Le Super 15 redémarre sans ses étoiles du sud

Le Super 15 reprend ses droits avec un derby néo-zélandais entre les Blues et les Crusaders

Le Super 15, spectaculaire championnat des provinces de l’hémisphère Sud, lance sa saison vendredi avec un calendrier et un visage inédits en l’absence de certaines de ses plus grandes vedettes blessées, retraitées ou parties à l’étranger après la Coupe du monde.
Quatre mois après le triomphe des All Blacks le 23 octobre, le rugby reprend ses droits aux antipodes. Comme souvent en année post-Coupe du monde, entre les blessures et le jeu des transferts, les cartes ont été largement redistribuées.

L’attrait souvent lucratif de l’étranger a notamment provoqué un exode vers l’Europe, en Angleterre (Donald, Louw…), en France (Sivivatu, Rokocoko, B. Botha, G. Botha, Steenkamp, Giteau…) et au Japon (Thorn, Muliaina, F. du Preez, Danie Rossouw, Fourie…). Mais, comme toujours, le spectacle sera assuré.

Les Reds, tenants du titre australiens qui ont brillé par leur jeu de mouvement, ont réussi à conserver l’ossature de Wallabies (Genia, Horwill, Ioane...) qui a fait leur succès. La franchise de Brisbane débutera toutefois la défense de son titre sans son maître à jouer Quade Cooper, blessé aux ligaments croisés lors du Mondial, et pas attendu sur les terrains avant avril.
Leurs grands rivaux néo-zélandais des Crusaders partiront, eux, à la chasse à un huitième titre sans leur capitaine Richie McCaw, qui devrait également faire son retour en avril après une opération d’un pied, un mois après celui attendu de Dan Carter, qui soigne sa blessure aux ischio contractée en octobre.
Ils n’en restent pas moins un des grands favoris pour le titre avec leur légion de All Blacks champions du monde (frères Franks, Whitelock, Read, Dagg…).
Ils commenceront la saison vendredi dans un choc face à ceux qui s’annoncent comme un de leurs plus sérieux concurrents, les Auckland Blues, qui ont débauché Piri Weepu et Ma’a Nonu aux Hurricanes. Les deux joueurs viendront renforcer une ligne de trois-quarts qui comptent déjà notamment Toeava et Ranger, derrière un pack solide avec Keven Mealamu, Tony Woodcock, Ali Williams et Jerome Kaino.
Mais le regard du public ne manquera pas de se tourner vers les Chiefs qui ont réalisé un gros coup médiatique en recrutant le « phénomène » Sonny Bill Williams.
Côté sud-africain, les Bulls de Pretoria partent dans l’inconnu après avoir enregistré une vague de 17 départs, dont Victor Matfield, retraité, F. du Preez, Rossouw, B. Botha, G. Botha et G. Steenkamp.
Les meilleures chances semblent se trouver du côté du Cap où les Stormers, demi-finalistes la saison dernière, s’appuient sur un mélange d’expérience (Burger, Bekker, Habana, de Villiers) et de jeunes talents (Aplon, de Jongh…).
L’Australie mise sur les Reds, première franchise du pays à avoir remporté la compétition depuis 2004, pour la représenter. Les Waratahs, qui ont recruté Sarel Pretorius, Adam Ashley-Cooper et Rocky Elsom, espèrent s’inviter dans la lutte pour la finale, qui sera disputée pour la première fois en août, après les tournées internationales de juin.

Source : leparisien.fr

Résumé vidéo du premier match de Super 15 version 2012 avec la victoire sur le fil des Crusaders à Auckland sur le score de 18-19 !

Super Reds !

Will Genia homme du match de cette magnifique finale !

Leaders de la saison régulière, les Queensland Reds ont confirmé leurs excellentes dispositions de l’année 2011 en remportant samedi à Brisbane leur premier titre en Super Rugby après avoir pris le meilleur sur les Canterbury Crusaders (18-13) en finale. Devant leur public du Suncorp Stadium, les Australiens ont pu compter sur le talent de Ione et Genia pour faire chuter Carter et les siens.

