Steyn réveille les Boks

L'Australien Will Genia plaqué par Juan Smith et Pierre Spies

L’Afrique du Sud ne finira pas avec une historique cuillère de bois dans ce Tri-Nations 2010. Opposés samedi à l’Australie à Pretoria, les Boks sont allés cherchés leur premier succès dans la compétition en venant à bout des Wallabies (44-31) malgré un début de partie aussi fou que cauchemardesque. François Steyn en profite pour signer un retour gagnant en sélection, le joueur du Racing y allant même de son essai.

Cette fois, Peter De Villiers devrait garder bouche cousue à l’heure d’évoquer le rendement de François Steyn. Le sulfureux sélectionneur sud-africain aura en tout cas beaucoup de difficultés à critiquer la copie rendue par l’arrière du Racing, décisif pour son retour sous le maillot des Boks. Auteur du sixième essai (49e) de l’Afrique du Sud en plus d’une pénalité de 51 mètres (67e) sur la pelouse du Loftus Versfeld Stadium, le champion du monde âgé de 23 ans se sera chargé comme un grand de répondre à son entraîneur et à sa supposée baisse de niveau depuis son exil en Top 14.

A l’image de ses partenaires, l’ancien pensionnaire des Sharks aura joué sur courant alternatif mais l’essentiel est ailleurs pour une Afrique du Sud qui a bataillé et profité d’une défense de fer pour s’offrir enfin une première victoire dans ce Tri-Nations 2010. Un succès bienvenu pour un rugby sud-africain réconforté à défaut d’être rassuré à un an de remettre sa couronne mondiale en jeu et qui s’offre un bol d’air salutaire après des déconvenues enregistrées face à la Nouvelle-Zélande (32-12, 31-17, 29-22) et ce même adversaire australien (30-13) cet été.

Habana à côté de la plaque

Tout n’a pas été simple pour autant pour une Afrique du Sud aux abonnés absents dans une entame de match complètement folle. Le demi de mêlée aussie Genia n’a besoin que de trois minutes pour forcer le verrou sud-africain et le tsunami australien déferle sur les Boks lorsqu’O’Connor conclut une contre-attaque parfaitement menée après…cinq minutes de jeu ! Dans la foulée, Habana se tire une balle dans le pied en ratant la réception d’une remise en jeu avant de conserver le ballon au sol pour deux nouveaux essais, inscrits par O’Connor (9e) et Mumm (25e).

Pas aidés par les errements de leur ailier vedette, les Sud-Africains font pourtant preuve de réalisme et restent au contact en convertissant leurs deux premières offensives en essais, oeuvres de Smith (8e) et Steenkamp (13e). Après un bon travail de Hougaard, Spies s’en va lui aussi aplatir (31e) pour maintenir les Boks en vie à la pause (28-24). Le retour des vestiaires sera finalement fatal aux visiteurs qui manquent d’efficacité devant et plient derrière, notamment sur touches. Au grand bonheur de François Steyn et d’une Afrique du Sud qui s’impose finalement avec confort (44-31). Charge aux Boks de transformer l’essai dans une semaine face à Cooper et consorts.

Source : Sports.fr

Publicités

La Nouvelle-Zélande remporte son 10e Tri-Nations, Carter entre dans l’histoire

JOHANNESBURG — La Nouvelle-Zélande a frappé un grand coup à un an d’une Coupe du monde à domicile, en remportant le 10e Tri-Nations de son histoire après son succès arraché, grâce à deux essais dans les trois ultimes minutes, contre l’Afrique du Sud (29-22) samedi à Johannesburg.

Avec ce cinquième succès en autant de matches, les All Blacks, qui comptent 23 points sur 25 possibles, ne peuvent plus être rejoints par les Australiens, deuxièmes à 19 points, alors qu’il reste trois journées à disputer.

Le All Black Israel Dagg incrit l'essai de la victoire

Les Springboks, après ce quatrième revers consécutif, ferment la marche, avec un seul point (de bonus). Ils perdent par la même le titre acquis l’an passé dans cette compétition qui oppose les trois grandes nations de rugby de l’hémisphère Sud.

Pendant longtemps pourtant, l’Afrique du Sud, avec une équipe revancharde et largement remodelée -pas moins de sept changements ont été effectués par rapport à leur dernière défaite (13-30) en Australie il y a un mois-, a cru tenir un succès à l’orgueil, qui aurait préservé leur honneur de champion du monde.

