Coupe d’Europe : La gratin pour Castres !

L’ERC a procédé cet après-midi au tirage au sort de la prochaine Coupe d’Europe dont la finale aura lieu au Stade de France. Les clubs français seront donc les clubs à abattre. Castres, qui n’a joué qu’une seule fois les phases finales de la Coupe Heineken, hérite d’une poule à la hauteur de son nouveau statut !

 

Poule 1

Castres aura fort à faire dans cette poule 1. Les Tarnais retrouvent les Northampton Saints, vice champion de l’Angleterre et vainqueur de l’édition 2000 de la compétition continentale. L’affrontement entre le champion de France et les triple champions d’Europe du Leinster, récent vainqueurs du Challenge européen, vaudra son pesant d’or. Les Gallois des Ospreys complètent cette Poule 1.

Poule 2

Toulon aura une poule a priori plus abordable, ils croiseront sur leur chemin leurs bourreaux de la finale de Challenge européen 2010 les Cardiff Blues. Les Glasgow Warriors et les Chiefs d’Exeter tenteront de sortir de réaliser l’exploit face au nouveau Champion d’Europe.

Poule 3

Toulouse semble se diriger vers un mano a mano avec les Saracens de Londres. Les Zèbres, bons derniers du Pro12 (ex-ligue celte) et la province irlandaise du Connacht arbitreront ce duel entre Londoniens et Haut-Garonnais.

Poule 4

Clermont et le Racing ont l’habitude de se retrouver en Coupe d’Europe, ce sera encore le cas la saison prochaine. Les deux clubs français héritent d’une poule particulièrement alléchante avec les Harlequins de Londres et la franchise galloise des Scarlets.

Poule 5

Montpellier, auteur d’un recrutement quatre étoiles, aura également le droit à de belles confrontations. Les Héraultais retrouveront les Leicester Tigers, champion d’Angleterre, la province irlandaise de l’Ulster. Les Italiens du Benetton Trévise tenteront, comme ils en ont l’habitude, de déjouer les pronostiques.

Poule 6

Perpignan voit se profiler deux belles affiches face aux irlandais du Munster, double champion d’Europe, Edimbourg et Gloucester seront les autres adversaires que retrouveront l’USAP sur sa route.

Publicités

Top 14 : L’Usap 31 ans après !

L’Usap, qui ne s’était plus imposé à Toulouse depuis 1981, a réussi l’exploit de s’imposer ce vendredi, dans la Ville Rose (18-19). La 1 000e de Guy Novès à la tête des Rouge et Noir est gâchée après cette nouvelle défaite des champions de France, qui met fin à près de trois ans d’invincibilité des Toulousains à domicile.

« On est l’équipe la plus stupide de France. » Le compliment est signé Marc Delpoux (voir par ailleurs) et en dit long de l’impuissance actuelle des champions de France toulousains, tombés ce vendredi face une équipe de l’Usap, certes admirable de solidarité, mais que son indiscipline chronique aurait dû conduire à une nouvelle défaite loin de ses bases. Mais les champions de France sont en plein désarroi et toute la hargne catalane aura suffi pour interrompre la série d’invincibilité de 38 matches des joueurs de Guy Novès, qui durait depuis près de 3 ans (défaite 9-6, le 20 février 2010, ndlr). Et gâcher avec la 1 000e du manager toulousain.

