Coupe du Monde : Les matchs du jour

Lucas Amorosino, le sauveur côté argentin

Argentine 13- Ecosse 12 

Grâce à son succès sur le fil face à l’Ecosse (13-12), l’Argentine a fait un pas de géant vers la qualification pour les quarts de finale de la Coupe du monde de rugby. Les Pumas, auteurs d’une fin de match renversante grâce à un essai de Lucas Gonzalez Amorosino, rencontreront la Géorgie le 2 octobre pour assurer leur place. La situation se complique grandement pour l’Écosse, dans le devoir de battre l’Angleterre le 1er octobre pour continuer la compétition.

Ruaridh Jackson tente le drop

Un match fermé, crispant. Puis une fin de rencontre renversante. Le face-à-face entre l’Ecosse et l’Argentine avait des faux airs de huitièmes de finale dans cette avant-dernière journée de poules dans le groupe B. Malheur aux vaincus pouvait-on presque entendre depuis le Wellington stadium. Pendant 70 minutes, sous le poids de la pression, les deux formations ont offert un spectacle sans beaucoup de relief. C’est au pied que la majeure partie de la rencontre entre Paterson côté écossais et Contepomi côté argentin. Mais à la 74e min, Lucas Gonzalez Amorosino, auteur d’un slalom dans la défense du XV du Chardona offert la libération aux Pumas, troisièmes de l’édition 2007 de la compétition.

L’Ecosse qui a joué de manière plus ambitieuse, essayant de prendre  les Pumas par les extérieurs, a été trop maladroit dans les derniers gestes,  manquant plusieurs occasions de prendre le large au cours de la partie. La suite s’annonce difficile pour les hommes entraînés par l’Anglais Andy  Robinson: ils doivent à tout prix s’imposer face au XV de la Rose le 1er  octobre, à Auckland, pour avoir une chance de se qualifier pour la suite de la  compétition. Depuis la première édition en 1987, les Ecossais sont toujours parvenus à  se qualifier pour les quarts de finale de la Coupe du monde. Les Pumas affronteront la Géorgie pour leur dernier match, le 2 octobre à  Palmerson North (île du nord) et devraient se qualifier pour les quarts.

La Russie célèbre un de ces deux essais

Irlande 62 – Russie 12 

L’Irlande s’est imposée facilement dimanche face à une équipe de Russie combative mais limitée 62-12 (36-0 à la mi-temps) dans la poule C de la Coupe du monde de rugby en Nouvelle-Zélande.

Heaslip, O’Brien et les Irlandais en grande forme

Affublée de son nouveau statut de leader de poule après sa belle victoire contre l’Australie 15-6 le week-end dernier, l’Irlande  s’avançait sur le pré avec l’idée de développer du jeu, chose qu’elle n’avait pas encore entreprise dans cette Coupe du Monde. En une mi-temps face à un adversaire limité et en plein apprentissage du haut niveau, le XV du Trèfle a rempli sa mission. Deux premiers essais de Fergus McFadden et Sean O’Brien avec des passes après contact et du soutien dans l’axe laissaient augurer un score fleuve. Les Irlandais ne tombaient pas dans la facilité et prenaient le point de bonus offensif avec trois nouveaux essais avant la mi-temps. A 36-0, l’Irlande  gérait mais les Russes s’enhardissaient. L’arrière Vasily Artemyev échappait à la défense verte sur un côté fermé bien lancé par le demi de mêlée, Alexander Yanyushkin.

L’Irlande  repartait de l’avant et voulait continuer à se rassurer dans son jeu. Keith Earls, positionné au centre,  inscrivait un doublé dans cette rencontre qui ressemblait fort à un galop d’essai pour les joueur du Trèfle avant la rencontre décisive contre l’Italie dimanche prochain à Dunedin. Un succès permettrait à l’Irlande  de préserver sa première place dans cette poule C et d’être dans une moitié de tableau a priori favorable lors des phases finales avec sans doute la présence d’équipes de l’hémisphère nord comme la France ou l’Angleterre.

Lovobalavu plaque vainement Tuilagi

Samoa 27 – Fidji 7

Les Samoa ont pratiquement enterré les espoirs de qualification des Fidji pour les quarts de finale de la Coupe du monde de rugby après leur victoire (27-7), dimanche dans la poule D.

