nombreux à s’intéresser au rugby, mais il n’y a rien de raciste là-dedans », explique Johan Scheepers. « Ils préfèrent le ballon rond, c’est comme ça », renchérit Stix. Il est vrai qu’à titre de comparaison avec les Springboks, l’équipe nationale de football sud-africaine, les Bafana Bafana, est très majoritairement noire.

Avant de retourner sur le terrain, le capitaine de l’équipe amateur, Johnny, tient à faire partager son point de vue. « Je ne peux pas croire que le rugby soit encore associé à l’identité des Blancs, ou qu’il symbolise toujours un problème politique. Je pense vraiment que cette question raciale a été enterrée en même temps que l’apartheid. Et c’est très bien ainsi », crie-t-il de loin, en montrant Stix du doigt : « Ce mec-là sera une star un jour, ouvrez les yeux ! ».

Les droits du Top 14 au centre de tous les regards

Canal+ détient les droits télé du Top 14 jusqu’en 2016. La LNR peut cependant dénoncer le contrat cette année.

Par Fabienne Schmitt et Christophe Palierse

Le Top 14, c’est terminé pour cette saison : la finale qui a consacré Castres champion de France a atteint, samedi, des records d’audience. Mais, en coulisse, c’est un tout autre match qui pourrait commencer. Car les propos tenus la semaine dernière dans nos colonnes par Paul Goze, président de la Ligue nationale de rugby (LNR), ne sont pas très rassurants pour Canal+, qui détient les droits TV du championnat de France de rugby jusqu’en 2016. « Notre contrat (…) comporte une option pour le dénoncer entre septembre et fin décembre », a-t-il rappelé. La Ligue nationale de rugby dispose, de fait, d’une porte de sortie au bout de deux ans, autrement dit cette année. Dénoncer le contrat signé avec Canal+ aboutirait à en renégocier les termes,et notamment le prix payé par la chaîne cryptée. Surtout, cela aurait pour conséquence le lancement d’un appel d’offres ouvert à tous pour trouver un partenaire télévisuel. A tous, donc à Canal+ naturellement, mais aussi à sa désormais grande rivale sur les droits TV : la chaîne Qatari BeIN Sport.
Pour l’heure, la LNR n’a « rien décidé » sur la dénonciation, ou pas, du contrat, confie Paul Goze. « Nous regardons », dit-il simplement. Mais c’est un regard particulièrement attentif que doit avoir la LNR sur ce dossier. D’abord, parce que tout le monde se souvient dans quelles conditions Canal+ a acquis les droits du championnat de France de rugby en 2011. Seule candidate, la chaîne cryptée avait osé limiter sa proposition à 18 millions d’euros par an pour deux matchs par journée, s’attirant les foudres de la LNR qui avait aussitôt estimé Canal+ « hors-jeu ». Finalement, la chaîne avait obtenu l’exclusivité des droits, y compris mobile et vidéo à la demande, pour 31,7 millions par an, dont 4,5 millions de part variable en fonction des audiences et de l’évolution du nombre de ses abonnés. Un montant inférieur aux 33 millions consentis par Canal+ et Orange lors du précédent appel d’offres.

BeIn Sport en embuscade

La pilule a dû laisser un goût amer à la LNR, dont on imagine mal qu’elle ne cherche pas, le moment venu, à renégocier le contrat. D’autant que les audiences des matchs de rugby sont très bonnes… et que les comptes du rugby français sont dans le rouge. Sur la saison 2011-2012, la perte nette du Top 14 atteint 13 millions d’euros (+ 3 millions d’euros sur un an). Toute rentrée d’argent serait donc la bienvenue
Reste à savoir si BeIN Sport serait intéressée. La chaîne Qatari a-t-elle contacté la LNR ? « Je ne répo ndrai pas à cette question », affirme Paul Goze, qui a tout intérêt à laisser planer l’incertitude. Pour sa part, BeIN Sport reste discrète, mais ses dirigeants disent depuis des mois qu’ils veulent diversifier les sports sur leurs chaînes, qui font aujourd’hui la part belle au football. BeIN, qui a déjà les droits de la Super League et de la NRL dans le rugby à treize, pourrait ainsi être intéressée par une compétition aussi prestigieuse que le Top 14. Pour la chaîne cryptée, l’éventuelle perte du championnat de France de rugby serait un coup très dur. Canal+ ambitionne en effet de faire du rugby le deuxième sport de la chaîne, après le football. Voilà qui promet encore un combat musclé.

