Le Toulon que l'on aime celui qui joue (bien) au rugby !

Derrière Toulouse, vainqueur au Racing (19-13), Toulon a fait la bonne affaire de la 16e journée du Top 14 en s’imposant largement samedi face à Bayonne (50-10) avec le point de bonus offensif. Les Varois occupent désormais seuls la 3e place devant Castres, qui l’a emporté devant Biarritz (29-23). Les deux équipes basques sont relégables puisque dans le même temps le LOU a battu Agen (19-11). Victoire également de Brive devant Perpignan.

Pas de troisième défaite cette saison pour Toulouse

Le Stade Toulousain a rempli sa feuille de route en tête du Top 14 grâce à sa victoire au Stade de France face au Racing-Métro. Les Toulousains, vainqueurs (19-13) à Saint-Denis grâce à un essai du jeune 3e ligne Gilian Galan. Le tenant du titre, mené en début de seconde période par le Racing, a évité une troisième défaite cette saison malgré l’absence de nombreux internationaux, qui débutent le Tournoi des six nations contre l’Italie samedi prochain au Stade de France. Seul Lionel Beauxis était titulaire, avant de céder sa place, victime d’un coup sur le nez.

Toulon sans pitié…

Le RCT avait beaucoup à prouver après les soubresauts extra-sportifs qui ont agité la rade. Sur le terrain, les rouge et noir ne se sont pas privés de s’affirmer comme de sérieux prétendants. Après une première période très accrochée, marquée par un carton rouge pour Huget côté Bayonnais, les Toulonnais ont fait la différence en 2e période. Auparavant, ils s’en sont remis à la botte de Wilkinson qui permettait aux siens de mettre la main sur le score à la pause (15-3). l’Aviron s’est accroché jusqu’à l’heure de jeu, grâce à Boyet (auteur des 10 points de son équipe) avant de prendre l’eau. Mis au supplice en mêlée au fur et à mesure que le match avançait, les Bayonnais ont fini par céder, encaissant trois essais en dix minutes. Une vague dont ils ne se sont pas relevés. Les Varois sont seuls troisièmes alors que Bayonne porte maintenant la peu enviable lanterne rouge.

Castres plus réaliste Biarritz

Décidément tout va mal pour le rugby basque. Après des débuts laborieux en championnat, les Biarrots avaient un peu relever la tête. Mais leur situation reste précaire puisqu’ils redeviennent relégables après une nouvelle défaite à Castres. Une défaite dont ils n’ont pourtant pas à rougir puisqu’ils ont fait jeu égal avec les Tarnais et ont même réussi à sauver un point de bonus défensif. Mais les joueurs du BO ont laissé filer trop de points en route, et ont surtout subi le jeu de Castrais plus réalistes. Castres qui a pu compter sur Martial, auteur de deux essais, et sur la botte de Romain Teulet (100% et 16 pts au compteur)

Brive met fin à 600 minutes de disette

Dans le match de la peur, entre deux équipes qui sentaient se rapprocher les affres de la zone rouge, Brive a livré une partition sérieuse, sans excès, mais avec de l’application et sans plus d’envie que les Catalans. L’USAP n’est jamais paru pouvoir prendre l’ascendant, tant les Corréziens se sont appliqués à soigner leurs conquêtes et ont été intraitables en défense. Leur belle abnégation a été récompensée par deux essais qui leur ont permis de faire le break et de ne pas trembler dans les dernières d’une rencontre plutôt fermée. Cela faisait 600 minutes (ndlr: 7 matchs et demi) que les Brivistes n’avaient pas marqué d’essais en Top 14. Avec ce succès, ils reprennent un peu d’air au classement, et passent même devant Perpignan qui va devoir encore cravacher.

Le LOU avait les crocs 

Depuis le temps qu’ils attendaient cela, c’est enfin arrivé. Certes, cela n’est pas définitif, mais le simple fait de quitter la dernière place a mis beaucoup de baume au coeur des joueurs de Lyon. Depuis le début du championnat, et malgré ses moyens, le LOU s’accroche à son espoir de maintien et a souvent perdu en fin de match, vaincu par le manque d’expérience et un rythme qu’ils ont mis du temps à acquérir. Face à Agen, les Lyonnais ont une nouvelle fois tout donné pour remplir leur contrat à savoir s’imposer quelle que soit la manière. La manière fut encore une fois approximative, dans une rencontre acharnée, mais avec un buteur de la trempe de Loursac, par ailleurs très bon gestionnaire du jeu au pied, et beaucoup d’engagement, les Lyonnais voit le bout du tunnel. Mais ils vont encore devoir batailler pour voir totalement la lumière.

Montpellier assomme le Stade Français

FTD à l'attaque face à des Parisiens dépassés par l'événement

Fabien Galthié était aux anges ce vendredi soir au Stade du Manoir. Si Montpellier enregistre son troisième succès d’affilée, le club a surtout fait forte impression en croquant sans retenue le Stade Français. Montpellier ne s’est d’ailleurs jamais encore retrouvé si haut perché depuis le début de la saison, et aura du mal à cacher son ambition de participer de nouveau aux barrages.

De son côté, le Stade français a de nouveau peiné sur des terres étrangères, et doit pour le moment se contenter d’une seule victoire à l’extérieur. Le tournant du match a sans doute eu lieu peu avant la pause, lorsque Montpellier a inscrit un essai (13-3, 39e) de toute beauté. C’est à la suite d’une pénalité de Dupuy qui rebondissait sur le poteau, que Trinh-Duc et Nagusa ont amorcé une remontée du terrain qui s’est conclue par l’essai de l’ailier argentin Bustos Moyano.