Les Samoa devront s’imposer dans leur dernier match face aux champions du  monde sud-africains, vendredi 30 septembre, pour éventuellement espérer  atteindre les quarts. Les Fidjiens devront, eux, s’imposer avec le bonus et  priver les Gallois d’un point de bonus lors de leur dernier match dimanche 2  octobre à Hamilton. Les Fidjiens pourront regretter une première période qu’ils n’ont pas su  négocier face à des Samoans dominateurs en mêlée et dans le jeu au sol qui leur  ont imposé leur jeu et les ont acculés dans leur camp. Les Samoans ont capitalisé sur leurs nombreuses fautes par l’ouvreur Tusi  Pisi (4, 9, 26, 44), également auteur d’un drop (13). Au bout de 26 minutes, le « Manu Samoa » menait 12 à 0 après avoir également  vu deux essais refusés à la vidéo aux ailiers Sailosi Tagicakibau (8) et  Alesana Tuilagi (17).

Les Fidjiens n’ont pas su renverser la pression et se sont montrés  incapables de développer le jeu de trois-quarts qui fait leur réputation. Approximatifs, jamais lancés et avec un temps pluvieux qui n’a rien  arrangé, ils se sont très rarement créé des occasions de marquer. Seremaia Bai  a manqué une pénalité de40 mètresface aux poteaux (30), puis ils ont ensuite  échoué à concrétiser au retour des vestiaires une séquence devant la ligne qui  les aurait remis dans le match (48). Pleins de réalisme, les Samoa ont pris le large avec un essai de Kahn  Fotuali’i (62) puis de Geroge Stowers (70), rendant vain celui du troisième  ligne fidjien Netani Edward Talei (67).

Sources : Texte France télévision, Photos : Espnscrum.com 

Publicités

L’Italie comme une grande !

Passe de Tommaso Benvenuti contre la Russie

La Squadra Azzurra s’est imposée (53-17) face à la Russie, et a empoché le bonus offensif en iscrivant 9 essais! Les Italiens restent dans la course pour les 1/4 de finale. Mais leur dernier match de poule, contre l’Irlande, sera décisif.

Après avoir tenu une mi-temps puis cédé par la suite contre l’Australie, les Italiens ont parfaitement réagi, se relançant ainsi dans cette poule C. Il faut dire que l’opposition russe n’était pas vraiment du même niveau que les Wallabies. Il n’empêche que les Azzurris n’ont pas pris le match par dessus la jambe, en le prenant par le bon bout. Dès le coup d’envoi donné par Rachkov qui terminait en « ballon mort », l’on sentait que les imprécisions allaient être fatales aux Russes. Enfoncés sur près de dix mètres sur la première mêlée, énormément pénalisés, ils ne tardaient d’ailleurs pas à craquer.

Le bonus en 23 minutes

En bon capitaine, Parisse montrait la voie à suivre à ses troupes (7-0, 6e), rapidement imité par Toniolatti (12-0, 13e). Benvenuti enfonçait le clou dans la foulée (17-0, 16e) tant et si bien qu’en un quart d’heure de jeu, les Italiens avaient déjà fait les trois-quarts du chemin vers le bonus offensif. Avec ce départ en fanfare face à des joueurs slaves complètement débordés, l’on aurait pu croire que les Azzurris seraient grisés. Ils n’en étaient puisqu’ils poursuivaient leurs efforts, la récompense intervenant rapidement, Toniolatti réalisant le doublé et offrant de fait le bonus offensif aux siens (24-0, 23e). Quasiment assurée de l’emporter, l’Italie faisait encore le forcing, sur son point fort qu’était la mêlée fermée, obtenant un essai de pénalité (31-0, 29e). Coupable d’un relâchement compréhensible après un tel départ, l’Italie permettait à de limités mais courageux et vaillants russes de se relancer. Yanyushkin sauvait l’honneur des « Ours » (31-7, 34e) avant que Gori ne remette les pendules à l’heure sur une attaque d’école (38-7, 37e).

