Le mercato entre dans la mêlée

Coup dur pour Perpignan et coup gagnant pour Toulon avec le transfert de Maxime Mermoz qui devrait être officialisé sur le site Rugbynew.fr ce lundi

La période des mutations estivales du rugby s’est ouverte à minuit. Si le sport est pro depuis 1995, il n’a en revanche pas copié le système des transferts du football. Comment fonctionne ce marché un peu particulier ? Mode d’emploi.
Le rugby d’aujourd’hui n’a pas grand-chose à voir avec celui de « papa », quand il était encore amateur. Salaires, exigence athlétique, exposition médiatique… Tout a changé, ou presque. La façon dont les joueurs changent de club n’a, elle, pratiquement pas évolué. La période des mutations s’est ouverte cette nuit à minuit jusqu’au 15 juin, et ressemblera à s’y méprendre aux périodes de mutations précédentes. Les clubs ne feront leur marché (sauf cas exceptionnel) que parmi les joueurs en fin de contrat. Au rugby, cette notion est presque une question d’honneur ! Un contrat est un contrat qui doit être respecté, et pas question d’entendre parler de « transfert », terme barbare trop lié aux dérives vénales du football.
Dans l’histoire du rugby, à peine une dizaine de cas a dérogé à la règle, les plus connus étant Fabien Galthié (de Colomiers au Stade Français en 2001), Benoit Lecouls (de Biarritz à Toulouse en 2008), Benjamin Fall (de Bayonne au Racing Métro 92 en 2010) ou encore Mathieu Bastareaud (du Stade français à Toulon en 2011). Le paiement de la clause de mobilité de Fall, élevée à 506 000€, est d’ailleurs toujours  la transaction la plus chère de l’histoire de l’ovalie tricolore. Un montant très éloigné des 94 millions d’euros dépensés par le Real Madrid en 2009 pour acquérir Cristiano Ronaldo
La démocratisation des précontrats « confidentiels »
Ce système particulier intègre toutefois une donne commune à tous les sports de haut niveau : les contacts s’établissent lors de la saison en cours. Le joueur en fin de contrat signe un précontrat avec le club qui le courtise. Une valeur d’engagement fort, qui peut même valoir des poursuites judiciaires à celui qui se rétracte (cf. le cas Mamuka Gorgodze). En revanche, si l’argent est tabou dans le monde de l’ovalie, la discrétion est de règle. Il est interdit aux deux parties de communiquer sur un accord avant l’ouverture officielle des mutations, sous peine d’amende.
Ce système sur fond de respect des valeurs morales possède ses ardents défenseurs au sein du rugby français. Des dirigeants de clubs à surfaces financières limitées bien sûr, mais aussi ceux qui misent sur le prestige pour attirer les talents comme Toulouse ou Clermont. L’évolution du sport vers un professionnalisme toujours plus poussé a aussi généré des opposants au système. Des Mourad Boudjellal ou des Jacky Lorenzetti, aux portefeuilles mieux garnis, et bien décidés à faire tomber les barrières pour imposer leur puissance. Une question de temps ?

Delon Armitage rejoint la Côte d'Azur

Ces têtes d’affiches qui changent de maillot

Les effectifs de Top 14 s’apprêtent à connaitre quelques bouleversements, qui concernent également les stars de notre championnat. Le club le plus à même à accueillir du lourd la saison prochaine est le RCT. Avec Michalak (Natal Sharks, AFS), Sheridan (Sale, ANG) D. Armitage (London Irish, ANG), Mermoz (Perpignan), Masoe (Castres), les Varois risquent de faire peur en 2012-2013. Autre locomotive du marché, le Racing Métro 92 va connaitre des modifications significatives, avec les départs de Steyn (retour en Afrique du Sud), Chabal et Nallet (Lyon), et les arrivées des internationaux français Szarzewski (Stade français) et Ducalcon (Castres). Les deux premiers de Top 14, Toulouse et Clermont, sont eux plutôt calmes pour l’instant malgré les arrivées de Huget (Bayonne) dans la ville rose et le retour de Nalaga (Western Force) en Auvergne.

