Rideau sur le Stade de France?

Et si le France-Écosse du 16 mars, prochain match à domicile, était le dernier de l’histoire du Tournoi au Stade de France? La Fédération française de rugby (FFR) envisage très sérieusement un exil en province. La convention qui la lie au consortium (67% Vinci, 33% Bouygues) chargé de gérer l’enceinte dyonisienne s’achève le 30 juin. Il en coûte actuellement 2,8 millions d’euros par match à la FFR pour louer l’enceinte, pour un bénéfice moyen de 2 millions d’euros. En comparaison, la fédération anglaise engrange 8 millions d’euros pour un match du XV de la Rose à Twickenham.

Si les conditions accordées par le SDF ne deviennent pas plus avantageuses, le XV de France recevra ses adversaires du Tournoi 2014 là où l’herbe est plus grasse, à Lille et Toulouse par exemple. Même perspective pour la série de test-matches prévus en novembre prochain. « Matériellement, cela ne pose aucun problème. Même en s’y prenant en juillet, on aurait le temps de réserver les stades », assure un cadre de la fédération. L’automne dernier, la FFR a fait une meilleure opération financière en recevant l’Argentine à Lille devant 50.000 spectateurs qu’en accueillant l’Australie devant 65.000 personnes à Saint-Denis.

Pierre Camou, le président de la fédération, n’aurait pas le moindre état d’âme à sceller le divorce, de toute façon inéluctable dans son esprit. Vendredi, Camou et Serge Blanco, son puissant vice-président, ont présenté la maquette de leur future enceinte de 82.000 places, dotée d’un toit et d’une pelouse rétractables. D’un coût, peut-être sous-estimé, de 572 millions d’euros au maximum, elle sera érigée à Ris-Orangis en 2017, si les financements suivent aussi vite qu’espéré. Les élus de l’Essonne, poussés par l’ancien maire d’Évry, Manuel Valls, espèrent d’ailleurs obtenir le soutien public de François Hollande sur le dossier.

Négociations en cours

Le Stade de France n’a toutefois pas dit son dernier mot, pour les quatre prochaines saisons du moins. Philippe Auroy, patron du consortium, continue de discuter avec Pierre Camou. En froid il y a peu, les deux hommes sont convenus de ne plus s’asticoter par voie de presse pour laisser une chance aux négociations. Le tout sous l’oeil de Valérie Fourneyron. La ministre des Sports presse le Stade de France de trouver un modèle économique, sans subvention. Elle a annoncé fin 2012 l’arrêt du versement des indemnités de l’État, en s’appuyant sur l’illégalité du contrat, censuré en février 2011 par le Conseil constitutionnel. Au total, l’État a versé 115 millions d’euros au Stade depuis sa création en 1998.

Même s’il est assuré de la fidélité du football et de ses Bleus jusqu’en 2025, le Stade de France peine. La crise pèse. Depuis 2007, sa fréquentation a fondu de 2 millions à 1,5 million de spectateurs annuels et son chiffre d’affaires a chuté de 98 millions d’euros à 77 millions d’euros aujourd’hui. Sa stratégie de diversification, comme la production de ses propres spectacles, n’est pas concluante. Dans ce contexte, Vinci et Bouygues pourraient se montrer conciliants avec la FFR. D’autant qu’ils pourraient trouver leur propre intérêt au projet de nouveau stade. « Il serait beaucoup plus intéressant pour eux d’être retenus pour construire notre stade que de nous prolonger quelques années de plus à Saint-Denis… », sourit un membre de la fédération.

Un XV de la Rose de gala

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Après deux défaites contre l’Afrique du Sud et l’Australie, l’Angleterre a parfaitement réagi en s’offrant la Nouvelle-Zélande, samedi en test-match à Twickenham (38-21). Grâce à trois essais de Barritt, Ashton et Tuilagi, les joueurs de Stuart Lancaster ont fait forte impression face à des All Blacks qui ont raté leur première période. De son côté, l’Australie l’a emporté au Pays de Galles (14-12). 

