Top 14 : Toulon, le champion des champions

Si on devait trouver un équivalent de la Ligue des Champions en rugby, ça serait probablement le Top 14 : stades archicombles, ambiance festive malgré la météo qui n’est pas au rendez-vous, pluie de joueurs vedettes et surtout matchs entre clubs champions. Hier s’affrontait en demi-finale le tout nouveau champion d’Europe, Toulon, au champion de France Toulouse !

Sincèrement, je pensais que les Toulousains allaient remporter ce match. Je croyais qu’il était trop difficile de remporter une demi-finale face au grand Stade Toulousain, une semaine après avoir disputé une finale de Coupe d’Europe aussi âpre. Les organismes n’ont en général pas le temps de se remettre des stigmates de ce genre de match a fortiori lorsque la demi-finale en question se joue le vendredi. Après un titre continental, les esprits auraient dû être davantage tournés vers les plages de sable chaud. Mais les Toulonnais font preuve d’une fraîcheur physique et mentale déconcertante. Je m’étais dit qu’à partir de la 60ème minute, les Toulousains prendraient le dessus. Il n’en fut rien. 

A l’image de ce qui s’est passé la semaine dernière, les Toulonnais ont remporté leur match grâce à une défense hors-norme, à la fois intelligente et agressive. Très similaire à celle du XV de France sous l’ère d’un certain Bernard Laporte. Comme les Clermontois, les Toulousains ont multiplié les temps de jeu en première période, se faisant systématiquement contrer au moment clé. Finalement, on se dit qu’avec un Jonny Wilkinson toujours aussi percutant, il sera difficile d’empêcher les Varois d’aller chercher un deuxième titre majeur en moins de quinze jour. 

Ce match s’est apparenté à une passation de pouvoir entre le champion des années 90 et 2000 avec le RCT qui a semblé, hier soir plus que jamais, incarner le futur. Reconnaissons que le champion toulousain est passé complètement à côté de son sujet lors de cette demi-finale. Le club midi-pyrénéen était méconnaissable : série de fautes de mains, alignement en touche non-maîtrisé, mêlé bousculée, jeu au pied défaillant, incapacité à changer de stratégie et encore plus grave les Toulousains ont semble-t-il abandonné toute ambition offensive en deuxième mi-temps. Une saison, à oublier pour les Toulousains. Il sera intéressant de voir si le club aura les moyens de rebondir les prochaines saisons où s’il s’agit vraiment de la fin d’un règne qui aura duré presque vingt ans. 

Mister Rugby

Publicités

Comment le rugby français est monté sur le toit de l’Europe ?

Clermont et Toulon s’affrontent en finale de la H Cup ce samedi à l’Aviva Stadium de Dublin. Une affiche digne du Top 14 qui reflète la suprématie des clubs français dans le rugby européen.

« Le rugby est un sport de combat. Si tu lâches, tu ramasses ». Visiblement, cette phrase de Fabien Galthié, ancien joueur du XV de France et actuel entraîneur de Montpellier, a fait des émules dans le rugby français. Car si la sélection nationale est à la peine, les clubs ont décidé de prendre les devants en écartant leurs rivaux britanniques de la course à l’Europe. Les résultats sont probants : Clermont et Toulon seront à l’affiche de la quatrième finale franco-française de l’histoire de la H Cup, ce samedi à 18h00 et le Stade Français a brillamment atteint la finale de la Amlin Cup.

Voici les quatre finales franco-françaises :

  • 2002-2003 : Toulouse 22 – 17 Perpignan 
  • 2004-2005 Toulouse 18 – 12 Stade Français
  • 2009-2010 : Toulouse 21–19 Biarritz
  • 2012-2013 : Clermont – Toulon, samedi à 18h

Mais comment expliquer ces bonnes performances des clubs de l’Hexagone alors que le XV de France tire la langue ?

 

Le Top 14, terre d’accueil des meilleurs joueurs du monde

Jonny Wilkinson, Delon Armitage et Matt Giteau défieront Jamie Cudmore, Nathan Hines et Napolioni Nalaga. Rien que sur la finale de la H Cup, le public de l’Aviva Stadium de Dublin aura la chance d’apprécier ce qui se fait de mieux dans le rugby mondial. Et pour cause, la France accueille depuis quelques temps les meilleurs joueurs venus d’Australie, de Nouvelle-Zélande ou d’Angleterre. Et ce n’est pas fini ! La saison prochaine, le Sud-Africain Bryan Habana, meilleur marqueur d’essais de la Coup du monde 2007, posera ses valises à Toulon à l’instar de l’ouvreur irlandais Jonathan Sexton au Racing. Tel un symbole, ce drop victorieux de Jonny Wilkinson en demi-finale contre ses compatriotes du Saracens.

