Grand succès populaire du rugby à XIII à Toulouse !

La saison de XV étant terminée dans l’hémisphère nord, l’occasion pour moi de vous parler un peu de l’autre code : celui du rugby à XIII. Les Dragons Catalans, seule équipe française engagée en Super Ligue appuie la candidature toulousaine pour rejoindre la compétition phare européenne. Pour l’occasion, les Perpignanais ont délocalisé un match dans la ville rose face à Hull Kingston Rover. 

Les Catalans qui se plaignent de ne pas être traités à la même enseigne par le corps arbitral que les formations anglaises auront malheureusement du grain à moudre après ce match de Super Ligue délocalisé au stade Ernest Wallon de Toulouse. Comment dominer outrageusement et perdre un match ? Demandez aux Dragons, ils ont la recette ! D’abord en vendangeant certaines situations, en oubliant de jouer des deux contre un d’école comme ce fut le cas à deux ou trois reprises juste devant la ligne d’essai de l’adversaire du jour, le Hull Kingston Rovers RFC. Que dire encore de cette décision de Morgan Escaré qui en s’échappant avait fait le plus dur, choisi de rentrer sa course avant de se faire rattraper in extremis par le dernier défenseur des Rovers ? A cela, il fallait ajouter toute une série de fautes du corps arbitral et des juges vidéo qui ont refusé pas moins de trois essais aux Dragons dont deux au moins étaient complètement valables tandis qu’ils accordèrent un essai complètement fantaisiste d’Eden entaché par une faute de main énorme de Robins  laquelle fut ignorée superbement par le juge vidéo. Enfin, ajoutez à cela le manque de réussite au pied de Thomas Bosc qui contrastait avec la réussite de Mickael Dobson dans le même exercice et vous avez la clé pour perdre une occasion unique d’accrocher le carré d’as de cette Super Ligue. Une dernière échappée de Frédéric Vaccari nous a fait croire au sauvetage de la dernière minute mais il n’en fut rien.

Les Catalans pointent désormais à la cinquième place derrière Wigan, Huddersfield, Warrington et Leeds, juste devant les deux clubs de Hull, respectivement sixième et septième.

Les quinzistes curieux, comme moi, venus voir à quoi ressemblait une rencontre de Super Ligue de rugby à XIII ont dû se dire que finalement le XV de France aurait pu remporter un match face aux All Blacks, sur un malentendu énorme comme celui auquel ils venaient d’assister. Néanmoins ceux-ci, auront passé une excellente après-midi, devant un match au multiple rebondissements au cours duquel pas moins de sept essais ont été inscrits. Le local de l’étape, Kevin Larroyer, enfant des Minimes formé au TO XIII a même marqué un essai.

Toulouse 2015 ? 

L’opération séduction lancée conjointement par les dirigeants catalans et le président de la FFR13, le Toulousain Carlos Zalduendo, qui ont à cœur d’appuyer la candidature toulousaine d’accueillir une franchise de Super Ligue sur le socle du TO XIII dès 2015 auront probablement marqué des points précieux. Le match, retransmis sur BeIn Sport, aura été une grande fête populaire du rugby à XIII. Pas moins de 15 000 spectateurs ont assisté au match dans une ambiance survoltée.

Un triste spectacle propulse le CO vers la demie !

Thierry Lacrampe, l’un des hommes fort hier côté castrais (Photo : Rugbyrama.fr)

Le CO élimine Montpellier sur le score de 31 à 15

Le CO s’est vengé de son humiliante défaite de l’année dernière face à ce même Montpellier-Hérault Rugby. Au vu de leur parcours en saison régulière et de leur constance dans le championnat depuis quelques années déjà, il n’est pas surprenant de retrouver les Tarnais à ce niveau de la compétition. J’annonce que les voisins toulousains devraient grandement se méfier des Castrais : leur jeu est solide, notamment devant, et face à des Hauts-Garonnais grandissimes favoris les joueurs bleu et blanc n’auront absolument rien à perdre. Les joueurs de Montpellier, eux, sont complètement passés à côté de leur match : dominés en mêlée fermée, ridiculisés en touches, fautes de munitions les Héraultais n’auront jamais pu déployer leur jeu. Ce match est à mettre aux oubliettes, et au plus vite !

Un triste spectacle !

