Gillette 4 Nations : L’Australie récupère son bien !

Réunissant les 4 meilleures nations de rugby à XIII du moment, L’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Angleterre et le Pays-de-Galles (la France s’est exclue bêtement l’année dernière en perdant la finale européenne face au Pays-de-Galles, alors que le match était largement à sa portée) a finale du Gillette 4 Nations a été remportée par l’Australie qui récupère son bien.  Je vous propose un petit aperçu de la finale entre l’Angleterre et l’Australie. En attendant que la France revienne à ce niveau de la compétition et puisse un jour affronter d’égal à égal les grandes nations du rugby à XIII mondial.

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Rugby à XIII, France-Ecosse ce samedi

Ils sont français, jouent au rugby, ont affronté une équipe réputée largement supérieure ce week-end et on perdu avec les honneurs… Le XV de France ? Vous n’y êtes pas du tout ! Il s’agit du XIII de France. Cela faisait longtemps que je n’avais pas écrit quelques lignes sur le code « ennemi ». Coté treizistes, ont fait comme si l’engouement national autour du rugby (à XV) n’existait pas et on suit son petit bonhomme de chemin. Les choses évoluent aussi chez les treizistes. Depuis deux ou trois ans, le rugby à XIII français retrouve quelque couleur, l’équipe nationale (composée aujourd’hui essentiellement de joueurs professionnels) attire de plus en plus de monde. Ils étaient encore une fois 16 000 du côté du Parc des Sports d’Avignon. Si les Bleus ont perdu sur le score de 18 à 32, leur jeu souffre de moins en moins de la comparaison avec celui de leurs voisins anglais. Prochaine étape ? Samedi dans l’antre des Dragons Catalans, le Stade Gilbert Brutus de Perpignan. La grande nouveauté qui redonne le sourire aux amoureux du rugby à XIII, la discipline fait son grand retour sur France Télévision. En effet après le succès de la dernière finale du championnat entre Lézignan et Limoux le service public a décidé de renouveler l’expérience avec ce match de Coupe d’Europe. Alors pour suivre d’autres aventures, d’autres Bleus, tous à vos postes !

 

La Bérézina !

Comme la semaine dernière en Angleterre (défaite 34-12), le XIII de France n’aura résisté qu’une mi-temps face aux Kiwis néozélandais, champions du monde en titre. La vaillance des tricolores n’aura pas suffi.

Sébastien Martins, auteur du premier essai des Bleus, avait sonné la charge en première période. Photo DDM, Didier Donnat.

 

Le pari était risqué. Exporter le rugby à XIII dans l’antre du rugby à XV. Oublier les Michalak, Poitrenaud et autres Kelleher, le temps d’une soirée. Ce pari – et c’est peut-être l’une des satisfactions du soir – a été gagné. Le public a répondu présent. « La Marseillaise » a résonné fort dans les travées d’Ernest Wallon. Le « Haka », lui, était comme à son habitude : fort en émotions.

Il n’en a pas pour autant pétrifié le XIII tricolore. Les Bleus attaquent le match par le bon bout et répondent présents à l’énorme défi physique proposé par les Kiwis néozélandais. L’ailier Nicolas Piquemal rate même l’ouverture du score de quelques centimètres après un coup de pied à suivre judicieux de Teddy Sadaoui. Petit à petit les Kiwis se mettent dans le match et le capitaine Benji Marshall profite des courants d’air de la défense française pour marquer le premier essai. L’ailier Sam Perrett, impressionnant hier soir et élu à juste titre homme du match, inscrit le deuxième essai quelques minutes plus tard suite à une chandelle de Nathan Fien dans l’en-but français. 10-0 en douze minutes, on se dit alors que la soirée s’annonce longue et difficile pour les tricolores.