Mais même bousculés, même dans une forme moyenne, les All Blacks conservent intact leur instinct de tueur. Menés 17-22 à trois minutes du terme, les All Blacks ont renversé une situation on ne peut plus compromise, avec deux essais inscrits.

D’abord par le capitaine McCaw, qui a aplati en coin après plusieurs temps de jeu (77). Ensuite par l’ailier sorti du banc Dagg, au terme d’une récupération du ballon fatale à des Sud-Africains encore groggys du précédent essai encaissé (79).

« On savait que ces Boks seraient un tout autre adversaire que celui que nous avons battu deux fois en juillet », a déclaré McCaw. Notre domination en seconde période a payé mais peu d’écart séparait nos deux équipes. Dans ces cas-là le rugby peut être un jeu assez cruel. »

D’autant plus cruel que les Springboks ont cette fois fait preuve d’une solidité bien plus conforme à leur réputation. Sous l’impulsion du capitaine et talonneur John Smit, devenu le second des leurs à atteindre les 100 capes, les Sud-Africains ont pendant une heure tenu la dragée haute et l’écart aux points à leur adversaire, grâce notamment à la botte de Morné Steyn (17 pts).

En première mi-temps, le 3e ligne Burger avait même inscrit un essai en force, validé par l’arbitrage vidéo (13-6, 24e). Mais, à l’image de la réponse du pilier Woodcock qui concluait une belle action au grand large (14-16, 36e), les All Blacks prouvaient déjà qu’ils avaient en eux le genre de ressources qui interdit de perdre.

Et un bonheur n’arrivant jamais seul pour les Néo-Zélandais, un autre exploit a été accompli sous les yeux des 88.791 spectateurs venus remplir le Soccer City, théâtre de la finale du Mondial-2010 de football remporté le 11 juillet par l’Espagne.

Car Dan Carter, un autre expert du jeu au pied, a marqué l’Histoire du rugby en devenant le meilleur réalisateur de tous les temps, devant l’Anglais Jonny Wilkinson (1111), pour porter son total de points à 1118.

A un an du Mondial, la Nouvelle-Zélande, maîtresse incontestée de l’hémisphère Sud, s’impose comme le grand favori. Il reste 13 mois à ses rivaux mondiaux pour se préparer à l’empêcher de remporter chez elle cette compétition qu’elle n’a plus gagnée depuis… la première édition en 1987.

Les Blacks enchaînent

Bis repetita pour la Nouvelle-Zélande qui s’est imposée lors de la cinquième journée du Tri-Nations face à l’Australie (20-10), enregistrant son quatrième succès d’affilée dans la compétition. Dominateurs mais sans plus, les All Blacks se rapprochent un peu plus de la victoire finale.

Mils Muliaina plonge pour l'essai et la victoire en Bledisloe cup

Un « petit bonus » aurait suffit. Pour valider une bonne fois pour toutes un règne sur l’hémisphère sud que personne n’oserait toutefois contester, la Nouvelle-Zélande n’avait besoin que d’un succès bonifié pour réaliser l’exploit de plier mathématiquement le Tri-Nations après seulement cinq des neuf journées. Mais samedi, dans le froid de Christchurch, les All-Blacks ne sont pas parvenus à rééditer les performances qui leur avaient permis de surclasser par deux fois une bien triste Afrique du Sud (32-12, puis 31-10), avant de balayer l’Australie la semaine passée (49-28).

Les Kiwis se sont contentés d’une petite victoire (20-10), qui leur permet tout de même de compter pas moins de 15 points d’avance alors qu’il ne reste que trois matches à l’Australie pour recoller. Des Wallabies qui ont bien cru devoir à nouveau subir pendant 80 minutes la puissance des Blacks, lorsque dès la 6e minute, Rokocoko est à l’origine d’un contre aussi magnifique que supersonique, conclu en fond de ligne par Muliaina. Le ton est donné, mais les Australiens ne s’en laissent pas compter, et Beale, parti de son propre camp, répond quasi-immédiatement (7-7, 9e).