A ce niveau-là, il serait presque réducteur d’évoquer un simple tremblement de terre. Car si séisme il y a eu à Twickenham, il a traversé les âges. Le succès retentissant des Anglais face aux Blacks (38-21) fait tomber un nombre incalculable de barrières, d’un strict point de vue statistique mais aussi – et surtout – psychologique. Comme chez les Gallois la semaine dernière, il aurait pu être écrit qu’une soudaine accélération suffirait. Menés 12-0 à la pause, sans point à la mi-temps pour la première fois du 21e siècle, les Blacks ont inscrit 2 essais en 3 minutes peu après le retour des vestiaires. Mais la Rose a décidé d’être vénéneuse. « Je n’y croyais pas vraiment avant le match, admettait Chris Robshaw à la BBC. Pour battre les champions du monde, vous avez besoin d’un peu de chance. Et on en a eu. »

Richie McCaw comptait à lui seul plus de sélections que le pack anglais. Le capitaine et Dan Carter étaient même plus capés à eux deux que l’ensemble des titulaires adverses. Seulement, il est certains matches où l’expérience ne peut pas tout faire. Et cette pénalité inhabituellement manquée par l’ancien Perpignanais à 40 mètres en face des poteaux, après 16 minutes de jeu, était bien un signe. L’Angleterre met fin à une série de 9 défaites de suite contre la Nouvelle-Zélande (sa dernière victoire avait eu lieu à Wellington, 15-13), de même qu’elle stoppe celle de 20 victoires d’affilée des champions du monde. Ce septième succès anglais sur les 35 dernières rencontres entre les deux équipes scelle aussi la deuxième plus lourde défaite de l’histoire des Blacks en tests.

McCaw: « Nous serons de retour »

Jamais la Rose n’avait inscrit autant de points contre les Kiwis, qui n’ont pas subi un écart aussi important face à leurs adversaires du jour depuis 1936 et un 13-0. Les courtes défaites contre l’Australie et l’Afrique du Sud sont oubliées, effacées, balayées. Pourtant, 76 ans plus tard et à la 51e minute du match, qui aurait pu croire à un tel scénario ? Après les essais de Savea (48e) et Kieran Read (51e), qui permettaient aux Néo-Zélandais de revenir à un point suite à cinq coups de pied d’Owen Farrell – qui était de retour à l’ouverture – la messe semblait dite. Les Néo-Zélandais ne recollaient qu’à 15-14 mais comme d’habitude, la machine était enclenchée… Le problème, c’est que justement, les Anglais ne voulaient pas faire comme d’habitude.

Les trois essais de Barritt (20-14, 54e), Ashton (25-14, 58e) et Manu Tuilagi sur une interception (32-14, 63e) ont transporté Twickenham dans une sphère démente. « Je suis juste impressionné par les garçons, déclarait Stuart Lancaster, sélectionneur ébahi du XV de la Rose, à la BBC. On a tous souffert mais on est restés soudés, et c’est juste plaisant qu’ils aient leur rayon de soleil. » Ces 10 petites minutes autour de l’heure de jeu comptent déjà parmi les plus belles de l’histoire du rugby anglais, un tour des réseaux sociaux suffisant à s’en assurer. Les deux équipes finiront à trois essais partout, après un dernier passage dans l’en-but de Savea à six minutes du terme. Mais avec deux autres pénalités de Freddie Burns (67e, 73e), le pied aura creusé un écart béant (38-21).

« On a lutté pour revenir, mais l’Angleterre a particulièrement bien joué, concédait un Richie McCaw beau joueur. C’est tout à leur honneur. On s’était préparés pour une grosse bataille et c’est ce qu’il s’est passé, ils nous ont fait sauter. C’est une bonne équipe et ils ont saisi leur chance, on a lâché à un moment vital. C’est décevant, mais nous serons de retour. » La fameuse thèse de la claque salvatrice… On peut faire confiance à McCaw et ses hommes, car le dernier revers aussi lourd remontait à août 1999 et un 28-7 contre l’Australie. Quant au nombre de points encaissés, le 40-26 d’août 2004 contre l’Afrique du Sud était la dernière référence négative. A ce rythme, il faudra au moins attendre 2017 avant la prochaine rouste.

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l’Angleterre prend la deuxième place en écrasant l’Irlande

L'Anglais Lee Dickson fait "gicler" la balle pour une victoire sans appel du XV de la Rose sur son homologue du Trèfle.

LONDRES (AFP) – L’Angleterre a pris la deuxième place du Tournoi des six nations en écrasant l’Irlande 30 à 9, samedi à Twickenham.

Le XV de la Rose termine avec quatre victoires et une seule défaite contre le Pays de Galles, auteur du Grand Chelem, soit un excellent bilan pour une équipe profondément renouvelée après l’échec de la Coupe du monde.