Indéniablement, le Top 14 est devenu le meilleur championnat d’Europe grâce à l’arrivée massive de ces stars de l’ovalie. Et plus les joueurs de classe mondiale viennent dans notre championnat, plus cela attire les autres stars à venir. Mathématique !

 

Les meilleurs coachs d’Europe peuple la France

Outre les joueurs, une équipe ne peut aussi bien fonctionner sans un entraîneur de qualité. Avec le Néo-Zélandais Vern Cotter à sa tête, Clermont fait figure d’épouvantail que ce soit en Europe ou même dans l’Hexagone. De même, Toulon et ses super stars sont menées à la baguette par l’indispensable Bernard Laporte, certes amateur de la politique mais monstre de la tactique.

En demi-finale, Clermont a sorti le Montpellier de Fabien Galthié (36-14). Ce dernier est parvenu à amener le club héraultais au sommet dans son pays et dans le dernier carré du gratin européen. L’Argentin Gonzalo Quesada, actuel entraîneur du Racing et prochainement au Stade Français, dispose également d’une très bonne réputation. Enfin, Guy Novès fait figure de statue indétrônable au Stade Toulousain. N’oublions pas que si tous ces grands joueurs viennent en France, c’est aussi parce qu’ils sont attirés par ces entraîneurs de classe mondiale.

Qui dit flopée de stars, dit porte-monnaie bien rempli

Forcément, l’argent n’est pas innocent dans la réussite débordante des clubs français. Et pour cause, sur les dix plus gros budgets européens, huit appartiennent aux Français. ,D’après le Nouvel Observateur le Stade Toulousain (34,97 millions d’euros) devancerait aujourd’hui Clermont (25,52 millions d’euros. Les Anglais de Leicester complètent le podium avec 23,62 millions d’euros. Suivent ensuite le Stade Français (22,81), Toulon (21,84), le Racing-Métro (21,74), Bayonne (17,96) et Montpellier (17,51). Aussi étonnant soit-il, Lyon (15,73), ou le LOU, qui évolue en Pro D2 figure à la 12e position devant des clubs d’élite irlandais et anglais. En outre, les salaires s’avèrent bien plus attractifs en France puisque les clubs du Top 14 sont limités à 9 millions d’euros de dépenses contre 5,35 millions pour les équipes anglaises ! Du coup, joueurs et entraîneurs y trouvent leur compte et cela se voit dans les résultats.


Les clubs français sur de bonnes bases

Tout ne s’explique évidemment pas par l’argent, même si cela contribue beaucoup au succès. Néanmoins, à part quelques années de vaches maigres, les clubs français ont généralement toujours très bien évolué en Coupe d’Europe. Pour cela, il suffit de jeter un œil sur le palmarès de la H Cup. Ainsi, le Stade Toulousain demeure le club européen le plus titré avec quatre trophées. Sa dernière victoire en finale de la H Cup ne remonte qu’à la saison 2009-2010 où les protégés de Guy Novès ont disposé de… Biarritz (21-19) au Stade de France. Plus ancien, le CA Brives a également déjà remporté la Coupe d’Europe mais il faut avouer, qu’avant 2010 les équipes françaises éprouvaient des difficultés face à leurs homologues britanniques.

Les joueurs français meilleurs en club qu’en sélection

En plus des meilleures joueurs étrangers, les clubs français ont à leur disposition des Bleus arrivés à maturité. Pour preuve, l’ERC, qui organise les compétitions européennes de rugby, a récemment dévoilé ce lundi la short-list des cinq nominés pour le titre du joueur européen de l’année 2013. Et dans ce casting, Julien Bonnaire et Wesley Fofana de Clermont font partie de cinq nominés avec Jonny Wilkinson (Toulon), Jamie Heaslip (Leinster) et Sitiveni Sivitavu (Clermon). Même si le XV de France a été à la peine lors du dernier Tournoi des VI Nations, personne ne peut ignorer les performances de Dimitri Yachvili (Biarritz), Morgan Parra (Clermont) ou Fulgence Ouedraogo (Montpellier).