Un mot enfin des entraineurs qui vont eux aussi exercer sous d’autres cieux. Le duo agenais Christophe Deylaud-Christian Lanta, partant pour Bayonne, fait place à un ticket Philippe Sella-Mathieu Blin. Le technicien girondin Marc Delpoux file lui, en Catalogne, à l’USAP, et sera remplacé au poste de manager général de l’UBB par l’ancien capitaine des Bleus Raphaël Ibanez.

Sébastien Chabal passe à XIII ? Chiche !

Un match entre les South Sydney Rabbitohs et les Western Tigers

Les paroles de Sébastien Chabal, invité du Moscato Show hier sur RMC, ont fait l’effet d’une bombe dont l’onde de choc a atteint ce matin les côtes australiennes. L’homme qui valait un millions d’euros (montant annuel de son dernier contrat avec le Racing Métro) a fait connaître son intention de jouer sur l’île-continent. A la question de l’animateur Vincent Moscato « c’est pour changer de code » (sous-entendu pour passer à XIII) la star du rugby français à marquer une pause avant d’ajouter « Je ne peux vous en dire plus pour l’instant ». Pour l’instant on sait juste que l’homme des cavernes jouera un match de rugby à XV avec Balmain, un club de troisième division australienne de la banlieue de Sydney. Puis ? Tout est possible. Sébastien Chabal pourrait revenir à Paris pour jouer pour le Stade Français avec le statut de joker médical. Il pourrait intégrer une franchise de Super Rugby car la saison est sur le point de commencer. Problème le joueur est très cher pour le XV australien. Officiellement aucune franchise ne s’est montrée intéressée. Alors forcément on pense au XIII, sport roi en Australie. Il y a quelques années le club des South Sydney Rabbitohs avait manifesté son intérêt pour le joueur. Pour la NRL ce serait une excellente nouvelle, en effet le rugby à XIII a vu de nombreuses stars changer de code ces derniers temps. Ces meilleurs joueurs, comme Sonny Bill Williams, Mark Gasnier, Karmichael Hunt, Luke Rooney, fuyant le plafond salarial instauré par la ligue locale, sont d’ailleurs souvent partis vers le Top 14 français. L’arrivée de Sébastien Chabal, une star du XV  français, serait une forme de revanche.

Le XIII serait un excellent défi pour Sébastien Chabal selon Bernard Laporte

Selon Bernard Laporte, lui aussi sur le plateau de RMC hier soir, ce serait une excellente nouvelle. Nous ne doutons pas qu’avec ses charges dévastatrices et ses placages tonitruants le barbu a toutes les qualités pour ce sport. Néanmoins si tel était le cas, le rugbyman français n’aurait pas choisi la facilité : changer de code après 30 ans et souvent très difficile. Demandez plutôt à Willie Mason, ancienne star du XIII qui essuie les bancs aujourd’hui à Toulon, ou au prodigieux joueur gallois des années 80 Jonathan Davies dont le retour à XV a été un véritable fiasco. Ce qui est vrai dans un sens, l’est au moins tout autant dans l’autre sens. La NRL est un championnat très relevé où jouent les meilleurs joueurs de rugby à XIII du monde. Toutes les actions sont très disputées, les provocations physiques sont nombreuses. La NRL, c’est le paroxysme de l’engagement.

En laissant sous-entendre qu’il pourrait rejoindre ce championnat, en tout cas en ne le démentant pas, Sébastien Chabal prend un risque énorme. S’il ne le fait pas, l’homme aura perdu l’occasion de se taire, et passera pour un charlot. Nous comprendrons qu’il n’est plus bon qu’à animer des plateau télé, donnant du crédit ainsi à son ancien manager Philippe Berbizier. S’il le fait, alors nous pourrons lui tirer notre chapeau, quel que soit les résultats obtenus, l’aventure de la NRL, c’est s’attaquer à un océan. Cela aurait le mérite qui plus est de faire de la lumière sur le XIII français qui en aurait grandement besoin.

Podcastez l’Interview de Sébastien Chabal

La der de Berbize ?

