Les Wallabies changent la donne avant la Coupe du Monde

L'ancien parisien Radike Samo réalise un grand match

BRISBANE, Australie (Reuters) – A 12 jours de l’ouverture de la Coupe du monde, l’Australie a fait sensation en battant la Nouvelle-Zélande, grandissime favori de la compétition, sur le score de 25-20 et trois essais à deux, samedi, à Brisbane.

Cette victoire permet aux Wallabies de remporter le Tri Nations pour la première fois depuis 2001.

Elle change surtout la donne et montre que les All Blacks, souvent empruntés et maladroits, ne sont pas invincibles comme si l’obligation de gagner le Mondial sur leurs terres pesait déjà sur eux.

« C’est un résultat significatif pour nous puisque nous n’avions pas réussi à le faire (ndlr: gagner le Tri Nations) depuis 2001 », a déclaré Robbie Deans, entraîneur néo-zélandais des Wallabies qui n’avait battu les All Blacks que deux fois en 14 matches.

« Nous avions eu de bonnes séquences de jeu contre ces gars dans le passé mais nous n’avions pas tenu les 80 minutes », a-t-il ajouté. « Quant à la Coupe du monde, disons que nous avons placé la barre un peu plus haut et qu’ils auront hâte de se venger », a-t-il ajouté.

Pour cette finale du tournoi des nations de l’hémisphère Sud, l’entraîneur des All Blacks, Graham Henry, avait aligné un XV qui ressemblait fort à ce qui pourrait être son équipe-type pour la Coupe du monde.

Graham Henry s’est dit davantage préoccupé par les blessures subies par les troisièmes lignes Kieran Read et Adam Thomson que le fait d’aborder la Coupe du monde après deux défaites consécutives contre les Springboks et les Wallabies.

« Ces deux défaites signifient que nous ne devons pas être complaisants avec nous-mêmes », a-t-il dit.

Sévèrement battus 30-14 à l’Eden Park d’Auckland le 6 août, les Wallabies ont pris le match à leur compte d’entrée et ont livré une première mi-temps époustouflante.

Après un premier essai refusé par l’arbitre vidéo à Adam Ashley-Cooper sur un arrachage de ballon dans l’en-but par Mils Muliaina, ils ont créé une première entaille dans la superbe néo-zélandaise au quart d’heure de jeu.

GÉNIAL GENIA

L’honneur de marquer le premier essai est revenu au demi de mêlée Will Genia qui a conclu un enchaînement de neuf phases de jeu par un départ au ras d’un regroupement sous les poteaux.

Vingt minutes plus tard, c’est le n°8 Radike Samo qui a fait éclater la défense néo-zélandaise entre Kieran Read et Dan Carter.

L’ancien joueur du Stade Français a dévoré une moitié de terrain et a résisté à une dernière tentative de plaquage en tenaille sur la ligne de Mils Muliaina et Cory Jane.

Grâce aux deux transformations et à deux pénalités de Quade Cooper, toujours majestueux dans son rôle de chef d’attaque, les Wallabies menaient 20-3 à la mi-temps.

Réduits à la portion congrue d’une pénalité de Dan Carter, les All Blacks ont tenté d’imposer une épreuve de force et d’usure à la reprise.

Une effrayante séquence de plus de 20 phases de jeu a fini par déstabiliser la défense australienne. Dan Carter a ouvert un intervalle et y a glissé le ballon à Conrad Smith dont la course à l’essai a été limpide.

A l’heure de jeu, Conrad Smith s’est transformé en passeur pour lancer le centre Ma’a Nonu à contre-pied de la défense australienne.

Avec les deux transformations de Dan Carter, les All Blacks venaient de recoller au score. Ils semblaient même en passe d’imposer leur puissance aux irrespectueux Wallabies.

Ces derniers pourtant ont trouvé les ressources physiques et mentales pour enrayer la déferlante noire.

Un autre coup de génie de Will Genia a fait basculer le match. Le demi de mêlée des Wallabies s’est échappé au ras d’un regroupement. Il a servi dans le tempo idéal Digby Ioane venu en soutien. L’ailier a offert l’essai à l’arrière Kurtley Beale.

