Publié par : misterrugby | 2 juillet 2009

¡Adiós Mago!

Juan Martin Hernandez, El Mago

Bien sûr avec l’arrivée future des Jonny Wilkinson, Riki Flutey, Viliame Waqaseduadua, Sébastien Chabal, François Steyn, Felipe Contepomi continue de faire du Top 14 Orange LA référence mondiale en matière de championnat de rugby. Malgré tout le départ de Juan Martin Hernandez  « El Mago » reste une grande perte pour notre championnat. Nous ne verrons plus ses coups de génie qui ont souvent fait basculer les matchs en faveur du Stade Français ou des Pumas, ses coups de pieds millimétrés, ses passes aveugles, son style racé, son allure fière qui a pu nous paraître parfois hautaine. Il a sa place au panthéon des grands attaquants aux côtés de David Campese, Serge Blanco, Thomas Castaignède, Philippe Sella, etc. El Mago a donc choisi de rejoindre la franchise du Natal : les Sharks. Il retrouvera ce qui se fait le mieux dans le monde en matière de rugby, La Currie Cup et le Super 14. Nul ne doute qu’il réussira à s’y faire une place de choix tant sa classe est grande et son talent immense. Nous regrettons cependant qu’il n’ait pu intégrer l’effectif d’un autre club du Top 14 Orange (Bayonne, Toulon et Perpignan étaient sur les rangs). Mon petit doigt me dit qu’il reviendra probablement un jour. Il nous manque déjà… ¡Hasta luego campeón!

Publié par : misterrugby | 28 juin 2009

Le grand Jonah Lomu va signer à Marseille !

Jonah Lomu à Paris le 03 juin.

Bien sûr je pourrais vous écrire un billet sur le triste match du XV de France, battu de la tête et des épaules par une Australie impressionnante de maitrise. Mais je préfère faire dans le sensationnel avec le scoop de l’été, un club de Fédérale I, vient de faire réaliser le transfert de l’année : Jonah Lomu va signer un contrat avec Marseille (Club par ailleurs qui avait déjà été l’objet d’un billet sur le Blogue de Mister Rugby) ! L’espace d’un instant l’ovale devrait éclipser le ballon rond du côté de la cité phocéenne. Bien sûr les grincheux diront que Jonah Lomu n’est plus que l’ombre de lui-même, que c’est derniers pas sur un terrain, avec les Cardiff Blues ou la province North Harbour, ne furent guère convaincants. Reste que la nouvelle est énorme ! Evidemment, il est difficile d’avancer que l’Autobus néo-zélandais est le meilleur joueur de tous les temps. Il y eut un grand nombre de champions talentueux, mais en revanche un seul fut une star planétaire : Jonah Lomu. Il est probablement le joueur qui a accélérer le processus de professionnalisation du rugby. Ainsi Jonah Lomu devrait joué en troisième division française dans un club qui ambitionne de monter en ProD2, il y retrouvera son compatriote Isitolo Maka, ancien numéro 8 du Stade Toulousain et également ancien All Black. Après la connexion samoane (avec Sonny Bill Williams et Tana Umaga notamment) qui s’est créée du côté de Toulon il semblerait qu’une connexion tongienne se crée à son tour près du Vieux port.  La présence dans les rangs du club azur et blanc du deuxième ligne international français David Gérard du Fidjien Julian Vulakoro tous deux venant du Racing Métro 92 confirme les désirs de grandeur du club marseillais. L’ancienne vedette des All Blacks confirme « Marseille est la deuxième ville de France, elle se doit d’avoir un grand club de rugby. Aujourd’hui, le club se donne les moyens de ses ambitions. La montée en Pro D2 est la priorité du club cette année. C’est ce challenge qui m’a plu. Le recrutement mis en place montre la volonté du club de réussir et je souhaite faire partie de cette aventure. ». L’intéressé devrait donc revenir sur les terrains, il s’agit là d’une énorme surprise car après l’échec de la franchise de la Gold Coast australienne (les « Titans ») de rugby à XIII  de le refaire venir sur les terrains on pensait légitimement ne jamais pouvoir le revoir sur un terrain. Ce qui est certains c’est qu’ainsi le président du club marseillais Claude Atcher réussi un grand coup de pub pour son club ce qui devrait lui permettre d’attirer de nouveaux parraineurs. Sur le plan sportif, Jonah pèserait aujourd’hui 130 kilos, il faudrait perdre encore 7 kilos pour retrouver son poids de forme sachant qu’il devrait être là pour le premier entrainement du club début août. Claude Atcher a par ailleurs fait savoir que le mastodonte du rugby a repris l’entrainement physique depuis plus de 9 mois. Sachant que Jonah Lomu n’est pas si vieux (il n’a que 34 ans) et qu’il vient de passer le cap fatidique des 3 ans concernant sa greffe de reins et que l’organe ne devrait plus être rejeté par son organisme il est possible que la venue de Jonah Lomu sur le Vieux port soit aussi un grand coup sportif, en tout cas c’est tout ce qu’on souhaite au rugby marseillais et à notre superstar de l’ovale…