Accrochés en première période (9-6), les Anglais se sont envolés après la pause en marquant deux essais, le premier de pénalité (58) et l’autre par le demi de mêlée Ben Youngs (75).

Le jeune ouvreur Owen Farrell a marqué le reste des points anglais au pied. L’Irlande a dû se contenter de trois pénalités de Jonathan Sexton.

A cause de la pluie qui s’abattait sur Londres, le match a d’abord été peu spectaculaire et marqué par de nombreuses fautes de main, surtout du côté irlandais.

Au retour des vestiaires, l’Angleterre a peu à peu imposé sa supériorité athlétique.

Une belle percée de Tom Croft a failli aboutir à la 46e minute mais le ballon glissant a échappé des mains du troisième ligne au moment de faire la passe décisive.

La domination du pack anglais a finalement été récompensée une douzaine de minutes plus tard par un essai de pénalité à la suite d’une série de mêlées fermées à cinq mètres effondrées par les Irlandais.

Alors que l’issue ne faisait déjà plus de doute, Ben Young, entré en cours de match, a donné de l’ampleur au score en surprenant la défense verte grâce à une pénalité rapidement jouée pour lui-même.

L’Angleterre a pris une belle revanche sur l’équipe qui l’avait privée du Grand Chelem au dernier match l’an passé à Dublin et qui l’avait battue sept fois lors de leurs huit derniers duels dans le Tournoi.

Cette victoire, et les belles performances de ses joueurs en général, devraient aider la candidature du sélectionneur Stuart Lancaster, qui voudrait voir son intérim transformé en contrat permanent dans les prochaines semaines.

L’ancien directeur du rugby de Leeds, qui avait été appelé pour la durée du Tournoi à la suite de la démission de Martin Johnson en attendant la nomination d’un successeur, serait en balance avec le Sud-Africain Nick Mallett, l’ancien entraîneur des Springboks et du Stade Français.

Lancaster, 42 ans, a eu l’audace de lancer de nombreux nouveaux, comme le flanker et capitaine Chris Robshaw, l’autre troisième ligne Ben Morgan ou l’ouvreur Owen Farrell, qui ont rapidement fait leurs preuves.

L’Irlande finit troisième du Tournoi, à égalité de points avec la France, avec deux victoires, deux défaites et un match nul.

Tournoi des 6 Nations : Les Anglais ont mérité leur victoire

Tuilagi et les Anglais trop rapides, trop puissants et trop propres pour les Français

Disons le franchement, les Français ont été arrogants durant toute la période précédent ce crunch. Je parle d’avantage de la presse et de certains commentateurs sportifs comme Raphaël Ibanez et ses statistiques ou bien encore l’analyse de Guy Novès dans Midol que des joueurs. Les Anglais ont joué, bien joué. Les jeunes anglais auraient sans doute pu affixé complètement ces vieux français s’ils avaient joué la deuxième mi-temps sur le même rythme effréné que la première. Alors bien sûr les Français auraient très bien pu remporter ce match à la dernière minute : Un drop de François Trinh-Duc qui passe juste sous la barre transversale. On aurait alors vanté le cœur énorme de cette équipe de France qui n’abdique jamais. Mais finalement, cela aurait été l’arbre qui cache la forêt. Cette jeune équipe anglaise a péché par excès à plusieurs reprises, cela aurait pu lui coûter le match, ces Anglais-là avaient les moyens de faire exploser cette équipe de France. Certains joueurs n’ont pas démérité : Harinordoquy, Mas, Servat, Dusautoir, Poitrenaud, Fofana ou encore Malzieu ont été les auteurs d’actions de grande classe. Mais derrière ? On a le sentiment que cette équipe de France qui bat difficilement l’Ecosse et l’Italie a besoin de se rénover. Il y aura un dernier match au Millenium Stadium qui ressemblera à grandement à un jubilé de toute une génération. Le temps de Philippe Saint-André est déjà compté, il devra trouver les perles rares qui manquent de temps de jeu avec leur club  et qui pourraient être sur le toit du monde en 2015. Le chantier est énorme et malheureusement PSA n’a pas toutes les clés en main.