Pierre Berbizier, un personnage haut en couleurs

Berbizier : un mythe du rugby

C’est une vraie révolution qui s’est produite dans la banlieue chic parisienne. Un groupe représentant la très grande majorité des joueurs du Racing, pour ne pas dire la quasi-totalité, s’est présenté dans le bureau du président Jacky Lorenzetti demandant la tête de Pierre Berbizier et de son équipe dirigeante. Cet acte de rébellion fait suite notamment au licenciement de Sébastien Chabal. Le Saint-Gaudinois n’est pas un simple entraîneur en CDD pour le club ciel et blanc, mais plutôt un Généralissime qui devait amener le Racing jusqu’aux cimes du rugby professionnel en attendant la livraison de l’Arena 92. Voilà pourquoi Jacky Lorenzetti n’a pas hésité à se débarrasser de la seule vraie star du rugby français, Sébastien Chabal, pour réaffirmer l’autorité de celui qui était jusqu’alors la pierre angulaire du système racing. Il faut dire que la réputation de Pierre Berbizier n’est plus à faire. Sa connaissance du rugby est sans faille, il a entraîné deux équipes du Tournoi des 6 Nations, il a remporté des séries de tests-matchs historiques dans l’autre hémisphère notamment en Afrique du Sud et en Nouvelle-Zélande. Il a d’ailleurs fait monter le Racing en Top 14 en remportant le titre de ProD2, les résultats dans l’élite du rugby français ne se sont d’ailleurs pas fait attendre, si on compare les résultats de son club avec ceux, par exemple, de Toulon qui a beaucoup plus connu de difficulté malgré sa pléiade de stars.

Le Racing, la dernière aventure de Berbizier ?

Un homme rude qui compte de nombreux ennemis

Si la réputation de l’entraîneur est connue de tous, celle de l’homme ne l’est pas moins. Pierre Berbizier est toujours passé pour être un homme extrêmement dur, exigeant, intraitable et parfois, disons-le franchement désagréable. Si il a de nombreux défauts, le haut-garonnais, a toujours été franc et direct, assumant ces propos quitte parfois à ce que cela lui joue des tours. Un personnage haut en couleur comme le rugby sait les façonner. L’entraineur du Racing n’a pas toujours été impopulaire auprès de ses joueurs. Au contraire. Malgré sa rudesse et son exigence, nombreux joueurs du XV de France n’ont eu d’yeux que pour lui et l’ont fait savoir. C’est le cas de Laurent Bénézech ou Olivier Merle qui n’ont pas hésité à quitter respectivement les Harlequins et l’AS Montferrand pour le rejoindre au RC Narbonne-Méditerranée. On peut dire la même chose de son actuel adjoint, l’Argentin Gonzalo Quesada, qui lui-même a été entrainé par l’ancien demi-de-mêlé du XV de France. Nombreux joueurs italiens ont aussi tenu à le retrouver au Racing après avoir venté ses talents d’entraineurs comme l’avait fait les joueurs français 15 ans auparavant.

Une nouvelle génération de joueurs. 

Seulement voilà, il semblerait que nous ayons à faire à une autre génération de joueur, celle qui twitte à longueur de journée, celle qui négocie ces contrats via des agents, celle qu’on retrouve sur les plateaux télé et qui ont décidé de faire du rugby une profession, celle qui a connu l’école post-soixante-huitarde et qui n’a pas l’habitude qu’on lui dise ses 4 vérités. Loin de moi l’idée de vouloir jeter la pierre à cette génération. Mais il semblerait que cette génération là ne se fasse plus la même idée de l’autorité et donc de l’entraînement.

On peut légitimement se demander maintenant comment Pierre Berbizier va rebondir. On imagine mal Jacky Lorenzetti le garder, et à vrai dire on imagine mal notre homme se lancer dans une autre aventure. A moins que l’homme qui ne manque pas de fierté se lance dans un ultime défi.

400 000 !