 

Cf : http://www.marseillevitrollesrugby.com

Publié par : misterrugby | 24 juin 2009

Victoire du Queensland dans le State of Origin

 

Premier match du State of Origin 2009

Alors que les Français s’apprête à jouer contre les Wallabies, les 20 millions d’Australiens n’ont d’yeux que pour le State of Origin qui est probablement le plus grand événement annuel du rugby à XIII mondial. Il est vrai qu’avant la Coupe du Monde 2008 (remportée par les Kiwis néo-zélandais) l’équipe d’Australie dominait tellement le rugby mondial qu’on a longtemps considéré cette compétition locale comme le summum. La compétition voit chaque année les joueurs de l’état du Nouvelle Galles du Sud (les Blues) affronter ceux du Queensland (les Maroons). Les joueurs sont sélectionnés pour l’État dans lequel ils ont joué leur premier match en catégorie sénior. Ainsi un joueur qui jouerait actuellement aux Brisbane Broncos mais qui aurait effectué son premier match sénior dans un club de Nouvelle Galles du Sud, continuerait de jouer pour les Blues. Malgré le départ de plusieurs stars de NRL (National Rugby League) pour le rugby à XV et notamment pour notre Top 14 Orange (comme le Parisien Mark Gasnier ou les Toulonnais Luke Rooney et Sonny Bill Williams) le State of Origin garde sa popularité est ainsi devenu depuis 1980 le grand rendez-vous sportif australien dans une nation qui pourtant n’est pas en manque de sport de haut niveau. Cette année l’équipe du Queensland vient de remporter en deux matchs gagnant son quatrième State of Origin consécutif devant un public plus déchainé que jamais.

La bataille fait rage entre les 'Blues' et les 'Maroons'