Si la réussite au pied n’était pas au rendez-vous, les Héraultais se rattrapaient brillamment avec leurs mains et ajoutaient un deuxième essai peu après l’heure de jeu (62e). Cette fois, c’était le centre sud-africain Bosch, qui profitait d’un coup de pied de Trinh-Duc au-dessus des lignes adverses. Et après avoir raté de peu le coche à deux reprises, Montpellier s’offrait finalement le bonus offensif grâce à deux essais de ses ailiers. L’ailier fidjien Nagusa exploitait un nouveau service au pied de Trinh-Duc, avant que Bustos Moyano n’inscrive son second essai personnel.

Source : France télévision Sport Photo : Espnscrum.com

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Galerie de MisterRugby sur Flickr.

Les photos de la 16 journées de Top 14 Orange

Philippe Saint André répond aux questions des journalistes

Philippe Saint-André a donné la liste des joueurs retenus pour affronter l’Italie en ouverture du Tournoi des 6 Nations le 4 février. Parmi eux, 17 mondialistes. 

Du solide qui a fait ses preuves et quelques produits nouveaux.Philippe Saint-André a donné ce jeudi la première liste des 23 de sa vie de sélectionneur, pour le match d’ouverture du Tournoi des 6 Nations 2012 contre l’Italie, samedi 4 février. Elle compte une surprise: David Attoub (Stade Français), qui n’a pas pris part au stage des 30, organisé à Marcoussis ce mois-ci. Celui-ci ne compte qu’une unique sélection, contre la Roumanie, en 2006.

“J’avais dit, quand on avait fait la liste des trente, qu’il était possible qu’un joueur en dehors de cette liste” soit sélectionné, a rappelé PSA lors de l’annonce. “Luc Ducalcon, depuis l’annonce, n’a joué que 25 minutes avec son club (Castres, NDLR). On a voulu prendre David Attoub, qui depuis le début de la saison est titulaire à droite avec le Stade Français. Le Stade Français fait une bonne saison, sa mêlée est positive et on connaît le point fort des Italiens en mêlée fermée”.

D’autres joueurs non-mondialistes retrouvent l’équipe de France: Vincent Debaty, qui comme Attoub n’a connu qu’une sélection en 2006 contre la Roumanie, Lionel Beauxis et Julien Malzieu. Seuls le centre Wesley Fofana et le 2e ligne Yoann Maestri n’ont encore jamais porté le maillot du XV de France. En comptant Luc Ducalcon, ils sont sept en tout à quitter Marcoussis, puisque Julien Pierre, Yannick Nyanga, Yann David, Alexis Palisson et Clément Poitrenaud n’ont pas non plus été retenus.

Comme attendu, on retrouve la colonne vertébrale des finalistes de la dernière coupe du monde en Nouvelle-Zélande. Dusautoir reste capitaine et la 1ère ligne garde ses grognards (Mas, Servat, Poux, Szarzewski), tout comme la 3e (Bonnaire, Dusautoir, Harinordoquy et Picamoles) et la 2e (Papé et Nallet, qui a profité du forfait de Millo-Chluski). Parmi les arrières, ils sont sept sur dix à avoir voyagé aux antipodes (Parra, Yachvili, Trinh-Duc, Rougerie, Mermoz, Clerc et Médard).

La liste des 23 joueurs retenus:

Avants (13): Vincent Debaty (Clermont), Nicolas Mas (Perpignan), Jean-Baptiste Poux (Toulouse), David Attoub (Stade Français), William Servat (Toulouse), Dimitri Szarzewski (Stade Français), Pascal Papé (Stade Français), Yoann Maestri (Toulouse), Lionel Nallet (Racing), Julien Bonnaire (Clermont), Thierry Dusautoir (Toulouse, capitaine), Louis Picamoles (Toulouse), Imanol Harinordoquy (Biarritz).

Arrières (10): Morgan Parra (Clermont), Dimitri Yachvili (Biarritz), François Trinh-Duc (Montpellier), Lionel Beauxis (Toulouse), Aurélien Rougerie (Clermont), Wesley Fofana (Clermont), Maxime Mermoz (Perpignan), Vincent Clerc (Toulouse), Julien Malzieu (Clermont), Maxime Médard (Toulouse).

Source : L’Express.fr

Beau final des Brivistes qui s’imposent à Sale face aux Sharks et décrochent ainsi un quart-de-finale

Après Brive jeudi, Toulon et Paris se hissent en quart de finale du Challenge européen en s’imposant avec le bonus offensif. En revanche, la compétition s’arrête pour Perpignan qui a lourdement chuté à Exeter (31-14).

Toulon a facilement validé son ticket pour les quarts de finale du Challenge européen après sa victoire bonifiée à Padoue (50-6). Avec sept essais marqués, dont un doublé de Lapeyre, les Varois terminent en tête de leur poule. Les hommes de Bernard Laporte ont montré beaucoup de sérieux à l’image de leur bonne prestation face à Lyon la semaine dernière.Avec 25 points dans la poule 2,  ils accueilleront le deuxième moins bien classé des transfuges de la Coupe  d’Europe.

Comme l’an dernier, Paris fait un parcours presque parfait en prenant 29 points sur 30 possibles. Les Parisiens sont signé une sixième victoire consécutive, la cinquième avec le bonus offensif, face aux Anglais du Worcester 33 à 10. Très vite en action, Ils ont inscrit trois essais en première période par le biais de Warwick (8e), de Parisse (29e) et Turinui (38e). En dépit d’un essai anglais de l’ancien briviste Goode (51e), le STade Français n’a pas faibli pour se détacher grâce à des essais de Sackey (56e) et Kelleher (74e). Paris termine premier à l’issue de la phase de poule et recevra les Anglais d’Exeter ou des Wasps.