Vers un huitième de finale contre l’Irlande

Le second acte était plus débridé mais également plus brouillon. L’Italie levait le pied, faisait tourner son effectif, cherchant très certainement à s’économiser en vue des deux prochaines rencontres. La Russie, de son côté n’abdiquait pas, répondant à chaque essai italien. Ainsi, à dix minutes du terme, et aussi incroyable que cela puisse paraître, les joueurs slaves se retrouvaient à un essai du bonus offensif. Malheureusement, des imprécisions sur des pénaltouches ne leur permettaient pas d’y parvenir, la Squadra finissant en revanche comme elle avait commencé, par une très grosse mêlée de laquelle s’est extrait Zanni pour parachever un succès maîtrisé (53-17, 77e).

La Russie continue donc son apprentissage tandis que les Italiens peuvent toujours croire en leurs chances de qualification. Il faudra pour cela l’emporter lors des deux prochains matchs, contre les Etats-Unis et surtout contre l’Irlande, ce match apparaissant comme un véritable huitième de finale.

Source : Coupe-du-monde.tf1.fr

Italie vs. Russie

Coupe du Monde 2011 : La Russie

Après la Namibie la semaine dernière nous continuons notre tour d’horizon des nations participantes et je vous propose une nouvelle venue puisqu’il s’agira de sa première participation : la Russie.

Nom : La Russie

Blason : L’Ours

Surnom de la sélection : les Ours

Classement IRB : 19ème

Nombre de participations à la Coupe du Monde : 1ère participation

Poule C : Australie, Irlande, Italie et États-Unis.

L'équipe de 7 russe face à la sélection anglaise

A la fin des années 80 certains dirigeants du Board avait pensé légitimement à inviter l’URSS à participer à la première Coupe du Monde qui eut lieu en Nouvelle-Zélande (les équipes étaient alors invitées pour le mondial). Le contexte de guerre froide ne favorisa pas l’invitation des Soviétiques. Finalement 24 ans plus tard les Russes obtiennent leur revanche. Les Ours ne doivent pas leur qualification au hasards. Les autorités locales ont décidé de se lancer à fond dans la grande aventure du rugby et comptent avoir une sélection compétitive dans les années qui viennent. Peu désireuse de dépendre des bons vouloir des clubs étrangers pour se former une élite la Fédération Russe à décider compter sur elle-même en créant son propre championnat professionnel : Профессиональная Регбийная Лига (La Ligue Professionnel de Rugby) ! Ce championnat compte six formations toutes professionnelles, regroupant les meilleurs joueurs russes, kazakhs, ukrainiens, géorgiens, moldaves et renforcées par quelques joueurs Néo-Zélandais et Européens. Aussi la Russie s’était portée candidate à l’organisation du mondial 2019 avec un projet très sérieux à l’appuie. L’idée et de faire du rugby un grand sport national. Les premiers résultats commencent à se montrer avec l’impressionnante série de victoire sur Roumains, Portugais, Tchèques, Espagnols et Allemands, seul la Géorgie semble capable de lui résister. Pour l’instant les joueurs russes vont devoir essayer de remporter leur premier match de Coupe du Monde, et la tâche ne sera pas facile. La fédération locale entend utiliser la rivalité historique entre la Russie et les États-Unis pour mettre en avant leur sport. Le match entre les Ours et les Eagles s’annonce particulièrement passionnant. Les deux équipes se sont rencontrées l’année dernière lors d’un match de Churchill Cup et avait vu la victoires des Américains sur le score de 39 à 22.

Hymne national de la Russie, chanté par les choeurs de l’Armée rouge

Vidéo Churchill Cup : Etats-Unis vs. Russie

Une rencontre intéressant de cette Churchill Cup fut celle entre les deux grandes puissances de la fin du XXème siècle : les Etats-Unis et la Russie. Les Etats-Unis qui ont participé à la plupart des dernières éditions de la Coupe du Monde ont fait parlé leur expérience en remportant le match grâce à une fin de match plus intense. Mais les Russes qui se sont armés d’un championnat professionnel n’ont pas démérité et ont proposé plusieurs actions digne du haut-niveau. Ces deux-là se retrouveront en 2011 dans la même poule du Mondial. La Churchill Cup était une occasion de marqué les esprits de son adversaire. Côté français, la réserve des Bleus a largement dominé l’Uruguay et sont idéalement entrés dans cette Churchill Cup.