Grand Stade FFR : Essonne ou Val-de-Marne, l’heure du choix approche !

C’est ce vendredi (29-06-12) à 12 heures que la Fédération française de rugby annoncera son choix entre les deux sites en concours pour recevoir le Grand Stade FFR. Les deux sites finalistes sont ceux de Thiais-Orly et d’Evry. Les deux offrent des garanties et des projets diamétralement opposés. Un petit tour d’horizon avant l’heure du choix :

Le projet de Thiais-Orly :

Site officiel de la candidature : http://www.thiais-orly-rugby.fr

Le projet du Stade du Grand Paris de Thiais-Orly

Ce site a pour lui la proximité du centre-ville parisien (6 kilomètres) et à sa disposition un réseau de transports en commun hors-norme : avec le prolongement de l’actuelle ligne de métro numéro 14 qui rejoindrait le centre-ville à l’aéroport d’Orly et dont deux stations desserviraient le Grand Stade. Bien sûr la proximité de l’aéroport d’Orly est également mise en avant. Les amateurs de rugby voyageant en avion pourraient alors rejoindre le Grand Stade en quelques minutes à peine. A cela il faut ajouter la station du futur super métro francilien Grand Paris Express capable de rameuter en l’espace de quelques minutes une partie importante de l’agglomération parisienne. N’oublions pas non plus le RER C, l’A86 ou la ligne de tramway T7 –déjà en cours de construction- qui elle aussi desservirait ce nouvel écrin. Pour couronner le tout, l’aéroport d’Orly devrait être équipé lui aussi d’une gare TGV ! L’enjeu pour la FFR est de créer, non pas un simple stade de rugby, mais un vrai lieu de vie où les supporteurs auraient vocation à rester avant et après le match. Là aussi la candidature du Val-de-Marne a mis les petits plats dans les grands : Avec entre autre, la création d’un parc urbain de15 hectares à proximité du stade et de la construction de l’éco-quartier Portes d’Orly. Cependant le point fort du projet valdemarnais sont bien les infrastructures déjà existantes avec le marché de Rungis qui pourrait s’imposer comme une formidable vitrine de la gastronomie à la française avec le lancement de la cité de la gastronomie à côté du stade, le centre commercial régional Belle-Epine lui aussi à quelques encablures peut s’enorgueillir d’être le plus grand centre commercial d’Europe continentale, un autre centre commercial, celui de Thiais-Village vient toutefois s’y ajouter. A tout cela, il faut ajouter un nombre important parc hôtelier (comportant déjà plus de 3000 chambres) et un quartier d’entreprises à dimension internationale déjà implantés dans le périmètre du stade parmi lesquelles on retrouve L’Oréal, Thalès ou Danone.

Station de Thiais-Orly Rugby (!)

Pourtant l’atout suprême de Thiais-Orly est ailleurs : en fait le projet valdemarnais pourtant immense intégrerait un projet encore plus énorme : celui du Grand Paris qui est censé donner une cohérence et un meilleur équilibre entre Paris et sa banlieue. Le Grand Stade de Thiais-Orly irait parfaitement dans cette direction voulue au plus haut sommet de l’état renforçant ainsi l’axe sud-est du projet métropolitain. D’ailleurs, la candidature du Val-de-Marne vient de renommer son projet sous le nom de Stade du Grand Paris avec pourquoi pas en point de mire les Jeux Olympique de 2024 et l’exposition universelle qui viendraient accélérer le tout. Ça ne s’invente pas !

Le projet du Stade du Grand Paris (Thiais-Orly)

Le projet du Centre Essonne

Site officiel de la candidature : http://www.lerugbyadelavenir.fr

Le projet d’Evry Centre-Essonne

Disons le carrément le projet essonnien semble le challenger. Un challenger, bien plus ambitieux que le favori, et qui pourrait bien remporter la mise. En effet, le plan porté par une Union Sacrée (gauche-droite menée par l’actuel Ministre de l’Intérieur Manuel Valls) dispose, lui aussi de sérieux atouts dans son sac. La candidature de Thiais-Orly est en effet très solide puisque nous venons de voir qu’elle s’intégrait à merveille dans le projet du Grand Paris. Cependant elle a les inconvénients de ses avantages : il s’agit d’une candidature urbaine qui risque d’être très rapidement à l’étroit. Or, la FFR insiste particulièrement sur ce point : elle souhaite qu’autour du stade il y ait un cadre de vie, un endroit où on puisse rester. De ce côté-là, les Essonniens ont plusieurs longueurs d’avances et bénéficient d’un espace gigantesque localisé sur l’ancien hippodrome de Ris-Orangis soit plus de 133 hectares. Là où les concurrents devront négocier parcelle par parcelle, devront affronter les riverains et de nombreuses oppositions au permis de construire. Le projet de l’Essonne semble prêt à l’emploi. Autour des 15 hectares nécessaires pour la création du grand stade, on retrouve toute une zone qui permettrait à la FFR de développer son projet au-delà de 2017 et d’avoir ainsi une vision sur le long terme. Le département a fait savoir qu’il comptait développer un pôle de compétences unique au monde réunissant les fédérations sportives, les équipementiers, distributeurs, chercheurs et médias : Une sorte de Silicon Valley du sport. C’est un avantage énorme, en effet le site permettrait d’anticiper les changements et les évolutions du sport professionnel ce que ne permet absolument la candidature du Val-de-Marne. Avec ce projet existe aussi la possibilité de créer pas moins de 7 000 places de parkings à proximité. Du côté du Centre-Essonne on ne manque pas d’ambition et on n’hésite pas à évoquer le terme de « Colisée du XXIème siècle » pour parler du projet. On imagine même d’un projet de Parc d’attraction sur le thème du sport ! Un seul problème : Pour l’instant tout cela est complètement fictif. Probablement, pour mieux prendre la concurrence à contre-pied les porteurs du projet avancent avant tout l’argument des transports en commun ! Trop souvent qualifié de champêtre le projet essonnien dispose, lui aussi, d’un véritable réseau malgré son éloignement de la capitale (près d’une trentaine de kilomètre) : le RER D qui relierait le stade à la gare de Lyon passe à quelques centaines de mètres, les amateurs de rugby joindrait l’écrin via une passerelle gigantesque et ultramoderne qui enjamberait l’autoroute A6. Deux stations de tram-train rameuteraient les voyageurs en provenance de la gare TGV de Massy et du RER C.