La finale de rêve a tenu toutes ses promesses. Le choc des Titans entre les Queensland Reds et les Canterbury Crusaders a donné lieu samedi à une orgie de rugby conclue par le premier titre de la province australienne en Super Rugby. Devant leur public du Suncorp Stadium de Brisbane, Quade Cooper et les siens ont remporté (18-13) un sommet d’ovalie qui vient confirmer le changement de statut d’une formation passée eu deux ans de la treizième place du défunt Super 14 aux sommets du Super 15. Leaders tout au long de la saison régulière, les Reds placent là une cerise de choix au sommet de l’alléchant gâteau élaboré en 2011.

Pour un coup d’essai, les Australiens ont donc réalisé un coup de maître. Novices à ce niveau de la compétition, les Maroons ont su imposer leur loi face aux expérimentés Crusaders, recordmen de victoires en Super Rugby avec sept sacres. Avec un mérite évident puisque les Néo-Zélandais s’illustrent dans un premier acte qu’ils dominent stérilement. Jusqu’à ce que Dan Carter justifie son statut de star mondiale du rugby. Le All-Black tape pour lui-même et récupère un ballon qu’il s’en va aplatir entre les perches avant de transformer (7-3, 34e). Le duel stratosphérique des 10 a bel et bien commencé, Quade Cooper se chargeant, grâce à deux pénalités (32e, 38e), de maintenir les Reds au contact à la pause (7-6).

Les bijoux de Ione et Genia

Si le premier acte est animé mais pauvre en points, le second est d’un tout autre acabit. Alors que les Crusaders semblent sûrs de leur force et creusent un peu plus l’écart grâce à une pénalité de l’inévitable Carter (10-6, 49e), les Reds prennent une première fois les devants. Et de quelle manière. Digby Ione donne l’impression de franchir le mur du son pour transpercer la défense néo-zélandaise et signer le premier essai des siens (13-10, 51e). Carter profite d’un hors-jeu adverse pour égaliser (13-13, 56e). Le sort de la rencontre est incertain et aucune des deux équipes ne semble disposée à abdiquer.

Entre alors en ligne de compte la fraîcheur physique et sur ce plan, les Reds semblent mieux armés et le prouvent au cours d’une fin de partie qui tourne à leur avantage. Après un essai refusé à Rob Simmons pour un en-avant (59e), le salut des Reds vient finalement de Will Genia. Le demi de mêlée brille de mille feux lorsqu’il feinte la passe de ses 40 mètres, crochète Carter avant de sortir les canes et d’aplatir au terme d’une course folle de 60 mètres (18-13, 68e). Les coups de pied ratés par Cooper dans les dernières minutes n’empêchent pas Ewen McKenzie, deux ans après son éviction du Stade Français et après deux finales perdues avec les Waratahs, de remporter son premier titre en Super Rugby. Et les Crusaders, désireux de l’emporter en hommage aux disparus du tremblement de terre de Christchurch en février dernier, de verser quelques larmes…

Source : Sports.fr


Quade Cooper fait son one man show

Le style racé, la tête haute, des feintes de passes d’un autre siècle, passes sautées, c’est un vrai récital que nous a proposé en demi-finale du Super 15 le jeune ouvreur des Queensland Reds. Le jeune et prodigieux numéro 10 australien nous rappelle les anciennes gloires de ce sport, Serge Blanco, Jonathan Davies (première partie), David Campese, Mark Ella… On peut en revanche se poser des questions sur la défense des Blues qui a l’air quand même très naïve face aux facétie du jeune australien.

 

Quand Marca s’intéresse au Top 14

Marca, certains d’entre vous ne connaissent peut-être pas pourtant il s’agit du quotidien le plus vendu d’Espagne avec ces presque 3 millions de lecteurs journaliers le sportif pro-madrilène fait 10 fois mieux que l’Equipe le champion français (à titre de comparaison après la victoire des Bleus en Coupe du Monde 98, l’Equipe avait vendu 1 600 000 exemplaires). Ce journal ne s’intéresse en règle générale que très peu au rugby, cependant il vient de consacrer un article sur notre Top 14. Pour vous, je me suis transformé en traducteur de Courrier International et je vous ai traduit cette article.

Transferts : De l’Hémisphère sud au… Top 14 français !