Grâce à ce cocktail très relevé, les clubs français parviennent à dominer l’Europe. L’ancien grand joueur du XV de France, Pierre Villepreux a dit : « Dans une équipe de rugby, il n’y a pas de passagers, il n’y a qu’un équipage ». Et cette année, l’équipage sera français !

Top 14 : L’Usap 31 ans après !

L’Usap, qui ne s’était plus imposé à Toulouse depuis 1981, a réussi l’exploit de s’imposer ce vendredi, dans la Ville Rose (18-19). La 1 000e de Guy Novès à la tête des Rouge et Noir est gâchée après cette nouvelle défaite des champions de France, qui met fin à près de trois ans d’invincibilité des Toulousains à domicile.

« On est l’équipe la plus stupide de France. » Le compliment est signé Marc Delpoux (voir par ailleurs) et en dit long de l’impuissance actuelle des champions de France toulousains, tombés ce vendredi face une équipe de l’Usap, certes admirable de solidarité, mais que son indiscipline chronique aurait dû conduire à une nouvelle défaite loin de ses bases. Mais les champions de France sont en plein désarroi et toute la hargne catalane aura suffi pour interrompre la série d’invincibilité de 38 matches des joueurs de Guy Novès, qui durait depuis près de 3 ans (défaite 9-6, le 20 février 2010, ndlr). Et gâcher avec la 1 000e du manager toulousain.

Une semaine après la défaite à Agen (22-9), le Stade a étalé tout son malaise du moment. Le grand Toulouse, même gêné aux entournures comme il l’est en cette période de doublons, aurait fini par s’en sortir… Mais l’équipe, capable d’inscrire 16 essais dans le dernier quart d’heure, soit 41 % de son total de la saison, n’est plus actuellement que l’ombre d’elle-même et n’a pas su cette fois s’en sortir. Pour laisser l’Usap interrompre une autre série avec cette première victoire des Catalans loin de leurs bases depuis le 23 février 2011 (victoire 9-0 à Biarritz, le 23 septembre 2001, ndlr) et surtout un exploit historique avec ce premier succès dans la Ville Rose depuis… 31 ans ! Novès, mâchoire serrée, préférait manier l’ironie, mais n’en pensait pas moins en l’absence de sept de ses internationaux (seul Mas manquait à l’appel du côté de l’Usap), au repos en prévision du prochain Angleterre-France. « On n’a fait que du coaching sur blessure, déplorait le technicien au micro de Canal+ Sport en référence aux sorties après seulement vingt minutes de jeu de Lamboley et Botha. La fraîcheur de l’Usap a pesé en fin de match. Le championnat n’est pas important, la priorité c’est l’équipe de France, avoir sept joueurs en Bleu c’est bien, ils étaient en tribunes pour nous soutenir, c’était bien. Mon 1 000e match je m’en fiche complètement, on va continuer à s’accrocher, à livrer combat jusqu’au bout, et on comptera les points à la fin. » Et d’ajouter plus amer que jamais : « On espère que l’équipe de France gagnera quelques matches…« 

Toulouse, morne plaine

Forcément loin de son entame tout feu tout flamme d’il y a cinq mois, à Barcelone, l’Usap, malgré une bonne entrée en matière, se commet par son indiscipline et offre à Luke McAlister, qui a touché du bois sur sa première tentative (7e), l’opportunité de concrétiser la mainmise des Toulousains sur le ballon. Cinq pénalités dans le seul premier quart d’heure, dont un carton jaune clément pour l’ailier Adrien Planté, auteur d’un plaquage dangereux sur Yves Donguy, et le buteur néo-zélandais enquille ses deux premiers coups de pied (10e, 13e) de la soirée (6-0). Dans son probable souci de prouver aux sélectionneurs qu’ils se sont trompés en l’évinçant du groupe France pour Twickenham, Romain Taofifenua symbolise se trop-plein d’agressivité des Catalans. Une Usap qui, pourtant, malgré son infériorité numérique, réussit à réduire le score par James Hook suite à cette faute « intelligente » de Grégory Lamboley sur ce maul écroulé à cinq mètres de la ligne toulousaine (6-3, 18e).