Quade Cooper a raté la transformation puis une pénalité mais ces deux fautes de goût n’ont pas changé le cours du match.

Source : challenges.fr

Revoilà les Springboks !

Les Boks avait mis les petits plats dans les grands pour recevoir les All Blacks comme ils savent si bien le faire !

Les Springboks, vainqueurs grâce à la botte de leur ouvreur Morne Steyn (5 pénalités, 1 drop), finissent derniers du Tri-Nations, qui n’était pas leur priorité cette année, comme le prouve la décision de laisser au repos 21 cadres pour les deux premiers matches perdus en Australie et Nouvelle-Zélande. Après la nouvelle défaite concédée malgré le retour des titulaires la semaine dernière contre les Wallabies (9-14), ce succès permet aux champions du monde d’aborder un peu plus sereinement leur premier match du Mondial le 11 septembre contre le pays de Galles, vainqueur samedi de l’Argentine (28-13). La victoire finale dans le Tri-Nations se jouera samedi prochain lors de la dernière journée à Brisbane entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande, qui comptent toutes deux neuf points.  Les Wallabies n’ont plus remporté le tournoi depuis 10 ans. A l’inverse, les All Blacks, tenants du titre, ont remporté sept des neuf dernières éditions.

Défense sud-africaine intraitable

Mais pour eux aussi, la priorité est à la Coupe du monde, qu’ils n’ont plus gagnée depuis leur succès lors de la première édition en 1987. Leur entraîneur Graham Henry avait ainsi laissé au repos huit cadres, dont le capitaine Richie McCaw et l’ouvreur Dan Carter, pour ce match. Leurs doublures, qui jouaient gros avant l’annonce imminente du groupe des 30 pour le Mondial, ont été mal récompensées de leurs efforts en première période avec un seul essai signé du centre Kahui. La faute à une défense sud-africaine intraitable, à l’image d’un plaquage décisif de Habana sur Cowan après 50 secondes de jeu ou de la sortie, le visage ensanglanté, de l’infatigable troisième ligne Brussow.

En revanche, les Springboks ont une nouvelle fois affiché leurs limites offensives, se montrant incapables de franchir la ligne d’essai adverse, comme la semaine précédente contre l’Australie. Ils ont inscrit seulement trois essais en quatre matches du Tri-Nations. La mêlée, malmenée contre les Wallabies, a en revanche retrouvé des couleurs, offrant la deuxième de ses cinq pénalités à Steyn. L’ouvreur est un des grands vainqueurs de ce match, lui qui est en balance avec Butch James pour une place de titulaire. L’entraîneur sud-africain Peter De Villiers va annoncer sa liste des 30 mardi.

Les All Blacks à leur main

Les Springboks têtes basses face à la marée noire

Face à des Sud-Africains par trop démunis, la Nouvelle-Zélande a parfaitement débuté le Tri-Nations en s’imposant très nettement à Wellington (40-7), avec en bonus un record historique pour Dan Carter.

D’un côté, vous aviez la Nouvelle-Zélande, en parfait ordre de marche et désireuse de lancer de belle manière son Tri-Nations, à un peu plus d’un mois de la Coupe du Monde qu’elle organisera chez elle. Et de l’autre, vous trouviez l’Afrique du Sud, surclassée en ouverture de la compétition par l’Australie (20-39) et qui comptait ni plus ni moins que 21 absents pour ce déplacement à Wellington. Au milieu, il restait bien la glorieuse incertitude du sport… Mais celle-ci a aussi ses limites, et les Springboks en ont fait la douloureuse, mais logique, expérience ce samedi en subissant une sévère défaite (40-7).