Brive, qualifié jeudi avec 27 points, recevra le moins bien classé des  clubs reversés de la Coupe d’Europe.

Perpignan éliminé

En course pour les quarts de finale, Perpignan s’est lourdement incliné 31-14 à Exeter, pensionnaire du championnat d’Angleterre. Après avoir rivalisé lors de la première période (16-14), les Catalans ont craqué en seconde période en encaissant deux essais et un 15-0. La compétition s’arrête pour les Catalans qui espéraient jouer un ticket pour la H Cup pour sauver une saison mal embarquée en championnat.

Source : Sport.france.tv , Photos : Espnscrum.com

Les Ospreys réussissent décidément bien à l'américain N'Gwenya qui marquent trois essais !

Contrat rempli pour Biarritz qui d’une victoire bonifiée (36-5) face aux Ospreys ce dimanche, à Aguiléra, entretient l’infime espoir d’une qualification pour les quarts de finale de la H Cup. Privés de la première place de la Poule 5 par les Saracens, vainqueurs à Trévise (20-26), les Basques restent suspendus au dénouement de la Poule 2, et des matches Cardif-Racing et Edimbourg-London Irish, qui pourraient valoir au BO une qualification au titre de meilleur deuxième.

Un infime espoir… A l’heure du coup d’envoi de cette dernière levée de la phase de poules à Aguiléra, le Biarritz Olympique ne se fait guère d’illusions sur ses chances d’accéder à nouveau aux quarts de finale de la H Cup. Une maudite défaite (30-26) à Trévise début décembre a ruiné ses ambitions et le club basque entend surtout sortir de la compétition la tête haute et soigner sa confiance avant la reprise du Top 14 à Castres. Et quoi de mieux que de viser une victoire bonifiée, condition indispensable pour entretenir l’idée d’un miracle. Une qualification qui nécessiterait dans le même temps un autre couac, sous la forme d’un improbable zéro pointé, en Italie des Saracens, leaders de la poule. Un miracle, on vous dit…
Et pourtant, dès les premières minutes, Dimitri Yachvili met déjà le feu à la défense galloise. Le demi de mêlée international, avant de rejoindre Marcoussis et les Bleus, est de tous les bons coups. Le “Yach’” déclenche dans l’axe l’offensive décisive au milieu d’adversaires trop statiques, qui permet au jeu biarrot, fort de libérations rapides, de rebondir sur l’aile droite, où Takudza Ngwenya se souvient qu’il a inscrit un essai d’anthologie face aux Ospreys à Anoeta. Moins spectaculaire, l’ailier est tout aussi efficace pour lancer le BO de manière idéale (7-0, 4e). Il n’a besoin que de huit minutes supplémentaires pour s’offrir le doublé, servi sur un plateau par son arrière Iain Balshaw (14-0, 12e). La moitié du chemin est faite et les Ospreys, pourtant dans le même cas de figure que les Biarrots, sont totalement hors sujet. Yachvili enquille au pied (17-0, 26e). A la mi-temps, le BO a fait la moitié du chemin et de Trévise tombe la nouvelle: les Saracens sont menés (17-13) !

Le miracle qu’on n’osait espérer est en cours. Et le troisième essai, signé Benoît Baby, enfin récompensé après deux occasions franches en première période, est marqué face à des Ospreys réduits à quatorze après le carton jaune de Kahn Fotuali’i pour une faute d’antijeu sur Jérôme Thion (46e). Biarritz flirte avec le bonus offensif (22-0, 52e). Que Balshaw offre d’un quatrième essai en coin (29-0, 59e), sans que la timide réaction des Gallois, sous la forme d’un essai, oeuvre de Richard Hibbard, n’y change rien (29-5, 63e). Bien au contraire, Ngwenya, intenable, signe le triplé (36-0, 65e). Le BO tient déjà un quart de finale… en Challenge Européen. A Trévise, les Saracens ont fait l’essentiel (). Dès lors, Aguiléra retenait son souffle. Pour survivre en H Cup, en tant que meilleur deuxième, il fallait attendre le dénouement de la Poule 2 et du duel celte à distance entre Edimbourg et Cardiff.

Résumé : Biarritz Olympique vs. Ospreys

Source : Sports.fr Photo : Sport365.fr

Julien Malzieu repris in-extremis par le sud-africain Terreblanche

Au terme d’un match très accroché, Clermont est venu à bout de l’Ulster (19-15). Un succès qui ouvre les portes des quarts de finale de la H Cup au club auvergnat, premier de son groupe.

Le rugby français comptera au moins deux représentants en quarts de finale de la H Cup. Après Toulouse vendredi et en attendant le résultat de Biarritz dimanche, Clermont a validé sa qualification pour le prochain tour de la compétition grâce à une victoire obtenue face à l’Ulster (19-15). L’ASM, qui termine cette phase de poules en tête de son groupe avec 20 points, a eu toutes les peines du monde pour disposer de coriaces Irlandais qui n’ont pas tout perdu sur la pelouse de Marcel-Michelin puisqu’ils étaient assurés de terminer dans les meilleurs deuxièmes avant même le coup d’envoi de cette rencontre à suspense.