Malheureusement, les Blacks sont intraitables et Smith vient à son tour récompenser la poussée néo-zélandaise, avec un nouvel essai en coin (14-7, 13e). Mais par la suite, la rugosité des Wallabies a raison des intentions des hommes de Graham Henry, qui se contentent alors de repousser sans trembler les assauts australiens. Giteau (18e) et Carter (35e) se répondent face aux poteaux, avant que le même Giteau et Weepu ne manquent chacun de puissance sur de longs coups de pied. La seconde période, fermée, passe trop vite pour des Australiens valeureux mais peu inspirés. Carter, à 35 mètres, se charge de clôturer le score (20-10, 69e) et de sceller la neuvième victoire de rang des All-Blacks contre les Wallabies, record de la période 1936-1947 égalé. Histoire de faire encore un peu plus peur à un peu plus d’un an de la Coupe du monde…

Source : Orange Sport, Photo : Rugby heaven

Les Boks à la dérive

Matt Gitteau botte pour les Wallabies...

En subissant la loi des Wallabies ce samedi (30-13) à Brisbane, l’Afrique du Sud a probablement dit adieu à ses chances de victoire dans ce Tri-Nations 2010. Déjà défaits à deux reprises par les All-Blacks auparavant, les tenants du titre n’ont pas existé face à des Australiens plus entreprenants qui n’ont laissé aucune chance à cette fébrile défense sudaf.

Le tenant vacille sur son trône. Et même un peu plus. Balayés, surclassés à deux reprises par les All-Blacks, les Springboks étaient attendus au tournant, en Australie, pour la 3e journée de ce Tri-Nations. Mais face à l’envie et la fougue de la jeune classe des Wallabies, les champions du monde n’ont de nouveau pratiquement pas existé. Défaits 30-13 à Brisbane, les partenaires de Morne Steyn traversent une période de grande incertitude, pour le moins inquiétante à un peu plus d’un an de la défense de leur autre titre, mondial celui-là. Avec notamment une défense qui a encore cédé, après les huit essais encaissés en deux rencontres face à la Nouvelle-Zélande.

Encore une fois, les Boks ont payé cher leur nervosité, symbolisée par le coup de tête de Bakkies Botha il y a deux semaines face aux Blacks. Cette fois, c’est au tour de Jaque Fourie, coupable d’un renversement, d’écoper du traditionnel carton jaune sud-africain du début de rencontre. Réduits à 14 dès la 3e minute, les hommes de Peter de Villiers, acculés dans leurs 22 mètres, ont immédiatement vu défiler les vagues d’une bande de Wallabies très joueurs, mais encore un peu brouillon. Suffisant tout de même pour ouvrir le score, quand Giteau sanctionne une faute au sol d’une pénalité lointaine (3-0, 13e).

Après la réponse quasi-immédiate de Morne Steyn, l’ouvreur des Brumbies, décalé au centre par l’éclosion de Quade Cooper, trouve encore la cible de la droite, avec l’aide du poteau (6-3, 18e). Et les Wallabies reprennent leur marche en avant, et leur outrageuse domination territoriale. Après 14 phases de jeu consécutives, la petite perle James O’Connor file aplatir en coin, et récompenser, croit-on, la poussée australienne. Mais la video montre qu’Habana, %ENCART%d’un plaquage désespéré, était parvenu à pousser l’ailier du Western Force en touche, à quelques centimètres de l’en-but. Logiquement, les arbitres reviennent à une pénalité pour hors-jeu au départ de l’action. Une formalité pour Giteau (9-3, 22e).

Giteau sur le devant de la scène

A l’approche de la demi-heure de jeu, les Boks sortent enfin de leur torpeur. Après une percée de Burger, Fourie est stoppé à 5 mètres de la ligne (27e), tout comme Habana un peu plus tard, repris à quelques mètres de l’en-but après une énorme accélération (35e). Dommage, car auparavant Giteau, plus en réussite que lors de ses dernières sorties, avait porté le score à 12-3. Giteau, de nouveau décisif juste avant la pause. Acrobatiquement, le centre australien transmet à Mitchell qui parvient tant bien que mal à contrôler le cuir, pour inscrire le premier essai du match (17-3, 39e).