Le record pour Carter
En fait, les Boks n’auront tenu que douze petites minutes avant d’encaisser un premier essai, œuvre du pilier Crockett en… bout de ligne, tel un ailier (8-0). Auparavant, dès la 3e minute de jeu, Dan Carter s’était offert un joli moment d’histoire en devenant le meilleur marqueur sur la scène internationale. Pour cela, il lui aura suffi de réussir une pénalité facile qui lui permettait de faire passer son total personnel à 1197 unités, soit deux de mieux que Jonny Wilkinson. Derrière, la machine à marquer néo-zélandaise se mettait en marche avec un superbe essai de 80 mètres, amorcé par Carter et conclu à toute allure par Guilford (13-0, 14e). Avec un joli aplomb, les Sud-Africains réagissaient et se voyaient récompensés de ne pas avoir tenté une pénalité bien placée pour jouer la touche. Sur celle-ci, les Springboks s’organisaient bien et John Smit trouvait l’ouverture (13-7, 29e).

Guilford et Jane doublent les plaisirs
Néanmoins, cet essai ne s’avérait être qu’une péripétie dans la domination des All Blacks puisque trois minutes plus tard, Cory Jane réalisait un festival individuel qu’il achevait en débordant le malheureux Morné Steyn, impuissant (18-7). Et dès la reprise, la Nouvelle-Zélande s’envolait vers le succès attendu avec un deuxième essai signé Jane (25-7, 46e), puis une pénalité de Carter (28-7, 50e). Dès lors, le suspense avait disparu définitivement du Westpac Stadium et les Sud-Africains n’avaient plus guère le cœur à résister davantage et deux derniers essais venaient parachever le bel ouvrage, par Guilford (64e) et Colin Slade (40-7, 70e). Et Dan Carter, malgré quelques transformations oubliées au passage, arrondissait son total personnel à 1205 points. Pour son début dans ce Tri-Nations, la Nouvelle-Zélande pouvait difficilement rêver scénario plus accompli…

Article original

L’Australie se ressaisit aux dépends des Springboks

Magnifique équipe d'Australie qui a su se ressaisir et remporte le Mandela plate

SYDNEY — L’Australie, humiliée (23-32) samedi dernier par les Samoa, s’est ressaisie pour entamer du bon pied l’édition 2011 du Tri-Nations de rugby en battant (39-20) une équipe d’Afrique du Sud affaiblie et largement dominée, samedi au stade Olympique de Sydney.

A un mois et demi du Mondial-2011 en Nouvelle-Zélande (9 septembre – 23 octobre), les Wallabies ont lancé leur campagne devant mettre fin à une décennie sans titre, qui avait débuté par une déroute historique contre les Samoans samedi dernier dans la même enceinte.

Ils devront élever leur niveau de jeu pour rivaliser avec la Nouvelle-Zélande le 6 août à Auckland lors de la 3e journée du Tri-Nations, après l’entrée dans la compétition des All Blacks contre les Sud-Africains samedi prochain à Wellington.

L’entraîneur des Wallabies, le Néo-Zélandais Robbie Deans, a payé cher le choix assumé de laisser au repos de nombreux joueurs contre les Samoans, notamment ceux vainqueur du Super 15 une semaine plus tôt avec les Queensland Reds.

Le retour des cadres, notamment la charnière des Reds Genia-Cooper et l’ailier-buteur James O’Connor (1 essai, 19 pts) a largement fait la différence avec cinq essais inscrits par des Wallabies parfois fulgurants mais intermittents et bien aidés par la faiblesse des Springboks.

« Les joueurs se sont repris cette semaine et ont produit du rugby. Ceux qui avaient joué la semaine dernière étaient meilleurs (samedi). C’est un bon pas en avant mais il y en a un autre à franchir. Nous avons un peu de temps maintenant pour nous concentrer sur ce qui nous attend à l’Eden Park », a déclaré Deans.

Peter de Villiers, l’entraîneur sud-africain, avait quant à lui laissé pas moins de 21 joueurs au repos (dont Matfield, Botha, F. du Preez, Habana) pour ces deux premiers rendez-vous de Sydney et de Wellington en prévision d’une fin de tournoi à domicile et du Mondial dont ils détiennent le trophée.

Dominés, avec un Morné Steyn (6 pts) peu inspiré à l’ouverture, ils ont subi deux éclairs australiens au début de chaque période.