La mêlée au rendez-vous, pas la touche…
Poussés par un stade chauffé à blanc, les Jaunards imprimaient un rythme d’enfer d’entrée de jeu. Ils jouaient tous les ballons à la main et comptaient également  sur une excellente mêlée qui rivalisait largement avec son homologue irlandaise, réputée pour être l’une des meilleures d’Europe. Parra récompensait d’ailleurs le travail de ses avants en passant deux pénalités obtenues par le pack auvergnat (15e, 22e). En revanche, la touche s’avérait être le gros point faible d’une ASM qui dominait bien moins son sujet au fil des minutes. L’Ulster scorait par l’intermédiaire de deux coups de pied de Pienaar (18e, 33e) et parvenait à franchir le rideau adverse à plusieurs reprises, sans conséquence au tableau d’affichage qui affichait un score de 6-6 à la pause.

Ti’i Paulo libère l’ASM
Virtuellement éliminé à la pause, Clermont n’avait plus le choix. Les deux équipes se rendaient coup pour coup durant le deuxième acte, à l’image du duel des buteurs entre Parra et Pienaar, tous deux très habiles dans leurs tentatives ce samedi (l’international français réalisait même un sans-faute). Menés 9-12  à vingt minutes du coup de sifflet final, les Jaunards, souvent poussés à la faute, profitaient du coaching opéré par Vern Cotter pour trouver les ressources nécessaires pour renverser la vapeur et arracher leur qualification. Entré au talonnage, Ti’i Paulo inscrivait en force l’unique essai de la rencontre (63e). Finalement vainqueur 19-15 au terme d’une rencontre aussi accrochée que crispante, le club auvergnat a rempli son objectif mais devra attendre vingt-quatre heures pour connaître le nom de son futur adversaire ainsi que le lieu du match.

Résumé : Clermont-Auvergne vs. Ulster Rugby

Source : lefigaro.fr Photo : Espnscrum.com

Le Pro12, un concept original pour le rugby

Je pensais avec avoir fait le tour de la question des franchises. Mais finalement plusieurs éléments s’étant déroulés ses derniers temps, sportifs ou extra-sportifs, semblent indiquer que les propositions faites dans le Manifeste « Projet Mister Rugby » soient plus que jamais d’actualité. 

La domination sans partage des clubs celtes

Nous nous sommes longtemps demandés lequel des deux championnats entre le Français et l’Anglais était le meilleur. Nous pouvons assurément répondre aujourd’hui : Ni l’un, ni l’autre. Ce sont les clubs issus du Pro12 qui mènent la danse. A l’heure où j’écris ces lignes sur 8 clubs en passe d’être quart-de-finaliste de la Coupe d’Europe, 6 sont celtes, 1 est anglais et 1 français. Bien sûr, nous attendons le match couperet entre Clermont et l’Ulster, bien sûr aussi l’histoire de cette compétition nous aura appris que la vérité d’une édition est rarement celle de la suivante. Mais tout de même !

Le Liberty Stadium

Alors le Top 14 Orange est-il devenu un sous championnat ? 

Certainement pas. Il reste le championnat le plus attractif du monde, celui qui remplit le plus les stades, le championnat le plus disputé, et même si le jeu est rarement spectaculaire il s’agit d’un championnat intense. Tout n’est pas à jeter, loin de là. Mais nous sommes obligés de constater que le contraste est saisissant entre les franchises galloises, irlandaises et écossaises d’un côté qui ont l’esprit complètement tourné vers la compétition continentale et des clubs comme Montpellier ou Biarritz de l’autre qui songent plus à leur maintien en Top 14 qu’à des rêves de finale européenne. Les celtes n’ont pas ce problème là car il n’existe pas de descente dans leur championnat, du coup ils n’hésitent pas à se focaliser sur la Heineken Cup quitte à délaisser quelque peu leur championnat qui apparaît alors comme un championnat de consolante. Tout le contraire de ce qui se passe en France. Pour synthétiser, on peut dire que le Top 14 est le championnat le plus attractif, mais le Pro12 celte est celui qui possède les meilleurs clubs européens.

Ironiquement, le Stade Toulousain, premier qualifié français pour les quart-de-finale doit son salut à la victoire surprise du petit poucet du championnat celte, le Connacht, face au caïd du championnat anglais, les Harlequins. Tout un symbole !

Le pire c’est que lorsque les clubs français gagnent ils ne fructifient pas leurs victoires. Perpignan et Biarritz, deux grands des années 2000, sont en train d’en faire l’amère expérience. Le maire de la cité catalane vient d’annoncer qu’il n’y aura pas de stade de 20 000 places pour l’USAP comme cela était annoncé depuis plusieurs années. Le premier magistrat se justifie « Les résultats du club n’ont pas pesé. Je connais assez le sport pour savoir qu’il se nourrit de hauts et de bas. C’est uniquement les critères économiques qui guident ma décision ». Comprenez « Même s’il le club avait été l’actuel leader du championnat, cela ne changerait rien car avec un tel championnat cela n’offre aucune garantie. ». Alors que d’un côté de la Manche les deux eternels rivaux qu’étaient les clubs de Swansea et de Neath se sont organisés autour d’une franchise commune, celle des Ospreys, devenant l’une des plus redoutables formations d’Europe, les clubs basques de Biarritz et de Bayonne occupent les profondeurs du championnat français. Là où les Ospreys jouissent aujourd’hui d’un superbe stade flambant neuf, le Liberty Stadium, l’agglomération de Bayonne-Anglet-Biarritz est écartelée entre deux projets fratricides d’agrandissement des stades Jean Dauger et Aguiléra. Les franchises celtes, assurée de jouer la Coupe d’Europe tous les ans ont investi dans des stades très haut de gamme, outre le Liberty Stadium(20 000 places), citons Thomond Park (27 000), le Cardiff City Stadium (27 000) ou le Park-y-Scarlets (15 000). Quel club français pourrait se venter de bénéficier d’avoir de telles installations ? Gallois et Irlandais ne nourrissent aucuns complexes face aux budgets pharaoniques des clubs du Top 14 Orange. Pas question pour eux de se lancer dans une course à l’artillerie lourde dont ils savent qu’ils sortiraient perdant, en achetant telle ou telle star sudiste. Les Gallois ont massivement investit dans la formation. A l’heure où Philippe Saint André se demande où il va trouver des ailiers et des piliers polyvalents de calibre international, de jeunes gallois, tels que Scott Williams, George North, John Davies ou Sam Warburton font le bonheur de leur sélection nationale. Pourtant si le BO a une équipe vieillissante, l’USAP est sans doute le club qui fut le plus actifs sur le marché des transferts des -20 ans. Seulement devant le risque d’une relégation, les entraîneurs hésitent trop à lancer dans le bain leurs 5 ou 6 internationaux dans les équipes de jeunes ; ils ont bien trop peur de leur manque d’expérience. Du coup, de toute la jeune garde catalane, seul le seconde-ligne Romain Taofifenua accumule les minutes de temps de jeu.