La qualité du jeu proposé fut d’une rare médiocrité, dans la parfaite continuité de la finale du Challenge européen entre le BO et le RC Toulonnais. Quand on compare le niveau de jeu des clubs français avec celui entrevu lors des phases finales de la Coupe d’Europe, et a fortiori avec ce peut proposer le Super Rugby, on a franchement de quoi s’inquiéter pour le rugby hexagonal. Espérons que le match entre Toulonnais et Racingmen sera d’un meilleur cru. Je n’ai pas pour habitude d’accabler le corps arbitral tant sa tâche est difficile, mais reconnaissons aussi que l’arbitrage hier n’était pas à la hauteur. Monsieur Péchambert a eu la gâchette un peu trop facile hier soir à Ernest Wallon, que ce soit envers les Castrais ou envers les Montpelliérains. Probablement que M. Péchambert avait souhaité se montrer très sévère et donner un signe fort aux clubs dès le premier match des phases finales. Mais reconnaissons que ce fut le grand n’importe quoi. Carton jaune très discutable sur Lacrampe, Quelques minutes plus tard, ce même Lacrampe vient se jeter dans les bras de De Marco, carton jaune pour le seconde ligne héraultais. Enfin, carton rouge complètement imaginaire sur Tekori pour un placage à retardement qui n’en est pas un. Je ne parle pas ici des nombreux arrêts de jeu, et de ces satanées interruptions à cause de ce diable de micro arbitral qui ne fonctionnait pas ! Remboursez !

Des assureurs qui dénaturent notre sport

C’est une mauvaise habitude prise par le rugby de sanctionner d’un carton tous les gestes faussement dangereux, le cas d’école Warburton n’a forcément rien arrangé. Ces messieurs de l’IRB, sont complètement soumis aux bons vouloirs d’assureurs tels que AXA, GMF ou AVIVA qui refusent de prendre le moindre risque. Comme par hasard, ces grands groupes d’assurances sont les principaux parraineurs du rugby pro, comme pour vouloir mieux le contrôler de l’intérieur. Alors si la Ligue se demande pourquoi le match de phase finale hier s’est disputé dans une coquille à moitié vide, elle a ici un élément de réponse. Le prix des places est en totale inadéquation avec la qualité du spectacle proposé par le Top 14 cette année. Voilà pourquoi cette rencontre entre Castrais et Montpellierain n’a pas su drainer le public toulousain pourtant grand amateur de rugby.

Si le rugby continue dans cette politique du risque zéro on ira voir du rugby à XIII.

Mister Rugby

René Bouscatel veut (aussi) son grand stade… dans le Sud-Ouest !

René Bouscatel ne manque pas d'ambition pour sa ville

Alors que les médias n’en ont que pour le Grand Stade de la FFR, l’actuel président du Stade Toulousain rêve lui aussi de projet pharaonique… à Toulouse. Son idée ? Il l’a fait connaître lors de la Matinale d’Objectif News : Un grand stade de 60 000 places dans l’agglomération toulousaine, 4ème ville et 5ème agglomération de France. Pharaonique ? Son idée, conquérir un nouveau public avec une politique tarifaire proposant des « bas prix ».

L’idée de voir l’agglomération toulousaine disposer d’un tel outil n’est pas complètement incongrue : L’aire urbaine de Toulouse compte près d’un millions d’habitants, avec l’arrivée de la LGV à Toulouse, Bordeaux (autre aire urbaine d’un million d’habitants) ne sera qu’à une petite heure de la ville rose. Par ailleurs, la cité connaît une croissance exponentielle, près de 1000 nouveaux arrivants chaque mois, et peut compter sur un des tissus industriels les plus riches et dynamique d’Europe. Si on regarde ce qui se fait dans les autres pays, l’idée que Toulouse puisse bénéficier d’un tel écrin est loin d’être farfelue.

En revanche, il aurait été préférable de lancer cette idée avant l’Eurofoot 2016 afin que ce stade puisse être dans la liste des lieux accueillant l’événement. De plus, si on en croit les dires de l’avocat toulousain ce stade serait avant tout conçu pour le rugby et avec ce projet de Grand Stade rugby dans la banlieue parisienne, on peut facilement imaginer que la FFR ait l’intention d’y jouer tous les matchs du XV de France, test-matchs de novembre inclus. On voit mal ce Grand Stade Toulousain accueillir uniquement les demi-finales du Top 14 Orange ou un France-Fidji.

Peut-être que l’idée arrive un peu trop tard… ou trop tôt Après le succès connu en 2007, la France songe déjà a organiser un autre mondial dans les années 2020 (en 2023 ou 2027). On aura peut-être l’occasion de reparler d’un Airbus Stadium dans la ville rose.

L’interview de René Bouscatel lors de la Matinale d’Objectif News