L’USAP, à la barcelonaise !

Farid Sid nous a offert quelques beaux slalomes dans la défense toulousaine

La presse annonçait un terrible flop : L’USAP qui joue depuis deux ans le bas du championnat allait délocaliser un match crucial dans la capitale catalane face à l’ogre toulousain qui allait la manger toute crue. On avait juste oublier un paramètre : la légendaire fierté du club sang-et-or.

Le match commence de la plus mauvaise des manières pour les Perpignanais, sur le coup d’envoi deux avants se télescopent et l’arbitre du match ordonne une mêlée introduction Toulouse. Comme attendue (l’USAP compte de nombreux blessés en première ligne dont Nicolas Mas et Kisi Pulu) les Toulousain font sauté la première ligne adverse comme un bouchon de champagne qui concède une pénalité que l’ouvreur toulousain Luke McAlister convertira. L’USAP répond du tac au tac par un magnifique essai en bout de ligne inscrit par l’ailier Farid Sid. Très vite les Perpignanais comprennent que leur salut passera par le jeu. Les Toulousains incontestablement plus puissants, avec notamment une troisième ligne énorme Picamoles-Galan-Dusautoir, se font prendre de vitesse sur les extérieurs.

James Hook à son tour passera une pénalité qui permettra à l’USAP de mener 8 à 6 à la douzième minutes. L’ouvreur gallois sera déterminant en jouant au pied une longue passe diagonale pour Bertrand Guiry qui inscrit l’essai. Quelques minutes plus tard, c’est sur une combinaison en touche que Guilhem Guirado marquera le troisième essai synonyme de bonus offensif : le jeune deuxième ligne Romain Taofifenua fait une magnifique passe dans la défense pour son talonneur qui trouve la terre promise.

Un peu avant la pause, lorsque les Toulousains comprennent qu’il faut protéger les extérieurs trop tard, cette USAP au feu sacré commence à prendre les Hauts-Garonnais dans l’axe par l’intermédiaire d’une série de pick and go. Le troisième-ligne international écossais Alasdair Strokosh trouve à son tour la terre sacré. Le Stade Toulousain encaisse quatre essais en une seule mi-temps sans pouvoir proposer la moindre riposte !

Dès le début de la deuxième mi-temps l’arrière anglais Richard Haughton, joker médical du club catalan, inscrit le cinquième essai catalan sur une pénalité joué rapidement. Les Toulousains sont pris de vitesse et ne savent même plus ou regarder.

Les hommes de Thierry Dusautoir se reprendront en deuxième mi-temps inscrivant deux essais (un essai de pénalité et un essai de Yannick Nyanga). L’invraisemblable occasion d’essai ratée par Vincent Clerc ou le carton jaune de Florian Fritz montre bien que les Toulousains n’étaient pas dans leur assiette ce samedi et qu’ils n’attendaient que la fin du match. L’arbitre M. Garcès aurait même pu accorder un sixième essai perpignanais de Taumalolo emmené par un groupé pénétrant du pack sang-et-or sans que personne ne crie au scandale.

Lors du coup d’envoi le somptueux Stade de Montjuic semblait à moitié vide, lors du coup de sifflet finale il paressait en revanche à moitié plein et que même s’il faudra revoir pour l’USAP les conditions des délocalisations à Barcelone (date, partenariat ou non avec le Barça) ce match à Montjuic fut un vrai succès et l’USAP a retrouvé ses ambitions. Les Catalans ont répondu de la plus belle des manières à Guy Novès qui se plaignait de devoir se déplacer aussi loin.

Hélas la joie aura été de courte durée à peine rentré dans les vestiaires les joueurs de l’USAP ont appris que le chauffeur de bus victime d’une crise cardiaque est décédé. Paul Okesene, ancien joueur de rugby à XIII et à XV dans la région. D’origine samoane il était le papa des joueurs îliens de la région. Les membres du club était très affectés par cette terrible nouvelle.