Une semaine après la défaite à Agen (22-9), le Stade a étalé tout son malaise du moment. Le grand Toulouse, même gêné aux entournures comme il l’est en cette période de doublons, aurait fini par s’en sortir… Mais l’équipe, capable d’inscrire 16 essais dans le dernier quart d’heure, soit 41 % de son total de la saison, n’est plus actuellement que l’ombre d’elle-même et n’a pas su cette fois s’en sortir. Pour laisser l’Usap interrompre une autre série avec cette première victoire des Catalans loin de leurs bases depuis le 23 février 2011 (victoire 9-0 à Biarritz, le 23 septembre 2001, ndlr) et surtout un exploit historique avec ce premier succès dans la Ville Rose depuis… 31 ans ! Novès, mâchoire serrée, préférait manier l’ironie, mais n’en pensait pas moins en l’absence de sept de ses internationaux (seul Mas manquait à l’appel du côté de l’Usap), au repos en prévision du prochain Angleterre-France. « On n’a fait que du coaching sur blessure, déplorait le technicien au micro de Canal+ Sport en référence aux sorties après seulement vingt minutes de jeu de Lamboley et Botha. La fraîcheur de l’Usap a pesé en fin de match. Le championnat n’est pas important, la priorité c’est l’équipe de France, avoir sept joueurs en Bleu c’est bien, ils étaient en tribunes pour nous soutenir, c’était bien. Mon 1 000e match je m’en fiche complètement, on va continuer à s’accrocher, à livrer combat jusqu’au bout, et on comptera les points à la fin. » Et d’ajouter plus amer que jamais : « On espère que l’équipe de France gagnera quelques matches…« 

Toulouse, morne plaine

Forcément loin de son entame tout feu tout flamme d’il y a cinq mois, à Barcelone, l’Usap, malgré une bonne entrée en matière, se commet par son indiscipline et offre à Luke McAlister, qui a touché du bois sur sa première tentative (7e), l’opportunité de concrétiser la mainmise des Toulousains sur le ballon. Cinq pénalités dans le seul premier quart d’heure, dont un carton jaune clément pour l’ailier Adrien Planté, auteur d’un plaquage dangereux sur Yves Donguy, et le buteur néo-zélandais enquille ses deux premiers coups de pied (10e, 13e) de la soirée (6-0). Dans son probable souci de prouver aux sélectionneurs qu’ils se sont trompés en l’évinçant du groupe France pour Twickenham, Romain Taofifenua symbolise se trop-plein d’agressivité des Catalans. Une Usap qui, pourtant, malgré son infériorité numérique, réussit à réduire le score par James Hook suite à cette faute « intelligente » de Grégory Lamboley sur ce maul écroulé à cinq mètres de la ligne toulousaine (6-3, 18e).

La dernière action de Lamboley qui, touché a priori aux ischio-jambiers, doit quitter la pelouse, suivi de près par le talonneur Gary Botha (cheville). De la casse, mais toujours cette avalanche de pénalités sur l’Usap, qui concède trois nouveaux points (9-3, 22e). Par-delà les intentions, c’est la pauvreté technique de ce premier acte qui, de part et d’autre, saute aux yeux. A l’indiscipline, apanage des visiteurs, s’ajoute une série de fautes techniques partagées, qui voit Hook (9-6, 30e) et McAlister (12-6, 35e) faire le score. Même si le Gallois regrettera ces deux tentatives ratées avant la pause (42e).

« On est fébriles dès qu’on entre dans le camp des Catalans. » L’aveu de Clément Poitrenaud à la pause illustre les doutes du moment dans les têtes toulousaines. Et ce n’est pas le triste début de seconde période qui risque de rassurer les Rouge et Noir, capables tout au plus de créer un petit break par McAlister (15-6, 51e). Des Toulousains qui ne sont pas exempts de tout reproche en matière de discipline, à l’image de ce plaquage à l’épaule, signé Census Johnston, qui étend de tout son long les 138 kilos et les 2 mètres de Taofifenua. La sanction tombe : carton jaune pour le Samoan et trois points de plus pour Hook (15-12, 58e). Le buteur perpignanais qui ramène même l’Usap à trois longueurs (15-12, 64e). Le grand « Tao » s’est relevé, mais pour commettre une nouvelle faute, qui redonne de l’air au Stade (18-12, 65e). Avantage toutefois bien fragile pour des Toulousains, de plus en plus défaillants en conquête et surtout incapables de se défaire de la menace directe de leurs adversaires qu’un jeu au pied apparemment anodin de David Marty envoie au paradis sur ce ballon récupéré par Gavin Hume, auteur de l’essai d’une victoire historique dans la Ville Rose (18-19). Ultime signe de l’avanie toulousaine, le poteau que touche McAlister sur sa dernière tentative de pénalité (75e). Quand ça ne veut pas…

