Super Reds !

Will Genia homme du match de cette magnifique finale !

Leaders de la saison régulière, les Queensland Reds ont confirmé leurs excellentes dispositions de l’année 2011 en remportant samedi à Brisbane leur premier titre en Super Rugby après avoir pris le meilleur sur les Canterbury Crusaders (18-13) en finale. Devant leur public du Suncorp Stadium, les Australiens ont pu compter sur le talent de Ione et Genia pour faire chuter Carter et les siens.

La finale de rêve a tenu toutes ses promesses. Le choc des Titans entre les Queensland Reds et les Canterbury Crusaders a donné lieu samedi à une orgie de rugby conclue par le premier titre de la province australienne en Super Rugby. Devant leur public du Suncorp Stadium de Brisbane, Quade Cooper et les siens ont remporté (18-13) un sommet d’ovalie qui vient confirmer le changement de statut d’une formation passée eu deux ans de la treizième place du défunt Super 14 aux sommets du Super 15. Leaders tout au long de la saison régulière, les Reds placent là une cerise de choix au sommet de l’alléchant gâteau élaboré en 2011.

Pour un coup d’essai, les Australiens ont donc réalisé un coup de maître. Novices à ce niveau de la compétition, les Maroons ont su imposer leur loi face aux expérimentés Crusaders, recordmen de victoires en Super Rugby avec sept sacres. Avec un mérite évident puisque les Néo-Zélandais s’illustrent dans un premier acte qu’ils dominent stérilement. Jusqu’à ce que Dan Carter justifie son statut de star mondiale du rugby. Le All-Black tape pour lui-même et récupère un ballon qu’il s’en va aplatir entre les perches avant de transformer (7-3, 34e). Le duel stratosphérique des 10 a bel et bien commencé, Quade Cooper se chargeant, grâce à deux pénalités (32e, 38e), de maintenir les Reds au contact à la pause (7-6).

Les bijoux de Ione et Genia

Si le premier acte est animé mais pauvre en points, le second est d’un tout autre acabit. Alors que les Crusaders semblent sûrs de leur force et creusent un peu plus l’écart grâce à une pénalité de l’inévitable Carter (10-6, 49e), les Reds prennent une première fois les devants. Et de quelle manière. Digby Ione donne l’impression de franchir le mur du son pour transpercer la défense néo-zélandaise et signer le premier essai des siens (13-10, 51e). Carter profite d’un hors-jeu adverse pour égaliser (13-13, 56e). Le sort de la rencontre est incertain et aucune des deux équipes ne semble disposée à abdiquer.

Entre alors en ligne de compte la fraîcheur physique et sur ce plan, les Reds semblent mieux armés et le prouvent au cours d’une fin de partie qui tourne à leur avantage. Après un essai refusé à Rob Simmons pour un en-avant (59e), le salut des Reds vient finalement de Will Genia. Le demi de mêlée brille de mille feux lorsqu’il feinte la passe de ses 40 mètres, crochète Carter avant de sortir les canes et d’aplatir au terme d’une course folle de 60 mètres (18-13, 68e). Les coups de pied ratés par Cooper dans les dernières minutes n’empêchent pas Ewen McKenzie, deux ans après son éviction du Stade Français et après deux finales perdues avec les Waratahs, de remporter son premier titre en Super Rugby. Et les Crusaders, désireux de l’emporter en hommage aux disparus du tremblement de terre de Christchurch en février dernier, de verser quelques larmes…

Source : Sports.fr


Publicités

ITM Cup : SBW fait son show !

Sonny Bill Williams, avec un nom pareil je pense que ce bonhomme était destiné à devenir une star. Un nom, un style racé, une aisance gestuelle, un look de beau gosse, une capacité à jouer à XIII comme à XV. Ce joueur à tout de la future star du mondial, je me demande même si ce garçon n’a pas le potentiel pour détrôner Jonah Lomu, la dernière superstar planétaire en matière de rugby. Espérons le voir bientôt de retour en Top 14, il parait qu’il aurait demandé au président Boudjellal de lui garder un maillot de Toulon de côté pour l’après Coupe du Monde. A moins que la NFL (le rêve de SBW ne passe par là). En attendant je vous propose les plus belles actions de SBW en ITM Cup (le nouveau nom NPC).

Carton plein pour les nations du Sud

Début de Sonny Bill Williams avec les All Blacks contre l’Angleterre.

