Yannick Jauzion : Au revoir l’artiste !

Je me souviens d’avoir lu pour la première fois le nom de Yannick Jauzion il y a plusieurs années déjà sur un vieux Rugbyrama. Il apparaissait déjà dans l’effectif de l’équipe première du Sporting-Club Graulhétois au poste d’ouvreur, son très jeune âge et ses mensurations de deuxième-ligne avaient attirés mon attention et m’avaient fait pressentir qu’on était-là face à un futur grand. Surtout qu’avec Graulhet, il était à la bonne école : Vincent Moscato, Fabien Pelous, David Auradou, Henri Sanz, Guy Laporte ou bien encore Benoît Bellot son passés, eux aussi, par le club tarnais ! Je me souviens aussi d’un essai inscrit avec Colomiers, autre grand club formateur, entre les poteaux d’un adversaire dont j’ai oublié le nom, la puissance qu’il dégageait sur un terrain était déjà impressionnante. Puis vint sa première sélection. Lors d’une tournée suicide en Afrique du Sud, Bernard Laporte avait décidé de lancer toute une nouvelle génération de jeunes joueurs dans le grand bain : Fred Michalak, Clément Poitrenaud, Nicolas Jeanjean et Yannick Jauzion. Malgré la victoire, Yannick n’aura pas autant convaincu que les autres jeunes pousses. Bien que très puissant, le joueur semblait manquer de fond de jeu et de technique individuelle. Il ne sera rappelé que bien plus tard. Il explosera lors des saisons 2003 et 2004 avec le Stade Toulousain. Depuis, il est devenu incontournable en équipe de France et est considéré comme l’un des meilleurs centres de la planète ovale. Cette dernière saison était un peu triste à voir. Il a très peu joué mais a bien joué. Souvenez-vous de ce choc au Stadium entre le RC Toulon et le Stade Toulousain de sa passe pour Gaël Fickou qui file à l’essai. Bien sûr, j’aurais apprécié comme vous, le voir jouer encore une année ou deux au plus haut niveau dans un club comme l’USAP ou Castres qui semblaient sur les rangs. Finalement, le tarnais a décidé de prendre sa retraite. Je lui souhaite donc une longue et heureuse vie de retraité !