Le rugby n'a pas fini de faire des adeptes : Ici, les petits rugbymans de Bobigny

Le président du RC Toulon, Mourad Boudjellal vient publiquement d’accuser le rugby de « racisme » et de « franchouillard ». Loin de cette image de sport replié sur lui-même, le rugby continue sans cesse de gagner de nouveaux territoires et de nouveaux adhérents…

Entre le divorce de Sébastien Chabal et du Racing et les déclarations tapageuses de Mourad Boudjellal relayées en boucle une semaine durant sur les chaines d’information continue, on pourrait être tenté de croire que notre sport va mal. Pourtant la bonne nouvelle tient en quelques lignes discrètes en page 3 du dernier Midi-Olympique : La FFR est sur le point de recevoir son 400 000ème licencié après avoir connu une augmentation vertigineuse de 68 000 pratiquants en 2011 (soit+20%). Le rugby va si bien que nous trouvons le moyen de grimacer quand un match entre le Racing et le Stade Toulousain n’attire plus que 55 000 spectateurs, alors que le Stade de France sera, une semaine après, encore une fois archi comble pour voir les héros du Mondial 2011. Ces chiffres devraient faire taire monsieur Boudjellal qui vient d’accuser le rugby de sport « raciste et franchouillard ». Le rugby, contrairement au président toulonnais, ne fait pas la distinction entre une France « franchouillarde » d’un côté, et une France « black-blanc-beur » de l’autre. Le raciste, c’est celui qui veut séparer les êtres humains en fonction de leurs apparences, comme voudrait le faire monsieur Boudjellal. Le rugby est désormais le sport de tous les Français et n’a nullement besoin d’un président vulgaire en manque de résultats pour faire sa révolution. Tous les chiffres montrent que le rugby est en pleine mutation, car c’est bien en-dehors des terres traditionnelles de l’ovalie que le rugby est en pleine progression. Les deux petits nouveaux qui intégreront demain le XV de France illustrent parfaitement ce nouveau rugby français : Vincent Debaty, né en Belgique et naturalisé français sur le tard et Wesley Fofana, un pur titi parisien dont le papa est né au Mali. Ce ne sont que les prémices d’une nouvelle tendance. Nos petits gars des Dom-Tom devraient eux aussi, à leur tour, faire une entrée tonitruante sous le maillot bleu frappé du Coq : Le grand public connaît déjà le Biarrot Raphaël Lakafia ou la nouvelle coqueluche toulousaine Christopher Tolofua, il ne tardera pas à découvrir Romain Taofifenua ou Sébastien Vahaamahina.

Thierry Dusautoir capitaine du XV de France, Anima Sana In Corpore Sano

La diversité, la force de notre pays, la force de notre rugby

Mourad Boudjellal pense sans doute être un président atypique dans le milieu rugbystique professionnel, Serge Blanco est né au Venezuela, Mohed Altrad en Syrie, Alain Afflelou en Algérie, liste à laquelle je pourrais ajouter Max Guazzini ou Jacky Lorenzetti dont les noms n’ont rien de « franchouillards ». Eux aussi sont des hommes de talent, eux aussi sont le rugby français.

 

Le rugby, une autre culture que celle du basket, du foot et de l’athlétisme

Bien sûr le rugby français n’est ni le foot, ni l’athlé, ni le basket. Notre sport doit grandir en suivant son propre modèle. Le rugby est en train de conquérir de nouveaux territoires, il ne doit pas chercher à copier la culture foot, hip-hop, coca et McDo, il doit justement apporter un nouveau message aux jeunes. Il ne faut surtout pas enfermer la jeunesse dans son propre ghetto, il faut lui montrer autre chose. A ce titre Thierry Dusautoir, capitaine du XV de France, élu meilleur joueur du monde par l’International Rugby Board, est un joueur exemplaire. Il est à l’opposé de cette culture bling-bling, c’est une tête bien faite, diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie et de Physique, qui s’exprime dans un bon français face aux médias. C’est ce message que doit apporter le rugby et c’est comme ça qu’il continuera de grandir à conquérir de nouveaux territoires.