Les trois nations majeures de l’hémisphère Sud se sont imposées samedi lors des premiers matches de leurs tournées européenne d’automne: l’Australie face au pays de Galles (25-16), la Nouvelle-Zélande contre l’Angleterre (26-16) et l’Afrique du Sud en Irlande (23-21).

Pays-de-Galles – Australie

Equipe en forme du moment, l’Australie a signé à Cardiff un deuxième succès de rang une semaine après sa victoire face à la Nouvelle-Zélande (26-24) à Hong Kong.

Désireux de lancer une série sur laquelle construire à moins d’un an de la Coupe du monde, les Wallabies ont creusé l’écart en deuxième mi-temps dans le sillage de son duo formé par l’ailier James O’Connor et l’arrière Kurtey Beale. Ce dernier s’illustrait peu après la reprise (47e) avant l’essai du pilier Ben Alexander, qui suivait un premier essai de Pocock (7e).

Les Gallois, malgré l’exclusion temporaire de Tom Shanklin (64e), ont concrétisé leur outrageuse domination en mêlée fermée avec un essai de Richie Rees à dix minutes de la fin.

Résumé du test-match : Pays-de-Galles vs. Wallabies

 

Angleterre – Nouvelle-Zélande

A Twickenham, la Nouvelle-Zélande voulait, elle, retrouver son élan brisé par l’Australie après 15 succès d’affilée en test-matches.

Les All Blacks ont fait la différence en première mi-temps par deux essais en quatre minutes de Gear (17e) et Read (21e).

Les Anglais, revenus dans la partie avec un essai du talonneur Dylan Hartley (51e) et en supériorité numérique dans les dix dernières minutes après un carton jaune à Jerome Kaino, n’ont ensuite rien pu faire face à un Dan Carter rayonnant (6 sur 7 au but). Pour sa première sélection à XV, Sonny Bill Williams a réalisé une partie sérieuse.

Résumé du test-match Angleterre – Nouvelle-Zélande

 

Irlande – Afrique du Sud

Sous la pluie dublinoise, le XV d’Irlande a offert un match à suspense aux 45.000 spectateurs venus assister au retour de leur équipe nationale dans le stade de Lansdowne Road rénové.

Brouillons, peu inspirés et dominés pendant plus d’une heure tant au score que dans le jeu, les Irlandais sont revenus avec deux essais de Bowe (69e) et Kearney (74e). Ronan O’Gara a manqué la dernière transformation qui aurait mis les deux équipes à égalité à cinq minutes de la fin.

Les tournées se poursuivent samedi prochain: l’Australie rencontrera l’Angleterre, les All Blacks se rendront en Ecosse et les Springboks joueront contre le pays de Galles. Les îles Fidji et l’Argentine disputeront leurs premiers matches de l’automne, respectivement en France et en Italie.

 

Résumé Irlande – Afrique du Sud

On en salive déjà !

Benji Marshall du XIII au Clermont Auvergne ?

La ligue a publié hier avec un peu de retard son calendrier pour la saison 2010-2011 du TOP 14. L’instance chargée du rugby professionnel français a quelque peu tardé à publier ce calendrier, mais il est vrai que les paramètres à prendre en compte étaient presque infinis : Eviter les doublons Coupe d’Europe-Championnat, les gros clubs qui ne voulaient pas jouer entre eux lors des matchs du XV de France, des délocalisations de plus en plus nombreuses, des stades en rénovation de certains clubs. A défaut de nous proposer le calendrier parfait, la LNR offre un calendrier qui plaira au plus grand nombre.

Toujours autant de stars

Ce championnat de France, qui depuis deux ou trois ans a connu une ascension exceptionnelle et est devenu une référence en matière de compétitions domestiques, pour ne pas dire LA référence du rugby à XV, un peu comme la NRL est celle du XIII. Certes, plusieurs stars sudistes sont retournées dans leurs pays avec en point de mire la Coupe du Monde 2011. Ainsi Sonny Bill Williams est parti vers la Nouvelle-Zélande et les Canterburry Crusaders. Compte tenu de ces bonnes prestations en Top 14, on peut imaginer que SBW sera intégré dans le XV des All Blacks. Arrivée le même été l’Australien Mark Gasnier a effectué deux saisons plus discrètes dans le Top 14 (N’oublions tout de même pas qu’il fut l’un des meilleurs marqueurs de la saison), par conséquent il retournera chez les treizistes et réintégrera son club de toujours, le Saint-Georges Illawara. C’est une demi-surprise, car on pensait que la fédération australienne allait faire pression pour récupérer cet élément et l’intégrer dans la future franchise de Super 15, des Melbourne Rebels. Quant à Karmichael Hunt va s’engager dans la nouvelle franchise de footy de la Golden Coast.