Source : Orange Sports

Clermont qui rit, Clermont qui pleure

Les Auvergnats archi-dominateurs en Coupe d’Europe sont tombés sur plus forts qu’eux en championnat. Les Catalans réalisent une belle performance en battant à la régulière leurs anciens rivaux auvergnats. Toulouse en profite pour récupérer l’une des deux premières places qualificatives pour les demi-finales. 

Perpignan – Clermont : 26-19
Les Catalans réussissent la belle performance de la soirée en s’imposant à domicile contre le deuxième du championnat. Auteur pourtant de solides quarante premières minutes, l’ASM a subi en fin de match encaissant deux pénalités de Hook (20-19 puis 23-19) avant qu’un drop de Mélé dans les dernières minutes ne viennent donner la victoire à l’USAP. Ce résultat permet à Perpignan de se relancer au classement tandis que Clermont cède sa deuxième place à Toulouse.

Stade Français – Grenoble : 35-6
Cette fois-ci, il ne se sont pas loupés. Pour sa quatrième opposition face aux Grenoblois, les Franciliens ont fait régner leur loi à Charléty même si tout n’a pas été simple. Bousculés en début de match, les Parisiens se sont retrouvés menés (0-6) après deux pénalités de Pélissié. La suite n’est qu’une démonstration de l’envie parisienne qui a inscrit quatre essais, deux par période, Dupuy s’occupant de valider les transformations (3/4) et pénalités pour son équipe. Avec le point du bonus offensif en poche, le Stade Français garde ses rêves de demi-finale intacts.

Toulon – Mont-de-Marsan : 15-9
Restant sur deux revers successifs contre le Racing en Top 14 et Montpellier en H Cup, les hommes de Bernard Laporte se devaient d’assurer, au moins, le bonus offensif face à la lanterne rouge chez eux à Mayol. Peine perdue ! Le RCT s’est vu offrir une très belle opposition de la part de Mont-de-Marsan qui a empoché un bonus défensif mérité au prix d’une énorme défense durant tout le match. Masoe et Palisson ont tous les deux inscrit un essai en première période mais cette victoire n’a de rassurant que le nom.

Bordeaux-Bègles – Racing : 15-22
L’absence des leaders Szarzewski et Estebanez, suspendus, n’a pas tant gêné que cela les Franciliens en Gironde où ils ont réussi à s’imposer pour empocher leur troisième victoire de rang. Malgré une première période maladroite qui a vu Bordeaux mener rapidement 6-0 grâce à deux pénalités de Lopez dans les dix premières minutes, le Racing a su faire respecter son rang de favori grâce à notamment un essai de Dumoulin à la 57eme minute. Il faudra bien plus que ça pour les Bordelais dans leur mission maintien, même si les bases de l’espoir sont posées.

Agen – Montpellier : 9-13
Être en infériorité pour mieux dominer. C’est la leçon du soir offerte par Agen ! Réduit à 14 après l’expulsion contestée de Seymour pour une charge aérienne sur Trinh-Duc (22e), les Agenais ont su résister face aux Montpelliérains, incapables de tirer parti de leur avantage numérique. Les trois pénalités de Barnard ont eu le don de garder la tête du SUA hors de l’eau mais ce sont bien les Héraultais qui repartent vainqueurs pour rester au contact du haut du tableau. Du côté de l’Atlantique, l’obtention du bonus défensif paraît être une bien maigre consolation alors que l’équipe reste aux portes de la Pro D2.