Bentley met le feu

C’était sans compter sur le jeune Kane Bentley, 22 ans à peine. Le natif d’Auckland porte depuis le début de la saison les couleurs du XIII de France. Chose assez rare dans le XIII, il a la particularité de jouer casqué au même titre que son frère Andrew, remplaçant hier soir. En première mi-temps, on a vu que son casque noir. Au four et au moulin, en attaque comme en défense. C’est même lui qui est à l’origine du premier essai français inscrit en force par le Catalan Sébastien Martins. On peine à y croire, les Français font jeu égal avec les champions du monde néozélandais, imposant même par instant le défi physique. Les Kiwis cafouillent le rugby mais restent néanmoins dangereux. Bien aidé une nouvelle fois par une défense française approximative, Isaac Luke sème la zizanie dans les 40 mètres et sert sur un plateau Lance Hohaia qui s’en va refroidir un stade Ernest Wallon jusqu’alors en éruption. La sirène retentit. Les Kiwis mènent 16-6.

Dix minutes de calvaire

Alors que les Bleus reviennent sur la pelouse, tout le monde se souvient de la deuxième mi-temps catastrophique réalisée la semaine dernière à Doncaster. En tête 12-4 au repos, ils s’inclinaient 34-12 quarante minutes plus tard. L’envie affichée en première période est toujours présente en ce début de deuxième mi-temps. Thomas Bosc, très précieux durant le premier acte, tape à suivre pour James Wynne. Ce dernier profite de l’en-avant de Soliola pour aplatir en terre promise. La France revient à 16-12. On se met alors à rêver d’un exploit hors du commun. Les semi-professionnels tricolores commencent à faire douter les meilleurs joueurs du monde. Mais l’illusion n’aura duré que 50 minutes. Exténués physiquement, les Bleus cèdent une première fois et Sam Perrett en profite pour marquer en coin. S’ensuivent quatre nouveaux essais en l’espace de dix minutes. Tour à tour, Waerea-Hargreaves, Nuuausala, Hohaia et Sa’u profitent des largesses défensives françaises. Dix minutes portes-ouvertes durant lesquelles les clés de la concession France auront tourné de mains en mains. Le score est de 46-12 à l’heure de jeu.

La fête était belle

Reste alors vingt minutes de jeu. Le public tente d’haranguer ses joueurs mais les tricolores sont atteints. Peut-être plus moralement que physiquement. La marée noire a fait des ravages mais les Bleus tentent malgré tout de garder la tête hors de l’eau. La différence entre les deux équipes est trop importante. A l’issue de la rencontre, le capitaine Olivier Elima résumait bien les choses : « Il y a quatre divisions d’écart entre nous. » Les trois derniers essais encaissés dans les cinq dernières minutes sont anecdotiques. Les Bleus sont épuisés. Ils sont allés au bout d’eux-mêmes. « Je suis très fier de mes joueurs », conclut Olivier Elima. La France a perdu, le score est lourd, mais qu’importe, la fête était belle.

Source : www.actutoulouse.fr

Gillette 4 Nations : Acte II

4 Nations Rugby à XIII

Encore un week-end riche en rugbys pour les aficionados. D’un côté avec cette onzième journée Top 14 Orange, qui propose deux belles affiches. La première a eu lieu hier entre le champion face au leader, qui a vu les Catalans s’imposer de deux petits points face à une équipe castraise qui n’en finit plus de nous surprendre. L’autre aura lieu cet après-midi entre Clermontois et Parisiens. C’est vraiment maintenant que l’on pourra juger du bienfait (ou non) de l’éviction de McKenzie.

A Toulouse aura lieu, la deuxième manche des Gillette 4 Nations. La France va recevoir les Champions du Monde néo-zélandais à Ernest Wallon. Même si la prestation contre l’Angleterre fut plutôt convaincante il faudra encore élever le niveau de jeu si les Frenchies veulent faire bonne figure face à ces Kiwis. La partie sera difficile. En effet, cette première confrontation face aux Anglais a laissé des traces : Le pilier Rémy Casty et le centre Sébastien Raguin, blessés respectivement à la main et au genou, sont tous deux forfaits. David Ferriol lui est suspendu un match pour jeu dangereux. L’entraineur britannique de cette équipe de France, Bobby Goulding, a donc du faire appel à deux franco-néo-zélandais ! Arty Shead qui joue habituellement dans le Championnat de France avec les Grizzlies de Limoux, et le deuxième ligne des Dargons Catalans Andrew Bentley renforceront donc ce XIII Français.