Comment le rugby français est monté sur le toit de l’Europe ?

Clermont et Toulon s’affrontent en finale de la H Cup ce samedi à l’Aviva Stadium de Dublin. Une affiche digne du Top 14 qui reflète la suprématie des clubs français dans le rugby européen.

« Le rugby est un sport de combat. Si tu lâches, tu ramasses ». Visiblement, cette phrase de Fabien Galthié, ancien joueur du XV de France et actuel entraîneur de Montpellier, a fait des émules dans le rugby français. Car si la sélection nationale est à la peine, les clubs ont décidé de prendre les devants en écartant leurs rivaux britanniques de la course à l’Europe. Les résultats sont probants : Clermont et Toulon seront à l’affiche de la quatrième finale franco-française de l’histoire de la H Cup, ce samedi à 18h00 et le Stade Français a brillamment atteint la finale de la Amlin Cup.

Voici les quatre finales franco-françaises :

  • 2002-2003 : Toulouse 22 – 17 Perpignan 
  • 2004-2005 Toulouse 18 – 12 Stade Français
  • 2009-2010 : Toulouse 21–19 Biarritz
  • 2012-2013 : Clermont – Toulon, samedi à 18h

Mais comment expliquer ces bonnes performances des clubs de l’Hexagone alors que le XV de France tire la langue ?

 

Le Top 14, terre d’accueil des meilleurs joueurs du monde

Jonny Wilkinson, Delon Armitage et Matt Giteau défieront Jamie Cudmore, Nathan Hines et Napolioni Nalaga. Rien que sur la finale de la H Cup, le public de l’Aviva Stadium de Dublin aura la chance d’apprécier ce qui se fait de mieux dans le rugby mondial. Et pour cause, la France accueille depuis quelques temps les meilleurs joueurs venus d’Australie, de Nouvelle-Zélande ou d’Angleterre. Et ce n’est pas fini ! La saison prochaine, le Sud-Africain Bryan Habana, meilleur marqueur d’essais de la Coup du monde 2007, posera ses valises à Toulon à l’instar de l’ouvreur irlandais Jonathan Sexton au Racing. Tel un symbole, ce drop victorieux de Jonny Wilkinson en demi-finale contre ses compatriotes du Saracens.

Indéniablement, le Top 14 est devenu le meilleur championnat d’Europe grâce à l’arrivée massive de ces stars de l’ovalie. Et plus les joueurs de classe mondiale viennent dans notre championnat, plus cela attire les autres stars à venir. Mathématique !

 

Les meilleurs coachs d’Europe peuple la France

Outre les joueurs, une équipe ne peut aussi bien fonctionner sans un entraîneur de qualité. Avec le Néo-Zélandais Vern Cotter à sa tête, Clermont fait figure d’épouvantail que ce soit en Europe ou même dans l’Hexagone. De même, Toulon et ses super stars sont menées à la baguette par l’indispensable Bernard Laporte, certes amateur de la politique mais monstre de la tactique.

En demi-finale, Clermont a sorti le Montpellier de Fabien Galthié (36-14). Ce dernier est parvenu à amener le club héraultais au sommet dans son pays et dans le dernier carré du gratin européen. L’Argentin Gonzalo Quesada, actuel entraîneur du Racing et prochainement au Stade Français, dispose également d’une très bonne réputation. Enfin, Guy Novès fait figure de statue indétrônable au Stade Toulousain. N’oublions pas que si tous ces grands joueurs viennent en France, c’est aussi parce qu’ils sont attirés par ces entraîneurs de classe mondiale.