Toulouse – Biarritz : 19-14
Toulouse a clôturé la journée par une victoire à l’arraché car Biarritz a bien failli mettre un terme à la série de 38 victoires à domicile des Rouge et Noir. Alors qu’ils menaient 16-8, les partenaires de Vincent Clerc, qui est sorti sur blessure, ont vu les Biarrots revenir petit à petit (16-11 puis 16-14). Finalement, le Stade Toulousain a tenu son maigre avantage (19-14) et reprend la deuxième place au classement à Clermont. Mais la prestation ne devrait pas rassurer Guy Novès, le manager toulousain, puisque les Biarrots n’ont pas été loin d’inscrire trois essais en seconde période.

Source : www.rugby365.fr

Le Stade Français à la fête, Perpignan stoppe Montpellier

Castres sans pitié pour le Racing, Paris solide devant Biarritz, succès précieux pour Perpignan et Bayonne : le résumé de la 13eme journée du Top 14.

Grenoble – Toulouse : 15-6 La sensation Grenoble. Bonne surprise du début de saison, le FCG a conclu la phase aller sur un exploit devant le Stade Toulousain. Les Isérois restaient pourtant sur treize défaites consécutives contre le club le plus titré de France. Mais brillants en première période avant d’être courageux et intraitables défensivement après le repos, les hommes de Fabrice Landreau ont réussi la performance de démentir l’adage voulant que « Toulouse ne perd jamais deux fois de suite ». Les doubles champions de France en titre s’enfoncent dans leurs doutes, une semaine après leur revers chez les Ospreys en H Cup. Ils doivent attendre avec impatience le retour d’un ouvreur de haut niveau pour pouvoir occuper le camp adverse sous la pression, ce qui leur a manqué au cours d’un premier acte dominé par le promu. Excellents dans le contre en touche, très solides en conquête et performants dans l’occupation, les Grenoblois ont maîtrisé leur sujet. Valentin Courrent a concrétisé cette domination territoriale au tableau d’affichage et le FCG a viré en tête à la pause (9-6).


Au retour des vestiaires, les Toulousains sont revenus avec de toutes autres intentions. Malgré les conditions de jeu, rendues très compliquées par la pluie et pénalisant des visiteurs qui souhaitaient déplacer le jeu, les champions en titre ont fini par mettre la main sur le ballon. La physionomie de la rencontre s’est alors complètement inversée. Installés dans le camp adverse (83% d’occupation dans la deuxième mi-temps), les joueurs de Guy Novès ont pris l’ascendant en mêlée fermée et ont cherché par tous les moyens à trouver des solutions pour marquer. Mais la défense du FCG s’est montrée intraitable et les Toulousains ont inlassablement buté dessus. Ultra réalistes, les Grenoblois ont même ajouté deux pénalités supplémentaires pour priver leurs adversaires du bonus défensif. Les Isérois sont ainsi assurés de rester virtuellement qualifiés pour les phases finales à mi-championnat. Sans réaliser un mauvais match, Toulouse ne se rassure pas vraiment. Et un déplacement à Castres se profile dimanche prochain…

Stade Français – Biarritz : 36-23 Après deux victoires en Challenge Européen, le Stade Français enchaîne sa bonne série avec une victoire très importante contre le Biarritz Olympique. Cette victoire permet aux Parisiens de recoller au peloton de tête et de garder un espoir de qualification pour les phases finales. Les deux clubs sont désormais ex-aequo au classement (28 pts). Le BO, qui vient de remercier ses entraîneurs Serge Milhas et Jack Isaac, remplacés par Didier Faugeron et Laurent Rodriguez en début de semaine, n’a pas su concrétiser un bon début de rencontre. Dès la 10eme minute, l’arrière anglais Balshaw a cadré le dernier défenseur parisien côté droit et a envoyé Ngwenya à l’essai. Il a permis aux Basques de prendre les commandes au score. La botte de Porical a maintenu les Parisiens à flot alors qu’ils étaient dominés dans le jeu et dans l’occupation du terrain. Paul Sackey a profité ensuite d’une énorme percée d’Antoine Flanquart pour inscrire le premier essai parisien du match.