La dernière action de Lamboley qui, touché a priori aux ischio-jambiers, doit quitter la pelouse, suivi de près par le talonneur Gary Botha (cheville). De la casse, mais toujours cette avalanche de pénalités sur l’Usap, qui concède trois nouveaux points (9-3, 22e). Par-delà les intentions, c’est la pauvreté technique de ce premier acte qui, de part et d’autre, saute aux yeux. A l’indiscipline, apanage des visiteurs, s’ajoute une série de fautes techniques partagées, qui voit Hook (9-6, 30e) et McAlister (12-6, 35e) faire le score. Même si le Gallois regrettera ces deux tentatives ratées avant la pause (42e).

« On est fébriles dès qu’on entre dans le camp des Catalans. » L’aveu de Clément Poitrenaud à la pause illustre les doutes du moment dans les têtes toulousaines. Et ce n’est pas le triste début de seconde période qui risque de rassurer les Rouge et Noir, capables tout au plus de créer un petit break par McAlister (15-6, 51e). Des Toulousains qui ne sont pas exempts de tout reproche en matière de discipline, à l’image de ce plaquage à l’épaule, signé Census Johnston, qui étend de tout son long les 138 kilos et les 2 mètres de Taofifenua. La sanction tombe : carton jaune pour le Samoan et trois points de plus pour Hook (15-12, 58e). Le buteur perpignanais qui ramène même l’Usap à trois longueurs (15-12, 64e). Le grand « Tao » s’est relevé, mais pour commettre une nouvelle faute, qui redonne de l’air au Stade (18-12, 65e). Avantage toutefois bien fragile pour des Toulousains, de plus en plus défaillants en conquête et surtout incapables de se défaire de la menace directe de leurs adversaires qu’un jeu au pied apparemment anodin de David Marty envoie au paradis sur ce ballon récupéré par Gavin Hume, auteur de l’essai d’une victoire historique dans la Ville Rose (18-19). Ultime signe de l’avanie toulousaine, le poteau que touche McAlister sur sa dernière tentative de pénalité (75e). Quand ça ne veut pas…

Source : Orange Sports

Toulouse s’impose face à Montpellier

Doublon oblige, Toulouse s’attendait à être en danger contre Montpellier, vendredi soir, à Ernest-Wallon. Les Toulousains l’ont été par moments mais se sont finalement imposés devant les Montpelliérains (27-9), en ouverture de la 11e journée du championnat de France. Maxime Médard a inscrit son premier essai en Top 14 depuis huit mois.

Amputé de nombreux internationaux retenus par leurs sélections pour les test-matches automnaux, le Top 14 n’en reste pas moins d’actualité. Quelques heures avant que les Bleus ne défient l’Australie, la 11e journée du championnat a ainsi débuté par une belle affiche entre Toulouse et Montpellier, ce vendredi à Ernest-Wallon. Un remake de la finale 2011 au casting forcément bouleversé par les rendez-vous internationaux, les champions de France ayant dû composer avec huit absents quand les visiteurs héraultais en déploraient quatre.

Les présents, eux, ont parfaitement joué le jeu et la logique a finalement été respectée entre le troisième du classement et son poursuivant direct. Montpellier y a pourtant cru, en réussissant à bousculer le champion de France au cours d’une première période qui voit les visiteurs imposer leur puissance et envoyer du jeu. Mais voilà, le MHR peine à transformer ses bonnes intentions en points et le duel de buteurs entre McAlister et Bustos Moyano est finalement interrompu par la bévue de Privat. Sur un renvoi toulousain, le capitaine montpelliérain se rate et offre involontairement le ballon à Médard qui, après avoir poussé le cuir au pied, aplatit (35e) pour offrir cinq points d’avance aux siens à la pause (14-9).

Le MHR se saborde

Auteur d’un retour aux affaires remarqué après huit mois d’indisponibilité, l’homme aux rouflaquettes n’est pourtant pas dupe. « C’est plus une faute d’inattention des Montpelliérains, rappelle-t-il ainsi sur Canal+ Sport à la pause au moment d’évoquer son essai, avant de faire montre de lucidité. Il y a beaucoup de choses à régler. Sur les rucks, on n’est pas très bons, on fait pas mal d’en-avants donc il y a beaucoup de choses à régler à la mi-temps. »