Tournoi des 6 Nations : L’Angleterre enchaîne

Le centre italien Tomasso Benvenuti inscrit un essai en toute fin de première mi-temps insuffisant pour faire tomber les Anglais

L’Italie pensait pouvoir accrocher le scalp du XV de la Rose pour sa grande première au Stadio Olimpico de Rome. Malgré une belle fin de première mi-temps et deux essais inscrits, la victoire lui a à nouveau échappé…

Riwan Demay

Après l’Ecosse, le Pays de Galles et la France l’année dernière,  le XV Italien espérait pouvoir ajouter l’Angleterre à son tableau de chasse dans le Tournoi des VI Nations.  Les conditions étaient idéales, avec un XV de la Rose new look largement inexpérimenté, et les spectateurs du Stadio Olimpico pour pousser derrière la Squadra. Presque idéales en fait, puisque le match s’est déroulé sur un terrain à moitié enneigé et sous une température glaciale…

Dans ces conditions là, une bonne partie de la première mi-temps s’est résumée à un échange de coups de pied tactiques entre les deux charnières.  A ce petit jeu, Hodgson est apparu plus expérimenté que Burton, auteur de quelques coups de pied malheureux et de touches non trouvées.  Il aura fallu attendre 27 minutes de jeu pour que l’Angleterre, pourtant dominée en mêlée et en touche, parvienne à ouvrir le score sur une pénalité de Farrell. Le jeune trois quart centre des Saracens doublera même la mise juste avant la pause (37e). Sans vraiment dominer, le XV de la Rose pouvait virer tranquillement en tête à la pause. Mais c’est à ce moment que l’Italie va se rebeller, avec pas mal de réussite : suite à un jeu au pied rasant cafouillé par Foden et Dowson, le jeune ailier Venditti inscrit le premier essai du match (38e). Dans la foulée et alors que l’Angleterre, toujours devant au score, n’avait plus qu’à laisser tourner le chrono et taper en touche, Foden va tenter une relance et une passe après contact approximative…  Benvenuti intercepte et n’a plus qu’à traverser le terrain pour aplatir (40e). Cette fois, Burton transforme et la Squadra rentre au vestiaire avec 6 points d’avance (12-6).

Le cadeau de Masi, et un banc déterminant
En seconde mi-temps, les Anglais, déjà très passifs contre l’Ecosse la semaine passée, sont obligés de prendre le jeu en main. D’abord stériles et même pénalisés (Burton rajoute 3 points à la 46e minute) ils vont profiter d’une erreur d’Andrea Masi qui va complètement relancer le match. Contré sur un dégagement, l’arrière italien offre un essai cadeau à Charlie Hodgson, déjà auteur d’un contre similaire contre le XV du Chardon (48e, 15-13). Le mal aimé du XV de la Rose, pour son intérim raté de Johnny Wilkison après 2003, réussit donc décidément un retour surprenant en sélection.  La tendance du match s’inverse alors : Lee Dickson apporte du dynamisme à la mêlée, Ben Morgan, le phénomène des Scarlets de Llanelli, de la puissance. Les Italiens reculent à l’impact et commencent à rater des plaquages. Une nouvelle pénalité de Farrell  (50e) donne pour la première fois l’avantage au XV de la Rose, qui ne le perdra plus. Privée de Castrogiovanni, sorti sur blessure en première mi-temps, la mêlée italienne recule et se fait pénaliser. Farrell, auteur d’un 100% porte le coup fatal à la 67e minute, alors que Botes lui rate deux tirs aux buts dans les 15 dernières minutes. Malgré la bonne volonté de leur capitaine Sergio Parisse, encore héroïque, les Italiens viennent donc mourir à 4 points des Anglais. Comme en 2008…

Source : Sport24.com

Résumé : Italie vs. Angleterre

Coupe du Monde 2011 : l’Angleterre

Nom : Angleterre

Blason : La rose rouge des Tudors

Surnom de la sélection : XV de la Rose

Nombre de participations à la Coupedu Monde : 7ème

Meilleur résultat en Coupe du Monde :  (2003)

Maillot blanc, culotte blanche, et bas noirs

Poule D : Argentine, Ecosse, Géorgie et Roumanie.

