Tournoi des 6 Nations : A qui perd gagne !

Le Tournoi

Les spécialistes du monde de l’ovale qui avaient prédit l’enfer aux Gallois et le Grand Chelem au Français doivent-ils démissionner ? Moribond cet été et cet automne, les Gallois ont su se reconstruire un moral de champion et revenir au plus haut niveau au moment importun. L’exemple Gallois doit constituer pour le XV de France, un exemple à suivre. Les Gallois n’ont remis en cause ni leur jeu, ni leur joueurs (en avaient-ils vraiment les moyens?). Le salut de cette équipe passait par le jeu, comme elle le fait si bien depuis bientôt une décennie. Si le supporteur des Bleus est triste de voir la France bonne dernière, l’amateur de rugby s’est réjoui de voir un Tournoi dont le niveau n’a jamais été aussi haut. Ceux qui ont vu Galles-Angleterre ce week-end, comme ceux qui ont vu le XV de France cet automne, doivent eux aussi constater que l’hémisphère nord tend à refaire son retard sur le jeu pratiqué dans le sud. Force est de constater que le niveau du Tournoi n’a jamais été aussi homogène.

Le XV de France

Si la France termine dernière, c’est tout simplement qu’elle aura été la moins bonne formation de ce Tournoi. Cependant, l’exemple Gallois doit nous rappeler qu’il ne faut pas tirer de conclusions trop hâtives ni dans un sens, ni dans l’autre. Comme l’a si bien écrit Rudyard Kipling dans son poème « if », « Triomphe et Défaites » sont deux « menteurs »  qu’il faut savoir « recevoir d’un même front ». Avec une once de réalisme supplémentaire, le XV de France aurait été encensé par les journalistes et serait présenté comme un futur champion du monde en puissance, Philippe Saint-André serait une sorte de grand manitou de l’ovale invité sur les plateaux télé. Certains ont voulu nous faire croire que cette équipe de France était nulle parce qu’elle avait perdu contre les Italiens. Seulement, la Squadra Azzura a rééditer son exploit face à l’Irlande et a bien failli réussir l’authentique exploit de faire plier les Anglais dans l’antre de Twickenham. Bien sûr, ceux qui n’ont jamais affronter la première ligne italienne, ceux qui n’ont jamais reculé en mêlée ne pourront pas comprendre.

Le match France-Ecosse

L’exemple même d’une équipe qui doute. Le XV de France a dominé de la tête et des épaules cette équipe d’Écosse sans être toutefois capable d’enfoncer le clou. La domination du pack, notamment en mêlée, a complètement été stérile, alors qu’il aurait probablement fallu accepter l’idée que jouer comporte un risque. Chose qui a été intégrée, par la force des choses, en deuxième mi-temps. Le coaching a été gagnant, l’arrivée de Maxime Machenaud a métamorphosé l’équipe : idéalement servi, Fred Michalak a subitement retrouvé  de sa superbe. Comme une réaction en chaîne, Bastareaud, qui s’était fait retourné à plusieurs reprises comme un poids plume, a retrouvé la marche avant créant ainsi des espaces autour de lui. Le moment fort en émotion fut la standing ovation du Stade de France pour Fred Michalak sorti sur blessure. Même si je continue de douter qu’il est l’ouvreur idéal pour ce genre de match, joué sous la pluie, il a un talent qui lui est propre et dont les Bleus auraient bien tort de se passer. (Notre fidèle lecteur Joa 33 a eu raison de dire que le problème était davantage à la mêlée qu’à l’ouverture) Même si certains cadres comme Parra ou Dusautoir semblent fatigués, le talent est toujours là. Et d’autres joueurs ont su prendre le relais sur ce tournoi : Fofana, Picamoles, Nyanga, Machenaud, Huget, Guirado, Vahaamahina réalisent malgré ce que l’on écrira sur eux un très bon Tournoi. En attendant l’arrivée des frères Taofifenua, de Fickou, de Tolofua et de Lopez que j’appelle de tous mes voeux. Ce XV de France a un énorme potentiel, quand il aura en aura pris conscience il renversera tout sur son passage.

