XV de France : L’automne dangereux

La série de trois tests qui se profile semble particulièrement dangereuse pour les Bleus. En effet, les Bleus retrouveront sur leur chemin leurs deux bêtes noires, les deux équipes qu’elle a eu le plus de mal à gagner ces dernières années : L’Australie et l’Argentine. Depuis 17 ans de professionnalisme, le bilan est implacable : 12 victoires pour les Wallabies contre 3 victoires françaises.

Les Australiens semblaient moribonds mais ils viennent de faire un championnat de l’hémisphère sud, tout à fait correct. L’Australie a remporté ses matchs face aux Springboks et au Pumas à domicile avant d’aller s’imposer à Rosario, ce qui n’est jamais une mince affaire. Ils viennent de réaliser un très bon match nul lors du dernier match de Blediloe Cupface à des All Blacks que beaucoup présentaient comme invincible.

Le dernier test entre les deux nations avait très largement tourné en faveur des Wallabies. A tout cela, il faut ajouter des conditions favorables  de préparation (les Australiens viennent de passer 6 mois ensemble et leur jeu est complètement rôdé).

Malgré tous les Bleus doivent se dire que toutes les séries ont une fin. Philippe Saint-André s’apprête à aligner l’une des plus belles équipes que le XV de France n’ait jamais eue : des avants solides et réputé pour leur jeu estampillé Top 14 avec une magnifique ligne de trois-quarts. Lorsque l’on regarde la composition de la liste des 33 appelés par Philippe Saint-André, on comprend les intentions du sélectionneur : par exemple au centre, nous retrouvons Mermoz, Fofana, Fickou et Fritz. Que des joueurs de ballons, amateurs d’intervalles, et de balles au large. Malgré l’absence de joueurs cadres comme Dusautoir, le capitaine, et peut-être celle de Morgan Parra. La France dispose de toutes les armes pour que les Australiens mettent enfin un genou à terre.

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Les All Blacks font le coup de la panne

L’Australie a créé la surprise en neutralisant la Nouvelle-Zélande (18-18), ce samedi, à Brisbane, privant au passage les Blacks du record de victoires consécutives pour une nation majeure. Le XV de France, qui affrontera les Wallabies, le 10 novembre prochain, n’a qu’à bien se tenir.

Cela n’aura pas échapper à Philippe Saint-André, dont les Bleus ouvriront leur série de tests d’automne face à l’Australie le 10 novembre, au Stade de France : on a retrouvé les Wallabies ce samedi, à Brisbane, où l’équipe de Robbie Deans, malgré l’absence d’un quinze titulaire, ou presque, à l’infirmerie, et dix ans de disette dans la quête de cette Bledisloe Cup, acquise avant ce match aux rivaux néo-zélandais, vainqueurs sans appel des deux premières confrontations de la saison entre les deux formations, aura été capable de tenir en échec les All Blacks (18-18). Un nul inespéré et rare –le dernier datait de 1988- qui n’a rien d’anecdotique.

S’il relance l’Australie, ce score de parité prive les champions du monde d’un record de victoires consécutives pour une nation majeure (*), qui semblait tendre leur tendre les bras après un Four Nations immaculé. Un dix-septième succès de rang que les Néo-Zélandais de 1969 et les Springboks de 1998, entraînés par Nick Mallett, qui s’est dérobé à l’occasion du plus mauvais match, sans conteste, des joueurs de Steve Hansen en cette saison post-Coupe du monde. Un seul marqueur pour illustrer cette contre-performance : il faut remonter dix ans en arrière pour trouver la trace d’une rencontre sans essai de la part de Richie McCaw et ses coéquipiers (victoire 12-6, le 13 juillet 2002, ndlr) ! Et l’acharnement mis par ces Blacks dans le temps additionnel pour mettre Dan Carter en position de décocher un drop, finalement mal ajusté, suffit à mesurer la portée de ce coup d’arrêt.