Aussi l’Essonne n’a pas manqué d’insister sur le fait qu’elle est devenue au fil des ans LE département du rugby avec notamment le centre de Marcoussis qui se trouve à quelques kilomètres du périmètre ou bien alors avec le club locale de Massy, dont l’école de rugby n’est plus à présenter, qui vient d’intégrer la ProD2.

Le projet du Centre Essonne s’appuie, lui aussi, sur un réseau de transports dense.

Pour conclure, quelque soit la décision de la FFR le projet choisi sera un excellent projet savamment étudié. On peut résumer en disant que la candidature de l’Essonne est plus avant-gardiste et plus ambitieuse et prévoit le développement du rugby au-delà de l’année 2030 en revanche la candidature valdemarnaise et plus réaliste et plus en phase avec la conjoncture économique actuelle. Amis parieurs, faites vos jeux ! Et n’hésitez pas à donner vos avis sur les deux projets !

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Le grand stade de rugby est-il vraiment indispensable ?

Maquette du Stade d'Evry, le projet le plus champêtre

Evry et Thiais-Orly sont les deux derniers candidats retenus pour la construction du Grand Stade de rugby d’environ 80.000 places prévu en 2017 en région parisienne. Mais au-delà de ce match entre deux villes du sud de l’agglomération parisienne, d’où provient le choix de la Fédération Française de Rugby de lancer ce projet de stade ? Le Stade de France est-il obsolète, et vraiment trop peu rentable ?

Il semble assez probable que le projet de grand stade se concrétise. La sélection par la FFR de deux sites, à Thiais-Orly (Val-de-Marne) et Ris-Orangis (Essonne), susceptibles d’accueillir la nouvelle enceinte, entre clairement dans cette logique d’autonomie. Sauf revirement, ces deux candidatures seront départagées d’ici fin juin 2012. Ce choix politique se concrétisera avec le choix final de l’implantation dans le premier semestre 2012, puis la désignation du constructeur dans le dernier trimestre. D’un montant total de 600 millions d’euros, ce stade moderne, équipé d’un toit rétractable et d’une pelouse amovible, sera financé par la FFR à hauteur de 250 Millions d’euros) appuyée par des investisseurs privés.

Des raisons objectives pour construire le stade

Le projet de Thiais Orly, plus urbain

Grâce à ce projet, lancé en avril 2011, la FFR veut s’émanciper du Stade de France, où le XV de France dispute ses matches internationaux à domicile depuis 1998, et certains tests-matches en novembre, dans le cadre d’une convention, jugée trop coûteuse, qui s’achève en 2013. Sans parler de manque à gagner, « on estime que 178 millions d’euros qui ne sont pas allés au développement du rugby français entre 1998 et 2008 », confie le responsable du projet, l’ancien arrière du XV de France Serge Blanco. La FFR loue pour 400.000 euros par rencontre l’enceinte au consortium du Stade de France, qui a aussi la quasi-exclusivité de l’exploitation des panneaux publicitaires. La FFR souhaite donc imiter son homologue anglaise avec Twickenham. Les ressources dégagées par le stade permettent notamment de dédommager financièrement les clubs pour disposer des internationaux durant de longues périodes. En outre, certains partenaires de la FFR (Société Générale, GMF) achètent donc leurs propres espaces. La FFR propose à d’autres (Nike, Orange), à prix coûtant, des espaces qu’elle a achetés pour eux.