 Le futur

Néanmoins cette dernière place ne doit pas éviter aux dirigeants, ceux de la Ligue comme ceux de la Fédération, de prendre les bonnes décisions. Il faut repenser notre championnat, d’une manière ou d’une autre ont doit permettre aux clubs de lancer les jeunes dans le grand bain. La politique des JIFF constitue un premier élément de réponse, si on se refuse de créer un système de franchises (regarder comme cela a réussi aux Celtes et comment cela a métamorphosé les transalpins), résignons nous au moins à limiter à une descente notre championnat afin que les clubs puissent penser davantage au moyen terme et lancer plus de jeunes.

XV de France : Faites entrer les jeunes et vite !

Un match nul plus soulageant que rassurant

Ce match nul en Irlande soulage plus qu’il ne rassure. Certes, la France aura évité le pire et peut désormais se concentrer sur son futur match face à l’Ecosse. Mais encore une fois faute on a frisé la catastrophe. Seules les 20 dernières minutes furent concluantes. Au niveau du jeu, seule la mêlée à été source de satisfaction. Le jeu des Irlandais basé sur l’occupation du terrain était simple à l’extrême et ils le pratiquèrent parfaitement. Les Français ont eu du mal face à ce type de jeu. Le trio offensif toulousain, Clerc, Médard, Huget, a eu du mal o s’exprimer sous cette pluie de chandelle.

Un problème d’occupation du terrain à régler en 10 et/ou en 12

Il nous a manqué un jeu au pied long en 10 ou en 12. Je sais que je vais me faire des ennemis mais je continue de penser que Fofana est davantage un ailier qu’un centre, ou bien alors il va falloir vraiment améliorer sa passe et son jeu au pied (à moins qu’on ne mette un 10 au jeu au pied long à ses côtés). Tout le monde me parle de son essai à Twickenham, qui est magnifique certes, mais qui reste pour moi un magnifique essai d’ailier, de finisseur. D’ailleurs à Clermont Vern Cotter le faisait jouer à l’aile avant l’arrivée de Nalaga et de Sivivatu. Je ne veux pas jeter la pierre à Fred Michalak, capable du meilleur, mais est-il vraiment le numéro 10 idéal pour ce genre de match ?

Bastareaud, Debaty, Vaamahina, Guirado : les entrées gagnantes

Il est clair que l’ambiance avec cette pluie était faite pour favoriser le jeu irlandais. Il nous aurait fallu une équipe plus puissante et un jeu au pied plus long. A ce titre les entrées de Mathieu Bastareaud, Vincent Débaty, Guilhem Guirado et surtout celle de Sébastien Vaamahina nous ont fait énormément de bien. Avec leurs impacts ils laissèrent quelques bleus aux Verts. Le Catalan a été précieux dans les rucks, grattant deux ballons en une dizaine de minutes dont la balle de match sur la dernière action. Je pense qu’il a gagné des gallons ce samedi

Et maintenant ?.

Maintenant, il va falloir apporter du sang frais à cette équipe. J’imagine que Saint-André a l’intention d’utiliser la tournée d’été pour cela, mais je pense qu’il peut commencer cette tâche dès le prochain match car ces Bleus sont à bout de souffle. J’espère que nous verrons très bientôt sous le maillot bleu les joueurs souvent : Camille Lopez qui est peut-être le futur grand 10 qui manque au XV de France (en espérant qu’il aura du temps de jeu à Perpignan car il devra se partager le poste avec Hook), les frères Taofifenua ou le Toulousain Gaël Fickou. J’espère aussi qu’on reverra des joueurs comme Buttin, Vakatawa, Tolofua qui ont un peu de mal en club en ce moment. Que Brice Dulin reviendra après sa blessure. Et pourquoi pas d’autres joueurs comme le bayonnais Marvin O’Connor ? Enfin, j’espère que nous reverrons des joueurs comme Maxime Mermoz ou Benjamin Fall en bleu car je suis convaincu qu’ils ont le niveau international.