Une géniale percée de Quade Cooper amenait le premier essai inscrit par le pilier Ben Alexander (8e). Will Genia prenait le relais deux minutes plus tard pour permettre à l’ailier Digby Ioane de doubler la mise. O’Connor assurait au pied pour contrer les deux modestes buts de Steyn (15-6 à la pause).

La seconde période reprit sur les mêmes bases. Un nouveau numéro de Cooper dans les 22 mètres adverses amenait l’essai d’O’Connor (45e) avant celui en solitaire du talonneur Stephen Moore (48e) sur le renvoi sud-africain.

Les Springboks buvaient la tasse avec un nouvel essai australien d’Adam Ashley-Cooper sur une perte de balle de Steyn (55e), avant de réduire l’ampleur de la défaite par deux essais de Chiliboy Ralepelle (59e) et du capitaine John Smit (76e).

Source : De Robert SMITH (AFP)

Les meilleurs moments des Tri Nations Series 2010

Pour tous ceux qui n’ont pas pu voir les matchs au rythme endiablé sur Canal +, pour clôturer cette magnifique saison de l’hémisphère sud qui vit la victoire des terribles All Blacks, plus fort que jamais, pour revoir les images d’une  jeune  talentueuse  et pleine de panache équipe d’Australie voici les meilleurs moments des Tri Nations Series 2010.

Insatiables All Blacks

Les All Blacks ne laissent rien passer

Il n’y avait pas d’enjeu ce samedi à Sydney entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande, déjà sacrée dans ce Tri-Nations avec cinq victoires en cinq matches. Tout juste une question d’honneur et c’est déjà beaucoup, notamment pour l’Australie, jamais en position de remporter cette compétition cette année et humiliée à domicile par ces mêmes Néo-Zélandais fin juillet (défaite 28-49). Désireux d’effacer cette claque monumentale, les Wallabies auront presque réussi dans leur entreprise. Mais un dernier quart d’heure cauchemardesque et la maladresse de Matt Giteau dans ses coups de pied (10 points laissés en route) les auront privés d’un succès de prestige.

Le gâchis de Giteau
Pourtant, les Australiens avaient pris le match par le bon bout en s’installant dans le camp néo-zélandais dès les premières minutes. Quelques fautes au sol permettaient cependant aux All Blacks de faire la course en tête grâce à deux pénalités de Weepu (3-6, 12e). Mais la domination était clairement australienne et après un premier avertissement signé Turner (essai refusé pour un pied en touche, 6e), les Wallabies étaient récompensés de leurs efforts sur un joli mouvement côté fermé en sortie de mêlée, conclu sur l’aile droite par O’Connor. Même si Matt Giteau manquait la transformation, l’Australie passait devant (8-6, 17e). La maladresse du buteur australien allait ensuite être le fil rouge de cette première période. Sans vraiment se procurer d’occasions d’essais, l’Australie provoquait cependant de nombreuses fautes de Richie McCaw et ses partenaires. Mais Giteau ne convertissait que 50% de ses tentatives au pied (3/6), ce qui permettait aux All Blacks de ne pas être trop décrochés à la pause (14-6).

La marée noire
Une situation qui n’allait pas durer. Toujours aussi dominateurs en conquête, les joueurs de Robbie Deans creusaient rapidement l’écart sur un essai au large d’Adam Ashley-Cooper, qui jouait superbement un deux contre un à dix mètres de l’en-but (19-6, 47e). Les Blacks étaient au bord du KO mais allaient peu à peu reprendre leurs esprits. Par le jeu évidemment… Après avoir remis de l’ordre dans leur mêlée, les Néo-Zélandais se mettaient à poser de plus en plus de problèmes aux Wallabies, poussés à la faute à l’instar de Ma’afu sanctionné pour un plongeon dans un maul. Weepu signait sa troisième pénalité de la soirée et sonnait le réveil des siens (19-9, 53e). La vague noire était en marche et, en dehors d’une pénalité de Beale (22-9, 60e), allait tout emporter sur son passage.

