L’idée d’un championnat de franchises fait son chemin. Selon JMD, elle est même inéluctable  Si la Fédération ne prend pas les devants, ce sont les clubs eux mêmes qui opteront pour cette option. Ce message a été posté par un lecteur, JMD en réponse à un billet posté il y a 4 ans En toute franchise (1, 2 et 3). Plutôt que des franchises utilisant pour socles des clubs du Top 14 comme je l’ai imaginé dans le manifeste de Mister Rugby, JDD imagine un vrai championnat interprovincial, rappelant que certaines de ces formations ont remporté des victoires historiques face à des équipes aussi prestigieuses que les All Blacks ou les Wallabies lors de tournées d’automne. J’ajouterais qu’avec l’expansion des marques régionales (Sud de France, Sud-Ouest, Auvergne, Alsace, etc.) qui cherchent à donner une visibilité à l’internationale ce projet gagne en crédibilité. 

De notre envoyé spécial, JMD

Depuis 5 ans et même 3 ans les choses ont bien sûr évolué même si nous n’avons toujours pas de franchises, évolution très positive concernant l’Union Bordeaux-Bègles puisque le club se maintient depuis 2 ans en Top 14, de plus il fidélise un public, il y a une tradition rugbystique à Bordeaux qui ressurgit. L’équipe a enregistré la deuxième affluence au stade avec ses délocalisations à Chaban-Delmas, une enceinte que l’Union pourrait peut-être squatter en permanence puisque les footeux vont déménager dans leur grand stade flambant neuf. Concernant Agen par contre l’affaire se complique, mais le club n’est pas mort pour faire partie une jour des 14 franchises, bien qu’Agen pourrait avec l’Union bordelaise constitué la province Aquitaine (équipe Grand Bordeaux ?) ou équipe Aquitania si on veut lui attribuer une dénomination antique. Cette formation Bordeaux-agenaise a dans le passé rencontré les équipes de l’hémisphère sud en tournée, je me souviens d’un match contre l’Australie en 1993. Mais il se pourrait que Bordeaux désire conserver sa propre identité de même qu’Agen. Concernant Dax et Mont de Marsan il y a quelques années on a parlé de fusion, ses deux clubs peuvent constituer donc une franchise "Landes" mais tout aussi bien intégré également la franchise Aquitaine aux côtés d’Agen voire de Bordeaux. Autre possibilité, explorons les toutes, Dax et Mont de Marsan pourrait donc le plus vraisemblable être associées à Bayonne et Biarritz pour constituer l’équipe Côte Basque Landes (Force-Basque Côtes Sud) équipe Atlantica pour prendre un terme antique… qui elle aussi a déjà existé sous l’appellation du comité Côte Basque Landes et avait notamment battu les All blacks en 1990. A moins que Bayonne et Biarritz fusionnés souhaitent restés indépendants des landais. En associant les finances des 4 clubs, la province Côtes Basque Landes correspondrait actuellement à un budget de 45€, ce qui n’est pas rien.

Le Racing Métro est issu de la fusion de deux clubs de même que le Stade Français Paris et l’on peut dire que cela a fonctionné. Si un temps on s’est interrogé sur la viabilité de deux clubs pros dans la capitale, aujourd’hui il ne fait aucun doute que c’est tout à fait viable, et effectivement le derby au Stade de France est un ingrédient tout à fait intéressant au sein même du Top 14. Une seule franchise Île-de-France de France n’est pas nécessaire, deux équipes c’est bien mieux.