Le Père Noël généreux avec les clubs du Top 14 Orange

Certains clubs profitent de la période de Noël pour faire des achats. D’autres annoncent une rehausse de leur budget via une ouverture de capitale en attendant mieux. Ce qui est certain, c’est qu’après une inter-saison relativement calme pour cause de Coupe du Monde, le marché des transferts complètement fou du Top 14 Orange a repris son rythme effréné. 

Fred Michalak est annoncé de retour en France... à Toulon !

Pas de trêve de noël pour les clubs du Top 14 Orange. L’exercice 2011-2012 en arrive dimanche à mi-chemin. On retiendra bien sûr avant tout la contre performance de clubs comme Biarritz, Bayonne ou Perpignan qui caracolent en queue de peloton, même si le dernier cité s’est relancé grâce à une victoire bonifié face à un rival direct ce week-end. Les principaux acteurs de ce championnat ont déjà les yeux rivés vers la prochaine saison. En tête de ceux-ci le RC Toulon. Non content d’avoir vu la prolongation de l’ouvreur anglais Johny Wilkinson, le club de la rade vient d’officialiser la venue de Fred Michalak en grande forme actuellement en Afrique du Sud avec les Natal Sharks. Le numéro 10 français aura 33 ans en 2015 et souhaite  retrouver au plus vite le maillot bleu frappé du Coq. Bernard Laporte retrouvera donc son petit protégé dans le Var. On peut néanmoins se poser la question de savoir à quel poste jouera Fred Michalak, en 9 ou en 10 ? Ces dernières années le joueur français a fait savoir son envie de se poser définitivement à l’ouverture. Seulement, à ce poste-là le club au brin de muguet semble déjà bien pourvu avec Matthew Giteau et Johny Wilkinson. Ce transfert est d’autant plus surprenant que Fred Michalak avait balancé des mots pas très gentils à l’égard du « Kayser » lorsque ce dernier a quitté le navire France. Le bruit court que Mourad Boudjellal ferait également de la venue de la super star du rugby français, Sébastien Chabal, une priorité. Michalak, Chabal, Wilkinson, Giteau… mais on parle aussi de joueurs comme William Servat, Fabien Barcella, Dellon Armitage ou Pierre Spies : L’effectif du RCT risque bien d’avoir quelque chose de Galactique !

Sono Tomalolo rejoindra l'USAP la saison prochaine

Après une première partie de saison catastrophique l’USAP voit-elle enfin le bout du tunnel ? Le Père Noël catalan a semble-t-il lui aussi été particulièrement généreux. Via un communiqué de presse le Président Paul Goze a annoncé une réouverture du capital du club. Entre 6 et 10 nouveaux actionnaires apporteront chacun 75 000 euros. Objectif avoué : regonfler l’effectif du club sang-et-or, on parle notamment de l’arrivée du pilier des Waikato Chiefs Sona Tomalolo, de l’ailier gallois de Newport Aled Brew ainsi que celle de son compatriote et coéquipier  le deuxième-ligne Luke Charteris ou bien encore celles du flanker international italien Alessandro Zanni ou de l’Agenais Ueleni Fono. En revanche le Père Noël n’a pas emmené dans sa haute l’arrivée du très (très) gros sponsor attendu comme un messie au pied du Canigou. Les contacts avec le géant allemand DHL restent néanmoins d’actualité mais on peut imaginer que ces derniers n’ont pas été trop rassurés par les derniers résultats du club.

D’autres clubs, plus discrets, se sont activés sur le marché des transferts : Le Stade Français, qui s’est complètement relancé après une saison difficile, lorgnerait avec insistance sur l’ailier Clermontois Julien Malzieu. Castres aurait des vues sur un autre ailier, le Toulousain Yves Donguy et sur le troisième-ligne sud-africain de Brive Antonie Claassen. Le Racing lui a déjà fait signer un pré-contrat à l’Agenais Maxime Machenaud. Ce qui est certain, c’est qu’après une inter-saison relativement calme pour cause de Coupe du Monde, le marché des transferts complètement fou du Top 14 Orange a repris son rythme effréné.