Après une nouvelle pénalité de Porical, Paris est rentré aux vestiaires en menant de sept points (17-10). Le pilier droit de Biarritz Paul Broster a pris un jaune pour un geste d’anti-jeu. En supériorité numérique, les Franciliens ont géré et s’en sont remis une nouvelle fois au pied de Porical (20-10). Biarritz semble avoir passé sa chance après l’énorme occasion de Damien Traille qui laisse tomber le ballon alors qu’il n’y avait plus de défenseur devant lui. Les Biarrots ont continué, en vain, de mettre du rythme. A la 61eme minute, Flanquart a pris un jaune à la suite d’un mauvais geste mais cet avantage ne profitera pas beaucoup à Didier Faugeron et ses hommes qui n’inscrivent que trois points. Pire, à la 73eme minute, Fainifo alourdit le score après une interception de Dupuy et prive définitivement des Biarrots du bonus défensif. Paris recolle au peloton de tête grâce à Porical et une conquête toujours aussi performante.

 

Castres – Racing-Métro : 27-10 La victoire de Grenoble face au Stade Toulouse (15-6) quelques heures auparavant a sans doute donné des idées à Castres. Comme les Isérois, les Tarnais conservent leur invincibilité à domicile et surtout enchaînent une huitième victoire consécutif toutes compétitions confondues face à des Racingmen, eux-aussi toujours en course pour les quarts de finale en H-Cup, mais ce samedi trop apathiques et approximatifs. Les hommes de Laurent Tarvers et Laurent Labit ont maîtrisé de la tête et des épaules cette rencontre et se sont facilités rapidement la rencontre. A la mi-temps, les Castrais avaient déjà le bonus offensif en poche grâce à un essai de Baï et un doublé de Martial. Les Franciliens ne sont pas dans le coup dans tous les domaines sauf sur mêlées fermées.

Des lancers pas droits, des passes mal assurées, des phases de jeu mal négociées, les hommes de Quesada prennent l’eau et ne sont pas loin de se noyer face aux accélérations des Dulin, Andreu ou Martial lors du deuxième acte. Baï s’offre à son tour le doublé. Les carottes sont cuites pour des Parisiens, qui sauvent néanmoins l’honneur sur un essai de pénalité. Les locaux en gardent la pédale dans l’optique de leur prochain déplacement à Toulouse, le 30 décembre prochain. Une équipe de Toulouse que les Castrais rejoignent au classement grâce à cette victoire. La huitième de suite toutes compétitions confondues, la sixième en Top 14. Record de Toulon égalé. Une chose est sûre : il faudra compter cette saison avec le CO, qui a une belle gueule d’outsider. En revanche, le Racing-Métro 92 aura bien du mal à disputer les phases finales.

Bayonne – Mont-de-Marsan : 39-13 Bayonne n’a pas laissé passer sa chance en profitant de la réception de Mont de Marsan pour s’éloigner un petit peu de la zone de relégation. En marquant deux essais dans les quinze premières minutes, les Basques ont eu le mérite de se rendre le match facile par l’intermédiaire de Spedding puis d’Ahotaieloa qui a marqué un magnifique essai d’équipe. Les Montois ont multiplié les temps de jeu mais ne sont pas arrivés à avancer. Ils ont même reculé face à la grosse défense des joueurs de Bayonne. À la pause, les hommes de Prosper et Dantin sont menés 18-6.

Même scénario en seconde période. Les Bayonnais ont déroulé et ont inscrit trois nouveaux essais. Bernas (43eme), Baget (60eme) et Gerber (63eme) ont marqué tour à tour. L’essai d’Atrrayet à la 58eme minute n’y a rien changé. Bayonne offre à son public une superbe victoire et se donne de l’air au classement en passant le Racing Métro qui tombe à la 11eme place. Une nouvelle fois, Mont de Marsan a voulu trop jouer et s’est montré trop médiocre en défense. Un résultat qui l’enfonce un peu plus dans le fauteuil de lanterne rouge avec six petits points. 