Un projet de club régional dans le Limousin

C’est probablement à partir d’un tel constat que le rugby limousin réfléchit très sérieusement à se lancer dans le grand bain d’un club régional. Ce qui constituerait une première en France, tous sports confondus. Plusieurs zones d’hombres existent cependant, où jouerait ce club ? À Limoges qui devrait disposer d’ici deux ou trois ans d’un nouvel écrin de 20 000 places ? Ou à Brive ? Si je crois profondément aux synergies pour des clubs appartenant à une même agglomération, je suis plus sceptique quand il s’agit de deux clubs appartenant à des villes distantes d’une bonne heure de route. Toutefois, le projet limousin a le mérite d’exister et d’essayer d’apporter des solutions dont d’autres devront s’inspirer.

 J’aurais pu continuer ma liste d’exemple avec le club de Lyon. Probablement le club en France qui offre les perspectives de croissances les plus intéressantes pour notre rugby avec notamment la possibilité de déménager pour le Stade Gerland d’ici trois ou quatre ans. Malheureusement, il semblerait que le club lyonnais soit sur le point de redescendre dans les oubliettes de la ProD2. Pour le remplacer par qui ? Par Dax ? Par Oyonnax ? Par des clubs qui seraient amenés de toute façon à jouer eux aussi à leur tour l’ascenseur ? Est-ce un modèle économique viable pour le sport professionnel ? Bien sûr que non !

 Anticipons l’avenir !

Philippe Saint-André rappelait récemment que la France est la première économie du rugby. Une réalité qu’on a un peu tendance à oublier. Ce statut devrait nous pousser à réfléchir un peu plus et à opter pour un système de championnat un peu plus élaboré. Le rugby français a connu une croissance hors-norme ces dernières années. Mais c’est peut-être bien la fin de notre Belle Epoque. La Ligue 1, de football devrait avec l’arrivée d’une dizaine de nouveaux stades passer à un cap supérieur, plus proche de ce qui existe en Allemagne ou en Angleterre. Les sports d’intérieurs comme le basket ou le hand bénéficieront, eux aussi, de nouvelles salles derniers cri, qui leur permettront eux aussi d’emboiter le pas et de ne plus passer pour les parents pauvres du sport pro hexagonal. Parallèlement à cette concurrence nouvelle, la situation économique en Europe obligera de plus en plus les collectivités locales à se désengager du sport professionnel. L’avenir n’est pas noir. Il est juste changeant et il appartiendra à ceux qui sauront le plus l’anticiper.

Luke Barraway essaie de grappiller du terrain face à Toulouse

LONDRES – Le Stade Toulousain s’est glissé par un trou de souris en quarts de finale de la Coupe d’Europe malgré sa défaite à Gloucester 34 à 24, compensée par l’échec complètement inattendu de leurs rivaux, les Harlequins de Londres, chez les Irlandais de Connacht.

Les Toulousains, quadruples champions d’Europe, terminent premiers de la poule 6 mais, avec 18 points, ils devront renoncer à jouer leur quart de finale à domicile, ce qui augure mal de la suite de la compétition.

Les champions de France ont inscrit trois essais, deux de Matanavou et un de Dusautoir, mais en ont encaissé quatre de la part d’Anglais déchaînés dans un match sans enjeu pour eux.

Car, comme les Toulousains s’y attendaient, ils ont trouvé en face d’eux des adversaires bien décidés à faire plaisir à leurs supporteurs en jouant tout pour l’attaque.

D’entrée en supériorité numérique après un carton jaune infligé au pilier Wood (2),Toulouse a quand même encaissé un premier essai dès la quatrième minute à cause d’une grosse erreur de Matanavou.

L’ailier a d’abord manqué la réception d’une chandelle dans ses 22 mètres avant de se faire contrer, pour éviter un mêlée à cinq mètres. L’arrière May en a profité pour aplatir.

La suite a montré pourquoi le Fidjien avait pu commettre cet excès de confiance. Intenable, c’est lui qui a lancé l’offensive victorieuse qui a abouti à l’essai du capitaine Dusautoir, auteur d’un sprint de plus de 40 mètres digne d’un trois-quarts (8). Puis Matanavou a conclu en coin une attaque classique parfaitement exécutée par les lignes arrières (17).

Moins pragmatiques qu’ils l’avaient annoncé, les Toulousains se sont pris au jeu de leurs adversaires en relançant à la main, même avec dix points d’avance (17-7).