Des Blacks sans essai

La perspective d’un tel record ne semble pas de nature au coup d’envoi à survolter des All Blacks un brin empruntés et coupables surtout d’une indiscipline récurrente au cours de ce premier acte. Une certaine apathie dont les doublures australiennes ne profitent pourtant pas pleinement. Si la botte de Mike Harris est impeccable pour compiler quatre coups de pied gagnants (3e, 28e, 32e, 40e), le réalisme fait défaut à des Wallabies qui ne s’en laissent pas compter par ailleurs, à l’image de ce tête à tête musclé entre Richie McCaw et le flanker Scott Higginbotham. Leur domination tant du point de vue territorial que dans la possession est évidente, mais à l’heure de concrétiser, le bât blesse, à l’image de cet en-avant fatal du talonneur Tatafu Polota-Nau à un mètre de la ligne d’essai adverse (19e). Les champions du monde balbutient leur rugby que viennent gâter des fautes de main inhabituelles. Comme sur ce ballon d’essai qu’échappe Aaron Smith à l’heure d’aplatir sous les poteaux australiens (10e). Un rare temps fort que Dan Carter se charge d’illustrer au tableau d’affichage (7e, 11e). Pour un avantage de six points (12-6) logique en faveur des Australiens à la pause, qui se double d’une supériorité numérique suite au carton jaune de Tony Woodcock (40e).

Ces Blacks n’y sont pas et le deuxième échec de Carter au retour des vestiaires n’indique rien de bon (44e). D’autant qu’un Kurtley Beale très à son avantage et, relais de Harris au but, signe un premier break (15-6, 51e). Ce test bascule sur ce plaquage à l’épaule de Mike Hooper sur Aaron Smith, toujours aussi entreprenant et qui s’échappait sur l’aile. Le carton jaune est inévitable et Carter, après avoir déjà réglé une première fois la mire dans cette seconde période, ne se fait pas prier pour ramener son équipe au contact (15-12, 55e). Beale est en échec à son tour sur une nouvelle tentative longue distance (59e), mais les Néo-Zélandais ne profitent pas de cette supériorité numérique. Cory Jane, tel un funambule sur la ligne de touche, aurait mérité d’inscrire un essai d’exception, mais M. Joubert, convaincu, se passe de la vidéo et refuse de valider l’action (65e). Mais cette équipe-bis de l’Australie gâche sa superbe résistance dans les ultimes minutes, trop fébrile pour concéder l’égalisation à Carter dans un premier temps (15-15, 67e), puis pour la première fois du match, l’avantage au score pour les Blacks, consécutif à ce grossier en-avant d’Adam Ashley-Cooper dans ses 22 mètres (15-18, 70e). Mais cette équipe d’Australie, malgré la fatigue qui accable les deux formations, a des ressources et Harris, en préservant son 100% au pied du jour, offre un nul (18-18, 74e) auquel la tentative de drop de Carter, ratant sa cible au bout du suspense, ne changera rien.

Résumé Wallabies vs. All Blacks

Championnat du sud : Sans faute pour les All Blacks, l’Argentine apprend douloureusement

La Nouvelle-Zélande en championne du monde

La Nouvelle-Zélande, déjà assurée de remporter le Four nations de rugby, s’est offert un sans-faute en battant l’Afrique du Sud 32 à 16, bonus offensif à la clef, samedi au Soccer City de Johannesburg lors de la 6e et dernière journée.

Menés 16 à 12 à la pause, les All Blacks ont accéléré en seconde période, inscrivant 20 points pour glaner un sixième succès en six matches et parachever leur triomphe dans cette première édition à quatre nations du tournoi phare de l’hémisphère sud.

« Notre deuxième mi-temps a été bien meilleure et les gars ont réussi à mettre la pression. Nous avions travaillé dur durant toute la semaine et ça a payé aujourd’hui », s’est félicité le capitaine néo-zélandais Richie McCaw, qui a fêté de la meilleure des manières sa 100e sélection.