Publié par : misterrugby | 21 juin 2009

Pour l’exploit, revenez en 2011

Une première en Nouvelle-Zélande depuis que le rugby est professionnel

Il est bien sûr trop tôt pour tirer des conclusions de la tournée estivale du XV de France. Mais à coup sûr, le fait de voir les Français revenir pour la première fois avec le trophée Gallagher a quelque chose de rassurant. Ce qui est certains, c’est que ces Français ont du courage et même un certains talent, j’en veux pour preuve les exploits personnels de François Trinh-Duc à Dunedin et de Cédric Heymans à Wellington. Du talent il en faut aussi pour battre les célèbres All Blacks. On pourra toujours argumenter en disant que beaucoup de cadres Blacks étaient absents (Dan Carter, Richie McCaw, Byron Kelleher entre autres). Mais du côté des Bleus tout le monde n’était pas sur le pont non plus et ne nous met-on pas en avance depuis des années la richesse du réservoir de talent des néo-zélandais ? Même si on peut être frustrés de la défaite lors du second test, on peut être aussi optimiste de ces deux premières prestations. Tout d’abord parce que l’équipe de France pour la première fois depuis des années  a eu l’occasion d’affronter le gratin du rugby mondial chez eux, chose qu’elle n’avait pas pu faire depuis des années. Ajoutez à cette tournée la participation de France A  à la Coupe des Nations dont elle est finaliste, celle de nos Bleuets au Mondial des -20 ans, malgré un passage à vide de vingt minutes contre les Babyboks qui coûta très cher, et la tournée de nos Barbarians en Argentine, il y a comme une odeur de grande revue d’effectif nationale à deux ans du mondial 2011. Il faudra tirer les vraies conclusions à l’issue du match contre les Wallabies mais on peut déjà avancer sans trop prendre de risque que cette tournée aura permis de révéler certains joueurs au plus haut niveau international. Des joueurs tels que Fabien Barcella, William Servat ont pris une dimension mondiale. Soyons certains que la traversée du désert du second cité aura été riche en enseignement pour celui-ci. Louis Picamoles a pris encore une dimension supplémentaire lors de ces deux tests, Damien Traille a encore une fois donné satisfaction, Julien Dupuy a joué juste sur l’ensemble des deux matchs. Certes, il y a encore du déchet, mais il semblerait qu’un groupe est en train de se construire et pour que les joueurs soient performants il faut une certaine continuité. Les hommes donc, mais aussi le jeu nous a donné, globalement, satisfaction. Par rapport aux matchs de la tournée automnale et aux joutes du Tournoi des six nations il semblerait que l’on se soit beaucoup moins posé de question sur le jeu. Cela ne nous a par ailleurs pas empêché de voir quelques beaux mouvements comme cet essai de Médard, ou celui de William Servat qui ont été correctement construit. Pour avoir de beaux mouvements il faut que les phases de combat et de conquête soient complètement respectées. A mon sens la troisième source de satisfaction est la dimension physique. Jusqu’à présent, même sur des matchs tels que le mythique France-Nouvelle Zélande de Twickenham de 1999, les gars des antipodes avaient toujours eu une dimension physique supérieure à celle des Français. Sur l’ensemble de ces deux tests, les Français ont au moins fait jeu égale avec les néo-zélandais dans ce domaine. Voilà ce qui constitue pour moi la grande nouveauté de ces tests. Pour terminer, je rejoins complètement Jacques Verdier qui dans son éditorial du Midi Olympique parle des « vertus du Top 14 ». On a trop souvent jeté la pierre sur notre championnat à chaque mauvaise performance si bien qu’il serait intellectuellement malhonnête de ne pas tirer un coup de chapeau au travail fait dans les clubs et ainsi reconnaître la qualité de notre élite quand la France gagne un test au pays du long nuage blanc. Visiblement Byron Kelleher et Dan Carter mieux placés que moi pour en parler semble complètement d’accord avec cette thèse. Voila, bien sûr nous ne pouvons être complètement satisfait de cette tournée, bien sûr il y a toujours des choses à améliorer mais les sources de satisfactions sont aussi nombreuses ce qui n’était pas le cas à la sortie du tournoi. Maintenant il reste 80 minutes aux Bleues pour faire de cette tournée estivale un succès, pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, ils ont toutes les cartes en main pour réaliser l’exploit qu’aucune équipe de France n’a réalisé depuis l’arrivée de l’Australie sur le devant de la scène internationale, c’est-à-dire depuis un certains 9 juin 1990…

Publié par : misterrugby | 10 juin 2009

Arrivée du Brennus au Castillet !

Publié par : misterrugby | 7 juin 2009

USAP !

L'USAP, Champions 2009

 

Cinquante-quatre ans après, l’USAP et le peuple catalan récupère son graal. Bravo, donc à l’USAP, loin d’être favorite au début de l’exercice. Mais finalement, il s’agit d’une victoire amplement méritée, rappelons que l’USAP a terminé première de la saison régulière et que cela n’est que justice. Espérons que cette finale remettra à leur place, les journaleux qui présentaient la demi-finale de Bordeaux comme une finale avant l’heure, c’était oublier que ces deux géants avaient tous deux perdu leur dernier match face aux Perpignanais. On ne l’a pas assez souligné à mon goût, mais rappelons que l’USAP n’est que le sixième ou septième budget du Top 14 Orange. Mais, c’est surtout un club exemplaire qui n’a pas hésité, avec les Porical, Guirado, Melé,  à lancer plusieurs jeunes du cru dans le grand bain, un club qui en recrutant Dan Carter, Farid Sid et Maxime Mermoz a eu le nez fin. S’il y a une leçon à tirer de cette victoire, je retiendrai celle-là ! Pour le reste, la toute récente décision de la Ligue d’autoriser les clubs à jouer certaines rencontres du Top 14 à l’étranger devrait inciter l’USAP à délocaliser un ou deux de ses matchs à Barcelone, ce qui lui permettrait de passer à la vitesse supérieure. Sempre Endavant, n’est-ce pas là la devise de ce club ?

Publié par : misterrugby | 5 juin 2009

Une Finale de Rêve !