Gloucester ne s’est pas fait prier pour exploiter les espaces ainsi laissés. Qera a réduit le score en concluant d’en l’en-but une offensive lancé par l’ailier Sharples et relayée par le deuxième ligne écossais Strokosch (28).

Scénario improbable

Puis, après la pause (14-17), c’est Sharples (47) qui a franchi la ligne au bout d’une action initiée par un coup de pied millimétré de l’ancien capitaine du XV de la Rose Tindall.

A 24-17, les affaires françaises étaient mal engagées.

Les Toulousains, sans s’affoler, sont repartis de l’avant. Une belle initiative de l’ouvreur Beauxis a permis à Matanavou de marquer son deuxième essai de la soirée (65), transformé par Beauxis.

Mais après une pénalité de Burns (27-24), puis un essai de l’arrière May sur une contre-attaque de plus de 60 mètres, il a fallu l’exploit des modestes Irlandais de Connacht pour qualifier le Stade dans un scénario que personne n’avait envisagé.

Les Toulousains n’avaient certes pas préparé ce rendez-vous crucial dans la sérénité à cause d’un voyage mouvementé vers le sud-ouest de l’Angleterre. Jugeant l’avion slovaque qui devait les transporter peu sûr, ils avaient fini par changer de compagnie au dernier moment.

Toulouse se qualifie pour les quarts mais se sont bien les Irlandais du Connacht qui réussissent l'exploit de la soirée

Sur le plan sportif, Guy Novès avait dû remanier in extremis la composition de ses lignes arrières à la suite du forfait de Vincent Clerc, insuffisamment remis d’une blessure au genou.

Douze équipes peuvent mathématiquement prétendre à rejoindre en quarts de finale de la Coupe d’Europe les provinces irlandaises du Leinster et du Munster et Toulouse, déjà qualifiés, lors des matches de la 6e et dernière journée disputés samedi et dimanche.

  • QUALIFIES (3): Munster (IRL), Leinster (IRL), Toulouse (FRA)
  • PRÉTENDANTS (12): Cardiff Blues (WAL), Edimbourg (SCO), Ulster (IRL),Clermont (FRA), Saracens (ENG), Harlequins (ENG), Northampton (ENG), Llanelli Scarlets (WAL), Glasgow (SCO), Leicester (ENG), Biarritz (FRA), Neath-Swansea Ospreys (WAL)
  • ÉLIMINÉS (9):Castres (FRA), London Irish (ENG), Racing-Métro (FRA),Montpellier (FRA), Bath (ENG), Aironi (ITA), Trévise (ITA), Gloucester (ENG), Connacht (IRL)

Source : 20minutes.fr Photos : Espnscrum.com

Le duel dans les airs entre Steve Borthwick et le jeune Lauret tournera à l'avantage du joueur des Sarries

Il faudrait un miracle pour que Biarritz se qualifie en quarts de finale de H Cup. Défaits sur la pelouse des Saracens (16-20) dimanche, à l’occasion de la cinquième journée de la poule 5, les Biarrots devront battre les Ospreys la semaine prochaine avec le bonus offensif. Surtout, ils doivent espérer un revers hautement improbable des Saracens à Trévise. L’aventure européenne du BO s’est donc arrêtée au nord de Londres.

Cette fois, il n’y a plus vraiment à passer par quatre chemins. A moins d’un incroyable cataclysme, Biarritz ne verra pas le printemps en H Cup. Le dernier véritable enjeu n’est pas immense pour les Biarrots, puisqu’il concerne la possibilité d’être reversé en Challenge européen. Jouable, si toutefois ils l’emportent la semaine prochaine contre les Ospreys. Pour finir en tête de la poule 5, il faudra prendre le bonus et surtout espérer que les Saracens perdent à Trévise dans le même temps. Impossible donc, ou presque. La faute à cette défaite dans le nord de Londres (16-20), au terme d’un match qui devait décider de l’avenir européen du BO.

Trop souvent timorés malgré un bon début de match, les Basques ont beaucoup subi face aux vagues offensives bien modelées des pensionnaires de Vicarage Road. Et si Dimitri Yachvili n’avait pas profité d’un contre sur un dégagement au pied de Stringer, Biarritz n’aurait même pas eu le loisir d’y croire. Ça n’aurait peut-être pas été plus mal, afin d’éviter les regrets. Au lieu de quoi, les hommes de Patrice Lagisquet se sont rapprochés à un point et ont encore eu les ballons d’attaque pour l’emporter sur le fil.

Traille: “C’est une grosse désillusion”

Tout avait pourtant bien commencé pour le BO, qui ouvrait la marque par Yachvili (0-3, 10), auteur des 16 points de son équipe. Le duel des buteurs semblait s’amorcer avec Michael Farrell, lui aussi précis face aux perches (3-3, 13e), puisque l’international français répliquait à l’égalisation dans la foulée (3-6, 15e) et dépassait du même coup les 600 points en Coupe d’Europe, rejoignant ainsi un cercle très fermé en compagnie de Ronan O’Gara, Stephen Jones et Diego Dominguez. Mais l’essai de Spencer a tout fichu en l’air (8-6, 19e), alors que le débours était encore tout à fait acceptable pour le 12e de Top 14. C’est aussi une preuve de sa fébrilité constante, point démentie à Watford.