Le capitaine sud-africain Jean de Villiers a lui regretté que les Boks « aient dû courir après le score. Notre jeune équipe a parfois paniqué et concédé des pénalités stupides ».

Auteurs d’une bonne entame et maîtres du ballon, les Springboks se sont montrés bien trop maladroits, étant par exemple incapables d’exploiter leur supériorité numérique en fin de match après l’exclusion temporaire d’Israel Dagg.

Quelque peu bousculés en conquête, les champions du monde s’en sont remis au talent de l’ouvreur Dan Carter (12 points) et à l’inspiration des trois-quarts, impressionnants de vitesse.

Dans un match sans autre enjeu que l’honneur, les Sud-Africains avaient pourtant pris un meilleur départ, menant rapidement 10 à 0 grâce à un essai de l’ailier Bryan Habana (12e), transformé par le jeune ouvreur Jonathan Goosen (20 ans), qui ajoutait également une pénalité (20e).

Les Blacks réagissaient sous l’impulsion de leur virevoltant ailier Hosea Gear. A l’origine de l’essai du 2e ligne Sam Whitelock (25e) en perçant le rideau défensif sud-africain, Gear servait ensuite sur un plateau Aaron Smith (33e) pour mettre les Néo-Zélandais en tête (12-10).

Les Sud-Africains reprenaient toutefois la main avant la pause, grâce à deux pénalités d’Elton Jantjies (22 ans), entré à la place de Goosen, visiblement touché à un genou.

Les espoirs des 80.000 spectateurs ont cependant été douchés dès le coup d’envoi de la seconde période. Ma’a Nonu concluait une belle action dont le détonateur fut Israel Dagg, capable de se débarrasser de quatre Sud-Africains pour percer.

Onze minutes plus tard, Conrad Smith enfonçait le clou, bien décalé par Carter lors d’une attaque en première main dans les 22 mètres sud-africains. L’ouvreur gonflait ensuite le score par une transformation, un drop et une pénalité.

L’équipe d’Argentine a enregistré son 5e revers dans le Four Nations, en étant battu à domicile par l’Australie (25-19). Rodrigo Roncero y a fêté sa 55e et dernière sélection sous le maillot des Pumas. Pour ce premier Four Nations de l’histoire, les Wallabies terminent donc 2e derrière les All Blacks, qui ont fini l’épreuve par une 6e victoire, en Afrique du Sud (32-16).

Résumé Afrique du Sud vs. Nouvelle-Zélande

 

L’Argentine n’y arrive toujours pas

L’Australie a remporté une victoire capitale (25-18) en Argentine, qui lui permet de terminer le Four Nations à une deuxième place inespérée après une campagne décevante dans le jeu. Les Wallabies devancent l’Afrique du Sud au bénéfice du nombre de victoires (3 victoires, 3 défaites contre 2 victoires, 1 nul, 3 défaites). Pour leur première participation au prestigieux tournoi de l’hémisphère Sud, les Pumas terminent sans aucune victoire, mais avec un match nul contre l’Afrique du Sud (16-16, 2e journée).

Sous le feu des critiques après de très ternes prestations, les Australiens ont décroché ce précieux succès sans briller, si ce n’est sur une combinaison limpide qui a envoyé Digby Ioane à l’essai à un quart d’heure de la fin. Ils ont capitalisé sur l’indiscipline argentine par la botte de Mike Harris (18 points). Les Pumas, qui rêvaient de décrocher un premier succès après avoir malmené plusieurs de leurs adversaires dans les matches précédents, ont été cette fois en panne d’inspiration devant leur public de Rosario. Ils ont finalement réussi à marquer en force par Juan Imhoff un essai pour l’honneur (76e).

La rencontre a marqué les adieux du pilier historique des Pumas, Rodrigo Roncero (35 ans), après 55 sélections en 14 ans de carrière internationale.