Dominés, et lourdement sanctionnés (huit pénalités en première mi-temps), les Boks encaissent une nouvelle pénalité par Giteau (20-3, 42e) et un carton jaune pour B.J. Botha, pour une faute au sol (46e). Les Sud-Africains n’y sont pas, et O’Connor vient relayer Giteau pour alourdir encore un peu plus le score (23-3, 48e). Un écart important, qui entraînera un certain relâchement côté australien…

Smit joue une pénalité rapidement et peut servir Fourie, enfin heureux, qui file réduire la marque (23-8, 59e). Cooper, d’une pénalité lointaine, manque de rassurer tout le monde, ce qui va causer quelques frayeurs à son entraineur. Surtout quand Matfield, sur une penaltouche, trouve ses avants qui vont droit vers l’en-but aplatir par Steenkamp (23-13, 72e). Dans les tribunes, Peter De Villiers, chahuté par la presse sud-africaine, se remet à y croire. Pour à peine deux minutes… Un exploit personnel du demi de mélée viendra donner une ampleur plus logique au score (30-13, 74e). Et pratiquement sceller le sort de l’Afrique du Sud dans ce Tri-Nations…

Tri Series : La magie noire a encore frappé !

Le All Black Ma'a Nonu échappe aux placages des Springboks

AUCKLAND — La Nouvelle-Zélande a pris une revanche éclatante sur l’Afrique du Sud, tenante du Tri-Nations et sévèrement battue 32 à 12 samedi à l’Eden Park d’Auckland en ouverture de l’édition 2010.

Dans un match disputé sur un rythme élevé, les Springboks n’ont jamais pu menacer des All Blacks qu’ils avaient battus lors des trois confrontations entre les deux équipes lors du dernier Tri-Nations, encaissant quatre essais à zéro.

La Nouvelle-Zélande, désormais invaincue à l’Eden Park depuis 21 ans, s’est même offerte le luxe de marquer le point de bonus offensif en fin de match par Woodcock (79), qui concrétisait en force un bon travail des avants.

« Le clé de cette performance, c’est les trois faux pas de l’an dernier, a déclaré l’entraîneur des avants néo-zélandais Steve Hansen. Beaucoup de joueurs attendaient ce match depuis longtemps. Il faut maintenant rééditer ce résultat la semaine prochaine (à nouveau contre l’Afrique du Sud, ndlr), c’est très excitant. »

Les champions du monde sud-africains, pris de vitesse et concassés en mêlée, ont été dominés dans tous les secteurs de jeu et ont seulement pu se reposer sur le pied de leur ouvreur Morné Steyn, auteur de quatre pénalités.

« Les avants ont dominé le pack des Springboks, ce qui a donné le ton », a estimé l’entraîneur principal des All Blacks Graham Henry.

A la pause, ils étaient déjà menés 20 à 3 après avoir encaissé deux essais. Le premier en infériorité numérique (carton jaune à Bakkies Botha, 13) par Conrad Smith qui concrétisait une percée de plus de 50 mètres de Mils Muliana (18), le second par Ma’Nonu en bout de ligne après un relais avec Joe Rokocoko (35).

Obligés de revenir à un jeu plus traditionnel, les Springboks ont davantage occupé le camp néo-zélandais mais se sont heurtés à « une superbe défense » selon Henry.

Impuissants en attaque, ils ont encaissé un troisième essai par Read, qui récupérait la balle sur un regroupement avant d’échapper à quatre plaquages (56), avant le dernier de Woodcock.

« Les All Blacks ont été vraiment bons. Ils ont mis du rythme aux quatre coins du terrain et nous ont dominés dans tous les secteurs de jeu, a déclaré le capitaine sud-africain John Smit. Nous n’avons rien fait, nous étions éteints. Ils en voulaient plus et ils ont mérité (cette victoire). »

L’Afrique du Sud devra encore attendre pour gagner à Auckland pour la première fois depuis 53 ans.

Source :AFP, Image : Rugby Heaven

Tri-Nations : l’Australie bat l’Afrique du Sud 21-6

Les jeunes Wallabies ont sauvé l'honneur en remportant une belle victoire face aux champions du monde sud-africains

(AFP)

 BRISBANE — L’Australie a enfin remporté sa première victoire (21-6) dans le Tri-Nations contre l’Afrique du Sud, samedi à Brisbane lors de la 7e journée, qui contraint les Springboks à aller faire un résultat en Nouvelle-Zélande samedi prochain pour remporter le titre.