6 Nations : Ces Bleus n’ont pas à rougir !

Bien sûr, la France a perdu son troisième match consécutif dans le tournoi des 6 Nations, évidemment le spectre de la cuillère de bois plane sur ce XV de France. Mais si on veut bien aller au-delà de ce tournoi, les Bleus continuent de construire leur rugby. Malgré la défaite, le XV de France a présenté un tout autre visage que celui entrevu contre Italiens et Gallois. 

Je tiens à soutenir le XV de France, ses joueurs et ses entraîneurs. Quitte à ne pas être à la mode et me retrouver seul face à tous ce que le monde du rugby compte d’observateurs, de spécialistes, de blogueurs et de consultant. J’assume. Sereinement, je vais essayer d’analyser les raisons de cette défaite contre l’Angleterre.

Une grande équipe d’Angleterre

La première des raisons est bien la qualité de ce XV de la Rose qui est probablement avec les All Blacks la meilleure équipe au monde. Quand on voit la moyenne d’âge de ce quinze, on se dit que les Anglais, qui recevront dans un peu moins de trois ans la Coupe du Monde, sont peut être en route vers un deuxième sacre mondial. Il faut leur rendre hommage, cette capacité à faire le dos rond sous la furia française en première mi-temps, cette capacité à marquer à chaque fois que l’opportunité se présente à eux est bien la marque des grandes équipes. Nous avons eu, un grand match de rugby de très haut niveau et pour cela il faut deux grandes équipes.

Une deuxième mi-temps inquiétante

Ensuite, et c’est peut-être plus inquiétant, c’est cette satané deuxième mi-temps au cours de laquelle les Bleus ont – encore une fois- manqué de jus. Un problème de joueurs ? De remplaçants qui ne seraient pas au niveau des titulaires ? Je ne pense pas. Je crois que le staff avait bien anticipé en mettant sur le banc des titulaires en puissance (Michalak, Machenaud, Fritz, Szarzewski, etc.). Je crois que le problème vient plutôt de notre championnat. C’est un championnat de grande qualité, qui forme les joueurs au plus haut niveau, avec des internationaux du monde entier, c’est indubitablement aussi le championnat le plus usant, le plus éprouvant du monde. Un véritable marathon. Le problème est ici plus structurel. Il faudra bien un moment ou un autre tirer les bonnes conclusions et prendre des mesures adéquates.

Un manque de réalisme et de l’indiscipline qui coûtent cher

Un autre problème et le manque de réalisme des Français. Nos Bleus ont outrageusement dominé les Anglais en première mi-temps pour une avance des plus minimes au tableau d’affichage. A cela il faut ajouter quelques fautes d’indisciplines récurrentes qui nous ont coûté très chers, si on ajoute le manque de réussite inhabituel de Morgan Parra, face à cette équipe d’Angleterre, àTwickenham, c’était beaucoup trop pour pouvoir espérer gagner le match. Ce XV de France a tout pour devenir une grande équipe. Soyez-en certains ! Mais pour cela il faudra qu’il apprenne à être plus réaliste et à marquer dans les moments forts comme le font si bien les Anglais.

Un arbitrage pas à la hauteur de l’événement

Comment ne pas terminer cette autopsie sans dénoncer la prestation scandaleuse de Monsieur Joubert. Le « meilleur arbitre du monde » n’a visiblement plus le niveau international. On ne compte pas le nombre incroyable de fautes anglaises qui n’ont pas été sifflées (Placage sans ballons à plusieurs reprise, écrans avec percutions,  ballons joués au sol, etc.). Le comble du comble est cette dernière pénalité ou Julien Fritz qui dispute un ballon alors qu’il est sur ses appuis se fait pénaliser tandis que le joueur anglais garde le ballon au sol. Que dire de la faute visiblement signalée par un arbitre de touche que Monsieur Joubert ne siffle pas. Je pardonnerai toujours les erreurs d’arbitrages, mais la malhonnêteté non.