Depuis 2010 et l’étude de la Ligue, les franchises semblent se constituer naturellement sans l’intervention de la Ligue, ainsi ça pourrait lui faciliter le travail à l’avenir. Clermont et Toulon sont deux équipes très autoritaires sportivement, le Stade Toulousain n’est pas autre chose qu’une franchise, il n’est pas concevable que ce club puisse descendre de division, déjà qu’une année sans titre, Brennus ou H Cup n’est pas bien vécu par les toulousains et engendre dans la ville rose une surconsommation d’antidépresseurs creusant un peu plus le déficit déjà énorme de la sécurité sociale. Je le répète une relégation en ProD2 est totalement inenvisageable pour le Stade Toulousain qui chaque année se donne les moyens de ses ambitions. En absorbant les budgets de Castres, Colomiers, Montauban, Auch et Albi, ce qui parait très improbable, l’équipe Toulouse Midi Pyrénéen serait vraiment le plus grand club du monde, quoique niveau pognon pas beaucoup plus riche que l’équipe Basquo-landaise. Nous savons en 2013 que Albi ne pourrait pas avoir sa franchise. Concernant Toulon, elle pourrait représenté donc l’équipe de la French Riviera…l’équipe Côte-d’Azur avait battu les Wallabies à Mayol. Je ne vois pas pourquoi il y aurait une franchise à Nice et une autre à Marseille puisque Toulon désormais si médiatique pourrait représenter la grosse écurie régionale avec le soutient de Nice et de Marseille.

Le Top 14 c’est comme un conseil municipal où tout le monde veut devenir le Maire, le Racing Métro ambitionne le titre pour 2014 et Lyon qui n’est plus en Top 14 aspire légitimement à y revenir, et devenir plus fort que la formation Clermontoise qui pourtant n’a jamais été aussi impressionnante. Bourgoin-Jallieu ne peut plus espérer que d’être vampirisé par Lyon pour de nouveau rejoindre l’élite.

Perpignan et Montpellier semblent être deux places suffisamment fortes pour avoir leur écurie respectives franchisées, bien qu’une association Languedoc-Roussillon incluant Narbonne et Béziers ne serait pas dégueulasse. Grenoble est là surprenant promu qui a apporté du piment à la compétition cette année.

On se vente en France d’avoir la meilleure compétition du monde, hors nous ne l’avons pas encore, le Super Rugby demeure la référence. Il suffit de regarder Youtube, en popularité internationale la compétition phare de l’hémisphère sud est nettement plus célèbre que le Top 14 qui a néanmoins atteint un engouement sans précédent et qu’il est en train de devenir tout autant que l’équipe de France la vitrine du rugby français. Cependant, le Top 14 est encore très en deçà de sa notoriété potentielle. Sur les sites anglophones le Top 14 est bien moins évoqué que le Super Rugby qui est seulement comparé à la H CUP.

Si nous le voulions vraiment, nous pourrions déjà avoir réellement et sans contexte le meilleur championnat. Le France est un beau pays, un vrai centre d’attraction magnétique pour les touristes de part son Histoire, ses monuments, sa diversité géographique etc. Tout ceci est très important, outre l’aspect financier attractif, c’est la France elle-même que les joueurs étrangers veulent découvrir. Il y a quelques années on disait que la culture des clubs était trop forte en France, et c’est vrai mais les mentalités évoluent heureusement. Les nations celtes ont opté pour des équipes de province parce que c’était vital pour elles. Hors si on veut vraiment avoir le meilleur championnat possible, les franchises sont essentielles en France. Comme les équipes ne descendront pas elles attireront forcément les partenaires financiers, avec la fusion des clubs on aura de gros budgets, encore plus de stars viendront. Décrocher le Brennus à quelque chose de mythique, c’est l’apothéose d’une fresque équipe pour les joueurs de l’équipe qui le remporte. Jonny Wilkinson qui a pourtant soulevé la Webb Ellis Cup avec le XV de a rose, a avoué au micro de Canal+ qu’il avait réalisé ce que le Brennus représentait après avoir perdu la finale avec Toulon contre Toulouse en 2012. Plus le Top 14 gagnera en célébrité plus le Brennus deviendra un Graal à obtenir pour tout rugbyman quelque soit on origine et sa nationalité.
Il ne s’agit pas de savoir si il y aura des franchises, il s’agit de savoir quand elles seront instaurées et par quelles provinces ou/et clubs elles seront représentées

XV de France : huit novices dans un groupe de 35 Bleus pour la Nouvelle-Zélande

Le manager du XV de France Philippe Saint-André a convoqué mardi huit joueurs jamais encore sélectionnés dans un groupe de 35 en vue de la tournée en Nouvelle-Zélande, en juin.
Eddy Ben Arous, Alexandre Flanquart, Camille Lopez, Remi Talès, Adrien Planté tenteront de décrocher une première sélection, tout comme les Sud-Africains Daniel Kötze et Bernard Le Roux ainsi que le Fidjien Noa Nakaitaci.