Le Racing construit pour durer

Le futur centre d'entrainement du Racing devrait ouvrir ses portes en 2012

Si Dan Carter aurait pu porter les couleurs ciel et blanc la saison prochaine, le Racing-Métro 92 a finalement préféré rester sage sur le marché des transferts. L’ambition des Ciel et blanc ne se dément pas pour autant, à l’image de son futur centre de formation au Plessis-Robinson, qui en attendant l’Arena 92, continue de structurer un peu plus le club francilien.

Jacky Lorenzetti peut bien porter une attelle et en être quitte pour trois semaines d’immobilisation suite à une mauvaise chute et à une opération de l’épaule, son Racing, c’est du solide ! Là où ses rivaux et concurrents ont pour la plupart fait feu de tout bois pour attirer de nouvelles stars dans le Top 14 la saison prochaine, le club francilien se démarque en composant un recrutement très sage, très jeune et très porté sur la Pro D2 pour retoucher l’effectif du Racing à la veille de la prochaine saison (voir Lorenzetti : Pas de Galactiques !).

Même si Dan Carter fut un temps approché, le président du Racing, sur les conseils de son entraîneur, qui l’aura dissuadé de l’opportunité de s’attacher les services de l’ouvreur all black, a misé sur la stabilité d’un effectif censé arriver à maturité lors de cette troisième saison de Top 14 depuis le retour du club dans l’élite. Et choisi dans le même temps de poursuivre le colossal travail entrepris pour structurer le club. Car si le Racing brûle les étapes sur le terrain, il s’emploie à redevenir l’égal des meilleurs, sinon le meilleur, également en dehors. « On est dans une phase ascensionnel au niveau économique et on se rapproche de l’équilibre financier« , se félicite Lorenzetti, qui voit grand, très grand pour son club.

De La Défense au Plessis-Robinson…

Il y avait l’Arena 92, le futur stade du Racing d‘une capacité de 32 000 places assises, espace multimodal ultramoderne avec un terrain de rugby, doté d’une pelouse synthétique dernière génération et d’un toit amovible, convertible en salle de spectacle et des bureaux professionnels sur 30 000m², financé essentiellement par des fonds privés et appelé à sortir de terre derrière la Grande Arche de La Défense, sur le territoire de Nanterre à l’horizon du troisième trimestre 2014. Un écrin inédit dans le rugby français, digne des ambitions de l’équipe de Pierre Berbizier.

Il y aura aussi l’écrin du Plessis-Robinson et son centre d’entraînement lui aussi ultra-moderne. »Le troupeau a apprécié l’herbage. » C’est par ces mots que Berbizier avait consacré le mois dernier le premier entraînement du Racing-Métro 92 au Plessis-Robinson. Une première qui en appelle d’autres puisque Jacky Lorenzetti signait à cette occasion avec le maire de la ville des Hauts-de-Seine le partenariat qui permettra d’ici le 30 juin 2012 l’érection d’un nouveau centre d’entraînement (1 terrain naturel, 3 terrains synthétiques, 1 000 mètres carrés de bureaux, salle de musculation, club-house, piscine de rééducation et de soins, programme de 40 logements, salles de classe,…). « Quelque chose d’esthétique et de pratique, tout en conservant l’intimité et la convivialité de la Croix-de-Berny au Plessis-Robinson« , annonce le président Lorenzetti.

Après l’Arena 92, c’est un autre outil flambant neuf, couplé au centre de formation et au siège social, dont va se doter le club francilien pour une valeur d’environ 10 millions d’euros, là encore à la charge du Racing pour l’essentiel.
La marque du souci apporté à la formation au sein du club. Un secteur pour lequel l’encadrement a souhaité la création d’un poste spécifique. Ancien joueur (1980-1987), ancien entraîneur (1987-1988) et ancien manager (1996-1998) du Racing, Christophe Mombet endossera la fonction de Directeur du rugby au sein du club. Jusqu’alors en poste en tant que Directeur technique national adjoint, en charge de l’équipe de France des -19 ans, Mombet, heureux comme il le dit « de participer au projet d’avenir du rugby français« , aura la responsabilité de la formation à travers les écoles de rugby de Nanterre, Colombes et du Plessis-Robinson, mais aussi de ce nouveau centre de formation du Plessis-Robinson, sous l’autorité sportive de Pierre Berbizier. Pour ce dernier, « c’est le choix de la compétence au travers de l’expérience et du parcours de Christophe, c’est également le choix du retour d’un vrai Racingman dans notre structure. Avec cette compétence qui va nous permettre de renforcer notre formation. » Un projet d’ensemble, structuré et construit pour durer : ce Racing pense décidément à tout.