Sione Lauaki troquera son maillot des Chiefs pour celui de l'ASM

Mais tous ces départs seront largement compensées : l’ailier du XV de la Rose, Paul Sackey, le pilier néo-zélandais Carl Hayman, référence mondiale à son poste porteront les couleurs rouges et noires du RCT, l’ailier des All Blacks et des Auckland Blues, Rudi Wulf devrait les rejoindre sur le bord de la rade.. Après une escapade sud-africaine, le numéro 10 argentin, Juan Martin Hernandez reviendra à Paris pour porter les couleurs… du Racing ! Voilà qui devrait pimenter le derby entre les deux clubs franciliens ! Les Champions clermontois ont fait signer l’une des attractions de l’hémisphère sud : Sione Lauaki, le Maori connaît déjà la région puisqu’il a déjà joué à Nevers en Fédérale II l’espace d’une saison quand il était encore junior. Alors qu’il était annoncé du côté des Melbourne Rebels le facétieux Caucaunibuca sera toujours agenais l’année prochaine. Le club Lot-et-Garonnais lorgne également le Gallois Andy Powell, ce qui serait un énorme coup. Les Champions de France ont également approché l’ouvreur des West Tigers et des Kiwis, Benji Marshall. Ce serait un énorme coup, puisque depuis les départs des SBW et de Mark Gasnier Benji Marshall est considéré comme la nouvelle star du XIII.

Pourtant cette saison 2010-2011 n’est annoncée que comme une simple saison de transition, les sergents recruteurs des clubs du Top 14 auraient déjà les yeux sur la saison suivante afin de se disputer les plus belles stars de ce jeu.

Plus de délocalisations

Ce qui était considéré comme un événement exceptionnel devient monnaie courante. Pratiquement tous les clubs du Top 14 Orange délocaliseront leurs plus belles affiches dans les plus grandes arènes de France. Ainsi le RC Toulon jouera 3 clubs au Stade Vélodrome de Marseille (Toulouse, Clermont et le Racing), le Stade toulousain ira quatre fois au Stadium, les dirigeants du CO ont eu la bonne idée de s’exporter au Stade de la Méditerranée de Béziers, ce sera le grand retour du rugby d’élite à Béziers. En revanche les joutes contre Perpignan et Toulon, un temps envisagées au Stade de la Méditerranée, se feront finalement à Castres. Agen recevra deux fois au Stade Chaban-Delmas de Bordeaux. Le CSBJ continuera de délocaliser au Stade des Alpes et le Stade français au Stade de France. Le club parisien sera imité par le Racing qui jouera également dans l’enceinte dionysienne. Les clubs basques joueront à plusieurs reprises du côté d’Anoeta. On peut regretter que Montpellier et La Rochelle ne les imitent pas en profitant du Stade de la Mosson et de la Beaujoire. Le rugby en terre nantaise, voilà qui aurait été un véritable scoop tandis que le FC Nantes-Atlantique sombre en queue de Ligue 2.

A quand un match de Top 14 à Nantes ?

150 millions de raisons de rêver et un télérugby ?

Si la ligue a tant cherché à faire plaisir à ces clubs, c’est aussi qu’elle à l’intention d’en mettre plein les yeux au diffuseur Canal +. En effet, selon Midi-Olympique plusieurs présidents du Top 14 parmi lesquels Mourad Boudjellal et Paul Goze entendent bien voir le rugby toucher le jackpot. Nos deux champions de la règle de trois ne comprennent pas pourquoi le rugby fait un tiers de l’audience des matchs de Ligue 1 et que le Top 14 ne touche que le dixième de ce qui est offert au foot. Ces prétentions n’affolent cependant pas Eric Bayle, responsable du service rugby chez Canal +, car le concurrent de la chaîne cryptée qui serait prêt à faire monter les enchères aussi haut pour le Top 14 ne semble pas exister. Toutefois, il semble évident que la LNR pourra au moins multiplier par 3 ou 4 ses revenus télévisuels qui sont actuellement de 25 millions d’euros annuels. La proposition du président de l’USAP, Paul Goze, de découper l’offre en plusieurs parties. Ainsi nous pourrions avoir la création d’un « télérugby » sur une chaîne gratuite. Cette idée semble intéressante, car au-delà du fait qu’elle doperait les tirelires des clubs du Top 14 elle contribuerait à populariser le championnat dans les régions nord, et dans les milieux populaire, là où le rugby ne fait pas encore recette. Là aussi il s’agit de trouver les annonceurs prêts à casser les œufs pour le ballon ovale, compte tenu du succès grandissant du championnat on est en droit de rêver.