 Le XV de France disputera trois test-matches face aux All Blacks (8, 15, 22 juin) et une rencontre face à la franchise des Auckland Blues (11 juin).

La principale absence de la liste est celle du demi d’ouverture de Montpellier François Trinh-Duc, mis au repos après avoir été beaucoup sollicité ces dernières années" et à qui Saint-André a préféré le Castrais Rémi Talès, "l’homme en forme du moment".
Comme attendu, le troisième ligne de Toulouse Thierry Dusautoir sera le capitaine de cette tournée, en l’absence du deuxième ligne Pascal Papé, blessé au dos depuis le 3 février et le premier match du Tournoi face à l’Italie.
Saint-André a donc conservé une forte ossature du Tournoi des six nations, en appelant des cadres tels que Dimitri Szarzewski, Nicolas Mas, Yoann Maestri, Louis Picamoles, Morgan Parra, Frédéric Michalak ou encore Wesley Fofana et Yoann Huget.
Cette liste marque aussi le retour de certains joueurs écartés et/ou blessés au cours du Tournoi, comme Maxime Mermoz et Fulgence Ouedraogo, ou jamais utilisés cette année comme l’ailier de Toulon Alexis Palisson ou l’arrière de Castres Brice Dulin.
De jeunes pousses auront donc l’occasion de faire leurs preuves, comme le centre de Toulouse Gaël Fickou (19 ans, 1 sél), le deuxième ligne du Stade Français Alexandre Flanquart (24 ans), le pilier du Racing-Métro Eddy Ben Arous (22 ans) et le demi d’ouverture de Bordeaux Camille Lopez (24 ans).
Après avoir convoqué le troisième ligne sud-africain de Castres Antonie Claassen au cours du Tournoi, Saint-André a aussi poursuivi sa politique d’ouverture en appelant le pilier droit de Clermont Kotze, l’ailier de l’ASM Nakaitaci ou le troisième ligne du Racing-Métro Le Roux.
Le manager devra jongler avec le calendrier et les états de fraîcheur puisqu’un premier groupe de joueurs partira le 25 mai, sans les finalistes du Top 14, et qu’une deuxième fournée s’envolera le 2 juin, au lendemain de l’épilogue de la saison et à six jours du premier test.
Le groupe:
Avants (19): Eddy Ben Arous (Racing-Métro), Vincent Debaty (Clermont), Thomas Domingo (Clermont), Guilhem Guirado (Perpignan), Benjamin Kayser (Clermont), Dimitri Szarzewski (Racing-Métro), Luc Ducalcon (Racing-Métro), Daniel Kotze (Clermont), Nicolas Mas (Perpignan), Alexandre Flanquart (Stade Français), Yoann Maestri (Toulouse), Christophe Samson (Castres), Sébastien Vahaamahina (Perpignan), Yannick Nyanga (Toulouse), Fulgence Ouedraogo (Montpellier), Thierry Dusautoir (Toulouse, cap.), Bernard Le Roux (Racing-Métro), Antonie Claassen (Castres), Louis Picamoles (Toulouse)
Trois-quarts (16): Maxime Machenaud (Racing-Métro), Morgan Parra (Clermont), Frédéric Michalak (Toulon), Camille Lopez (Bordeaux-Bègles), Rémi Talès (Castres), Mathieu Bastareaud (Toulon), Gaël Fickou (Toulouse), Wesley Fofana (Clermont), Florian Fritz (Toulouse), Maxime Mermoz (Toulon), Maxime Médard (Toulouse), Noa Nakaitaci (Clermont), Alexis Palisson (Toulon), Adrien Planté (Perpignan), Brice Dulin (Castres), Yoann Huget (Toulouse)

Tout ce qu’il faut retenir du weekend !