Source : rugbynews.fr

Pas de Mondial-2011 pour Chabal, Jauzion et Poitrenaud

Marc Lièvremont vient d'annoncer sa présélection de 32 joueurs pour le Mondial, seuls 30 partiront

Le staff du XV de France a livré son verdict sur les 32 joueurs présélectionnés pour la Coupe du monde de Rugby 2011 en Nouvelle-Zélande (9 septembre – 23 octobre). Sébastien Chabal, Yannick Jauzion et Clément Poitrenaud en sont les grands absents.

Les rêves de Coupe du monde se sont envolés, mercredi, pour Sébastien Chabal, Yannick Jauzion et Clément Poitrenaud. En conférence de presse, Marc Lièvremont, l’entraîneur des Bleus, a dévoilé une liste de 32 joueurs qui a, en quelque sorte, officialisé les informations qui filtraient depuis quelques jours.

En dehors de l’éviction programmée de ces trois cadres du XV français, l’annonce de la liste des présélectionnés pour le Mondial néo-zélandais (9 septembre – 23 octobre) n’a pas réservé de surprise majeure.

Seule la sélection du Toulousain Cédric Heymans, particulièrement performant en club depuis plusieurs semaines, sonne comme un pari, alors que le joueur n’est plus apparu sous le maillot bleu depuis 2009.

Chabal poussé dehors par les jeunes

Marc Lièvremont, interrogé sur le cas Chabal, a assuré qu’il n’avait pas tenu compte des frasques médiatiques du joueur du Racing-Métro : « Nous l’avons jugé uniquement sur ses performances sportives. […] Je vois depuis un an un jeune numéro 8 du nom de Lakafia qui est extrêmement performant et qui a réussi l’exploit de pousser Imanol Harinordoquy sur le côté de la troisième ligne à Biarritz. Il y a aussi Louis Picamoles, dont on connaît le potentiel. C’est un grand espoir du rugby français de demain. »

Le staff de l’équipe de France, en décidant de ne pas retenir Yannick Jauzion et Clément Poitrenaud, a opté pour la continuité. Les deux cadres toulousains, qui comptent 117 sélections à eux deux,avaient été évincés du groupe au lendemain de la défaite contre l’Italie (22-21), en mars dernier, lors du Tournoi des VI Nations.

Les trois grands absents du groupe avaient participé aux deux dernières Coupes du monde, en 2003 et 2007. Tout comme le Biarrot Jérôme Thion, que le staff des Bleus a également écarté.

La « déception » Bastareaud

Malgré une liste élargie à 32 joueurs en raison des blessures, certains postulants sont restés sur le carreau. Julien Malzieu (Clermont) et Florian Fritz (Toulouse), notamment, n’ont pas été retenus, tout comme le jeune ouvreur du Racing-Métro Jonathan Wisniewski, jamais sélectionné en bleu mais auteur d’une fin de saison éblouissante avec son club en Top 14.

L’absence de Mathieu Bastareaud a également été confirmée. Marc Lièvremont a évoqué sa « déception » quant aux performances du jeune trois quarts centre du Stade Français, à qui il estime avoir « tendu la main ». « Il n’a pas fait le nécessaire pour qu’on puisse miser sur lui », a-t-il regretté.

Une troisième ligne de feu

Lièvremont a par ailleurs décidé de partir en Nouvelle-Zélande avec six piliers. Fabien Barcella (Biarritz) et Thomas Domingo (Clermont), blessés mais espérés, font partie de la liste, tout comme Nicolas Mas (Perpignan), Sylvain Marconnet (Biarritz), Luc Ducalcon (Castres) et Jean-Baptiste Poux (Toulouse).