Qui dit flopée de stars, dit porte-monnaie bien rempli

Forcément, l’argent n’est pas innocent dans la réussite débordante des clubs français. Et pour cause, sur les dix plus gros budgets européens, huit appartiennent aux Français. ,D’après le Nouvel Observateur le Stade Toulousain (34,97 millions d’euros) devancerait aujourd’hui Clermont (25,52 millions d’euros. Les Anglais de Leicester complètent le podium avec 23,62 millions d’euros. Suivent ensuite le Stade Français (22,81), Toulon (21,84), le Racing-Métro (21,74), Bayonne (17,96) et Montpellier (17,51). Aussi étonnant soit-il, Lyon (15,73), ou le LOU, qui évolue en Pro D2 figure à la 12e position devant des clubs d’élite irlandais et anglais. En outre, les salaires s’avèrent bien plus attractifs en France puisque les clubs du Top 14 sont limités à 9 millions d’euros de dépenses contre 5,35 millions pour les équipes anglaises ! Du coup, joueurs et entraîneurs y trouvent leur compte et cela se voit dans les résultats.


Les clubs français sur de bonnes bases

Tout ne s’explique évidemment pas par l’argent, même si cela contribue beaucoup au succès. Néanmoins, à part quelques années de vaches maigres, les clubs français ont généralement toujours très bien évolué en Coupe d’Europe. Pour cela, il suffit de jeter un œil sur le palmarès de la H Cup. Ainsi, le Stade Toulousain demeure le club européen le plus titré avec quatre trophées. Sa dernière victoire en finale de la H Cup ne remonte qu’à la saison 2009-2010 où les protégés de Guy Novès ont disposé de… Biarritz (21-19) au Stade de France. Plus ancien, le CA Brives a également déjà remporté la Coupe d’Europe mais il faut avouer, qu’avant 2010 les équipes françaises éprouvaient des difficultés face à leurs homologues britanniques.

Les joueurs français meilleurs en club qu’en sélection

En plus des meilleures joueurs étrangers, les clubs français ont à leur disposition des Bleus arrivés à maturité. Pour preuve, l’ERC, qui organise les compétitions européennes de rugby, a récemment dévoilé ce lundi la short-list des cinq nominés pour le titre du joueur européen de l’année 2013. Et dans ce casting, Julien Bonnaire et Wesley Fofana de Clermont font partie de cinq nominés avec Jonny Wilkinson (Toulon), Jamie Heaslip (Leinster) et Sitiveni Sivitavu (Clermon). Même si le XV de France a été à la peine lors du dernier Tournoi des VI Nations, personne ne peut ignorer les performances de Dimitri Yachvili (Biarritz), Morgan Parra (Clermont) ou Fulgence Ouedraogo (Montpellier).

Grâce à ce cocktail très relevé, les clubs français parviennent à dominer l’Europe. L’ancien grand joueur du XV de France, Pierre Villepreux a dit : « Dans une équipe de rugby, il n’y a pas de passagers, il n’y a qu’un équipage ». Et cette année, l’équipage sera français !

L’idée d’un championnat de franchises fait son chemin. Selon JMD, elle est même inéluctable  Si la Fédération ne prend pas les devants, ce sont les clubs eux mêmes qui opteront pour cette option. Ce message a été posté par un lecteur, JMD en réponse à un billet posté il y a 4 ans En toute franchise (1, 2 et 3). Plutôt que des franchises utilisant pour socles des clubs du Top 14 comme je l’ai imaginé dans le manifeste de Mister Rugby, JDD imagine un vrai championnat interprovincial, rappelant que certaines de ces formations ont remporté des victoires historiques face à des équipes aussi prestigieuses que les All Blacks ou les Wallabies lors de tournées d’automne. J’ajouterais qu’avec l’expansion des marques régionales (Sud de France, Sud-Ouest, Auvergne, Alsace, etc.) qui cherchent à donner une visibilité à l’internationale ce projet gagne en crédibilité. 