Perpignan – Montpellier : 30-19 Après leurs bons résultats en coupe d’Europe, Perpignan et Montpellier se retrouvent à Aimé-Giral. Sur courant alternatif lors de leur dernière victoire en Top 14 contre Agen, les Catalans devront être beaucoup plus solide face aux Héraultais. L’USAP avait réussi à faire parler sa puissance contre un SUA qui avait plié de toute part. L’opposition ne sera pas la même samedi, Montpellier est en forme. Après leur défaite contre Toulouse, les joueurs de Fabien Galthié s’étaient remis en selle grâce à une victoire difficile contre Bayonne. Mais attention à ne pas reproduire les erreurs d’une première période bien loin de leur niveau habituel. Au risque de perdre du terrain sur les équipes de tête.

20h40 : Agen – Toulon Choc des extrêmes entre Toulon, qui n’a perdu que deux matchs cette saison, toutes compétitions confondues, et Agen, qui reste sur cinq défaites consécutives en Top 14. A Mayol, les leaders reçoivent donc les avant-derniers de Top 14. Les joueurs de Bernard Laporte viennent de remporter une superbe victoire 62-0 en H Cup face aux Anglais de Sale. Les Agenais, eux, ont perdu en Roumanie face au Bucarest (25-22) mais se sont vengés la semaine suivante en gagnant à domicile 39-9 face au même adversaire. Agen va tenter de gagner ce match pour sortir de la zone de relégation. Les Varois voudront laisser le Stade Toulousain à distance.

www.rugby365.fr  

Usap: le bon jour du président

https://i1.wp.com/www.lexpress.fr/pictures/950/486572_le-deuxieme-ligne-de-l-usap-romain-taofifenua-perce-dans-la-defense-agenaise-lors-de-la-12e-journee-du-top-14-de-rugby-le-30-novembre-2012.jpg

https://i1.wp.com/upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/1/1b/Logo_Top14_2012.jpgMême si tout ne fut pas facile, l’Usap a dominé de manière logique (39-13) un SU Agen qui n’aura pas su tenir la distance ce vendredi, à Aimé-Giral, où les Catalans, auteurs de cinq essais, ont salué d’une victoire bonifiée la nouvelle présidence de Daniel Besson, le successeur de Paul Goze.  

L’opposition agenaise n’avait ce vendredi, à Aimé-Giral, certainement pas la qualité des champions de France, mais il aura fallu malgré tout à Nicolas Mas et ses partenaires se relever les manches pour finir par prendre largement la mesure de leurs adversaires après le repos, forts d’une mainmise de tous les instants sur cette rencontre. Si l’on excepte dix minutes d’un opportunisme total en fin de première période, Agen, qui ne comptait qu’un petit point de retard à la pause (14-13), n’aura tout simplement pas su tenir la distance. Un mal récurrent cette saison pour l’équipe de Philippe Sella qui, avant cette rencontre, avait déjà concédé seize de ses vingt-cinq essais en seconde période. Trois de plus seront venus grossir cette statistique, en même temps que sa faiblesse en conquête, et notamment en mêlée fermée, avait une fois encore placé ce SUA d’emblée en difficultés.  Nicolas Mas pouvait savourer : « Il a vite fallu se remettre dans le championnat. La victoire avec le bonus est là et tout le monde est content, c’est le principal, lâchait le pilier de l’équipe de France au micro de Canal + SportEn première période, nous n’avons pas respecté le plan de jeu ni les Agenais. Nous sommes partis dans un rugby débridé avec beaucoup trop de fautes. Agen nous a mis à mal en revenant à un point, mais nous avons rectifié le tir en seconde période« . Et offert un succès à cinq points à leur président. 