Des réglages qui s’opèrent après le repos. Car Montpellier, qui perd Bustos Moyano et Tulou sur blessures, craque peu à peu et multiplie les erreurs, en attestent ces 7 ballons perdus en conquête ou ces 7 pénalités concédées dans le deuxième acte. Des indisciplines qui se paient cher face à une machine du calibre de Toulouse, McAlister passant deux nouvelles pénalités (55e, 62e) avant que Matanavou ne scelle la victoire toulousaine après une tentative de relance de Beattie ratée pour le deuxième essai haut-garonnais du match (27-9, 74e). Et Montpellier de repartir de Toulouse une nouvelle fois battu, avec un goût amer en bouche. « On peut déplorer le score car en première mi-temps, on fait du jeu, on les agresse physiquement, on tient le ballon et on n’arrive pas à marquer à cause d’en-avants ou de mauvais choix, analysera ainsi à chaud le demi de mêlée Paillaugue. En face, la réussite du buteur et cet essai sans passe nous font mal. On a des regrets. »

Clermont impressionne, Toulouse assure

Clermont Exeter Heineken Cup

Clermont a affirmé ses ambitions dans la poule 5 de la Coupe d’europe en s’imposant avec le bonus offensif chez les Anglais d’Exeter (46-12) samedi lors de la 2e journée, qui a également vu Toulouse assurer un précieux succès à l’extérieur chez les Italiens de Trévise (33-21).

Biarritz, battu lors de sa première sortie chez les Harlequins (40-13), a ouvert son compteur en dominant avec le bonus offensif (38-17) les Italiens des Zèbres. Le Racing-Métro est, lui rentré bredouille de son déplacement à Bruxelles face aux Anglais des Saracens (30-13).

Clermont a brillamment pris les commandes de la « poule de la mort ».

Les Auvergnats ont parfaitement négocié leur déplacement à Exeter, qui avait malmené les double champions d’Europe en titre du Leinster sur leur pelouse la semaine dernière (défaite 9-6).

Après avoir résisté à l’entame de match tonitruante des « Chiefs », ils ont pris le match à leur compte et inscrit six essais par Nalaga (2), Fofana (2), Bonnaire et Sivivatu.

Cette victoire donne deux points d’avance aux Clermontois (10 points) sur les Dublinois du Leinster (2e, 8 points), leurs futurs adversaires dans une double confrontation très attendue en décembre. Les Irlandais ont eux aussi gagné chez les Gallois des Scarlets (20-13) mais ne se sont pas vraiment rassurés avec beaucoup de déchet dans leur jeu.

Résumé ASM Clermont-Auvergne vs. Exter Chiefs

Dans la poule 2, les Toulousains ont réussi une bonne opération comptable en s’imposant chez l’accrocheuse équipe de Trévise et pris temporairement la tête, dans l’attente de la rencontre entre Leicester et les Ospreys dimanche.

Résumé Stade Toulousain vs. Beneton Trévise

Menés pendant près d’une heure, les champions de France ont fait basculer la rencontre à l’usure, avec trois essais de pénalité, Picamoles et Clerc. Mais ils n’ont jamais réussi à mettre leur jeu en place et péché dans la discipline avec trois cartons jaunes (deux à Tolofua, un à Clerc). Il leur faudra rectifier cela avant d’affronter les Ospreys en décembre.

Biarritz a rattrapé sa défaite chez les Harlequins en dominant avec le bonus (6 essais) les Parmesans de Zèbres. La poule 3 reste dominée par les Harlequins, vainqueur (30-22) chez les Irlandais du Connacht.

Le Racing-Métro n’a, lui, pas réussi à confirmer face aux Saracens sa victoire face au Munster (22-17). Ils ont subi en première mi-temps et leurs trop nombreuses approximations les ont empêchés de rapporter ne serait-ce qu’un point de bonus défensif. Avec ce deuxième succès en deux rencontres, les « Sarries » sont seuls aux commandes de la poule.

Top 14 : l’essentiel de la huitième journée

Tout ce qu’il faut savoir de la 8e journée du Top 14. Avec Toulon et Grenoble qui cartonnent et le racing qui déchante.

Le match

Bordeaux-Bègles – Toulouse : 32-35. Sept mêlées consécutives à cinq mètres de la ligne de Bordeaux, le tout au-delà de la sirène. C’est la fin de match dantesque qu’ont livré les acteurs de cette partie. Réduit à treize, ne poussant qu’à cinq, les Bordelais ont fini par être sanctionnés d’un essai de pénalité on ne peut plus logique, McAllister en profitant pour donner la victoire aux siens avec la transformation (32-35, 85e). Pourtant les locaux avaient fait quasiment le plus dur en inscrivant trois essais à la pourtant difficile défense toulousaine par Connor (34e) et Talebula (4 3 et 49e). Mais Toulouse avait répondu par Picamoles (7e) et Matanavou (6(e et 71e), pour le final que l’on connait.