Argentine vs. Australie

Source : Sport.francetv.fr, 20minutes.fr photos :espnscrum.com

Championnat du sud : les Blacks sacrés, les Pumas adoptés, les Wallabies déprimés

La Nouvelle-Zélande, en démonstration samedi en Argentine (54-15), a survolé la 1re édition du Four Nations de rugby, compétition des grandes nations de l’hémisphère Sud marquée par l’intégration réussie des Argentins et la crise menaçante en Australie.

Les All Blacks, champions du monde à domicile en octobre 2011, ajoutent une nouvelle ligne à leur palmarès après avoir remporté le Tri-Nations à dix reprises depuis 1996, avant l’intégration des Argentins cette année.

Après la dernière journée samedi prochain, qui établira le classement définitif derrière les All Blacks pour l’Afrique du Sud (2e), l’Australie (3e) et l’Argentine (4e), ces quatre nations auront un mois pour préparer la tournée de novembre dans l’hémisphère Nord.

Elles affronteront des nations européennes en lutte pour une place de tête de série lors du tirage au sort du Mondial-2015, le 3 décembre à Londres.

Auparavant, All Blacks et Wallabies s’affronteront une dernière fois le 20 octobre à Brisbane, en Australie. En Europe, les All Blacks éviteront la France, leur victime de la finale du Mondial-2011 (8-7). L’Australie, puis l’Argentine sont en revanche attendues en France les 10 et 17 novembre.

En attendant, la transition chez les All Blacks est une réussite. Leur nouvel entraîneur Steve Hansen, ex-adjoint de Graham Henry parti après le sacre mondial, débute son mandat par un trophée.

Les Néo-Zélandais n’ont plus perdu depuis août 2011 (15 victoires consécutives). Et s’ils ont été quelque peu bousculés à domicile par les Sud-Africains (21-11) et même par les Argentins (21-5), leur performance samedi à La Plata, avec sept essais inscrits aux Pumas, a clairement rappelé la hiérarchie.

L’année 2013 sera aussi riche en défis côté néo-zélandais avec la triple réception du XV de France en juin, probablement sans le capitaine Richie McCaw, qui devrait prendre un « congé sabbatique » d’au moins six mois après la tournée de novembre.

Les Springboks en chantier

Malgré la correction reçue à La Plata, l’Argentine a globalement réussi son intégration à la compétition, véritable révolution pensée par les dirigeants du rugby mondial après sa 3e place au Mondial-2007 et mise en pratique cette année.

Un manque d’expérience et de ressources physiques, inévitables pour une première, expliquent les résultats des Pumas qui doivent pour l’heure se contenter d’un match nul face aux Springboks. Avant une dernière tentative samedi face à l’Australie pour marcher dans les traces de l’Italie, qui avait gagné un match dès l’année de son admission dans le Tournoi des six nations en 2000.

Ce premier Four Nations fut aussi l’occasion d’un délicat baptême du feu pour l’entraîneur des Springboks Heyneke Meyer. Le successeur de Peter de Villiers a encore un match face aux All Blacks samedi à Soweto pour rehausser son bilan.

Après la retraite de plusieurs cadres (Smit, Matfield, Botha) et les blessures de nombreux joueurs (Burger, Fourie, Brussow), Meyer a lancé plusieurs jeunes pousses y compris au poste d’ouvreur, le jeune Greg Goosen ayant suppléé le critiqué Morné Steyn samedi face aux Wallabies. Le chantier est en cours.

L’Australie, balayée samedi à Pretoria (31-8), sort de nouveau affaiblie de la compétition. Deux nouvelles désillusions face aux All Blacks, une catastrophe évitée de peu à domicile face à l’Argentine et une seule victoire face aux Springboks forment le bilan de Robbie Deans.

En poste depuis 2008, l’entraîneur néo-zélandais est fortement critiqué et les déclarations au vitriol tenues cette semaine par l’ouvreur Quade Cooper contre sa Fédération et chargeant implicitement son entraîneur, auquel il préfère son mentor des Queensland Reds Ewen McKenzie, ont singulièrement plombé l’ambiance australe.