Une telle manne serait une aubaine pour les petits clubs, comme le CSBJ. Les Isérois sont encore une fois menacés de relégation  en Fédérale I. Mais qui peut croire qu’Albi qui a effectué un recrutement et un prévisionnel de ProD2 pourrait s’engager dans le meilleur des championnats du monde ?

Comme on se retrouve !

Vermeulen et les Auvergnats arrachent une quatrième finale pour la revanche entre l'USAP et Clermont

Il y a des matches qui restent à jamais gravés dans l’histoire. Ce Toulon-Clermont mérite amplement d’y figurer. Dans la fournaise de Geoffroy-Guichard, les deux équipes ont proposé une demi-finale intense, haletante et teintée d’un suspense insoutenable jusque dans les dernières secondes de la prolongation. Difficile dans pareille situation de ne pas saluer le courage et l’abnégation des perdants du jour que sont les Toulonnais. Même menés 35-22 à cinq minutes du terme, les Varois ont réussi le tour de force de faire croire à une improbable remontée après un essai de Cibray (97e) et une dernière percée de Lovobalavu dans la dernière minute de la rencontre. Mais Clermont a su trouver les forces pour résister à la furia toulonnaise pour retrouver le Stade de France face à Perpignan le 29 mai prochain.

L’hommage de Mignoni
«Ce n’est beau que pour Clermont, avoue Pierre Mignoni, un brin dépité sur le pré stéphanois. On a montré qu’on avait du cœur. Cela reflète notre saison, mais je suis déçu pour l’équipe. Je félicite Clermont qui mérite autant que nous d’aller en finale. Il mérite de gagner en finale face à Perpignan.» Des propos à l’image de l’homme. Dignes et classieux. Il fallait voir la détresse et la déception des protégés du président Boudjellal au coup de sifflet final, mais aussi entendre la gorge sèche de Philippe Saint-André, envahi par les larmes et incapable de s’étendre plus longuement sur l’issue de la rencontre. Certes Toulon a perdu et n’a pas rempli la folle envie de quête du Graal de son président, mais Toulon a validé son retour au plus haut niveau. Après dix-huit ans sans phase finale, l’état d’esprit du RCT est éternel et joliment perpétué en 2010.

Un final ahurissant
Il aura donc fallu cent minutes pour départager les deux formations samedi après-midi au terme d’un combat d’une rare intensité. Longtemps les Clermontois ont cru détenir leur billet pour la finale, mais Jonny Wilkinson, fidèle au rendez-vous dans son costume de sauveur, renvoyait tous les acteurs en prolongation après une pénalité de cinquante mètres (22-22, 77e). A l’ASM, point d’international anglais, mais un ouvreur australien, dénommé Brock James qui passait une pénalité et un drop monumental de cinquante-cinq mètres (28-22, 91e), pour donner l’avantage à son équipe. Dans la foulée, Malzieu, au terme d’un sprint de monstrueux qui grillait la politesse à Lovobalavu, s’en allait aplatir dans l’en-but (35-22, 93e). Un essai qui mettait fin au suspense… le temps de quelques secondes. Pour une issue que l’on connait, malgré le retour inespéré des Toulonnais. «On savait que ça allait être dur, soufflait Julien Bonnaire. On n’a rien lâché face à une très belle équipe de Toulon. C’était vraiment difficile. Un beau match, une belle fête pour tout le monde. L’équipe a mûri, maintenant est-ce qu’elle sera capable de passer le cap face au champion en titre, c’est une autre histoire.» Qualifié pour la onzième finale de son histoire, la quatrième d’affilée, Clermont le saura rapidement pour un remake de la finale 2009 face à Perpignan. Pour Toulon, l’aventure s’arrête ici. La loi cruelle du sport de haut niveau. Mais le RCT peut être fier du visage dévoilé.

Source : Le Figaro Sport

Résumé vidéo de Eurosport 2 (En anglais)