Puy-de-Dôme contre Canigou, c’est une finale de rêve qui aura lieu demain soir au Stade de France et pas seulement pour l’équipementier Canterburry of New Zealand, fournisseur des deux formations. Un vent nouveau vient de souffler sur ce Top 14 Orange pour notre plus grand bonheur. Je suis certains que tous les amateurs de rugby, fussent-ils Toulousains ou Parisiens, apprécient de retrouver ces deux clubs en finale du championnat. Présentés comme d’éternels outsiders, les formations catalanes et auvergnates ont tous fait pour s’adapter au professionnalisme naissant du rugby. Pourtant, malgré les efforts consentis, elles furent à chaque fois bien mal récompensé. Depuis 1995, an un du rugby pro, les « jaunards » ont accédé quatre fois à la finale (2001, 2007, 2008, 2009) sans jamais la gagner. Même constat pour les « sang-et-ors » puisqu’ils se sont inclinés en 1998, 2004 et ont également perdu une finale de Coupe d’Europe en 2003. Imaginez, depuis 1992 nous retrouvions toujours le Stade Français ou le Stade Toulousain en finale, seule l’année 2002 avait fait exception à la règle avec la rencontre au sommet entre le Sporting Union Agenais et le Biarritz Olympique. Qui est favori de cette finale ? L’histoire récente de ce sport nous a montré qu’on ne peut se fier aux impressions laissées lors des demi-finales… D’un côté, l’ASM Clermont Auvergne termine la saison avec la meilleure attaque et la meilleure défense du championnat, en est à sa troisième finale consécutive, de l’autre côté Perpignan a terminé premier de la saison régulière. Le jeu pratiqué par les Clermontois et le plus fluide des deux. Mais la soif de vaincre et de renverser des montagnes semble du côté perpignanais. Puisque j’avais justement pronostiqué une finale Clermont-Perpignan (cf. mon billet du 16 mai) je vais rester sur mon pronostique initial d’une victoire Perpignanaise. Qu’on ne m’accuse pas de prendre parti pour une équipe ou pour l’autre, il s’agit juste d’un jeu de pronostique. Quel que soit le vainqueur, que ce soit du côté du Castillet ou de la Place de Jaude, la victoire sera allègrement fêtée par ses vainqueurs. L’idée de voir le bouclier arrivé dans le Puy-de-Dôme ou dans les Pyrénées Orientales me donne déjà la chaire de poule. Cette victoire sera celle de tout un peuple.

Publié par : misterrugby | 28 mai 2009

Vidéo : Avant match Stade Français-USAP

Les commentaires des Parisiens, Sylvain Marconnet et Christophe Dominici, avant leur demi-finale face à l’USAP.

Publié par : misterrugby | 24 mai 2009

Le Leinster champion !

Vidéo : Les meilleurs moments du Leinster en Coupe d’Europe et en Ligue Magners.

En s’imposant à Murrayfield pour le titre de Champions d’Europe le Leinster conclue une magnifique saison européenne qui aura vu le retour au premier plan des équipes celtes. Des trois provinces irlandaises engagées en Coupe d’Europe, le Leinster était la seule à ne pas être montée sur la plus haute marche du podium. Voilà qui est fait, le Leinster rejoint donc l’Ulster vainqueur en 1999 et le Munster champions 2006 et 2008. Par ailleurs en remportant son quatrième titre l’Irlande revient à hauteur de la France (3 titres européens pour Toulouse, un pour Brive). Les clubs français se sont faits remarqué par leur effacement et leur recul. Certains diront que les clubs français préfèrent se concentrer sur le championnat, et que si une victoire en Coupe d’Europe est appréciée des spécialistes et des connaisseurs de rugby, le grand public lui ne retient que les boucliers de Brennus. Pourtant, vous aurez probablement remarqué que plusieurs clubs français ont signé des performances de premiers choix, tant en challenge qu’en Coupe d’Europe. D’ailleurs les deux clubs finalistes n’ont-ils pas été accrochés par des clubs français cette saison ? Le Castres Olympique avait effectivement remporté  son match contre la province irlandaise en match de poule, même chose pour les Leicester Tigers battu eux à Perpignan. Il y eut aussi la victoire Clermontoise face aux ex-champions d’Europe du Munster, la bonne prestation de Montauban, 8ème du Top 14 qui accroche le Munster à Thomond Park. La victoire de Bourgoin face aux London Irishs était aussi une victoire porteuse d’espoir. Quand on voit les effectifs des clubs du Top 14, j’ai du mal à imaginer que les clubs français laisseront les clubs britanniques dicter leur loi.

Leinster, Champion d'Europe 2009

Publié par : misterrugby | 23 mai 2009

A bientôt un Quinze Rhônalpin ?