“C’est une grosse désillusion, admettait Damien Traille devant les caméras de France 2. On avait l’ambition de s’imposer, on savait qu’un gros défi nous attendait. On a fait trop de cadeaux en début de match, on leur a donné des points facilement, les points qui nous manquent à la fin.” Réglé comme une horloge, Farrell a passé les points nécessaires (28e, 35e, 64e, 79e), tandis que Yachvili n’a ensuite eu le loisir que de passer une pénalité de plus (71e). “C’est rageant parce que ça faisait 15 jours qu’on était sur une bonne dynamique, on avait envie de continuer, poursuivait Traille. On verra ce qui arrivera et de toute façon, ça préparera la suite du championnat.” Mieux vaut le prendre comme ça.

Source : Rugbynews.fr

Quand le génie des individualités se met au service d'un collectif bien huilé, ça donne la prestation de Clermont chez les Aironi

Clermont a laminé les Italiens d’Aironi lors de la 5e journée de la Coupe d’Europe (0-82). Grâce à ce succès, les Auvergnats restent en course pour les quarts de finale. Le Stade Toulousain s’est lui aussi rapproché de la qualification en dominant les Irlandais de Connacht (24-3) Déjà éliminé, Montpellier a arraché sa première victoire dans la compétition grâce à un essai transformé à la dernière minute face à Bath (24-22). Castres s’est incliné au Munster (26-10).

La victoire de L’Ulster aux dépens de Leicester la veille (41-7) avait mis la pression sur les Clermontois. Relégués alors à huit points des Irlandais, les Français se devaient de réaliser un sans-faute lors des deux dernières journées. Et cela passait d’abord par un succès à Aironi, agrémenté du bonus offensif. Le suspense n’a guère duré puisqu’en moins d’une demi-heure l’affaire était pliée ! Un premier essai de Sivivatu (validé par la vidéo) donnait le la dès la 14e minute, puis c’était la déferlante. L’ailier fidjien, en bout de ligne, y allait de son doublé deux minutes plus tard (16e) puis Byrne et Lapandry mettaient leurs coéquipiers à l’abri.

Transperçant la défense transalpine sur chaque offensive, ou presque, l’ASM déroulait tranquillement jusqu’au retour aux vestiaires, que les partenaires de Malzieu, auteur d’un triplé,  rejoignaient sur le score fleuve de 47-0 en leur faveur. La seconde période était un peu moins maîtrisée mais les Jaunards, pourtant privés au coup d’envoi de joueurs tels que Bonnaire, Rougerie ou Fofana, poursuivaient tout de même leur récital face à des Italiens dépassés dans tous les domaines. Au final, Clermont s’imposait avec 12 essais à son actif et revenait ainsi à trois points de l’Ulster. La grande finale pour la première place de cette poule 4 aura donc bien lieu entre la province irlandaise et le club auvergnat qui aura l’avantage de recevoir. Un succès clermontois sans point de bonus défensif pour leur adversaire propulserait le club français en quart de finale, sans passer par la case “meilleur deuxième”.

Résumé : ASM Clermont-Auvergne vs. Aironi

Deux joueurs face à 4 défenseurs ? Qu'importe Médard sert admirablement bien Matanavou qui file marquer le premier des 4 essais toulousains !

Médard-Matanavou, le ticket gagnant

Placé dans un cas de figure similaire que les Auvergnats, le Stade Toulousain s’est lui aussi replacé dans la course à la qualification à la première place. Il fallait en effet aux hommes de Guy Novès deux victoires lors des deux dernier matchs, dont au moins une avec le point du bonus offensif. La moitié du chemin est parcourue mais ce ne fut pas simple. Opposés à la province du Connacht, les Haut-Garonnais ont eu toutes les peines du monde à mettre les Irlandais au pas. Heureusement pour eux, ils comptent dans leurs rangs Maxime Médard et Timoci Matanavou. Le premier, auteur d’un essai, n’a eu de cesse de créer le décalage et de perforer quand le Fidjien confirmait ses exceptionnels dons de finisseur. Son deuxième essai du match (le 11e de sa saison toutes compétition confondues) offrait, à la 68e minute, le point de bonus tant espéré pour le Stade qui défendra donc sa première place dans cette Poule 6 vendredi prochain à Gloucester.

Résumé : Stade Toulousain vs. Connacht

Mickaël DeMarco et les siens remportent leur premier match de HCup de l'histoire du club

Montpellier, quelle première !

Toujours vierge de victoire en H Cup, Montpellier a enfin ouvert son compteur après être passé tout près à plusieurs reprises (nuls contre Glasgow et Leinster). Et de quelle manière. Privés de cadres importants pour la réception de Bath (Ouedraogo, Trinh-Duc et Gorgodze), les Héraultais ont d’abord mené au score grâce à un essai de Bérard à la première minute avant de faire la course derrière les Anglais. Ces derniers menaient encore 17-22 dans les dernières secondes quand Nagusa a marqué pour égaliser ! Sans trembler, alors que le spectre du match nul se profilait de nouveau, Bustos Moyano passait la transformation et offrait à Montpellier son premier succès en H Cup au bout du suspense ! Ça valait le coup d’attendre…Pas de miracle en revanche pour Castres. Déjà quasiment éliminé de la course à la qualification pour les quarts de finale, le C.O, même s’il n’a pas à rougir de sa prestation, s’est incliné sur la pelouse du Munster (27-10). Les Irlandais, toujours invaincus, ont encore prouvé qu’ils faisaient parti des grand favoris pour le titre.

Source : sport.francetv.fr

Rosse Rennie et les siens coule le navire du Racing qui n'a visiblement pas encore l’étoffe d'un grand d'Europe

Pour infimes qu’elles étaient à la veille de cette 5e journée de la H Cup, les dernières chances de qualification duRacing-Métro 92 se sont envolées vendredi, à Colombes, où les Ciel et blanc, défaits (24-27) par Edimbourg, ont été une nouvelle fois dans l’incapacité d’offrir un premier succès européen cette saison à leur public. Un drop à la dernière minute aura crucifié l’équipe de Pierre Berbizier. 