La première ligne de la mêlée sera également renforcée par les deux talonneurs habituels des Bleus William Servat (Toulouse) et Dimitri Szarzewski (Stade Français), de retour de blessure.

En deuxième ligne, le staff des Bleus a décidé de renouveler sa confiance à Lionel Nallet (Racing) et Julien Pierre (Clermont), ainsi qu’à Pascal Papé (Stade Français) et Romain Millo-Chluski (Toulouse).

La troisième ligne des Bleus devrait pouvoir bénéficier du retour de son capitaine Thierry Dusautoir (Toulouse), blessé. Il sera aligné aux côtés d’Imanol Harinordoquy (Biarritz), Julien Bonnaire (Clermont) et Fulgence Ouedraogo (Montpellier). Louis Picamoles (Toulouse) et Raphaël Lakafia (Biarritz), préférés à Alexandre Lapandry (Clermont) seront également du voyage.

Quelques incertitudes

Morgan Parra (Clermont) et Dimitri Yachvili (Biarritz), ont tous les deux été reconduits au poste de demi de mêlée. L’ouverture sera partagée par David Skrela (Toulouse) et François Trinh-Duc (Montpellier).

Au centre, Fabrice Estebanez (Brive) partagera l’affiche avec les deux Perpignanais Maxime Mermoz et David Marty ainsi qu’Aurélien Rougerie (Clermont), même si des incertitudes pèsent sur la présence de ce dernier, blessé.

L’inamovible Vincent Clerc (Toulouse) sera le principal atout des Bleus aux ailes, épaulé par Yoann Huget (Bayonne) et Alexis Palisson (Brive) malgré des prestations critiquées pendant le Tournoi.

Damien Traille (Biarritz), dont la polyvalence a été louée par le sélectionneur du XV de France, a été choisi au poste d’arrière avec Heymans.

Cette liste n’est pas totalement définitive, en raison de l’incertitude qui plane sur le retour de trois cadres actuellement blessés : Thomas Domingo (genou), Fabien Barcella (tendon d’Achille) et Aurélien Rougerie (malléole).

Le staff du XV de France a jusqu’au 22 août pour publier une liste définitive des trente joueurs qui évolueront sous le maillot bleu à l’automne prochain.

En Nouvelle-Zélande, le XV de France sera opposé aux All Blacks dès les phases de poule. Son groupe comprend également les Tonga, le Japon et le Canada.

La liste des 32 joueurs retenus par le staff du XV de France :

1ère ligne : Fabien Barcella (Biarritz), Thomas Domingo (Clermont), Nicolas Mas (Perpignan), Sylvain Marconnet (Biarritz), Jean-Baptiste Poux (Toulouse), William Servat (Toulouse), Dimitri Szarzewski (Stade Français), Luc Ducalcon (Castres).

2ème ligne : Lionel Nallet (Racing-Métro 92), Pascal Papé (Stade Français), Julien Pierre (Clermont), Romain Millo-Chluski (Toulouse)

3ème ligne : Thierry Dusautoir (Toulouse/Cap), Julien Bonnaire (Clermont), Imanol Harinordoquy (Biarritz), Fulgence Ouedraogo (Montpellier), Raphaël Lakafia (Biarritz), Louis Picamoles (Toulouse)

Demis de mêlée : Morgan Parra (Clermont), Dimitri Yachvili (Biarritz)

Demis d’ouverture : David Skrela (Toulouse), François Trinh-Duc (Montpellier)

Trois quarts centres : David Marty (Perpignan), Aurélien Rougerie (Clermont), Fabrice Estebanez (Brive), Maxime Mermoz (Perpignan).

Arrières – Ailliers : 
Cédric Heymans (Toulouse), Damien Traille (Biarritz), Maxime Médard (Toulouse), Alexis Palisson (Brive), Vincent Clerc (Toulouse), Yoann Huget (Bayonne).

Source : France24.com/fr 

Les explications de Marc Lièvremont sur le cas Chabal