Avec ces économies substantielles et les nouveaux revenus générés par l’exploitation d’un nouveau stade, la FFR disposerait de ses propres moyens pour mener sa politique de développement du rugby, en pleine croissance depuis le milieu des années 2000. Le ministère des Sports, qui communique avec parcimonie sur le sujet, voit d’un oeil peu favorable un désengagement de la FFR du Stade de France. David Douillet a eu l’occasion de le dire à plusieurs reprises. Le Consortium du SDF, qui a longtemps cru que la Fédération n’oserait pas aller jusqu’au bout, tente aujourd’hui de discréditer ce projet, sans réussite. Si la location de l’enceinte dionysienne avait coûté moins chère, surtout sur les dernières années du contrat qui court jusqu’en 2013, la FFR aurait probablement fait un effort et tout le monde aurait pu être gagnant. Ce n’est pas le cas, mais la pertinence du projet porté par Serge Blanco est avérée. Et le Consortium n’a pas trop à se plaindre: du fait de l’absence de club résident, l’Etat français –donc le contribuable- reverse chaque année une indemnité compensatrice évaluée à 35% des recettes globales…

Une enceinte moderne, modulable, multifonctionnelle

Cette enceinte d’une capacité de 82.000 places veut « réunir le meilleur de tous les stades existants », pour un coût total estimé à 600 millions d’euros. Elle sera dotée d’un toit rétractable et d’une pelouse amovible afin de pouvoir accueillir d’autres manifestations que les cinq à six rencontres internationales du XV de France (concerts, spectacles, salons…) et amortir plus facilement l’investissement, qui sera partagé entre la Fédération et des partenaires privés. Ce stade pourrait porter le nom d’un de ces partenaires (le fameux « naming »). A terme, les collectivités doivent également faciliter l’aménagement des espaces alentours pour en faire un « lieu de vie » propice aux avants et après-match. Cela fera trois nouveaux stades de rugby en Ile-de-France en très peu de temps puisque le Stade Français et le Racing-Métro disposeront également chacun de leur enceinte (le Stade Jean-Bouin de 20 000 places pour Paris, l’Arena 92 près de La Défense pour les Ciel et Blanc).

Source : France télévision

Evry Centre-Essonne et Thiais-Orly : les deux finalistes pour accueillir le Grand Stade de la FFR

Le projet d'Evry Centre-Essonne

La FFR a décidé de pré-sélectionner deux villes pouvant accueillir le futur stade qu’elle veut construire. Les deux villes choisies sont donc Thiais-Orly et Evry Centre-Essone, deux localités proches du centre national de Marcoussis. Achères, Sevran, le Val-d’Orge et Massy ont donc été recalés. L’annonce de l’implantation de ce stade qui accueillera notamment le XV de France à l’horizon 2017 sera faite au cours du premier semestre 2012.

« Je suis très heureux du résultat auquel nous aboutissons aujourd’hui avec deux formidables projets potentiels pour la FFR. » Voilà les premiers mots de Serge Blanco, en charge du projet à la Fédération française de rugby. depuis des mois, il travaille. Et la FFR n’a jamais été aussi proche de rendre palpable son ambition de posséder son propre stade. Ils étaient neuf à être retenus lors de l’appel à candidature, plus que six depuis le 8 septembre, et ils ne sont plus que deux désormais. « Je voudrais surtout souligner l’exceptionnel investissement des six candidats en lice pour cette deuxième phase. C’est le lot de ce type de processus que de choisir et je tiens à remercier très sincèrement les élus et les équipes des six sites, qui ont tous fourni d’importants efforts pour développer de très beaux projets », a ajouté Serge Blanco. Thiais Orly d’un côté, Evry Centre Essonne de l’autre, voilà le duel proposé.

Pour le premier, c’est le site du Senia qui a été proposé par les communes d’Orly, de Thiais, de Rungis, de Chevilly-Larue et le Conseil général du Val de Marne. Un « site urbain à proximité immédiate de Paris, de l’aéroport d’Orly et sa future garde TGV », insiste la FFR. Le site de 15 hectares, situé à 6km de Paris, mise sur l’engagement d’un éco-quartier de 11 hectares vers Chevilly-Larue, la proximité du marché de Rungis et d’une future Cité de la gastronomie. Pour le deuxième, c’est la communauté d’agglomération Evry Centre Essonne qui a présenté le site de l’hippodrome de Ris-Orangis, avec un « site naturel en bordure de forêt, à 25 km de Paris, avec un potentiel de développement significatif autour du stade », souligne la FFR. Au total, 133 hectares, dont 80 sur le site de l’hippodrome aujourd’hui inutilisé. Les collectivités engagées sur ce dernier projet pourraient s’associer aux deux autres candidatures du département de l’Essonne qui n’ont pas été retenues du Val d’Orge (communes de Brétigny-sur-Orge et du Plessis-Pâté) et de Massy.

Les réflexions vont donc se poursuivre et s’affiner dans les mois à venir, la décision de la FFR devant tomber au cours du premier semestre 2012. L’instance fédérale souhaite construire à l’horizon 2017 un stade d’une capacité de 82 000 places, doté d’un toit rétractable et d’une pelouse amovible, capable bien entendu d’accueillir les matches du XV de France, ceux de la finale du championnat de France, ainsi que d’autres manifestations (concerts, spectacles…).

Source : France Télévision