 Top 14 : Castres et Toulouse complète le dernier carré

On connaît enfin le nom des deux vainqueurs des barrages qualificatifs pour les deux demi-finales. Toulouse affrontera Toulon, ce qui constituera une revanche de la dernière finale de Top 14. L’autre demi-finale verra l’affrontement du Castres Olympique face au Clermont-Auvergne. On remarque que nous avons les mêmes demi-finalistes que la saison 2011-2012. Il sera particulièrement intéressant de voir comment les deux clubs qui se retrouvent en finale de Coupe d’Europe (Toulon et Clermont) géreront leur après-finale. En effet, que le club soit Champion ou vaincu, il doit être très difficile de se relancer pour une demi-finale de championnat une semaine après avoir joué une finale continentale. Les deux clubs feront probablement tourner en utilisant leurs effectifs pléthoriques. Pas certain que ce soit suffisant pour barrer les routes du Stade Toulousain et du CO dans leur course vers le titre.

 Pro D2: Brive ou Pau accompagnera Oyonnax en Top 14

 Les Palois se sont imposés face à La Rochelle lors d’un match particulièrement houleux (cf. vidéo ci-dessous) pendant que les Brivistes ont battu Aurillac. La finale aura lieu à Bordeaux, le vainqueur rejoindra Oyonnax, champion de la saison régulière, en Top 14. Les Béarnais avaient perdu la saison dernière lors de la finale au Stade Chaban-Delmas face à Mont-de-Marsan. Ils auront une occasion de se rattraper et de revenir en Top 14 après sept saisons passées en Pro D2. Leurs adversaires du CA Brive-Corrèze n’auront passé qu’une seule saison dans l’antichambre de l’élite et souhaitent bien évidemment retrouver le Top 14 au plus vite. Alors qui de Brive ou de Pau sera le quatorzième club de l’élite ? Réponse la semaine prochaine.

Séries mondiales de rugby à 7

 Ce week-end se déroulait également la dernière étape des Séries mondiales de rugby à 7 dans un stade de Twickenham qui a fait le plein ou presque (71 000 spectateurs), encore une preuve que ce sport gagne en popularité. Les Français auteurs d’une saison plutôt prometteuse se sont écroulés lors de la premières journées, perdant successivement contre les États-Unis (19-17), l’Afrique du Sud (17-14) puis face aux Australiens (35-12) lors de la première journée se sont retrouvés bons derniers de leur poule. Les Bleus se reprendront lors des demi-finales de la bowl en s’imposant face au Canada (28-14) avant de s’incliner face aux Gallois (19-7). Les Néo-Zélandais se sont imposés en finale remportant au passage les Séries mondiales tandis que les Français ont été rétrogradés à la neuvième place. Les filles joueront leur finale aux Pays-Bas la semaine prochaine. Les Françaises affronteront les Sud-Africaines, les Anglaises et les Canadiennes en match de poule.

 Coup de tonnerre dans l’Aviva Premiership

Sensation dans le championnat d’Angleterre, les Saracens, premiers de la saison régulière et favoris du championnat sont tombés. Les Saints de Northampton ont réussi l’exploit de s’imposer à l’Allianz Park avec la manière sur le score de 13 à 27. Ils rejoindront les Leicester Tigers en finale. Les Sarries qui étaient encore en course pour le championnat et la Coupe d’Europe il y a peu, auront tout perdu en l’espace de deux semaines.

 Coupe de France de rugby à XIII, Avignon 24 ans après

 Le Sporting Olympique Avignonnais a pris le dessus sur le XIII Limouxin en finale de la Coupe de France sur le plus petit des scores 38-37. Un petit point suffisant au bonheur des Bisons qui n’avaient plus remporté le trophée depuis… 24 ans ! Quant aux Dragons Catalans, dernier club français encore engagé dans la Cup, ils n’ont pas fait dans le détail face à York City en atomisant le club de D2 anglaise sur le score de 92 à 8. Les Catalans sont donc qualifiés pour les quart-de-finale de la Cup.