L’avenir sera bleu

Il reste encore deux matchs aux joueurs du XV de France. Certains d’entre eux ont donné entière satisfaction (Domingo, Nyanga, Picamole, Dusautoir, Parra, Fofana, Huget ont tous été énormes) peut-être que d’autres ont perdu de précieux points (Michalak n’a malheureusement pas été à la hauteur ; il est temps pour lui que cette saison internationale se termine et qu’il revienne en forme, j’espère pour lui qu’il pourra se refaire une santé en club). Je suis sûr que les Bleus ont le potentiel pour aller s’imposer en Irlande et bien sûr de gagner le match face à l’Ecosse. Il faut continuer de mettre plus de rigueur dans notre jeu. Défensivement, l’équipe était en place, il y a eu du mieux offensivement en première mi-temps. Les joueurs ont le talent, ils ont besoin de jeu, de repaires et de sérénité. La route qui mène à 2015 est encore longue. Si les matchs contre l’Italie et le Pays-de-Galles n’apporteront rien, ce crunch devrait être riche en enseignements et il pourra nous servir de socle pour de futures victoires épiques. J’en suis certain.

Rideau sur le Stade de France?

Et si le France-Écosse du 16 mars, prochain match à domicile, était le dernier de l’histoire du Tournoi au Stade de France? La Fédération française de rugby (FFR) envisage très sérieusement un exil en province. La convention qui la lie au consortium (67% Vinci, 33% Bouygues) chargé de gérer l’enceinte dyonisienne s’achève le 30 juin. Il en coûte actuellement 2,8 millions d’euros par match à la FFR pour louer l’enceinte, pour un bénéfice moyen de 2 millions d’euros. En comparaison, la fédération anglaise engrange 8 millions d’euros pour un match du XV de la Rose à Twickenham.

Si les conditions accordées par le SDF ne deviennent pas plus avantageuses, le XV de France recevra ses adversaires du Tournoi 2014 là où l’herbe est plus grasse, à Lille et Toulouse par exemple. Même perspective pour la série de test-matches prévus en novembre prochain. « Matériellement, cela ne pose aucun problème. Même en s’y prenant en juillet, on aurait le temps de réserver les stades », assure un cadre de la fédération. L’automne dernier, la FFR a fait une meilleure opération financière en recevant l’Argentine à Lille devant 50.000 spectateurs qu’en accueillant l’Australie devant 65.000 personnes à Saint-Denis.

Pierre Camou, le président de la fédération, n’aurait pas le moindre état d’âme à sceller le divorce, de toute façon inéluctable dans son esprit. Vendredi, Camou et Serge Blanco, son puissant vice-président, ont présenté la maquette de leur future enceinte de 82.000 places, dotée d’un toit et d’une pelouse rétractables. D’un coût, peut-être sous-estimé, de 572 millions d’euros au maximum, elle sera érigée à Ris-Orangis en 2017, si les financements suivent aussi vite qu’espéré. Les élus de l’Essonne, poussés par l’ancien maire d’Évry, Manuel Valls, espèrent d’ailleurs obtenir le soutien public de François Hollande sur le dossier.

Négociations en cours

Le Stade de France n’a toutefois pas dit son dernier mot, pour les quatre prochaines saisons du moins. Philippe Auroy, patron du consortium, continue de discuter avec Pierre Camou. En froid il y a peu, les deux hommes sont convenus de ne plus s’asticoter par voie de presse pour laisser une chance aux négociations. Le tout sous l’oeil de Valérie Fourneyron. La ministre des Sports presse le Stade de France de trouver un modèle économique, sans subvention. Elle a annoncé fin 2012 l’arrêt du versement des indemnités de l’État, en s’appuyant sur l’illégalité du contrat, censuré en février 2011 par le Conseil constitutionnel. Au total, l’État a versé 115 millions d’euros au Stade depuis sa création en 1998.