Lagarde, le pire et le meilleur

Agen a sans doute des intentions au coup d’envoi de ce toujours périlleux déplacement en terres catalanes. Mais pour exister à ce niveau et espérer menacer cette Usap, le SUA part avec un handicap récurrent et, on serait tenté de dire, rédhibitoire : une mêlée fermée, véritable talon d’Achille d’une équipe qui cède sur cet exercice après moins de dix minutes de jeu. La première épreuve de force imposée par Cap’tain Mas et sa première ligne met au supplice son homologue lot-et-garonnaise, qui paye sans doute aussi sa réputation si peu glorieuse dans ce secteur de jeu. Les pénalités pleuvent, au point d’envoyer le pilier Laurent Cabarry au frigo pour dix minutes, avant que M. Gauzere n’ait d’autre choix que d’offrir l’essai de pénalité aux Perpignanais (7-0, 9e). On a connu meilleur entame pour se mettre en confiance à Aimé-Giral…

Gavée de munitions, l’Usap, après ces trois semaines de trêve internationale, elle, retrouve ses automatismes et enfonce le clou dans la foulée sur cette attaque en première main sur laquelle la défense agenaise, bien naïve, tombe dans le panneau des leurres sang et or et laisse un boulevard à David Marty pour le deuxième essai des locaux (14-0, 14e). Pour son premier match de la saison, Raphaël Lagarde, positionné à un poste d’arrière inhabituel pour lui, a peut-être pêché par inattention, même si son ailier Tagotago ne l’a certainement pas aidé sur ce coup-là. L’ancien Montpelliérain semble promis à une longue soirée avec ces deux échecs au pied en suivant (20e, 24e). On se trompe lourdement. Sa réaction est même superbe. Deux éclairs sur deux premiers mouvements offensifs limpides des Agenais : la passe après contact de Vincent Roux profite à Tagotago, qui n’a plus qu’à servir Lagarde en bout de ligne pour l’essai de la révolte suaviste (14-5, 30e). L’ex-joueur de Marc Delpoux sous le maillot de l’UBB joue un drôle de tour à son ancien entraîneur avec ce déboulé et ce jeu au pied d’une précision diabolique, qui envoie Miguel Avramovic à dam (14-10, 35e). Irrésistible face à des Perpignanais soudain fébriles, malgré leur outrageuse domination en conquête (70 % de possession), Lagarde s’offre un drop juste avant la pause (14-13, 41e). Le doute est permis pour Mas et ses partenaires à l’heure de regagner les vestiaires…

https://i2.wp.com/cdn-sports.ladmedia.fr//images/media/rugby/top-14/articles/top-14-tout-bonus-pour-l-usap/florian-cazenave-adrien-plante/4471792-1-fre-FR/Florian-Cazenave-Adrien-Plante_w484.jpg

KO pour les visiteurs du soir, réduits à un zéro pointé en seconde période

« Il faut se remettre au boulot… » L’appel au réveil de ses troupes du capitaine catalan est au moins aussi clair que celui de son entraîneur, dont résonnent encore les vestiaires à la reprise, mais cette Usap, bien que capable de perpétuer de plus belle sa mainmise sur le ballon, n’en profite que trop peu. Deux pénalités de James Hook (47e, 57e) ne suffisent pas à éloigner la menace agenaise (20-13). Il faut la rentrée de l’Anglais Richard Haughton, décisif sur son attaque de la ligne adverse, pour créer la brèche longtemps retardée par le SUA et envoyer Farid Sid à l’essai (25-13, 59e). Si un possible hors-jeu sur la dernière a échaudé le banc agenais, le ballon chipé par Florian Cazenave dans les mains de Mathieu Lorée provoque l’ire de Mathieu Blin et David Darricarrère. Au bout du contre de 80 mètres, c’est le break pour l’Usap (32-13, 66e). Qui se libère d’un cinquième essai en force, signé Guilhem Guirado, pour un bonus aux allures de KO pour les visiteurs du soir, réduits à un zéro pointé en seconde période. Dans la tribune, Daniel Besson, le nouveau président, accompagné de Paul Goze, pouvait savourer la première victoire de son mandat.

https://i1.wp.com/acestgratuit.free.fr/images/logo_sports.fr_1.jpg

Top 14: Toulon contrarié, Toulouse retrouvé

Le RC Toulon a souffert pour venir à bout du Stade Français mais conserve cinq points d’avance en tête du Top 14 sur Clermont, vainqueur à Agen, et sept points sur le Stade Toulousain, qui s’est ressaisi en battant largement le Racing-Métro, jeudi lors de la 10e journée.