XV de France : Doit-on sélectionner Nakaitaci et Vakatawa ?

Philippe Saint-André va annoncer la semaine prochaine les noms des joueurs qui partiront pour la tournée en Nouvelle-Zélande. Même si l’ossature du groupe France semble avoir été trouvée depuis la tournée en Argentine et les tests d’automne, on s’attend à voir de nouvelles têtes. Des jeunes qui vont apporter du sang frais à ce groupe qui semblait à bout de souffle lors du Tournoi. Il se murmure que les trois-quarts fidjiens Noa Nakaitaci (Clermont-Auvergne, centre-ailier, 22 ans, 1,90m/94 kg) et Virimi Vakatawa (Racing, ailier, 21 ans, 1,85m/92kg) seraient sur les tablettes du sélectionneur. On sait que Philippe Saint-André a demandé des précisions à l’IRB pour savoir si les deux étaient sélectionnables. En effet, les deux joueurs sont issus de la formation française. Façonnés aux joutes du Top 14, ils ont ajouté à leur dextérité et à leur pointe de vitesse naturelles des qualités défensives qui en font potentiellement des futurs très grands joueurs. Les deux joueurs ont décliné il y a quelques mois une sélection avec les Îles Fidji ce qui a provoqué la foudre de l’entraîneur Robert Boisvert. Alors faut-il sélectionner ces deux joueurs ?

Malgré le nombre invraisemblable de talents qui sortent de ces îles, les Fidji reste un petit pays qui a du mal à lutter à armes égales avec les grosses nations de l’ovale. Si les joueurs issus des îles pouvaient jouer pour leur sélections d’origines nous aurions des Coupes du Monde beaucoup plus disputées et donc beaucoup plus passionnantes.

D’un autre côté, ces deux joueurs ont été formés par des clubs français, ils sont arrivés il y a trois ans (donc très jeunes). On sait que Vakatawa a une copine française et, après tout, notre pays depuis tout temps a vocation à intégrer.

D’autres joueurs sont concernés le pilier droit de l’ASM d’origine sud-africaine Daniel Kotze (26 ans,1,87m/120kg) est lui aussi sélectionnable et intéresse également les sélectionneur à un poste où la France semble dépourvu, il pourrait rejoindre son compatriote Antonie Claassen qui lui a déjà rejoint le groupe France lors du Tournoi des 6 Nations.

La question de sélectionner ou non des joueurs étrangers dans le XV de France a déjà été posée à maintes reprises. Toutefois avec l’arrivée imminente d’une génération de JIFF issus de pays lointains , la question prend une toute nouvelle dimension. Car si aujourd’hui 4 joueurs sont concernés, demain ils seront plus d’une dizaine. Est-on prêt à voir un XV de France dont 7 ou 8 éléments sont d’origines étrangères ? Le XV de France aurait-il toujours ce supplément d’âme qui lui permet de renverser des montagnes ?

Je serais tenter de répondre que s’ils sont les meilleurs à leur poste, il faut les sélectionner. Nos adversaires anglais, australiens et néo-zélandais n’ont pas ces états d’âmes et sélectionnent depuis longtemps des joueurs étrangers. Toutefois, j’aimerais que dorénavant on se fixe en France la règle suivante : les joueurs sont sélectionnables s’ils ont entamé des démarches auprès des autorités pour acquérir la nationalité française, ce qui suppose qu’ils pourraient la transmettre à leurs enfants et potentiellement s’installer définitivement en France. D’autre part, il me semblerait juste que les joueurs en question passe un test de Français (niveau B1 de CECRL) qui correspond au niveau seuil demandé aux immigrés qui veulent devenir français.

Mister Rugby

Un Stade Chaban-Delmas rénové pour accueillir l’UBB ?