Même s’il est assuré de la fidélité du football et de ses Bleus jusqu’en 2025, le Stade de France peine. La crise pèse. Depuis 2007, sa fréquentation a fondu de 2 millions à 1,5 million de spectateurs annuels et son chiffre d’affaires a chuté de 98 millions d’euros à 77 millions d’euros aujourd’hui. Sa stratégie de diversification, comme la production de ses propres spectacles, n’est pas concluante. Dans ce contexte, Vinci et Bouygues pourraient se montrer conciliants avec la FFR. D’autant qu’ils pourraient trouver leur propre intérêt au projet de nouveau stade. « Il serait beaucoup plus intéressant pour eux d’être retenus pour construire notre stade que de nous prolonger quelques années de plus à Saint-Denis… », sourit un membre de la fédération.

XV de France : Ce n’est pas (encore) la fin du monde

J’ai pris le temps nécessaire pour analyser sereinement la deuxième défaite consécutive dans le tournoi des 6 Nations, ce qui permet de relativiser ce qui nous arrive. Peut-être s’est-on vu un peu trop vite champions du monde après les victoires face à une Australie peu habituée à ses longues saisons (le Super 15 puis le Championnat de l’hémisphère sud prennent désormais plus de dates) ou face à une réserve de l’ équipe d’Argentine.

Premier constat, cette défaite face au Pays-de-Galles ressemble énormément à celle subie une semaine plus tôt à Rome : Une première mi-temps très moyenne et une baisse de régime inquiétante en seconde période. Mon explication ? c’est que nos joueurs sont déjà fatigués par les nombreuses joutes du championnat. Pensez, par exemple, que Fred Michalak enchaîne sa deuxième saison non-stop, sans avoir bénéficié de trêve estivale. Je pense que l’idée de nos entraîneurs était de jouer sur la continuité suite aux performances de cet automne, puis de faire entrer du sang neuf, des jeunes et des hommes en formes, pour la tournée d’été en Nouvelle-Zélande, finalement Philippe Saint-André va devoir, malgré lui, lancer dans le grand bain un peu plus vite que prévu ces joueurs.

Toutefois, j’ai pu observer une nette amélioration sur l’organisation défensive par rapport au match de Rome, amélioration certes entachée par une défaite à domicile.

Les joueurs ont joué leur dernier joker et certains vont devoir repasser par la case départ. Il faut monter un groupe commando pour affronter l’Angleterre dans son antre. Je ne pense pas que les joueurs qui sortent du groupe Maxime Mermoz, Yannick Forrestier, Damien Chouly, Romain Taofifenua et Fulgence Ouedraogo soient bannis à jamais du XV de France. La route qui mène à la prochaine Coupe du Monde est longue et le groupe des 33 joueurs se désignera dans les derniers jours. Dans le cas de Romain Taofifenua, il s’agira même d’emmagasiner un peu plus d’expérience en Top 14 (sont club étant en manque de seconde ligne suite à une série de blessure, il risque de jouer un peu plus qu’avant) et mon petit doigt me dit qu’il risque bien de faire parti du voyage pour la Nouvelle-Zélande.

Enfin, les Bleus doivent retrouver leur jeu offensif qui fait défaut. Le problème, c’est que le jeu n’a pas eu le temps de se mettre en place qu’il avait déjà été décodé par les autres équipes, d’où l’intérêt aussi de faire rentrer de nouveaux joueurs face à l’Angleterre.

La France vient de manquer ses deux matchs présentés comme les plus faciles. Reste à jouer les deux matches les plus difficiles avant de recevoir l’Écosse. Ne dit-on pas que le XV de France n’est jamais aussi redoutable que lorsqu’on n’attend plus rien de lui ?