Cette fois le constat d’échec s’impose de lui-même: défait pour la troisième fois en trois matches sur sa pelouse de Yves-du-Manoir sur le front de l’Europe cette saison, le Racing-Métro 92, dominé à la sirène (24-27) par Edimbourg, n’avait décidément pas l’étoffe de ses ambitions continentales dans ce qui n’est toutefois jamais que la deuxième campagne de H Cup de son histoire. Aux onze essais de l’improbable défaite (48-47) de l’aller à Murrayfield ont répondu ce vendredi, à Colombes, les six réalisations d’un match forcément moins échevelé, mais qui aura valu par la course-poursuite entre des Franciliens et des Ecossais se rendant coup pour coup, avant qu’un drop ne terrasse l’équipe du président Lorenzetti.

Malgré leurs intentions jamais démenties, les Racingmen ont signé, dixit Lionel Nallet lui-même au micro de Canal+ Sport, “un match raté au niveau du réalisme ; on a les bases, on a tout, mais il n’y a pas de raison que ça ne vienne pas…” La mue recherchée vers un jeu d’envergure n’a pu une nouvelle fois s’exprimer dans cette Coupe d’Europe, où la moindre erreur se paye cash, à l’image de ces dix en-avants franciliens. Dix de trop qui expliquent en grande partie ce statut de plus mauvaise défense de la H Cup avant cette 5e journée avec 127 points concédés pour 16 essais encaissés. “C’est quelque chose qu’il faut qu’on travaille, les coups, on doit les finir“, commentera Fabrice Estebanez. “On s’entraîne comme on joue et on doit mettre plus d’application sur les finitions ; on essaye de créer du jeu, mais si on perd autant de ballons face à des équipes si efficaces sur des turn-over, on ne peut pas espérer être efficace.

Malgré la classe d’Imhoff

Et même infime, la maigre chance de qualification des Racingmen mérite d’être jouée à fond. C’est tambour battant que Lionel Nallet et ses partenaires se lancent dans la bataille. Conservation et pilonnage en règle d’une défense écossaise bien posée sur la largeur font quasiment le bonheur de Sébastien Chabal, tout proche d’inscrire pour son retour au jeu le premier essai en position d’ailier qu’un en-avant du n°8 empêche (3e). On pense le ton donné de la part des Ciel et Blanc qui, après un échec longue distance de part et d’autre des deux buteurs, François Steyn (10e), et Greg Laidlaw (13e), cèdent pourtant les premiers. Confuse, la première action écossaise digne de ce nom dans les vingt-deux mètres adverses permet au flanker Ross Rennie de profiter d’un plus que probable écran de son deuxième ligne Grant Gilchrist, qui déroute Nallet, pour aplatir sous les poteaux (0-7, 15e).

Le coup est rude pour le Racing, dont les avants mènent la révolte en bord de touche sur ballon porté, avant que la séduisante paire de centres label international, Estebanez-Steyn, ne donne toute sa mesure. Le vice-champion du monde pour la prise d’intervalle, suivie de la passe après contact et la conclusion du Sud-Africain sous les perches (7-7, 23e). Mais les joueurs de Berbizier retombent dans leurs travers, confondent vitesse et précipitation, à l’image des en-avants de ses Argentins Juan Martin Hernandez (32e) et Juan Imhoff (39e) pour laisser Edimbourg imposer sa folle sarabande. Du rythme et des appuis comme sur ce déboulé de Netani Talei qui plante François Van der Merwe et un nouvel essai avec (7-14, 29e). A la pause, la première victoire du Racing n’est pas d’actualité…

Le changement de décor est flagrant à la reprise. La fameuse maîtrise de ce jeu plus ambitieux sur lequel le Racing continue de tâtonner laissant à nouveau à désirer, on revient à des fondamentaux. Le défi physique et un jeu de passes réduit à sa plus simple expression font mouche d’entrée sur cette belle libération de Virimi Vakatawa pour Imhoff. La suite, c’est un nouveau numéro du joueur des Pumas, qui dépose d’un cadrage-débordement d’école Chris Paterson en position de dernier défenseur pour s’offrir son troisième essai européen de la saison -le deuxième en deux matches après son petit chef d’oeuvre de Perpignan- synonyme d’égalisation (14-14, 42e). Sursaut de courte durée, gâché par la perte de balle en situation offensive de Chabal, qui au bout d’un fulgurant contre écossais gâte le nouvel appelé avec le XV du Chardon, David Denton. Un cinquième essai à Colombes, le troisième d’un troisième ligne pour Edimbourg, qui n’a rien à envier à la réalisation d’Imhoff et replace les Ecossais en tête (14-21, 48e). La réponse du Racing ne tarde pas, oeuvre d’Antoine Battut à la récupération et à la conclusion d’un nouveau ballon porté par les “gros” que bonifie Julien Saubade avant de servir son troisième ligne en coin (21-21, 55e). Un deuxième échec de Steyn aux 55 mètres maintient cette parité (68e) que Jonathan Wisniewski, entré en jeu, lui, dépasse (24-21, 70e). Mais Edimbourg sait se montrer clinique pour concrétiser sa seule incursion de la seconde période chez les Ciel et blanc (24-24, 73e). Et que dire de ce drop final de Phil Godman qui à l’ultime minute crucifie les Franciliens (24-27, 80e). De Murrayfield à Colombes, le cauchemar du Racing est total.

Source : Sports.fr