Stade Chaban Delmas configuré en version rugby

Parmi les cinq lauréats d’un concours d’architecte lancé par la ville de Bordeaux pour le réaménagement du Stade Chaban-Delmas (classé au patrimoine) on retrouve des projets plus fous les uns que les autres, une aérogare pour dirigeable, un lac et… un stade de rugby de 18 000 places qui semblerait convenir parfaitement à la nouvelle UBB. Ce projet a l’appui de nombreuses personnalités et aussi celle du public qui répond toujours présent aux matchs joués dans la magnifique œuvre architecturale Art-déco.

Bordeaux est devenue depuis six ou sept ans LA ville de province où il fait bon investir, où on trouve du travail un peu moins difficilement qu’ailleurs et celle qui bat tous les records des enquêtes d’opinion concernant la qualité de vie. Une ville en train de grandir à vitesse grand V. Il est loin le temps où la cité girondine était surnommée la « Belle endormie »…. Le rugby ne fait pas exception à la règle : Alors que pendant des décennies, le rugby local était pris entre la guéguerre de deux clubs, de deux clans, aujourd’hui l’union des deux clubs constitue le socle d’une des formations les plus alléchantes du Top 14. Le club bordeaux et blanc propose, en effet, l’un des jeux les plus spectaculaires du championnat, n’hésitant pas au passage à lancer de jeunes issus de la fédérale dans le grand bain du rugby pro.

La guerre des projets

Peut-on parler d’Union Sacrée pour autant ? Certainement pas ! Une question centrale n’a pas encore été réglée : celle du Stade. Deux projets se font face :

  • Celui d’une rénovation du Stade André Moga sur la municipalité de Bègles. Cette rénovation serait intégrée dans le cadre de la refonte de toute la banlieue Est de la ville avec l’arrivée de la nouvelle gare TGV multimodale (le projet Euratlantique). Ce stade aurait une capacité de 14 000 places, mais les problèmes de parkings, entre autres, ne seraient pas pas résolus.

  • Celui d’une reconfiguration du Stade Chaban-Delmas qui serait réduit à une capacité de 15 000 à 20 000 places.

Dans les deux cas, le club girondins serait amené à délocaliser quelques matchs (deux ou trois matches par an maximum) dans le futur stade de Bordeaux-Lac (autre quartier bordelais qui est en totale refonte). Les collectivités territoriales ayant participé au projet tiennent à ce que le nouvel écrin de 42 000 places ne soit pas seulement la maison des Girondins de Bordeaux. D’ailleurs le maire de la ville, Alain Juppé, a souhaité à ce que des rugbymans assistent à la cérémonie du lancement du chantier.

Le stade : Pierre angulaire du système économique girondin

La question du stade est centrale, car contrairement aux autres clubs du Top 14, le club du Port de la Lune ne peut s’appuyer sur un mécène millionnaire. Son système économique repose sur l’affluence au stade qui est devenue la deuxième affluence du championnat. C’est pourquoi, de plus en plus, l’option Chaban-Delmas tient la corde.

Un stade ancien et modernisé à l’image du Stade Marcel Michelin

Cette option est notamment appuyée par… Alain Moga fils de l’ancien joueur qui donna son nom au stade béglais et maire-adjoint de Bordeaux. Un concours d’architecte a été lancé pour la rénovation du quartier de Lescure dont le Stade Chaban Delmas est l’épicentre. Parmi les cinq lauréats on retrouve un stade version rugby, réduit à 18 000 places. Une taille idéale pour le club si on considère qu’il pourra délocaliser certains matchs à Bordeaux-Lac. Le virage nord serait aménagé avec des bureaux, des boutiques et un hôtel. Un terrain synthétique remplacerait la pelouse actuelle. Des logements hospitaliers et universitaires se trouveraient à proximité du stade. Enfin, un terrain multisport (baket, hand) prendrait place au niveau du virage sud. La ville n’en est qu’au stade de la consultation pour l’instant. Cependant, ce projet de Chaban-Delmas version rugby tient la route, on peut imaginer, plus simplement, un stade sur le modèle Marcel Michelin, avec des virages aménagés en loges et en bureaux administratifs seraient peut-être une solution pour le développement d’un club qui semble promis à un bel avenir.