En match d’ouverture nous aurons le droit à un match du Tournoi des Provinces entre les formations du Roussillon et de la Garonne, une sorte de réadaptation de la regrettée France Rugby League

Le groupe des 19 pour le match contre la Nouvelle Zélande : 

BENTLEY Andrew  (Dragons Catalans)
BENTLEY Kane (Dragons Catalans)
BOSC Thomas (Dragons Catalans)
DUPORT Vincent (Dragons Catalans)
ELIMA Olivier (Dragons Catalans) – Capitaine-
FAKIR Jamal (Dragons Catalans)
GAGLIAZZO Romain (AS Carcassonne)
GREENSHIELDS Clint (Dragons Catalans)
GRIFFI Mathieu (Toulouse Olympique)
MARTINS Sebastien (Dragons Catalans)
MOLY Christophe (AS Carcasonne)
PELO Dimitri (Dragons Catalans)
PIQUEMAL Nicolas (FC Lézignan-Corbière XIII)
SADAOUI Teddy (AS Carcassonne)
SHEAD Arty (XIII Limouxin)
TOUXAGAS Julien (Dragons Catalans)
VACCARI Frédéric (Dragons Catalans)
VILLEGAS Constant (Toulouse Olympique)
WYNNE James (FC Lézignan-Corbière XIII)

Résumé du match Angleterre-France

Quatre Nations Gillette : Grands débuts de la France dans le tournoi

Le capitaine des Lions anglais Jamie Peacoc pris dans la défense française

La France effectua hier ses premiers pas dans la compétition des 4 Nations, réunissant la crème du rugby à XIII mondial. Ainsi l’Australie, l’Angleterre, la Nouvelle-Zélande, championne du monde en titre et la France s’affronteront pour le titre officieux de la meilleure nation du treize mondial. Les Australiens tenteront de laver l’affront que leur avait fait subir les Kiwis lors de la dernière finale de la Coupe du Monde. Finale dominée de la tête et des épaules par les joueurs de l’île au long nuage blanc. Il faut savoir que la présence de la France est actuellement très contestée par les médias britanniques qui reproche à cette dernière un manque de résultats. Il est vrai que d’un point de vue strictement sportif la présence des Îles Fidji, demi-finalistes du dernier mondial, aurait été bien plus justifiée. Toutefois, d’un point de vue historique (la France est une ancienne championne du monde, même si ce titre n’était qu’officieux) et dans la perspective du développement du treize au niveau planétaire la présence française était hautement recommandée. Vous comprenez bien qu’avec une presse britannique qui lui était défavorable la motivation de nos Bleus était toute trouvée…

Hier, les 12 000 spectateurs du Keepmoat stadium n’en croyaient pas leurs yeux : mais c’est bien cette équipe de France revancharde qui menait 12 à 4 à la pause. En deuxième période les Lions ont repris le dessus grâce notamment à un doublé du jeune demi de mêlé Richard Myler, qui, du haut de ses dix-huit ans, est déjà l’un des hommes forts du club de Salford City. En fin de match, c’est l’ailier Ryan Hall qui crucifia les derniers espoirs français grâce à une magnifique interception. La France s’inclina 34 à 12, mais peut être fière de sa prestation. L’équipe de France, formée essentiellement par des joueurs des Dragons Catalans (la franchise française est devenue en quelques année l’une des meilleure formation de Superligue) et des tous meilleurs joueurs du championnat sont sur le papier l’une des meilleure équipe de France depuis 20 ans.

Alors que ces 4 Nations font la une des journaux britanniques, australiens et néo-zélandais, l’événement passe complètement inaperçu dans la presse française. Reste deux matchs contre les caïds de l’hémisphère sud pour les Français. Nos petits Bleus affronteront les Kiwis le 1er novembre au stade Ernest Wallon de Toulouse et les Kangaroos au stade Charléty de Paris. Le Blogue de Mr Rugby tentera d’apporter sa modeste contribution pour faire parler de cette équipe de France qui aura fort à faire.