De notre envoyé spécial, JMD

Depuis 5 ans et même 3 ans les choses ont bien sûr évolué même si nous n’avons toujours pas de franchises, évolution très positive concernant l’Union Bordeaux-Bègles puisque le club se maintient depuis 2 ans en Top 14, de plus il fidélise un public, il y a une tradition rugbystique à Bordeaux qui ressurgit. L’équipe a enregistré la deuxième affluence au stade avec ses délocalisations à Chaban-Delmas, une enceinte que l’Union pourrait peut-être squatter en permanence puisque les footeux vont déménager dans leur grand stade flambant neuf. Concernant Agen par contre l’affaire se complique, mais le club n’est pas mort pour faire partie une jour des 14 franchises, bien qu’Agen pourrait avec l’Union bordelaise constitué la province Aquitaine (équipe Grand Bordeaux ?) ou équipe Aquitania si on veut lui attribuer une dénomination antique. Cette formation Bordeaux-agenaise a dans le passé rencontré les équipes de l’hémisphère sud en tournée, je me souviens d’un match contre l’Australie en 1993. Mais il se pourrait que Bordeaux désire conserver sa propre identité de même qu’Agen. Concernant Dax et Mont de Marsan il y a quelques années on a parlé de fusion, ses deux clubs peuvent constituer donc une franchise « Landes » mais tout aussi bien intégré également la franchise Aquitaine aux côtés d’Agen voire de Bordeaux. Autre possibilité, explorons les toutes, Dax et Mont de Marsan pourrait donc le plus vraisemblable être associées à Bayonne et Biarritz pour constituer l’équipe Côte Basque Landes (Force-Basque Côtes Sud) équipe Atlantica pour prendre un terme antique… qui elle aussi a déjà existé sous l’appellation du comité Côte Basque Landes et avait notamment battu les All blacks en 1990. A moins que Bayonne et Biarritz fusionnés souhaitent restés indépendants des landais. En associant les finances des 4 clubs, la province Côtes Basque Landes correspondrait actuellement à un budget de 45€, ce qui n’est pas rien.

Le Racing Métro est issu de la fusion de deux clubs de même que le Stade Français Paris et l’on peut dire que cela a fonctionné. Si un temps on s’est interrogé sur la viabilité de deux clubs pros dans la capitale, aujourd’hui il ne fait aucun doute que c’est tout à fait viable, et effectivement le derby au Stade de France est un ingrédient tout à fait intéressant au sein même du Top 14. Une seule franchise Île-de-France de France n’est pas nécessaire, deux équipes c’est bien mieux.

Depuis 2010 et l’étude de la Ligue, les franchises semblent se constituer naturellement sans l’intervention de la Ligue, ainsi ça pourrait lui faciliter le travail à l’avenir. Clermont et Toulon sont deux équipes très autoritaires sportivement, le Stade Toulousain n’est pas autre chose qu’une franchise, il n’est pas concevable que ce club puisse descendre de division, déjà qu’une année sans titre, Brennus ou H Cup n’est pas bien vécu par les toulousains et engendre dans la ville rose une surconsommation d’antidépresseurs creusant un peu plus le déficit déjà énorme de la sécurité sociale. Je le répète une relégation en ProD2 est totalement inenvisageable pour le Stade Toulousain qui chaque année se donne les moyens de ses ambitions. En absorbant les budgets de Castres, Colomiers, Montauban, Auch et Albi, ce qui parait très improbable, l’équipe Toulouse Midi Pyrénéen serait vraiment le plus grand club du monde, quoique niveau pognon pas beaucoup plus riche que l’équipe Basquo-landaise. Nous savons en 2013 que Albi ne pourrait pas avoir sa franchise. Concernant Toulon, elle pourrait représenté donc l’équipe de la French Riviera…l’équipe Côte-d’Azur avait battu les Wallabies à Mayol. Je ne vois pas pourquoi il y aurait une franchise à Nice et une autre à Marseille puisque Toulon désormais si médiatique pourrait représenter la grosse écurie régionale avec le soutient de Nice et de Marseille.