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USAP : La Crème Catalane !


Le capitaine Joe Van Niekerk pris par la furia catalane à Barcelone

Loin de son quotidien morose en Top 14, Perpignan s’est offert samedi une place dans le dernier carré de la H-Cup en dominant Toulon (29-25) au Stade Monjuich de Barcelone. Une fête catalane à laquelle a participé Jérôme Porical, auteur de cinq pénalités qui ont fait la différence alors que les Varois ont inscrit un essai de plus que l’Usap.

Dans ce stade olympique, chargé de symbole et d‘histoire, baptisé Lluis Company en hommage aux victimes du régime franquiste, c’est à une autre résistance que se sont livrés les rugbymen perpignanais en ce jour historique pour le sport catalan. Car il fallait bien un évènement de cette ampleur et de cette portée, si écrasantes, pour dans le même match à la fois terrasser l’Usap et dans la foulée la sublimer. Plus que face à Toulon, l’équipe de Jacques Brunel aura dû se battre avant tout contre elle-même et contre ces démons, qui comme le craignait le manager sang et or avant la rencontre, pouvaient gâcher la fête et rendre ses hommes plus petits que ce match pour l’histoire.

Tout le mérite des coéquipiers de Jérôme Porical, passé par tous les états ce samedi et véritable baromètre de sa formation avec au final 19 points à son actif, aura été de surmonter l’incroyable pression de ce match pas comme les autres. Pour se montrer digne de cette histoire en marche et se qualifier ainsi pour la troisième demi-finale dans l’histoire du club (après 1999 et 2003) et prendre rendez-vous début mai cette fois en Angleterre (Northampton) ou en Irlande (Ulster). Ce dernier carré que les Toulonnais ne connaîtront pas pour leur première campagne européenne, mais que Van Niekerk et son équipe ne pourront que regretter. Et s’interroger notamment sur la façon dont l’Usap a pu survivre à deux cartons jaunes dans un match d’un tel niveau…

Usap, une mi-temps en enfer

A toucher enfin ce rêve barcelonais, vieux de dix ans, les Perpignanais, que l’on aurait pu imaginer galvanisés comme jamais sur cette colline de Montjuich envahie de sang et d’or, font surtout preuve d’une fébrilité coupable. De celles qui vous tétanisent et vous rendent méconnaissables. D’approximations en mauvais choix, la pression semble comme écraser les hommes de Brunel, qui ratent leurs premiers pas dans l’écrin olympique. Une tension à laquelle Jonny Wilkinson, égal à lui-même, est imperméable pour ouvrir le score des 50 mètres en coin et récompenser le premier coup de force de ses avants en mêlée fermée (0-3, 4e). Les 32 000 supporters catalans ont beau hurler leur amour pour leurs protégés, Mas et ses coéquipiers sont hors sujet. Illustration par Guillaume Vilacéca, qui s’oublie d’un coup de casque sur ce vieux roublard de Pierre Mignoni et laisse ses partenaires à quatorze (10e).

Le rêve tourne au cauchemar pour cette Usap empruntée comme jamais, sans que les Toulonnais ne profitent de cet état second de leurs adversaires, à l’image d’un Gabiriele Lovobalavu, le premier à déchirer le rideau défensif adverse, mais qui oublie ses partenaires (17e). Perpignan, malgré son indigence, traverse cette infériorité numérique sans prendre de points, ni en marquer non plus, Jérôme Porical n’échappant pas à l’épidémie du « trouillomètre à zéro » sur ce raté à 30 mètres face aux perches (21e) ! Pas un secteur n’est épargné et Guilhem Guirado, rattrapé par le lancer qui tremble…, de sombrer à son tour. Porical peut bien s’être quelque peu repris au but (31e, 39e), l’arrière perpignanais abandonne trois nouveaux points en route (34e) quand Wilkinson, la tête froide dans la fournaise, a mis encore dans le mille aux 50 mètres pour sanctionner le nouvel écart d’indiscipline de l’Usap, qui perd cette fois Robins Tchale-Watchou, coupable d’un plaquage haut (37e).
On frôle le miracle d’une parité à la pause (6-6), mais l’Usap boit son calice jusqu’à la lie sur ce dégagement de Nicolas Laharrague contré dans ses 22 mètres par un George Smith, qui d’un premier essai éteint à lui tout seul Montjuich (6-11, 40e).