Matt Giteau, David Smith, Luke Rooney, Andre Pretorius, Bakkies Botha, Joe Rokocoko, Neemia Tialata, Mark Chilsom, Luke Burgess, Gary Botha, Luke McAlister, Sitiveni Sivivatu… le vieux continent n’est plus un « cimetière à éléphants »pour les grands joueurs de l’hémisphère sud… En tout cas plus pour tout le monde. 

ANTONIO L. CANELADA. Madrid 21/06/11 – Traduction Mister Rugby 😉

Mark Giteau et Bryan Habana se retrouveront-ils tous les deux sur les terrains du Top 14 ?

Les joueurs du Super 15 qui décident de changer d’air et qui viennent jouer sur le vieux continent, souvent pour des salaires qui se comptent en millions, sont chaque jour plus nombreux. Les plafonds salariaux imposés dans certains championnats comme celui de l’Aviva Premiership anglaise rendent impossibles les tractations avec les stars de l’Hémisphère sud tandis que le Top 14 est en train de devenir la destination idéale de ces messieurs. Les temps changent, et le rugby change… Ceux qui restent pour pouvoir défendre les couleurs de leur pays sont de moins en moins nombreux.La France est en train de changer la donne du rugby moderne, espérons que celui-ci n’ira pas tout droit dans le mur.

Comme à chaque fois qu’on parle d’argent dans le Top 14 nous vient à l’esprit le cas de Mourad Boudjellal, le président millionnaire du RC Toulon. Les arrivées provenant du Super 15 pour la prochaine saison sont de hautes volées. Matt Giteau arrive dans le club français comme le transfert quatre étoiles, mais il ne sera pas le seul à changer d’hémisphère, le RCT a aussi signé le joueur de la Western Force, David Smith ; Après un petit tour du côté des Melbourne Rebels Luke Rooney revient au club. Andre Pretorius, lui, intégrera le RC Toulon en qualité de joker Coupe du Monde*  comme on dit en France, il sera chargé de remplacer Wilkinson et Giteau pendant que ces deux joueront le Mondial en Nouvelle-Zélande.

Bakkies Botha vient renforcer la deuxième ligne toulonnaise et de sacré manière !

Le dernier gros coup est celui du joueur des Bulls, Bakkies Botha, qui arrive pour renforcer le cinq de devant toulonnais. Bon joueur certes, mais pas toujours des plus intelligents, malgré son expérience il lui arrive encore de commettre des fautes pour jeu violent qui oblige souvent son équipe à jouer en infériorité numérique. On ne doit cependant pas oublier qu’il forme avec Victor Matfield une paire de deuxième-lignes considérée par beaucoup depuis plusieurs années comme la meilleure du monde. De plus, on parle pour l’équipe de Mourad Boudjellal de stars sudistes telles que Rocky Elsom, Brian Habana ou Shalk Burger. Stars à volonté !

De son côté, l’Aviron Bayonnais est l’une des équipes qui s’est le plus renforcée avec des joueurs estampillés Super 15 pour être à la hauteur la saison prochaine. D’abord avec le transfert du All Black Joe Rokocoko arrivant des Blues, bien qu’ayant réalisé une piètre saison loin de son pic de forme, il sera un renfort de taille pour l’aile bayonnaise. L’autre gros transfert est celui de Neemia Tialata, un énorme pilier de 28 ans, comptant 43 caps avec les All Blacks et qui jouait avec la franchise des Hurricanes depuis 2004. Comme s’il manquait quelque chose l’avant des Brumbies Mark Chilsom accompagnera Rokocoko et Tialata dans leur aventure du Top 14.

Le Stade toulousain, l’un des géants de ce sport en France, champion en titre, ne pouvait pas manquer ce rendez-vous de l’intersaison. Il a intégré dans ses rangs des joueurs du calibre de Luke Burgess, en provenance des Waratahs ; Gary Botha, le talonneur des Bulls et fort d’une première expérience en Europe avec les Harlequins de Londres ; Gurthrö Steenkamp qui vient lui aussi des Bulls, un fantastique pilier qui apportera beaucoup au champion tricolore ; la cerise sur le gâteau est le célèbre All Black en provenance des Blues Luke McAlister qui sera l’un des transferts record de ce Top 14.