Après cette défaite, la première subie cette année dans le Tri-Nations, les champions du monde sud-africains demeurent à deux points de la victoire finale, avec une rencontre à disputer. Ils devront donc ramener au moins un match nul de Nouvelle-Zélande samedi prochain à Hamilton.

Les All Blacks, qui recevront ensuite l’Australie en épilogue du Tournoi, peuvent conserver leur titre s’ils réalisent un sans-faute.

Critiqués de toutes parts pour leur humiliante série de quatre défaites, les Wallabies ont sauvé l’honneur et donné un peu d’air à leur entraîneur, Robbie Deans. Avec une équipe profondément remaniée, ils ont bien su contenir les Springboks, gênés dans l’affrontement et rapidement menés 6 à 0 grâce à deux pénalités de Matt Giteau.

Le duel de buteurs s’enclenchait avec un échange de drops entre Giteau et Morne Steyn, meilleur réalisateur du tournoi. Puis le Sud-Africain profitait d’une faute des Wallabies dans une mêlée spontanée pour réduire l’écart avant la pause (9-6, 36e).

Mais l’emprise australienne s’accentuait en deuxième mi-temps et se traduisait à l’heure de jeu par un premier essai d’Adam Ashley-Cooper bien servi par le centre Berrick Barnes. Giteau transformait et les Wallabies, libérés, doublaient la mise sur un bel exploit du jeune arrière James O’Connor au nez et à la barbe du demi de mêlée sud-africain Fourie Du Preez.

Résumé du match Australie-Afrique du Sud

Les Boks trop puissants

L'ascenseur vers le titre de champions de l'hemisphère sud pour les Springboks

Auteurs d’un début de match époustouflant, les Springboks ont étouffé les Wallabies, samedi à Perth, dans le cadre de la 6e journée du Tri-Nations (32-25). Emmenés notamment par un Habana décisif à deux reprises, les Sud-Africains ont ainsi enregistré une 4e victoire en autant de sorties dans le tournoi 2009. Les champions du monde sont bel et bien en passe de conquérir un trophée qui se refuse à eux depuis 2004.

 Si ce n’est la Nouvelle-Zélande, le 12 septembre prochain, nul ne peut sans doute arrêter l’Afrique du Sud désormais dans sa marche triomphante. Et encore, à cette date ultime, les dés seront très probablement jetés. En cas de succès le 5 septembre à Brisbane en effet, les champions du monde décrocheront avant l’heure le troisième Tri-Nations de leur histoire. Le premier depuis 2004, pour clore une décennie noire, placée sous le joug des ogres Blacks.

Après leur démonstration de force du jour, difficile d’imaginer les Springboks échouer dans leur conquête du tournoi le plus prisé de l’hémisphère Sud. En dix minutes à peine, les hommes de Pieter De Villiers ont pris la mesure d’Australiens décidément abonnés aux désillusions cette année. Le temps pour Du Preez et Fourie de trouver la faille, au beau milieu de Wallabies apathiques, et l’Afrique du Sud menait d’entrée grand train (12-0, 10e).

Giteau limite les dégâts

Pris à la gorge, les hôtes du match s’en remettaient à la botte de Giteau pour seule réplique, deux fois en première période, entre deux essais des Boks. Car pendant ce temps, les partenaires de Habana ne baissaient pas le pied, et ce dernier aplatissait à son tour l’ovale, peu avant une pause atteinte sur le score sans appel de 22-6. Au retour des vestiaires néanmoins, les Australiens affichaient de bien meilleures intentions. Au four et au moulin, Giteau se chargeait de relancer les siens, avant de transformer son propre essai (22-13, 44e).

Las pour les troupes de Robbie Deans, l’enthousiasme des Wallabies était rapidement douché par Habana, au sortir d’une mêlée à cinq mètres bêtement concédée (29-13, 54e). Steyn, tout aussi efficace au pied que son homologue adverse, salait un peu plus encore la note dans la foulée (32-13). La goutte d’eau pour des Océaniens enfin révoltés. Dans les cinq dernières minutes, Giteau, puis Turner s’évertuaient à limiter la casse, en arrachant un bonus défensif inespéré tandis que les visiteurs quittaient Perth avec le plein de points. Voilà qui ne devrait pas arranger les affaires du très controversé coach australien…

Par Yannick SAGORIN
De www.sports.fr