Le Top 14 c’est comme un conseil municipal où tout le monde veut devenir le Maire, le Racing Métro ambitionne le titre pour 2014 et Lyon qui n’est plus en Top 14 aspire légitimement à y revenir, et devenir plus fort que la formation Clermontoise qui pourtant n’a jamais été aussi impressionnante. Bourgoin-Jallieu ne peut plus espérer que d’être vampirisé par Lyon pour de nouveau rejoindre l’élite.

Perpignan et Montpellier semblent être deux places suffisamment fortes pour avoir leur écurie respectives franchisées, bien qu’une association Languedoc-Roussillon incluant Narbonne et Béziers ne serait pas dégueulasse. Grenoble est là surprenant promu qui a apporté du piment à la compétition cette année.

On se vente en France d’avoir la meilleure compétition du monde, hors nous ne l’avons pas encore, le Super Rugby demeure la référence. Il suffit de regarder Youtube, en popularité internationale la compétition phare de l’hémisphère sud est nettement plus célèbre que le Top 14 qui a néanmoins atteint un engouement sans précédent et qu’il est en train de devenir tout autant que l’équipe de France la vitrine du rugby français. Cependant, le Top 14 est encore très en deçà de sa notoriété potentielle. Sur les sites anglophones le Top 14 est bien moins évoqué que le Super Rugby qui est seulement comparé à la H CUP.

Si nous le voulions vraiment, nous pourrions déjà avoir réellement et sans contexte le meilleur championnat. Le France est un beau pays, un vrai centre d’attraction magnétique pour les touristes de part son Histoire, ses monuments, sa diversité géographique etc. Tout ceci est très important, outre l’aspect financier attractif, c’est la France elle-même que les joueurs étrangers veulent découvrir. Il y a quelques années on disait que la culture des clubs était trop forte en France, et c’est vrai mais les mentalités évoluent heureusement. Les nations celtes ont opté pour des équipes de province parce que c’était vital pour elles. Hors si on veut vraiment avoir le meilleur championnat possible, les franchises sont essentielles en France. Comme les équipes ne descendront pas elles attireront forcément les partenaires financiers, avec la fusion des clubs on aura de gros budgets, encore plus de stars viendront. Décrocher le Brennus à quelque chose de mythique, c’est l’apothéose d’une fresque équipe pour les joueurs de l’équipe qui le remporte. Jonny Wilkinson qui a pourtant soulevé la Webb Ellis Cup avec le XV de a rose, a avoué au micro de Canal+ qu’il avait réalisé ce que le Brennus représentait après avoir perdu la finale avec Toulon contre Toulouse en 2012. Plus le Top 14 gagnera en célébrité plus le Brennus deviendra un Graal à obtenir pour tout rugbyman quelque soit on origine et sa nationalité.
Il ne s’agit pas de savoir si il y aura des franchises, il s’agit de savoir quand elles seront instaurées et par quelles provinces ou/et clubs elles seront représentées

Grand Stade Rugby : Mo-nu-men-tal !

Des lignes dures, âpres et sévèrement coupées, un tout plein d’audace et de panache ! Le futur monument ressemblera à notre rugby !

Une époustouflante masse cubique ! Voilà à quoi ressemblera le Grand Stade Rugby prévu à l’horizon 2017. En s’orientant vers le gigantesque site de l’hippodrome de Ris-Orangis puis en choisissant une colossale œuvre d’art qui n’a rien à envier aux plus grandes réalisations qui ont contribué au fil des siècles à la renommée mondiale de notre pays, Pierre Camou et Serge Blanco ne manquent ni l’un ni l’autre de panache ! C’est donc le désormais très célèbre cabinet d’architectes Populous (University of Phoenix Stadium, Millenium Stadium, Aviva Stadium, Stade Olympique de Londres ou Eden Park) qui a été désigné.