La Nouvelle-Zélande et l’Australie dans la douleur

Bryan Habana se lance au coeur de la défense black

Peu séduisante, la Nouvelle-Zélande a éprouvé les plus grandes difficultés pour venir à bout de l’Afrique du Sud (21-11) à domicile, samedi à Dunedin, lors de la 4e journée du Four Nations. Les buteurs Sud-Africains ont sombré. L’Australie, menée au score pendant plus de 60 minutes, a su renverser la vapeur pour l’emporter (23-19) face à l’Argentine, qui a manqué de peu de signer le premier succès de son histoire dans le Four Nations.

Après son triomphe à l’échelle mondiale, la Nouvelle-Zélande est bien partie pour triompher sur l’hémisphère sud. Avec ce quatrième succès, les All Blacks ont accompli un nouveau grand pas vers le titre du Four-Nation 2012, dont la 4e journée s’est poursuivie samedi avec la victoire de l’Australie face à l’Argentine (23-19). Alors qu’il leur avait échappé l’année dernière au profit de l’Australie, le trophée devrait vraisemblablement retourner dans l’escarcelle néo-zélandaise.

Un grand progrès

Les Néo-Zélandais devront cependant soigner leur copie – deux derniers matches à l’extérieur face aux Springboks et aux Argentins – pour s’adjuger le trophée. La victoire poussive et presque miraculeuse face aux Springboks, cruellement privés en fin de match du point de bonus défensif, est un clair avertissement.
Avec ses armes habituelles -jeu au pied, ballon portés, agressivité dans les rucks- l’Afrique du Sud est nettement parvenue à faire déjouer les All Blacks. Mais leurs buteurs Morné Steyn, François Steyn et Johan Goosen ont totalisé un chiffre désastreux de 23 points manqués au pied. Le carton jaune de Greyling (64e), pour un coup de poing sur McCaw, n’allait rien arranger à leur affaire.

L’arrière néo-zélandais Israel Dagg avait marqué le seul essai de la première mi-temps après deux passes dans le placage du deuxième ligne Sam Whitelock et du n°8 Kieran Read. Mais les Springboks auraient pu mener 18-5 à la mi-temps si les deux Steyn avaient converti les pénalités concédées par les Néo-Zélandais à leur jeu de pression. « Notre jeu au pied n’a pas été très bon mais maintenir la meilleure équipe du monde sous pression pendant 80 minutes représente déjà un grand progrès », estime Jean de Villiers, le capitaine sud-africain.

McCaw loue le « sang froid de son équipe

En début de seconde période c’est Bryan Habana qui a fait parler sa classe. Son essai marqué après une passe à plat du demi de mêlée Ruan Pienaar et un petit coup de pied pour lui-même repris juste devant l’en-but a donné l’avantage aux Springboks 8-5. A l’heure de jeu, le demi de mêlée remplaçant néo-zélandais Aaron Smith a répliquait sur un exploit individuel à l’heure de jeu. La botte d’Aaron Cruden, auteur de deux pénalités en fin de match (74e, 80e), a finalement scellé la victoire des champions du monde.

« Les Sud-Africains ont pratiqué un rugby très physique et nous ont agressés d’entrée mais nous nous attendions à ce type de match, commente le capitaine des All Blacks Richie Mc Caw. Je suis très fier de la façon dont les gars ont gardé leur sang-froid mais nous nous sommes bien sonné les cloches à l’ancienne et je suis très heureux d’avoir gagné. »

Les All Blacks s’étaient quelque peu mis à l’abri grâce à un essai d’Israel Dagg (19) auquel répondait, en seconde période, l’ailier Springbok Bryan Habana sur un exploit individuel. Le demi de mêlée néo-zélandais Aaron Smith, sorti du XV de départ pour un écart de conduite, se rachetait en inscrivant l’essai de la victoire (61) pendant qu’Aaron Cruden assurait le reste au pied (74e, 80e).