 

Une défaite en Challenge Européen qui on lespère servira au rugby rhônalpin à mieux rebondir

Une défaite en Challenge Européen qui on l'espère servira au rugby rhônalpin à mieux rebondir

Bien sûr, l’arbitrage fut d’une qualité très médiocre voir même carrément partial. Bien sûr aussi, les conditions dans lesquelles s’est disputée cette finale et le choix du terrain montrent toute l’incompétence de l’ERC. Cela me rappelle un peu le Giro dans les années 80, où tout était fait pour que les coureurs transalpins gagnent la compétition. C’est une mentalité de gagne petit qui ne mènera nulle-part. Mais, nous, Français, soyons dignes ! Acceptons de toute manière que Northampton aurait gagné cette finale quelques soient les conditions. Les Saints furent plus forts sur les rucks, ils emballèrent la rencontre sur un rythme effroyable, avec une meilleure possession du ballon et ayant constamment l’avantage du terrain l’équipe anglaise ne pouvait que gagner. Bravo aux vainqueurs, ils remportent ce Challenge Européen, ce qui est complètement mérité. Parce que nous, nous sommes Français, nous ne nous cacherons derrière ces irrégularités arbitrales et cette incompétence de la fédération européenne, pour comprendre que cette rencontre fut a l’image de tout le reste de la saison. C’est une évidence, le rugby français depuis deux ans perd en compétitivité. Ne nous cachons pas derrière quelques contre exemples qui ne sont que des exceptions qui viennent confirmer la règle. Croyez-moi, je suis le premier à être désolé de ce constat. Alors, bien que moi aussi, j’ai senti une profonde injustice en regardant le match d’hier je ne m’attarderai pas sur le sujet. N’attendons pas de cadeau de ces messieurs les Britanniques… Regardons ce que nous pouvons faire pour relever le rugby français. Il y aura forcément des jours meilleurs à condition que nous sachions tirer les bonnes conclusions.

 

A ce sujet, j’éprouvais une certaine compassion hier pour le public berjallien qui verra encore une fois deux des meilleurs éléments du club partir : Yann David pour le Stade Toulousain et Morgan Parra pour le Clermont Auvergne. Je me dis que la France du rugby ne peut plus se passer du Rhône-Alpes. De tout temps il y eu de grandes équipes de rugby dans la région : le LOU, bien sûr, le célèbre FC Grenoble, le CSBJ grand pourvoyeur de talents, Quid de La Voulte, Rumilly, le FC Lyon, Roman, Vienne, Annonay, Valence ? Le néant ! Imaginez une formation avec les meilleurs joueurs passées par la région : Yann David, Morgan Parra, Lionel Nallet, Julien Bonnaire, Sébastien Chabal, Stéphane Glas, Brian Liebenberg, Vincent Clerc, Sylvain Marconnet, le tout renforcé par quelques bons joueurs étrangers comme a su le faire Toulouse. On parle de plus en plus d’une formation rhônalpine. Je pense que la fusion entre le CSBJ et le LOU serait une excellente chose. Bien sûr, il y a des questions à régler, à commencer par le choix du terrain, jouerait-on à Lyon ou à Bourgoin ? Ca fait longtemps que l’on parle d’une fusion dans la région, au moins deux ans, mais pour la première fois, il semblerait que la plupart des élus concernés et présidents de clubs soient ouverts au projet. Peut être peut on imaginer un club, Lyon-Bourgoin-Elan Rhônalpin, reprenant les couleurs et blasons du CSBJ et basé dans la proche banlieue sud-est de Lyon. Comme cela a été fait en Basket avec Pau-Orthez. Le club pourrait bénéficier d’un stade d’environ 20 000 places complètement modernisé, condition sine qua none pour se maintenir en tête d’affiche. Jusqu’à présent le grand club de rugby sur Lyon n’était pas une priorité, la première défaite de l’Olympique Lyonnais en championnat de France de football pourrait changer un peu la donne. Surtout que la question du Stade Gerland qui devrait se retrouver sans club résidant d’ici quelques années n’a toujours pas été réglée. Par ailleurs, les jeunes lyonnais obtiennent d’excellents résultats dans les catégories juniors et cadets, il est peut être temps de leur offrir un cadre pour qu’ils puissent s’exprimer au plus haut niveau européen d’ici quelques années.

Je n’ai nullement la prétention d’apporter des réponses toutes faites. Je souahite ainsi juste apporter des idées pour le développement du rugby Français et ainsi ouvrir le débat.

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