A la pause, autant le dire tout de suite, la promotion espérée du rugby au pays du football roi tourne en quenouille… Perpignan ne peut tomber plus bas et dès le retour des vestiaires remonte la pente. Une pénalité de Porical des 47 mètres pour relancer la machine (9-11, 43e) et dans la foulée, c’est un premier mouvement d’envergure que Julien Candelon est à deux doigts de conclure (44e). L’Usap entre enfin dans son match et, comme par miracle, trouve la faille. Derrière ses avants enfin conquérants, Florian Cazenave fait sonner la charge de ses trois-quarts, qui en bout de ligne et en coin envoie Adrien Planté à dam pour l’essai de la révolte catalane, que transforme Porical… avec l’aide de la vidéo (16-11, 53e).

Porical, le baromètre

Aussi décevant fut le premier acte, cette seconde période s’enflamme avec du tac au tac la réponse toulonnaise sur ce cadrage-débordement du discret, mais précieux Dean Schofield sur Mas pour retrouver à l’intérieur son capitaine, Joe Van Niekerk, qui s’arrache et joue les Ashton sous les poteaux et permet à son buteur de redonner l’avantage au RCT (16-18, 55e). On guette de plus en plus le coup de dés sur lequel ne peut qu’immanquablement se jouer ce choc… Un scénario où la fiabilité douteuse d’un Porical, qui continue d’alterner échec (58e) et succès (19-18, 63e) dans son rôle de buteur pourrait coûter cher.

A ceci près que l’Usap refait la course en tête… Et parvient même à creuser l’écart sur ce nouveau coup de pied gagnant de son buteur revigoré (22-18, 69e). Comme le symbole de cette équipe renaissante quand Toulon baisse de pied et abandonne de précieux points. Les Varois n’y sont plus, pris cette fois pour de bon à la gorge par cette bête sang et or qu’ils n’ont pas su ou voulu achever avant le repos et qui les crucifie en force sur l’essai du vétéran Perry Freshwater (29-18, 74e).Sans que le baroud de n’y change rien. Ce samedi soir, à Barcelone, la nuit, une fois n’est pas coutume, serait d’un blaugrana, teinté de sang et d’or.

Source : Orange Sport

La festa del rugbi català


Les présidents Goze et Rossell lancent la Festa del rugbi català "le festival du rugby catalan"

Les deux clubs catalans : l’USAP et le Barça ont lancé la vente de billets pour le quart-de-finale opposant Perpignan à Toulon et qui aura lieu le 9 avril au Stade olympique de Montjuich. Du côté des deux clubs on annonce que les 55 000 places trouveront preneur. Le Barça a mis les petits plats dans les grands pour recevoir l’USAP, un site internet en Français et en Catalan a vu le jour rien que pour l’événement : usapabarcelona.cat . Les vidéos promotionnelles ont été multipliées comme celle où un joueur du Barça-Regal (équipe de Basket) met un panier du milieu du terrain avec un ballon ovale à l’effigie  de l’USAP ou bien celle où les joueurs de la section handball forment une mêlée spontanée !  La plus forte de toute reste un dessin animé présentant les plus grandes stars du Barça interprétant un improbable haka au milieu d’un Stade de Montjuich se transformant progressivement en stade de rugby. Pour parfaire la communication et pour que ce soit une grande fête familiale  un spectacle de Castellers et un concert auront lieu respectivement avant et après le match.