L’Argentine méritait mieux

De leur côté, les Wallabies ont aligné un second succès consécutif après celui glané face à l’Afrique du Sud samedi dernier (26-19) et se hissent en deuxième position au classement derrière la Nouvelle-Zélande, avec deux ultimes déplacements au programme en Afrique du Sud et en Argentine.

Après avoir obtenu le match nul (16-16) face aux Springboks et perdu avec les honneurs en Nouvelle-Zélande (21-5), les Argentins ont bien failli s’offrir le scalp d’une équipe d’Australie privée de nombreux joueurs (Genia, Horwill, Pocock) et rapidement plongée dans le doute par ses nombreuses approximations dans le jeu. Les Wallabies ont en effet failli sur leurs bases durant une grande partie du match. Fautes de main, problèmes d’organisation, inefficacité, les lacunes australiennes ont longtemps permis à leur adversaire de faire la course en tête.

Dans un bon jour, Juan Martin Hernandez permettait à son équipe de mener à la pause (6-3) avant les deux essais éclair de Tomas Leonardi et Julio Faria Cabello et une nouvelle pénalité de l’ouvreur qui ofrraient aux Pumas une avance de 13 points peu avant l’heure de jeu. Mais les Wallabies se ressaisissaient et franchissaient la ligne à deux reprises grâce à Pat McCabe et Digby Ioane. La botte de Berrick barnes et une ultime pénalité de Kurtley Beale scellaient le succès australien.

Source ; sport.francetv.fr

Les Pumas résistent aux Blacks

JM Fernandez-Lobbe impérial dans les airs face aux All Blacks (Photo. Espnscrum.com)

Dans une rencontre intense, les Argentins n’ont cédé que sur la fin face aux All Blacks (21-5) sur la pelouse du Westpac Stadium de Wellington lors de la 3e journée du Four Nations. Après une première mi-temps équilibrée, les Néo-Zélandais ont fait la différence dans les 20 dernières minutes grâce à deux essais de Savea et Jane. Une troisième victoire difficile à se dessiner. L’Australie a ouvert son compteur de victoire face à l’Afrique du Sud

Après une double confrontation encourageante face aux Springboks, défaite (28-6) au Cap mais match nul (16-16) pour leur premier match à domicile, les Pumas se mesuraient à des All Blacks déjà favoris pour le titre, forts de leurs deux victoires sans bavure face aux Australiens (27-19 et 22-0), avec l’ambition de rivaliser. Ce qu’ils ont réalisé durant plus d’une heure de jeu. « Ils nous ont un peu mis sous pression, mais je suis très satisfait de notre réaction en deuxième période. Nous avons joué dans la bonne moitié de terrain« , a analysé Richie McCaw juste après le coup de sifflet final.

Féroces en défense, opportunistes en attaque, les Pumas ont même mené 5-3 après l’essai de l’inusable pilier Rodrigo Roncero qui concluait un pilonnage devant la ligne néo-zélandaise (13e).  En l’absence de Dan Carter (blessé au mollet), son remplaçant Aaron Cruden a sanctionné l’indiscipline argentine (9 pénalités en première période) pour repasser devant avant la pause (6-5). Dans les fameuses bourrasque de vent et pluie de « WindyWellington », Les Néo-Zélandais n’ont pas trouvé de solutions offensives en raison d’un manque évident de concentration, peut-être même d’un trop plein de suffisance, et d’une multitude faute de main. Mais, la défense argentine y était aussi pour beaucoup: agressive, toujours à la limite du hors-heu et efficace au plaquage et impressionnante de générosité. « L’intensité du  jeu argentin nous avait beaucoup gênés. Ils ne peuvent que s’améliorer encore  et encore. Ils sont déjà bons et possèdent probablement l’une des meilleures  défenses au monde »,