Le top
Grenoble.
 Le promu s’est offert le scalp de Perpignan à domicile grâce à un magnifique essai à cinq minutes de la sirène   dans un match toujours engagé et serré jusqu’au bout. Mais au bout justement, Butoniduavelu   passait la ligne du paradis après une séquence collective de près de trois minutes des Isérois. Le promu est sixième et peut rêver de phase finale !

Montpellier l’opportuniste fait trébucher le Racing – photo : courrier-picard.fr

Le flop
Racing Metro.
 Le Racing était plein de bonnes intentions face à Montpellier (12-16) mais il a manqué beaucoup de réalisme aux franciliens, alors qu’en face Montpellier a profité de chaque occasions. Bias a inscrit le seul essai du match en contrant Fall et en aplatissant (60e). un essai comme une parabole de ce match, le Racing a tenté, il s’est fait contrer.

La stat.
100.
 C’est en pourcentage le taux de réussite de Jonny Wilkinson au pied face au BO. 21 points pour un match parfait. Sir Jonny.

Les résultats

Biarritz – Toulon : 12-36
Mont de Marsan – Stade Français : 28-30
Racing Metro – Montpellier : 12-16
Bayonne – Agen : 37-16
Grenoble-Perpignan : 28-23
Bordeaux – Toulouse: 32-35

Toulouse humilie Toulon

Toulon, le leader jusqu’ici invaincu du Top 14 a connu avec une équipe remaniée, un coup d’arrêt samedi, battu (32-9) pour la première fois de la saison par une équipe de Toulouse, qui a juste laissé échapper le point du bonus offensif, en clôture de la 7e journée.

Déjà auteur de tous les points de son équipe lors de la finale gagnée (18-12) sur Toulon en juin dernier, Luke McAlister a été, avec 27 points (un essai, six pénalités et deux transformations), le maître à jouer d’une équipe toulousaine rarement mise en danger et conquérante notamment en mêlée.

On ne change pas une équipe qui gagne. Cette maxime, Guy Novès le manageur toulousain, l’avait faite sienne en renouvelant l’équipe victorieuse à Bayonne (35-6) pour ce choc entre le champion en titre et le leader du Top 14.

Pari gagné puisqu’en une mi-temps, les Toulousains avaient déjà pris un avantage conséquent (19-3) grâce à une mêlée conquérante faisant reculer leur adversaire à tout coup, notamment en première période où les Varois étaient sanctionnés.

De quoi donner à McAlister, auteur de tous les points de son équipe durant les 40 premières minutes dont un essai plein de hargne en repoussant les Toulonnais sur son chemin (24e), l’occasion de briller.

Pour cette « revanche » de la finale gagnée (18-12) par les Toulousains face aux Varois et devant un Stadium complet avec plus de 35.000 spectateurs, la pluie s’était invitée et les conditions de jeu étaient pourtant moins favorables au jeu mais Toulouse avait la volonté d’emballer le match.

A l’inverse, Bernard Laporte, en laissant au repos huit cadres et en faisant tourner son effectif avec pour capitaine Bruno, n’a pas réussi son coup de poker et Michalak, de retour à Toulouse, n’a pas brillé et s’est contenté d’inscrire les points de son équipe sur trois pénalités.

Pour le RCT, en tête du Top 14 avec un sans-faute (6 victoires sur 6, dont 4 à l’extérieur), la pression était pourtant moindre que pour un Stade Toulousain, certes invaincu à domicile mais ayant déjà perdu trop de points en déplacement (à Biarritz et contre l’Usap à Barcelone).

Après une mi-temps qui leur avait été défavorable, les Toulonnais étaient encore pénalisés. Jenkins, titularisé pour la première fois, était sanctionné pour plaquage haut sur Picamoles (47e).

A l’heure de jeu, plusieurs cadres toulonnais, Masoe, Van Niekerk, Hayman et Giteau, faisaient leur entrée donnant au RCT une assise plus forte.

Si les Toulousains, qui recherchaient le bonus offensif, franchissaient à deux reprises l’en-but, leurs tentatives n’étaient pas validées après vidéo (49e et 69e).

Jusqu’au second essai de Maestri, l’ex-Toulonnais, qui donnait alors aux siens un avantage encore plus fort (77e).