Avec ses 82 000 places et son toit rétractable, le Grand Stade Rugby sera le plus grand stade couvert du monde devant le Cowboys Stadium aux Etats-Unis et le Millenium Stadium en Grande-Bretagne. Les spectateurs les plus proches seront situés à une douzaine de mètres de la pelouse, les tribunes seront à la verticale pour un vrai effet chaudron ! Un espace important sera accordé aux très nombreuses loges notamment derrière la zone poteaux (à l’image des stades de Phoenix et de Dallas visités par l’équipe de Serge Blanco). L’incroyable pelouse « glissant » de l’extérieur vers l’intérieur les jours des matchs est une autre idée inspirée par le stade de NFL des Cardinals. L’étonnante enceinte accueillera les matches du XV de France et la finale du Top 14 bien sûr, mais aussi près d’une vingtaine d’événements sportifs ou musicaux. Quand on voit les rendus, le Stade de France semble déjà appartenir à un autre siècle.

Reste la partie la plus délicate, le financement de cette merveille architecturale. L’écrin devrait en effet coûter 575 millions d’euros. Le Président de la FFR, Pierre Camou, précise que le business plan autour de cette enveloppe a été validé par un cabinet international. Pour arriver à ses fins, Serge Blanco et Pierre Camou comptent sur le système des « debentures » qui permet à des entreprises où des particuliers de prêter de l’argent à un opérateur en échange du droit d’achat d’une place attribuée pour une période donnée. Ce système encore inconnu en France, utilisé par la RFU pour le financement du nouveau Twickenham, est courant dans les pays anglo-saxons. La FFR table également sur le nommage du stade : ainsi la nouvelle cathédrale du rugby hexagonal devrait porter le nom d’un généreux sponsor.

Personnellement, j’adore le panache du projet, la ligne agressive du monument qui à l’image de notre rugby à la fois âpre et audacieux. Je suis sûr que ce projet ne vous laissera pas indifférent, car qu’on l’aime ou pas, force est de constater qu’il a du caractère !

Coup de projecteur sur…Esprit de la Règle

Esprit de la Règle, non ce n’est pas le nom de la dernière série policière US sur TF1. Il s’agit d’un blogue écrit par des arbitres de rugby avec un slogan : des règles, un esprit, des arbitres. Passionnant ! Captivant ! Croustillant !

En parcourant les pages WordPress, j’ai découvert ce blogue écrit par des arbitres ! Je trouve la démarche très intéressante et vraiment dans l’esprit du jeu. Esprit de la Règle est donc écrit par les vrais amoureux de ce sport, ceux qui par amour pour le rugby sont prêts à se faire insulter tous les dimanches, ceux qui, d’une part, connaissent la règle mieux que quiconque et qui, d’autre part, sont les garants de l’« Esprit de la Règle ».

Au programme, les prestations de certains arbitres décortiquées, un retour sur -non seulement- les règles de ce jeu les plus obscurs pour le néophyte (exemple : le jeu au sol) , mais aussi sur l’application de ces règles, sur la jurisprudence, sur l’évolution de l’application à travers les compétitions, bref sur l’Esprit de la Règle, des arrêts en image sur des phases de jeu du Top 14 qui ont créé des polémiques. Mais aussi, et c’est plus surprenant,  une vraie critique sur le corps arbitrale français, une critique dépassionnée, faites par de vrais spécialistes du sifflet ! Enfin, vous y trouverez également une interview de l’arbitre international Steve Walsh qui donne quelques tuyaux au nouveaux arbitres !

Bref, je ne saurais que  recommander ce blogue à tous les passionnés !