Vainqueurs 24 à 19 sans inscrire le moindre essai, une première cette saison au stade Mayol cinq jours après le mémorable carton (59-0) infligé à Bayonne, les Toulonnais ont perdu un peu de leur superbe. Mais ils ont assuré l’essentiel dix jours avant un déplacement explosif à Clermont programmé le jour de France-Australie, et qui sera donc disputé en l’absence des nombreux internationaux des deux clubs.

En attendant, les Clermontois ont fait le métier à Agen (18-11) sans toutefois réussir à conserver le point de bonus offensif. Le Stade Toulousain, lui, n’a pas manqué le bonus face au Racing-Métro (32-13) et signe une belle réaction après sa défaite au Stade de France face à l’autre club parisien.

Montpellier a une nouvelle fois réalisé une bonne opération en battant largement Mont-de-Marsan (32-16). Le club héraultais accroît d’un point son avance sur Castres, qui a souffert pour battre Perpignan (38-36) malgré 25 points inscrits par le demi de mêlée sud-africain Rory Kockott.

Grenoble, vainqueur (34-21) d’une équipe de Biarritz étrangement absente en première période, a fait un nouveau pas précieux vers le maintien en Top 14 et conserve sa sixième place. Bayonne s’est également signalé en battant Bordeaux-Bègles sans lui laisser le point de bonus défensif (22-11). Le club girondin retrouve la zone de relégation en raison d’une différence particulière défavorable avec Agen.

Top 14: Perpignan s’impose sur le fil face au Racing métro 17 à 13

Au finish, Perpignan a devancé le Racing Métro (17-13), lors du dernier match de la 9e journée du Top 14 de rugby samedi soir à Aimé Giral.

Une pénalité et un drop de Hook ont libéré les Catalans dans les 8 dernières minutes d’un match accroché, haché, étouffant même. L’USAP se relance au classement, alors que le Racing doit se contenter du bonus défensif, somme toute frustrant pour les hommes de Gonzalo Quesada.

Vent dans le dos, le Racing imposait sa pression en tout début de rencontre. Perpignan se mettait trop vite à la faute et Hernandez frappait deux fois (0-6, 5e).

Il fallait un quart d’heure pour que les Catalans rentrent enfin dans le match. Ben Arous, le néo-international, martyrisé par Mas, cédait trois fois consécutivement en mêlée.

Carton jaune et sentence immédiate : Taumalolo marquait en coin le premier essai du match (8-6, 21e). Perpignan dominait, imposant son rythme, mais sans concrétiser deux franches occasions d’essai. Seul Hook ajoutait 3 points avant la pause (11-6).

Dès l’entame de la seconde période, le Racing échouait deux fois tout près de l’en-but. Imhoff d’abord, puis Jané étaient repris in extremis par les défenseurs locaux.

Opiniâtres, les Franciliens finissaient pourtant par trouver la faille en force par Matadigo (11-13, 49e).

Les débats s’équilibraient alors, les Franciliens tentant d’imposer leur puissance à des Catalans pas assez lucides au pied vent dans le dos.

Il fallait attendre les 8 dernières minutes pour que la rencontre choisisse son vainqueur.

Alors, que l’USAP héritait d’une pénalité dans son camp, les récriminations d’un Racingman donnaient l’occasion à Hook de redonner l’avantage au sien des 45 mètres en face (14-13, 72e).

Le Gallois ajoutait même un drop juste avant la sirène permettant à Perpignan de respirer et au Racing d’afficher ses regrets.