Les Argentins finissent pas craquer

La coupure d’électricité à la pause qui a repoussé de 15 minutes le coup d’envoie n’a pas eu d’incidence sur le cours des événements, si l’on en croit le capitaine emblématique des Blacks. « C’était un peu bizarre, mais l’essentiel était de rester concentré sur notre boulot. Les deux équipes ont été affectées par la panne donc il n’était pas question de se cacher derrière cette excuse et nous avons réussi à nous redresser. » Comme lors du quart de finale de la Coupe du monde gagné (33-10), les Blacks faisait peu à peu la différence en seconde période. Au pied d’abord sur une pénalité  (9-5, 51e). A la main ensuite. A force de pilonner et d’attaquer au large et dans l’axe, les Blacks transperçaient au cœur de la défense argentine grâce à Richie McCaw. Au bout de l’action, le flanker argentin Julio Cabello commettait un en-avant volontaire pour mettre fin à un surnombre néo-zélandais. Si la pénalité de Cruden touchait les deux poteaux (59e), les Blacks profitaient logiquement de leur supériorité numérique.

Face aux Blacks, l’heure de jeu est souvent le moment où leur travail de sape fait son œuvre. L’inéluctable essai est arrivé après une énième attaque conclu par Savea en coin (14-5, 66e). Peu après, lors d’une une attaque en première main suite à une mêlée (encore un!), l’ouvreur Cruden envoyait une longue passe à l’aile pour lober la défense argentine montée en pointe et Jane plantait en coin (21-5, 72e). Malgré un dernier baroud, les Pumas échouaient à quelques mètres de la ligne et prouvaient qu’ils existaient dans ce Four Nations. C’est déjà une victoire.

Les Australiens à l’énergie

Battus à deux reprises par les Blacks, humiliés lors du dernier match (22-0) et laissés à zéro pour la première depuis 1962, les Australiens ont perdu de leur superbe de l’an dernier quand ils remportaient les Tri-nations avec un jeu séduisant. Minée par les blessures (Horwill, Pocock, Palu, O’Connor), l’Australie est en manque de confiance à l’image de son début de rencontre. Malgré des intentions, ils étaient incapables de franchir le rideau sud-africain ou de rivaliser dans l’impact physique. Sans être géniaux et sans rien proposés excepté des mauls et des rucks, les Springboks se détachaient grâce à de Brian Habana (3-10, 20e). Menés 13-3, les Australiens n’arrivaient même pas à profiter d’une supériorité numérique suite au carton jaune de Mtawarira (34e).

Au retour des vestiaires, les Wallabies retrouvaient de la conviction et du jeu. Avoir après avoir recollé au score grâce à deux pénalités de Barnes, l’Australie passait devant pour la première fois de la partie. Le N.8 Higginbotham marquait entre les poteaux dès son entrée en jeu (16-13, 55e). A l’image de l’excellent flanker Michel Hooper, réplica de Pocock, les Australiens parvenaient enfin à tenir tête dans le défi physique. La fin de match se résumait à un duel de buteur (19-19, 68e) jusqu’à une superbe action australienne. Une prise de balle de Genia, une percée d’ Higginbotham et un relais de Polota-Nau lançait le pilier Alexander dans un intervalle pour un essai en coin (26-19, 70e). Malgré les blessures de Genia et Barnes, les Australiens s’offraient un cinquième succès de rang. A l’envie.

Championnat hémisphère sud, première journée en vidéo

Avec un peu de retard, je vous transmets ici les vidéos des deux premiers matchs du tout nouveau Championnat de l’hémisphère sud (anciennement Tri Nations Series). Une première journée sans surprise au cours de laquelle Los Pumas ont particulièrement souffert face aux Springboks (27-6). De l’autre côté de la planète les All Blacks rencontraient leurs meilleurs ennemis australiens. Les champions du monde ont marqué leurs adversaires du jours au fer rouge en remportant leur premier match (27-19).

Wallabies vs. All Blacks

Afrique du Sud vs. Argentine