Rugby à XIII : Grésèque et Cooper font la différence

Un créateur hors pair, Maxime Grésèque, et un finisseur de première, Dustin Cooper : il n’en fallait pas plus pour sacrer Pia champion de France, face à un voisin catalan ayant fait de la résistance.

Elu joueur du match (Trophée Hervé Guiraud), Maxime Grésèque était aussi lucide, à la fin du match, qu’un peu plus tôt sur la pelouse, où sa classe avait fait basculer la rencontre en faveur de Pia, en début de seconde mi-temps : "Nous avons souffert de la chaleur en première période, où ne jouions pas suffisamment vite, où nous n’avions pas de bonnes courses, puis à la reprise, en réussissant à mettre le rythme voulu, et à installer nos schémas de jeu, on a fait bouger les lignes."
Sans leurs deux meilleurs accélérateurs, Morgan Escaré et Stan Robin, les jeunes Catalans payèrent alors au prix fort leur débauche d’énergie du premier acte. Le meilleur, pour eux, même si Soubeyras trouvait le premier la faille, au relais d’une louable échappée de Vaiotu.

Car au bout d’un superbe mouvement au cours duquel Joan Guasch toucha à deux reprises le ballon, Maria, très en vue ce dimanche malgré un réveil matinal à Leeds, quatre heures de bus pour rallier Londres et une heure et demi d’avion, récompensait le dynamisme de son équipe.
Un peu plus tard, Raguin, en force, plaçait la réserve des Dragons devant, au score (10-8), et celle-ci était à deux doigts d’enfoncer un peu plus le clou (passe sautée pour Cardace, qui poursuivait au pied, Ahlalou ne pouvant conclure).
Pia, même s’il n’était pas dans son assiette, ratait lui aussi une franche occasion (36è), l’arbitre vidéo refusant à Carr un essai engendré par le duo Grésèque – Kane Bentley. Puis une autre quand Shorter manquait la réception de la passe adressée par Cooper.

Et c’est en début de seconde mi-temps que le combat changea d’allure, les Salanquais, avec Grésèque en figure de proue, inscrivant trois essais en moins de cinq minutes. Le premier par Cooper, sur attaque classique, le deuxième de nouveau oeuvre de Cooper, sur passe décisive de son capitaine, le troisième par Soubeyras, après une fixation d’école du même demi d’ouverture vert et rouge. 26-10 (52è), signé Grésèque !
La suite permit seulement de constater que Saint-Estève – XIII Catalan en avait encore sous la pédale, mais la fatigue aidant, le nombre de fautes augmentait. Raguin redonnait un semblant d’espoir, plus tard un superbe coup de pied rasant de Barthau voyait Ahlalou gicler comme un boulet de canon. Mais il ne restait plus que dix minutes à jouer, et même sans Tandy (épaule démise dès la 30è minute), même surtout à douze contre treize (carton jaune pour Kane Bentley), Pia faisait prévaloir sa plus grande expérience, Mataka profitant d’une énième erreur de ses adversaires pour porter la marque à 33-20.
"Nous sommes tout le temps restés soudés, même si Saint-Estève – XIII Catalan est l’équipe la plus difficile que nous avons affronté cette saison, et notre opportunisme a prévalu", constatait après coup Andrew Bentley.

Source : ffr13.fr

C’est la mi-temps !

Comme vous l’avez sans doute remarqué ce blogue est resté inactif depuis plusieurs semaines. Son auteur est toujours bien vivant, la passion du rugby est toujours là. Pour des raisons professionnelles, je ne pourrai rien écrire d’ici la fin de la première semaine de mai. Je vous demande donc de patienter un petit peu. Je reviendrai en forme pour la fin de saison et les phases finales du Top 14, de la Heineken Cup, du Challenge européen du Super 15 et de la ProD2 ! Rien que ça ! En attendant je vous laisse avec ces ravissantes pom-pom girls du Super 15 !

A très bientôt !