Notons également les transferts pour le compte du quinze de l’ASM Clermont Auvergne du trois-quart aile Sitevini Sivivatu, capable aussi de jouer à l’arrière, qui compte 43 sélections avec les All Blacks malgré qu’il soit aux Îles Fidji. Le Biarritz Olympique a contracté le joueur de la Western Force, Matt Dunning et compte sur l’arrivée du très controversé Danny Cipriani dont le retour en Europe, après être resté un an du côté des Melbourne Rebels, est plus que probable… Rien de définitif cependant car l’ouvreur anglais a fait connaître son intention de continuer avec la franchise de Melbourne malgré une saison jugée irrégulière et polémique.

De son côté, le Lyon Olympique Universitaire, nouveau promu, connu plus simplement sous le nom de LOU a contracté le joueur des Stormers Ricky Januarie. Notons également l’arrivée de l’Argentin Leguizamon en provenance du Stade français, le vice champion du Challenge européen. De son côté et avec les moyens du bord actuel Agen a incorporé dans son effectif  le joueur des Waratahs Pat O’Connor tandis que ledit Stade français s’est déjà assuré des arrivées de Lei Tomiki des Reds et du grand Felipe Contepomi en provenance de Toulon et qui cherchait une échappatoire suite à l’arrivée de Giteau.

Ainsi… le vieux continent n’est plus un « cimetière à éléphants » pour les grands joueurs de l’hémisphère sud… En tous cas, plus pour tous.

* en français dans le texte original

Source : Marca

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Michalak is Back !!!

Retour gagnant avec les Sharks pour Fred Michalak

La presse sudiste est unanime la France possède  avec Fred Michalak un super ouvreur !

Moribond à Toulouse où il a essuyé alternativement le banc de touche et les gradins de la tribune d’honneur Fred Michalak retrouve de sa superbe dès qu’il enfile la tunique noire des Sharks. Lors de son premier match de Super Rugby en tant que titulaire contre les Bulls, les éternels rivaux des Sharks, l’ouvreur français à fait valoir tout son talent claquant un magnifique drop des 40 mètresà la huitième minute. Rien de tel pour se mettre en confiance ! L’ancien numéro 10 du Stade toulousain et du XV de France réussira également une pénalité et une transformation en coin. Pas mal pour un joueur dont on disait qu’il était fragile dans cet exercice.

Au-delà des quelques gestes spectaculaires dont il a le secret, Fred a réussi un match plus qu’honorable pour une première sortie, très complet aussi bien en défense qu’en attaque. Le contraste est tellement saisissant qu’on se demande si on parle bien du même Michalak que celui qui jouait dans le Top 14 ? Quand on voit un tel talent on comprend mieux la confiance presque aveugle de Bernard Laporte en ce joueur. L’ancien secrétaire d’état souhaitait faire de l’ouvreur français son leader de jeu au Stade français. Il semblerait cependant que le jeu instinctif de Fred Michalak, ses appuies soit plus fait pour un style de jeu façon Super Rugby que dans un jeu européen beaucoup plus calculateur. Aussi compétent soit-il le staff toulousain a probablement eu tort de vouloir l’utiliser en 9. Fred Michalak est un ouvreur, c’est ainsi que lui le sent. Pourquoi vouloir l’utiliser autrement. Il fait parti de ce type de joueurs un peu artistes qui ont besoin d’être mis en confiance pour pouvoir s’exprimer.

Alors à 29 ans le toulousain a encore un bel avenir devant lui.

Un Super rugby de plus en plus show !

Pendant que les joueurs du Top 14 Orange sont  en vacances, que nos internationaux se préparent de manière dispersée je ne sais pas où. Le « rugby » de l’hémisphère sud est à son paroxysme. La nouvelle formule du Super Rugby (ne m’appelez plus jamais Super 14 !) a complètement relancé une compétition qui battait de l’aile. Des essais à gogo, des pom-pom girls, des placages à la carotide, des mascottes, des spectateurs complexés de ne pas être américains qui s’empiffrent d’hamburgers XXXL, des en-avants dignes des plus belles passes des Quater-backs, un petit air de NBA, de rugby à 7 et de championnat mexicain de foot : C’est jusqu’à preuve du contraire le rugby qui gagne !