Richie McCaw, en bon capitaine, montrait la voie à suivre en signant le premier essai des siens après une mêlée fermée à 5 m. Weepu poursuivait son sans-faute au pied pour remettre les Blacks dans le bon sens (22-16, 67e). McCaw, encore lui, se montrait à nouveau décisif quelques instants plus tard en trouvant Read plein axe, qui aplatissait sous les poteaux pour refaire passer la Nouvelle-Zélande en tête avec une nouvelle transformation de Weepu (22-23, 74e) ! Les Australiens étaient sonnés et ne parvenaient pas à réagir dans les dernières minutes. Les All Blacks s’imposaient sur ce score (22-23) pour signer une sixième victoire en six matches dans ce Tri-Nations !

Source : lefigaro.fr

Les Wallabies ont retenu la leçon

Les Wallabies remporte le trophée et évite la dernière place

Au terme d’un match complètement fou, l’Australie a assuré sa deuxième place du Tri-Nations 2010, en battant l’Afrique du Sud (41-39), ce samedi à Bloemfontein, lors de l’avant-dernière partie du tournoi de l’hémisphère-sud. Sans l’ultime coup de pied salvateur de Kurtley Beale à la dernière seconde, l’Australie aurait encore laissé filer une rencontre qu’ils dominaient outrageusement à la pause. Un an après leur sacre, les Boks finissent derniers.

Un grand n’importe quoi, mais avant tout un grand spectacle… Voilà le résumé à faire de l’ultime confrontation de ce Tri-Nations entre l’Afrique du Sud et l’Australie (39-41), dans la veine du match de la semaine dernière qui avait vu les Springboks remporter leur première victoire de la compétition face aux Wallabies (44-31). Comme à Pretoria, les Australiens ont archi-dominé la première période, réduisant à certains instants les champions du monde en titre au simple rang de faire-valoir. Mais comme à Pretoria, les Australiens ont laissé les Sud-Africains revenir, dans des proportions plus incroyables encore.

Portés par quatre essais inscrits en moins d’une demi-heure, grâce à Beale (3-10, 9e), O’Connor (3-17, 15e), Moore (6-24, 22e) et Elsom (6-31, 26e), les Wallabies volent sur le Free State Stadium de Bloemfontein durant la première période. Beale, Mitchell et consorts multiplient les percées de 50 mètres à partir de leur propre camp, profitant des innombrables plaquages manqués des Boks pour prendre une avance de 25 points. Mais un match de rugby ne dure pas une demi-heure.

27-0 pour l’AfSud en 20 minutes !

Grâce à un petit coup de pied par-dessus pour lui-même enchaîné d’un décalage dans la course pour Fourie qui s’en va à l’essai, Matfield réveille les Sud-Africains à l’entame du temps additionnel (13-31, 40e+2). Et enclenche une série dévastatrice pour les Wallabies, complètement amorphes au retour des vestiaires et qui encaissent finalement un… 27-0 ! Steenkamp aplatit en puissance au milieu d’une forêt de joueurs (20-31, 46e). Après une nouvelle pénalité de Steyn, implacable au pied (23-31, 50e), Jean De Villiers marque encore en force entre les perches (30-31, 54e) et les Sud-Africains prennent l’avantage grâce à un autre coup de pied de Steyn (33-31, 61e).

Au bout du rouleau, les visiteurs se voient déjà derniers du Tri-Nations lorsque Faingaa se fait avertir et que Steyn passe encore une pénalité dans la foulée (36-31, 70e). Mais un éclair de Mitchell, qui voit le trou de souris plein axe pour s’en aller plonger entre les poteaux remet les Wallabies dans le match (36-38, 73e). A l’inverse de la catastrophe de Pretoria, l’Australie a su se remobiliser, probablement consciente qu’une deuxième défaite de ce type en une semaine ferait plus que mauvais genre. Et malgré une nouvelle pénalité lointaine de Steyn (39-38, 77e), Beale sauve les siens d’un coup de pied monumental, décalé côté droit à 55 mètres et à la sirène (39-41, 80e+1). La troisième place est pour l’Afrique du Sud et la Mandela Cup pour l’Australie, qui s’est encore offerte de sacrées sueurs froides.