Classement IRB : 5ème

Delon Armitage avec la nouvelle trouvaille du XV de la Rose, Manu Tuilagi

L’Angleterre, le pays où tout a commencé. La légende raconte qu’un jeune étudiant d’une des plus célèbre Public School  du pays et nommé William Webb Ellis se serait emparé du ballon des deux mains, lors d’un match de football en 1823, violant ainsi toutes les règles de l’époque, pour l’aplatir dans les buts adverses. En 1863 est fondée la Football Association qui tente péniblement d’uniformiser les règles des jeux pratiqués dans toutes les écoles d’Angleterre. Très vite se créée une scission entre les partisans des règles de Cambridge, majoritaires, et les suiveurs du clan Campbell,  trésoriers du club de Blackheath Football Club (l’un des membres fondateur de la Football Association). Les premiers étaient défavorables à l’usage des mains et des contacts entre joueurs ce qui n’étaient pas du goût des seconds.En 1871, dans le sillage des clubs du Blackheath FC et du Richmond Football Club, les deux fers de lance de la fronde, 21 clubs lancent la création de la Rugby Football Union, soit la Fédération des clubs jouant au football selon les règles de l’école de rugby. En 1871, quatre clubs écossais lancent un défi dans un match à 20 contre 20 selon les règles de rugby. En 1884, la création du fameux Home Nations, tournoi regroupant les équipes d’Angleterre, d’Irlande, du Pays-de-Galles et d’Ecosse : l’ancêtre du Tournoi des 6 Nations que nous connaissons aujourd’hui. L’Angleterre ne domine plus aujourd’hui le rugby européen comme elle le faisait au XIXème siècle. Les Anglais sont obligés de partager leurs victoires avec les Irlandais, les Gallois et même avec ces brigands de Français ! Qu’aurait pensé alors Monsieur Campbell ? En  revanche force est de constaté qu’elle est la seule nation de l’hémisphère nord à avoir pu remporter une Coupe du Monde, elle est également la seule nation du nord à avoir été leader du classement IRB. La prestigieuse RFU ne sait plus où donner de la tête : ses clubs sont dépassés sportivement par les provinces celtes et économiquement par les clubs français, le troisième ligne James Haskell est même parti dans le championnat japonnais ! Difficile dans de telles conditions d’avoir une équipe compétitive pour le prochain mondial. Reste que le jeu pratiqué depuis un an par le XV de la Rose semble encore le seul capable de pouvoir rivaliser avec les trois ténors du sud…

La Rose pique très fort


Mike Tindall perce une défense italienne perméable

 

Auteur d’un festival devant l’Italie avec huit essais inscrits dont quatre par l’unique Chris Ashton (59-13), le XV de la Rose a confirmé son statut de favori dans ce Tournoi des VI Nations. Ce sera dur d’aller chercher les Anglais…

Pour ceux qui en doutaient, l’Angleterre a délivré un message clair samedi après-midi. Il faudra compter avec les hommes de Sa Majesté dans ce Tournoi 2011. Difficile de ne pas en être persuadé après cette démonstration contre l’Italie (59-13). Dans un match à sens unique, où les protégés de Nick Mallett auront existé pendant vingt petites minutes, le XV de la Rose a fait parler sa puissance à tous les niveaux. Solides devant, impériaux dans les airs et incisifs derrière, les Anglais ont parfaitement assumé leur rang de favori et offert un festival d’essais.

Ashton héroïque
Dans son discours d’avant-match, Martin Johnson posait une réserve quant à l’euphorie naissante autour de ses joueurs après le succès initial contre le Pays de Galles (19-26) une semaine plus tôt. Le sélectionneur de la Rose aura eu gain de cause. Avec un homme qui ne cesse d’affoler les compteurs : Chris Ashton. Comme un symbole, l’ailier de Northampton aura été le premier (3e) et le dernier marqueur de la rencontre (76e), avec deux autres réalisations entre-temps (25e, 55e). Une performance de grande classe, à l’image de la copie rendue par ses partenaires à Twickenham. Impressionnante.

Prochaine étape : la France
Avec un James Haskell (72e) en feu samedi après-midi -comme quoi le Top 14 ne fait pas que régresser les joueurs- les Anglais n’ont jamais cessé de produire du jeu, se nourrissant des fautes italiennes, notamment en touche et en convertissant à merveille les turnovers. A la pause, l’issue de la rencontre était déjà connue (31-6). En dehors d’un essai pour l’honneur d’Ongaro pour les Transalpins (52-15, 70e), le deuxième acte aura été dans la lignée du premier. Un vrai supplice. Prochaine étape pour les partenaires de Jonny Wilkinson, la réception du XV de France dans deux semaines à Londres. Ils en salivent d’avance.

Baptiste Desprez

Source : Six Nations S24