Le groupe France :
Avants : Vincent Debaty (Clermont), Thomas Domingo (Clermont), Benjamin Kayser (Clermont), Dimitri Szarzewski (Racing-Métro), Luc Ducalcon (Racing-Métro), Nicolas Mas (Perpignan), Yoann Maestri (Toulouse), Christophe Samson (Castres), Jocelino Suta (Toulon), Antonie Claassen (Castres), Thierry Dusautoir (c, Toulouse), Yannick Nyanga (Toulouse), Louis Picamoles (Toulouse).

Arrières : Maxime Machenaud (Racing-Métro), Morgan Parra (Clermont), Frédéric Michalak (Toulon), François Trinh-Duc (Montpellier), Mathieu Bastareaud (Toulon), Benjamin Fall (Racing-Métro), Wesley Fofana (Clermont), Florian Fritz (Toulouse), Vincent Clerc (Toulouse), Yoann Huget (Toulouse).

Vidéo : Résumé des matchs entre nations Britanniques

Enfin, pour ceux qui voulait voir des beaux matches ce weekend il fallait aller de l’autre côté de la Manche avec un Pays-de-Galles vs. Irlande de haute volée et une victoire anglaise pleine de promesse lors de la Calcuta Cup face à leurs éternels rivaux écossais.

l’Angleterre prend la deuxième place en écrasant l’Irlande

L'Anglais Lee Dickson fait "gicler" la balle pour une victoire sans appel du XV de la Rose sur son homologue du Trèfle.

LONDRES (AFP) – L’Angleterre a pris la deuxième place du Tournoi des six nations en écrasant l’Irlande 30 à 9, samedi à Twickenham.

Le XV de la Rose termine avec quatre victoires et une seule défaite contre le Pays de Galles, auteur du Grand Chelem, soit un excellent bilan pour une équipe profondément renouvelée après l’échec de la Coupe du monde.

Accrochés en première période (9-6), les Anglais se sont envolés après la pause en marquant deux essais, le premier de pénalité (58) et l’autre par le demi de mêlée Ben Youngs (75).

Le jeune ouvreur Owen Farrell a marqué le reste des points anglais au pied. L’Irlande a dû se contenter de trois pénalités de Jonathan Sexton.

A cause de la pluie qui s’abattait sur Londres, le match a d’abord été peu spectaculaire et marqué par de nombreuses fautes de main, surtout du côté irlandais.

Au retour des vestiaires, l’Angleterre a peu à peu imposé sa supériorité athlétique.

Une belle percée de Tom Croft a failli aboutir à la 46e minute mais le ballon glissant a échappé des mains du troisième ligne au moment de faire la passe décisive.

La domination du pack anglais a finalement été récompensée une douzaine de minutes plus tard par un essai de pénalité à la suite d’une série de mêlées fermées à cinq mètres effondrées par les Irlandais.

Alors que l’issue ne faisait déjà plus de doute, Ben Young, entré en cours de match, a donné de l’ampleur au score en surprenant la défense verte grâce à une pénalité rapidement jouée pour lui-même.

L’Angleterre a pris une belle revanche sur l’équipe qui l’avait privée du Grand Chelem au dernier match l’an passé à Dublin et qui l’avait battue sept fois lors de leurs huit derniers duels dans le Tournoi.

Cette victoire, et les belles performances de ses joueurs en général, devraient aider la candidature du sélectionneur Stuart Lancaster, qui voudrait voir son intérim transformé en contrat permanent dans les prochaines semaines.

L’ancien directeur du rugby de Leeds, qui avait été appelé pour la durée du Tournoi à la suite de la démission de Martin Johnson en attendant la nomination d’un successeur, serait en balance avec le Sud-Africain Nick Mallett, l’ancien entraîneur des Springboks et du Stade Français.

Lancaster, 42 ans, a eu l’audace de lancer de nombreux nouveaux, comme le flanker et capitaine Chris Robshaw, l’autre troisième ligne Ben Morgan ou l’ouvreur Owen Farrell, qui ont rapidement fait leurs preuves.

L’Irlande finit troisième du Tournoi, à égalité de points avec la France, avec deux victoires, deux défaites et un match nul.